Bénévolat : allongement de la vie Document sans titreLes personnes âgées
participent de plus en plus les activités bénévoles et ajoutent
ainsi plusieurs années à leur vie, vient de révèler
une nouvelle étude.
L'étude publiée aux Etats-Unis par des chercheurs
de l'Université de Californie a constaté que les personnes âgées
qui pratiquent le bénévolat ont beaucoup moins de risques de mourir
que ceux qui ne renoncent pas à leur temps libre.
Les scientifiques ont constaté que le bénévolat
permet d'améliorer la santé des personnes âgées en
les encourageant à vivre des échanges avec d'autres personnes.
Le bénévolat donne une plus grande conscience de soi-même.
Les résultats de l'étude, qui ont été
présentés lors du meeting annuel de l'American Geriatrics Society.
Ils ont montré que, durant la période de quatre mois étudiée,
12% des 1766 volontaires sont morts, comparativement à 26% des 4594 autres.
Hubert Morin : Senior Boutique référence des produits pour favoriser le maintien à domicile Document sans titre
SeniorBoutique
est un site Web dédié aux thématiues de la santé,
bien-être et autonomie qui référence des centaines de produits
innovants pour les seniors et personnes handicapées. Hubert Morin, son
fondateur nous parle de son histoire et nous explique comment tout a commencé...
Interview Audio
Philippe Guillaume - Mem-X : 57 % des aidants ont plus de 50 ans en France aujourd'hui Document sans titre
Les personnes âgées sont
presque toujours considérées comme étant « à
aider ». En France et plus généralement dans les pays de l’hémisphère
Nord, l’espérance de vie s’accroit, portée par des progrès
médicaux constants qui améliorent le niveau de santé. L’âge
des aidants s’en trouve mathématiquement augmenté, et une
étude BVA récente publiée par La Vie(1) confirme que 57%
des aidants ont plus de 50 ans en France aujourd’hui. Les publications de
la SFGG(2) annoncent quant à elles un âge moyen de diagnostic de
la maladie d’Alzheimer de 79 ans dans notre pays, ce qui place leurs enfants
dans la tranche d’âge des 50 ans et plus. Les premiers effets de l’âge
sont donc de nous transformer en « aidants » des générations
précédentes, et ce tout particulièrement dans le cas de la
maladie d’Alzheimer.
Forte de ces constatations, MEM-X Diffusion
a décidé de consacrer ses efforts à soulager et soutenir
les personnes âgées dans les deux phases de leur évolution
: en temps qu’aidant, puis en temps qu’aidé. En développant
des outils adaptés à améliorer le confort de vie des personnes
atteintes de problèmes de mémoire, MEM-X Diffusion soutient la personne
aidée, tout en soulageant ses aidants (en particulier la famille) d’une
charge importante et d’un stress évident.
L’aidant :
Le sénior aidant a un besoin vital de prendre de temps à autre une
« respiration » en s’éloignant quelques heures de l’aidé
afin de reprendre les forces nécessaires à ce combat permanent contre
l’oubli qu’est la maladie d’Alzheimer. Il a fréquemment
une activité extérieure qui lui procure l’équilibre
salutaire sans lequel son rôle d’aidant serait encore plus difficile
à assumer. Se pose alors le problème de l’absence, l’aidant
se sent coupable et inquiet : comment faire pour s’assurer que rien ne soit
oublié pendant son absence ? Des auxiliaires de vie viennent à la
maison pendant ses activités extérieures : ces personnes sauront
elles quoi faire en cas de crise ?
L’aidé :
Son stress augmente à mesure que sa confiance en lui diminue en une sorte
de cercle vicieux. Il perd l’envie de faire par peur d’oublier et
de donner de lui/elle une image dégradée. Les prises de médicaments
sont tout particulièrement une cause d’inquiétude : comment
s’assurer de les prendre à temps ? Quelles seront les conséquences
si l’heure de prise est dépassée, voire en cas d’oubli
pur et simple ? Que dire encore de la nécessité impérieuse
qu’ont les personnes âgées de s’hydrater en période
de sècheresse, alors même que la sensation de soif s’atténue
au fil du temps ?
Comment l’aidé peut-il rester inséré dans la vie sociale
de manière active, malgré ces contraintes et ses angoisses ?
MEM-X rassure l’aidant : en son absence, rien ne sera oublié et les
auxiliaires de vie sauront quoi faire en cas de crise grâce à la
touche SOS. L’aidé quant à lui n’oubliera que son stress
car MEM-X veille en cas de « panne de mémoire », et c’est
la voix familière de l’aidant qui le guidera tout au long de la journée.
MEM-X permet de maintenir à domicile plus longtemps, dans des conditions
de sécurité, de confiance et d’estime de soi améliorées,
de nombreuses personnes qui sans cette aide n’auraient eu d’autre
choix que de s’isoler de toute vie sociale active, voire de se résoudre
à entrer prématurément dans un établissement spécialisé.
Qui de l’aidant ou de l’aidé s’en réjouira le
plus ? Les deux sans aucun doute !
Thierry Daudignon : L'association France Presbyacousie a développé le test de dépistage Hein ? Document sans titre
Thierry Daudignon, DG de
la société Starkey France, fait également partie de l'association
France Presbyacousie. Celle ci a développé un nouveau service
intitulé ' Hein
?', qui a pour objectif de détecter le niveau de problème d'audition
du grand public via un site Internet et une numéro de téléphone
spécial. Thierry Daudignon nous parle de cette démarche, du fonctionnement
de ce service et des objectifs de ce inititiative... Interview Audio
Claire Chambrier Les seniors sont une cible prioritaire en communication Document sans titre
Le
Centre d'information des Viandes a pour mission de communiquer sur les bienfaits
des protéines animales sur la santé. La cible des seniors est
prioritaires dans la stratégie depuis déjà plusieurs années,
et reste incontournable, car encore aujourd'hui beaucoup d'amalgames sont faits
sur l'impact de la viande sur la santé. Claire Chambrier, chef de projet
nutrition Grand Public nous parle des actions développés dans
le passé et celles à venir pour 2009.
EA Pharma développe des compléments alimentaires Document sans titre
Amine Achite, médecin
et dirigeant et de la société EA
Pharma nous parle ici de la société et des produits développés
pour la cible des plus de 50 ans entre autres. des produits déjà
existants en passant par les nouveautés comme Granio+ Ménopause,
jusqu'aux projets de développement, cette société s'est
donnée comme vocation de répondre au mieux aux besoins d'une clientèle
en attente de produits sains et attentive aux composants ingérés.
INTERVIEW...
Anne Babkine ' Le pôle santé du groupe Elior développe des services associés' Document sans titre
Anne Bakine exerce son activité
de responsable marketing au sein du Groupe
Elior, numéro 3 en Europe de la restauration sous contrat. Depuis
quelques temps au sein du pôle santé, l'activité du groupe
ne se limite plus simplement à la conception de repas, mais également
à plusieurs services associés, qui permettent de compléter
l'offre ciblant les hôpitaux, maisons de retraites cliniques et établissements
pour handicapés. Anne Babkine nous parle du pôle santé et
de ces services associés mis en place. INTERVIEW
Dominique Gaucher (DG de Miel Mutuelle) : Aujourd’hui les seniors représentent plus de 16% de notre clientèle Document sans titre
Dominique Gaucher, directeur
général de Miel Mutuelle nous explique dans cette entretien le
choix d’une démarche stratégique de développement
d’un gamme à destination des de la population des personnes de
plus de 50 ans. La création de cette nouvelle gamme a également
pour objectif de développer la clientèle de Miel Mutuelle en apportant
3000 chefs de familles supplémentaires au fichier client actuel la société.
Pour ce faire, plusieurs actions sont mises en place… Interview
Vieillir en bonne santé : de fortes disparités entre les pays européens Document sans titre
Bien que l’espérance
de vie soit en constante augmentation dans les pays de l’Union européenne,
vivre plus longtemps n’est pas toujours synonyme de bien vieillir. Savoir
jusqu’à quel âge une personne vit réellement en bonne
santé reste une question à part entière. C’est pour
y répondre que Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm
a dirigé des travaux de recherche dans le cadre de l’observatoire
européen des espérances de santé. Les résultats
de l’étude montrent que les hommes vivent en moyenne sans ennui
de santé jusqu’à 67 ans et les femmes jusqu’à
69 ans. De fortes disparités persistent néanmoins entre les pays
de l’Union européenne. Ces nouvelles données sont publiées
dans la revue The Lancet datée du 17 novembre.
En 2005, l’espérance
de vie dans l’Union européenne était de 78 ans en moyenne
chez les hommes et 83 ans chez les femmes. Pour autant, améliorer la
qualité de vie des personnes vieillissantes est devenue un enjeu de santé
publique majeur dans les pays industrialisés. A partir d’un certain
âge, les problèmes de santé deviennent plus nombreux : maladies
chroniques, maladies cardiovasculaires, problèmes de démence,
etc. S’il est vrai que l’espérance de vie s’améliore,
la question des années supplémentaires réellement vécues
en bonne santé reste posée. Pour y répondre, Jean-Marie
Robine et ses collaborateurs ont utilisé un indicateur basé sur
l’état de santé des hommes et des femmes âgées
aujourd’hui de plus de 50 ans. Cet indicateur consiste à recueillir
auprès des personnes interrogées, leurs difficultés ou
non, depuis au moins six mois, à réaliser des activités
de la vie quotidienne (aller travailler, cuisiner, se laver etc...) Les résultats
de leurs travaux montrent qu’en Europe, les hommes vivent en moyenne sans
ennui de santé jusqu’à 67 ans et 7 mois et les femmes jusqu’à
69 ans.
Néanmoins de fortes
disparités existent entre les différents pays. Pour les hommes,
la plus faible moyenne a été observée en Estonie où
cet âge est de 59 ans pour les hommes et de 61 ans pour les femmes. Au
Danemark, en revanche cette moyenne s’élève à 73
ans pour les hommes et à 74 ans pour les femmes. La France est très
proche de la moyenne européenne, avec des chiffres de 68 ans pour les
hommes et 69 ans et 8 mois pour les femmes.
Ces résultats sont
corrélés avec le produit intérieur brut (PIB) des différents
pays et le niveau moyen des dépenses de santé engagées
par les Etats pour les personnes âgées. De manière générale,
un fort PIB et des dépenses de santé élevées sont
associés à une meilleure santé des personnes après
50 ans. Chez les hommes seulement, de longues périodes de chômage
(plus de 12 mois), de courtes études et un faible niveau d’éducation
générale seraient également responsables d’une moins
bonne santé en vieillissant.
Les disparités observées
sont d’autant plus fortes que l’on étudie séparément
des autres, les 10 derniers pays à avoir intégré l’union
européenne1. Dans la plupart de ces pays, l’âge de départ
à la retraite est supérieur ou coïncide avec l’âge
moyen auquel les personnes peuvent espérer vivre sans ennui de santé.
Pour les chercheurs, « Sans amélioration de l’état
de santé des personnes vieillissantes, augmenter l’âge de
départ à la retraite sera difficilement réalisable pour
certains pays de l’Union Européenne. »
Nombres d’années
vécues en bonne santé selon les pays.
Si les résultats
de l’étude montrent que les hommes vivent en moyenne sans ennui
de santé jusqu’à 67 ans et les femmes jusqu’à
69 ans, de fortes disparités persistent
Mathieu Borgé : L’idée centrale du laboratoire au départ était l’efficacité maximale sur des problématiques santé réelles Document sans titre
Borla Montaigne a choisi
de se positionner dans les domaines pharmaceutiques et des compléments alimentaires
et de travailler plus particulièrement dans le développement de solutions pour
lutter contre les troubles articulaires liés à la dégradation du cartilage notamment)
car c’est une problématique santé qui concerne plus de 5 millions de français
aujourd'hui.
Les Seniors et les sportifs
sont tout particulièrement concernés par ce problème articulaire.
Julien Parra : Famadem a développé une gamme de produits naturels appelée ‘Fleurs de Bach’ Document sans titre
Les laboratoires Famadem
ont développé des gammes de produits à base d’essences
naturelles dont certaines sont tout particulièrement adaptées
aux problèmes des femmes liés à la ménopause :
irritabilité, changement d’humeurs, bouffées de chaleurs,
angoisse… ces produits naturels sont appréciés par la cible
des femmes baby boomers car ces dernières sont sensibles à la
notion de ‘naturel’ et souhaitent de plus en plus avoir recours
à des produits non agressifs pour leurs corps…
Sondage : Alzheimer est la maladie la plus redoutée des Seniors Document sans titreAlzheimer est désormais
la maladie la plus redoutée par les seniors français (+ 55ans).
C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée à
l’occasion de la journée mondiale Alzheimer le 21 septembre 2008
par la société d’étude Senior
Strategic pour le compte du site internet Alzheimer 360 (www.alzheimer-360.com),
un site qui recense en temps réel l’information sur la maladie d’Alzheimer
publiée sur internet.
« Les seniors, plus
directement touchés par la maladie, redoutent à présent
plus Alzheimer (34%) que le cancer (25%), qui reste cependant la maladie la
plus crainte des français toutes générations confondues
» analyse Frédéric Serrière, Président de
Senior Strategic.
Par ailleurs, ils sont nombreux
(43%) à déclarer avoir une personne touchée par la maladie
d’Alzheimer dans leur entourage.
Malgré cela, moins
d’un senior français sur cinq (19%) dit s’être déjà
préparé à cette éventualité (que ce soit
d’un point de vue pratique, financier ou médical) alors qu’ils
sont pourtant 89% à penser qu’il est important de le faire.
Ce manque d’initiative,
malgré une telle crainte, peut s’expliquer en partie par le manque
de connaissance de la maladie puisque deux tiers des seniors sondés déclarent
la connaître peu (62%) ou pas du tout (6%).
« Pour mieux connaître
la maladie d’Alzheimer, la source d’information privilégiée
des français reste le médecin (84%), immédiatement suivi
par internet (68%), ce qui démontre bien l’utilité d’un
site internet regroupant les dernières informations sur le sujet. »
conclut Franck Durandot, fondateur du site Alzheimer 360.
Méthodologie
Etude réalisée par téléphone du 10 au 12 septembre
auprès d'un échantillon de 805 personnes, représentatif
de la population française âgée de 18 ans et plus.
Aiderensemble.fr : le sité dédié aux aidants Document sans titre
Malgré toute la bonne
volonté et l’attention prodiguées par les familles, accompagner
une personnes dépendante dans son quotidien demeure un lourd investissement
et nécessite un savoir-faire qui ne s’improvise pas. L’intervention
extérieure d’un professionnel du secteur apparaît dès
lors comme une véritable solution adaptée pour soutenir les aidants.
L’expérience
de ces 3 fondateurs (UNA, la Mutualité Française et l’UNCCAS),
pionniers dans le secteur social et médico-social confère à
France Domicile une légitimité lui permettant de répondre
aux besoins des aidants. Pour cette raison, l’enseigne a décidé
de lancer début novembre 2008, le site Internet aiderensemble.fr. Sans
contraintes horaires ni géographiques, ce site unique est destiné
à l’aidant régulier ou à l’aidant occasionnel
qui l’aide dans son action, ou à toute personne concernée
par la perte d’autonomie d’un proche.
Ce site Internet entièrement
dédié aux aidants a pour vocation d’être un véritable
outil d’aide et de soutien en leur apportant :
- une information claire et facilement exploitable
- des espaces communautaires et participatifs favorisant les partages d’expériences
et la rupture de l’isolement
- l’accès à des prestations de services d’aide au
maintien à domicile ainsi que leur commande en ligne
Alzheimer est la maladie la plus redoutée des Seniors Document sans titre
Alzheimer est désormais
la maladie la plus redoutée par les seniors français (+ 55ans).
C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée
à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer le 21 septembre
2008 par la société d’étude Senior Strategic pour
le compte du site internet Alzheimer 360 (www.alzheimer-360.com),
un site qui recense en temps réel l’information sur la maladie
d’Alzheimer publiée sur internet.
« Les seniors,
plus directement touchés par la maladie, redoutent à présent
plus Alzheimer (34%) que le cancer (25%), qui reste cependant la maladie la
plus crainte des français toutes générations confondues »
analyse Frédéric Serrière, Président de Senior Strategic.
Par ailleurs, ils sont nombreux
(43%) à déclarer avoir une personne touchée par la maladie
d’Alzheimer dans leur entourage.
Malgré cela, moins
d’un senior français sur cinq (19%) dit s’être déjà
préparé à cette éventualité (que ce soit
d’un point de vue pratique, financier ou médical) alors qu’ils
sont pourtant 89% à penser qu’il est important de le faire.
Ce manque d’initiative,
malgré une telle crainte, peut s’expliquer en partie par le manque
de connaissance de la maladie puisque deux tiers des seniors sondés déclarent
la connaître peu (62%) ou pas du tout (6%).
« Pour mieux
connaître la maladie d’Alzheimer, la source d’information
privilégiée des français reste le médecin (84%),
immédiatement suivi par internet (68%), ce qui démontre bien l’utilité
d’un site internet regroupant les dernières informations sur le
sujet. » conclut Franck Durandot, fondateur du site Alzheimer
360.
Méthodologie
Etude réalisée par téléphone du 10 au 12 septembre
auprès d'un échantillon de 805 personnes, représentatif
de la population française âgée de 18 ans et plus.
Orange et Mondial Assistance lancent téléassistance mobile Document sans titre
Mondial Assistance
et Orange ont associé leurs expertises respectives pour proposer aux
personnes, qu’elles soient actives, âgées, isolées
ou fragilisées, une offre complète de services, associé
à un téléphone mobile dédié.
Que ce soit pour une assistance
immédiate ou pour profiter d’un bouquet de services au quotidien,
l’utilisateur n’aura qu’une seule chose à faire : appuyer
sur le bouton d’assistance réservé à cet effet sur
son téléphone mobile pour être en contact 24h/24, 7j/7 avec
les équipes de Mondial Assistance.
Le lancement de cette offre
vient renforcer le positionnement des 2 sociétés sur le marché
de la santé. Orange, à travers son savoir-faire technologique,
se positionne désormais comme un leadeur de l’e-santé pour
proposer des solutions à la fois innovantes, simples et fiables.
Facturée au prix
de 10 euros par mois et disponible sans engagement, cette offre « vient
compléter le dispositif d'urgence public auquel il n'a pas vocation à
se substituer » précise Orange dans un communiqué de presse.
A noter que cette offre permet également de bénéficier
de différents services de confort, des travaux ménagers au bricolage
en passant par l'accompagnement de personnes âgées ou handicapées
au dépannage à domicile (plomberie, électricité).
Dans ce cas, le mobinaute devra logiquement prendre à sa charge le montant
de la prestation demandée, l'offre d'Orange se contenant d'assurer un
service de mise en relation.
Jérôme Arnaud (PDG groupe Doro) : "La division Care représente aujourd’hui 15% de notre chiffre d’affaires, mais est en forte croissance." Document sans titrePouvez-vous nous présenter la société
Doro ?
Doro est une société Suédoise qui a été créée
en 1974, cotée à la bourse de Stockholm et qui est présente
dans 3 secteurs d’activités :
Téléphonie résidentielle grand public, appelée « Home »
Les produits dédiés aux seniors « Care »
Les terminaux et accessoires professionnels « Business Electronics ».
La division Care représente aujourd’hui 15% de notre chiffre d’affaires,
mais est en forte croissance. Notre CA 2007 était de 37 Millions d’Euros.
Dans l’offre Seniors, nous avons 2 gammes en Europe :
« Easy », qui a vocation à fournir aux seniors
des produits d’usage simplifié, dans le domaine de la téléphonie
mais également des télécommandes ergonomiques et des GSM
simplifiés. Ces offres apportent, de part leur design, une simplification
d’usage.
« Care Plus », qui a vocation à aider les seniors
qui commencent à souffrir de déficiences (auditive, visuelle,
dextérité, cognition, etc.). Nous développons des produits
qui vont pallier les déficiences par un design et des fonctionnalités
particulières.
La division Care a été créée il y a 3 ans, j’en
ai eu la charge depuis sa création.
Comment les produits Care sont-ils distribués ?
Pour la gamme Easy, dans les circuits de distribution spécialisée
Seniors et en Grande Distribution.
La gamme Care Plus se retrouve exclusivement dans des circuits de distribution
dédiés aux seniors tels que les magasins orthopédiques,
les audioprothésistes, etc…
Quelle a été la base de votre questionnement à
la création de votre division Care ?
L’idée est venue du succès d’un produit de Télé
alarme qui s’appelle le Care Plus, qui a donné le nom à
la gamme. Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait une véritable
demande et nous avons bâti notre stratégie de développement
produit sur le constat suivant : plus les seniors avancent en âge,
plus il ont de difficultés à continuer à faire ce qu’ils
appréciaient de faire, notamment avec les produits électroniques.
De part notre savoir faire en design, et notre accès au marché,
nous avions donc entre les mains un potentiel pour nous différencier,
créer de nouveaux produits qui séduisent les seniors. Nous avons
donc d’abord créé la gamme téléphonie fixe,
et nous nous sommes ensuite lancés dans le GSM qui s’est révélé
être un succès, de niche, mais un vrai succès.
Vous proposez donc également un produit de Télé
alarme, pouvez vous nous le présenter ?
C’est un produit doté d’une télécommande, qui
en cas d’appui sur le bouton de la télécommande va émettre
des appels sur des numéros pré- enregistrés et délivrer
un message automatiquement. La personne appelée peut entrer en communication
« mains libres » avec la personne appelante.
Les personnes en mémoire peuvent être des proches ou un numéro
de plateau de télé assistance.
Nous commercialisons aussi un GSM qui permet aux télé assisteurs
d’offrir des services au-delà du domicile.
Et nous développons actuellement un GSM qui détecte les pertes
de verticalité en cas de chute.
Comment votre choix de distribution chez les audioprothésistes
est-il perçu par les professionnels ?
C’est un produit de complément par rapport aux prothèses
auditives.
Il a 2 avantages, le premier est celui de la démarche psychologique :
le téléphone va permettre au client de se rendre compte que ce
ne sont pas les autres qui ne parlent pas assez fort, mais bien une baisse de
son audition qui est à l’origine de sa gêne. Il peut acquérir
un produit entre 60 et 160€ environ, pour un prix moins impliquant que
celui d’une prothèse et qui permet de créer une première
démarche.
Le second avantage est que tous nos appareils vendus chez les audioprothésistes
ont une très bonne compatibilité avec les prothèses auditives.
La plupart du temps, ce sont des produits qui sont vendus par les assistantes
des audioprothésistes pendant que eux mêmes sont occupés
à vendre ou effectuer les tests auprès d’autres clients.
La géo localisation, est-ce quelque chose que vous envisagez ?
Oui, soit à partir de création de partenariats avec des acteurs
du domaine de développement de services, soit à partir de GPS.
Avez-vous eu un retour, une difficulté quelconque à la commercialisation
des produits par la force de vente?
En règle générale, lorsque l’on s’adresse aux
bons canaux qui vendent aux seniors nous n’avons aucun souci : nous
parlons le même langage et nous comprenons très bien.
Là où nous remarquons une difficulté, c’est dans
la commercialisation des GSM, où certains distributeurs ne comprennent
pas le raisonnement qui consiste à dire qu’un senior va acheter
ce produit parce qu’il trouve enfin un produit assez simple pour qu’il
sache s’en servir. Il ne le comparera donc pas aux autres produits du
marché.
Nous travaillons un marché de niche, mais qui est très adapté
à la cible,.
Y a –t-il un pays dans lequel vos GSM se vendent mieux ?
Oui, ce type de GSM se vend très bien en Scandinavie. En Belgique, en
Allemagne aussi, ce sont des pays où nous avons de très forts
taux de revente.
Qui prend la décision
d’achat ?
En général, les enfants. Nous vendons plus qu’un produit,
nous vendons un lien. Tous les enfants de parents assez âgés souffrent
de la difficulté à joindre le parent, ce qui crée des sources
d’inquiétudes.
Le produit réduit donc une certaine anxiété, répond
à un besoin de sécurité.
Marianne BINST (Directrice Santéclair) : "Notre vocation intervient juste avant la consommation de soins..." Document sans titrePouvez vous nous présenter votre entreprise ?
L’entreprise Santéclair existe depuis maintenant 5 ans. C’est
une entreprise de services aux consommateurs dans le domaine de la santé.
Nous travaillons avec les complémentaires santé qui mettent à
disposition nos services à leurs clients : AGF, MAAF, MMA et d’autres
comme IPECA, etc… en tout nous touchons presque 5 millions de Français
qui ont accès via leur complémentaire à nos services.
Notre vocation intervient juste avant la consommation de soins : nous donnons
une capacité au consommateurs de faire des arbitrages dans les domaines
où les prix sont libres (dentaires, optique, chirurgie, audioprothèses,
et médicaments non remboursés par la Sécurité Sociale).
Nous mettons en place des services qui permettent au consommateur de comprendre,
de comparer les prix pour faire le choix qui leur convient le mieux.
Quelles formes ont ces services ?
Le premier niveau de service est un devis type que le consommateur peut faire
remplir par son professionnel de santé habituel. En fonction de notre
base de données nous sommes capables de lui donner notre avis sur le
tarif qui est proposé, et sur les alternatives éventuelles à
la prestation qui lui est proposée (matériau choisi, options,
etc… alternatives qui permettraient de faire baisser l’addition
pour une qualité équivalente ou plus efficace).
Le deuxième niveau de services sont les réseaux : nous avons
passé des appels d’offres avec des professionnels de santé
par secteur. Ils s’engagent sur des tarifs très attractifs pour
nos clients ainsi que sur des standards qualité que nous contrôlons.
(Optique, dentaire, chirurgie de la myopie, pharmacie et en île de France
sur les prothèses auditives)
Ces appels d’offres nous permettent d’obtenir, compte tenu des volumes
de clients que nous sommes capables d’adresser, des tarifs très
attractifs. (- 40% en optique, - 15% en dentaire par exemple)
J’imagine que votre service séduit beaucoup la génération
des plus de 50 ans, qui compare énormément… ?
C’est sûr que ce sont des personnes qui ont beaucoup d’achats
de santé à réaliser et de montants plus élevés.
Il est intéressant de préciser qu’ils sont 100 % à
porter des lunettes… la presbytie par exemple amène à porter
des verres beaucoup plus chers. Sur le marché de la prothèse auditive,
c’est au-delà de 60 ans que les personnes commencent à être
plus touchés, etc. Effectivement, en proportion nos services sont beaucoup
utilisés par les seniors.
Par contre, il faut savoir que paradoxalement, c’est le senior qui a le
plus de mal à changer de « fournisseurs », notamment
sur la partie réseau, les plus jeunes changent plus facilement de dentiste
ou d’opticien que les plus âgés.
Connaissez vous l’âge moyen de vos clients ?
L’âge varie en fonction des complémentaires : sur le
portefeuille MAAF l’âge moyen sera plutôt de 27 ans, sur un
autre portefeuille il sera plutôt de 47 ans. Il est très varié
en fonction du type d’assurance. Nous avons aussi des portefeuilles de
retraités, mais sur 5 millions de clients nous avons une clientèle
tous publics, assez représentative de la France entière.
Y a-t-il un secteur d’activité qui fonctionne mieux que
les autres ?
L’optique car c’est le marché le plus mature. C’est
d’abord le plus ancien que l’on ait lancé, nous en sommes
à notre 4ème appel d’offres, mais aussi parce que c’est
le domaine le plus à cheval entre la consommation et la santé :
les notions de rapports qualité / prix, traçabilité, changement
d’opticiens sont mieux intégrées dans l’esprit des
consommateurs qui n’hésitent pas à faire jouer le marché.
SU.VI.MAX 2 : les participants, les objectifs ? Document sans titre
Quatre ans après
la fin de l’étude SU.VI.MAX menée depuis 1994, par l’équipe
de Serge Hercberg, directeur de l’unité Inserm 557 « Epidémiologie
nutritionnelle », quelque 7000 volontaires ont été recontactés,
il y a 1 an, pour participer à une nouvelle étude baptisée
SU.VI.MAX 2. L’objectif de ce second volet ? Mieux comprendre l’impact
de nos comportements alimentaires et de notre état nutritionnel sur la
qualité du vieillissement. Grâce aux données récoltées
depuis 13 ans, dans le cadre de la cohorte SU.VI.MAX et à de nouveaux
bilans de santé réalisés à l’hôpital,
le vieillissement de cette population va être étudié sous
tous les angles : fonctions cognitives et troubles de l’audition, état
osseux, troubles de l’équilibre, mobilité et performances
physiques etc.
Les premiers résultats sont attendus pour 2009.
• SU.VI.MAX
: une étude de cohorte sans précédent achevée en
2003
L’étude SU.VI.MAX
visait, au départ, à tester l’effet d’une combinaison
en vitamines et minéraux antioxydants sur la réduction du risque
de cancer et de maladies
cardiovasculaires. Pour ce faire, 13 000 personnes ont été incluses
entre octobre 1994 et juin 1995. La moitié des individus a reçu
pendant 8 ans une supplémentation en vitamines sous forme de capsules
alors que l’autre moitié recevait une capsule placebo ; les participants
ne sachant pas à quel « groupe » ils appartenaient. La phase
d’intervention s’est terminée en 2003. Les principales conclusions
ont montré une réduction de 31 % du risque de cancers et une moindre
mortalité de 37 % chez les hommes ayant reçu les antioxydants.
Depuis 1994, la surveillance des volontaires de la cohorte a été
réalisée au moyen de questionnaires thématiques réguliers
et de bilans de santé annuels, alternant examen clinique et biologique.
Des questionnaires alimentaires réguliers ont permis de constituer une
base de données sur l’alimentation de suvimaxiens.
L’augmentation de
la longévité est un phénomène observé dans
tous les pays industrialisés. En 1950, l’espérance de vie
à la naissance était en France de 63 ans pour les hommes et de
69 ans pour les femmes. Elle est passée respectivement à environ
75 ans et 83 ans en 2000.
Le vieillissement est un
processus très hétérogène. L’identification
de facteurs environnementaux tels que ceux liés à l’alimentation,
susceptibles d’intervenir dans le
maintien des performances fonctionnelles et dans la prévention de maladies
liées à l’âge, est un axe important de recherche pour
proposer des recommandations visant à optimiser l’état de
santé des sujets âgés. C’est l’objectif de cette
nouvelle étude SU.VI.MAX 2 coordonnée par Serge Hercberg, Pilar
Galan et Emmanuelle Kesse de l’Unité 557 Inserm, en collaboration
avec Claude Jeandel et le Collège National des Enseignants en Gériatrie.
• SU.VI.MAX
2 : les participants, les objectifs ?
L’étude SU.VI.MAX
2 porte sur 7000 sujets issus de la cohorte SU.VI.MAX : 3500 femmes et 3500
hommes de 55 à 72 ans, pour lesquels des données précises
ont déjà été recueillies depuis 1994, concernant
l’alimentation, l’activité physique, le suivi de l’état
de santé, la qualité de vie, et certaines autres caractéristiques
du mode de vie ainsi que de nombreuses données cliniques et biologiques.
Ces personnes sont réparties dans toute la France. L’objectif principal
des chercheurs de l’Inserm est d’étudier le lien entre les
habitudes alimentaires (et/ou certains facteurs nutritionnels spécifiques)
de ces personnes suivies depuis 1994, et la qualité globale du vieillissement
évaluée 10 à 12 années plus tard. Un indicateur
global du vieillissement sera mis au point par les chercheurs à partir
de différentes composantes : fonctions cognitives, humeur, état
nutritionnel, état osseux, troubles de l’équilibre, troubles
sensoriels, santé ressentie, intégration sociale, mobilité
et performances physiques, pathologies éventuelles.
Chacune des composantes
fonctionnelles liées à la qualité du vieillissement, telles
que les fonctions cognitives et dépression, le risque de sarcopénie
(diminution de la masse musculaire) ou d’ostéoporose, l’insulino-résistance,
la qualité de vie, les maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires,
cataracte, dégénérescence maculaire liée à
l’âge) sera également étudiée individuellement.
Les contraintes socio-économiques, les préférences alimentaires,
et le niveau d’activité physique seront pris en considération
en tant que déterminants des comportements alimentaires, du statut nutritionnel
et de la qualité du vieillissement.
« Nous avons à disposition, grâce à SU.VI.MAX 2, une
population de seniors unique en France. Le nombre important de volontaires suivis
depuis plus de 13 ans est un atout majeur pour déceler les signes précoces
du vieillissement notamment ceux liés à la qualité de l’alimentation.
A terme, nous espérons en extraire des recommandations pour "mieux
vieillir" » ajoute Serge Hercberg.
• Le déroulement
de l’étude
Pour l’ensemble des
volontaires, le suivi consiste d’une part à remplir des questionnaires
alimentaires de manière régulière et d’autre part
à réaliser un bilan de santé complet dans un centre gériatrique
tous les 4 ans. Des questionnaires sur les habitudes alimentaires Les données
sur la consommation alimentaire sont recueillies tous les ans au moyen d’un
questionnaire spécifiquement mis au point. Les apports nutritionnels
(vitamines et oligoéléments antioxydants, acides gras polyinsaturés
etc.) seront calculés très précisément par les chercheurs
de l’Inserm.
Les questionnaires recensent
également des données sur les conditions et autres habitudes de
vie (consommation de tabac, activités pratiquées et réseau
social, statut marital, niveau d'études, profession pratiquée),
la prise régulière de médicaments, de compléments
en vitamines et minéraux, de traitements hormonaux substitutifs de la
ménopause pour les femmes, les antécédents médicaux
personnels et familiaux.
Le bilan de santé
Les participants sont convoqués
depuis février 2007 dans un des 72 centres hospitaliers partenaires du
projet pour une consultation en hospitalisation de jour.
Au cours de cette consultation gériatrique un bilan complet de l’état
de santé est réalisé afin d’évaluer 6 grandes
composantes :
- l’état nutritionnel;
- les fonctions cognitives;
- l’humeur ;
- l’état clinique complet;
- les fonctions visuelles et auditives;
- l’état locomoteur, l’équilibre postural et le risque
de fracture ostéoporotiques,
En marge de ces 6 grandes
composantes, les chercheurs étudieront également les douleurs
ressenties, la qualité du sommeil (plainte, somnolence diurne, consommation
régulière d'hypnotiques), et la conduite automobile (difficultés
ressenties lors de la conduite automobile) de ces 7000 volontaires.
Un bilan neuropsychologique
permettra de dépister des signes précoces du vieillissement cérébral.
Un prélèvement sanguin sera, quant à lui, effectué
lors de la consultation gériatrique afin de constituer une banque biologique.
Les premiers résultats
issus de l’analyse des données de SU.VI.MAX 2 sont attendus d’ici
un an. L’étude SU.VI.MAX 2 est financée par l’ANR,
l’Inserm et la DGS (Ministère de la Santé) et bénéficie
d’un soutien financier de MEDERIC et des laboratoires Pierre Fabre et
Ipsen.
Les configurations d'aide familiales mobilisées autour des personnes âgées dépendantes en Europe
Par Roméo Fontaine,
Agnès Gramain et Jérôme Wittwer - Economie et Statistique
- Insee
L’enquête Share
permet d’étudier l'aide apportée par leurs enfants aux personnes
dépendantes âgées d'au moins 65 ans, dans les pays d'Europe.
Comment les comportements individuels s'articulent-ils pour donner lieu à
des configurations familiales d'aide ?
Deux modalités d'implication
sont envisagées, selon que les enfants cohabitent ou non avec leur parent
dépendant. La proportion de personnes âgées dépendantes
recevant un soutien de leur entourage, sous une forme ou sous l'autre, est remarquablement
homogène : de 79 % en Suède et aux Pays-Bas à 87 % en Italie.
Dans les pays du Nord, la
moindre cohabitation inter-générationnelle est en effet compensée
par une aide plus fréquente des enfants non cohabitants. Dans les six
pays étudiés ici, l'implication des enfants est plus forte lorsque
le degré de dépendance du parent est plus élevé
et lorsqu'il n'a pas de conjoint.
Cependant, le gradient
Nord-Sud se retrouve dans la manière dont les enfants s'adaptent à
l'absence de conjoint auprès de leur parent dépendant : accroissement
de la cohabitation des filles au Sud, accroissement de l'aide « à
distance » des fils comme des filles au Nord. La présence d'un
conjoint auprès du parent dépendant semble modifier les logiques
d'implication des enfants. Si le parent dépendant bénéficie
de l'aide de son conjoint l'implication des enfants relève de décisions
individuelles conduisant à une probabilité de soutien croissante
avec le nombre d'enfants.
L'implication auprès
des parents sans conjoint relèverait au contraire d'une logique de fratrie
visant à leur assurer une probabilité de soutien identique quel
que soit le nombre de leurs enfants.
Dans les fratries de deux
enfants dont le parent est seul, une interaction asymétrique se dessine
entre les comportements de l’aîné et du cadet. En moyenne,
l'implication du cadet dépendrait de celle de l'aîné (la
probabilité de s’impliquer du cadet serait plus faible si l’aîné
s’implique lui-même), mais non l'inverse.
Pénibilité au travail et santé des seniors en Europe?
Par Thierry Debrand
et Pascale Lengagne - Economie et Statistique - Insee
Les conditions de travail
ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies
dans les pays développés. Cette évolution s’est accompagnée
de l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail pouvant
être sources de pénibilité et de risques pour la santé.
Dans un contexte de vieillissement des populations, ces problèmes sont
particulièrement préoccupants, en matière de santé,
d’emploi et de financement des retraites.
Cette étude s’intéresse
aux liens existant entre l’organisation du travail et la santé
des seniors à partir de l’enquête Share 2004. Elle se fonde
sur deux modèles, celui de Karasek et Theorell (1991) et celui de Siegrist
(1996) qui font intervenir trois principales dimensions : la pression ressentie
qui reflète la pénibilité physique perçue et la
pression due à une forte charge de travail, la latitude décisionnelle
qui renvoie à la liberté d’action et aux possibilités
de développer de nouvelles compétences, et la récompense
reçue qui correspond au sentiment de recevoir un salaire correct relativement
aux efforts fournis, d’avoir des perspectives d’avancement ou de
progression personnelle et de recevoir une reconnaissance méritée.
Ces modèles tiennent également compte de la notion de soutien
dans le travail et du sentiment de sécurité de l’emploi.
Nos estimations montrent
que l’état de santé des seniors en emploi est lié
à ces facteurs. Un niveau de pression ressentie peu élevé
mais surtout un niveau de récompense reçue important sont associés
à un bon état de santé, pour les hommes comme pour les
femmes. La latitude décisionnelle n’aurait d’influence que
sur l’état de santé des femmes.
Les résultats révèlent
enfin l’importance sur la santé du manque de soutien au travail
et du sentiment d’insécurité vis-à-vis de l’emploi
; quel que soit le sexe, ces deux facteurs sont notamment corrélés
au risque de souffrir de dépression.
Par Didier Blanchet,
Thierry Debrand, Paul Dourgnon et Anne Laferrère - Economie et Statistique
- Insee
Ce numéro d’Économie
et Statistique présente des études francophones effectuées
à partir de la vague 1 de l’enquête Share conduite en 2004
et 2005. Cette enquête sur la santé, l’activité et
la retraite des 50 ans et plus en Europe (Survey of Health, Ageing and Retirement
in Europe) est originale à deux titres.
D’une part, elle couvre
des thèmes variés, allant de la santé, du travail, des
liens familiaux jusqu’aux échanges de services, en passant par
la consommation, le logement, le revenu ou l’épargne.
D’autre part, les
mêmes questions ont été posées au même moment
dans 11 pays européens. Ce qui commence à être répandu
en matière d’enquête d’opinion est une première
pour les enquêtes quantitatives et cette dimension internationale est
au cœur même du dispositif.
Elle permet de donner une
ampleur nouvelle à des études menées naguère pays
par pays ou en les comparant deux à deux. L’intérêt
est de pouvoir confronter les expériences des différents pays
et de conjuguer variabilité interindividuelle et internationale pour
approfondir notre compréhension des mécanismes à l’œuvre
dans le vécu du vieillissement.
Telle sera précisément
l’optique des différents articles de ce numéro qui ne se
concentrent pas sur la situation française, mais qui se placent directement
au niveau européen.
Par Didier Blanchet,
Thierry Debrand, Paul Dourgnon et Anne Laferrère - Economie et Statistique
- Insee
Ce numéro d’Économie
et Statistique présente des études francophones effectuées
à partir de la vague 1 de l’enquête Share conduite en 2004
et 2005. Cette enquête sur la santé, l’activité et
la retraite des 50 ans et plus en Europe (Survey of Health, Ageing and Retirement
in Europe) est originale à deux titres.
D’une part, elle couvre
des thèmes variés, allant de la santé, du travail, des
liens familiaux jusqu’aux échanges de services, en passant par
la consommation, le logement, le revenu ou l’épargne.
D’autre part, les
mêmes questions ont été posées au même moment
dans 11 pays européens. Ce qui commence à être répandu
en matière d’enquête d’opinion est une première
pour les enquêtes quantitatives et cette dimension internationale est
au cœur même du dispositif.
Elle permet de donner une
ampleur nouvelle à des études menées naguère pays
par pays ou en les comparant deux à deux. L’intérêt
est de pouvoir confronter les expériences des différents pays
et de conjuguer variabilité interindividuelle et internationale pour
approfondir notre compréhension des mécanismes à l’œuvre
dans le vécu du vieillissement.
Telle sera précisément
l’optique des différents articles de ce numéro qui ne se
concentrent pas sur la situation française, mais qui se placent directement
au niveau européen.
Implant de l'oreille interne invisible : Esteem Document sans titre
La société Envoy
Medical Corporation a été fondée en 1995. Elle conçoit,
développe et distribue des implants auditifs pour le traitement des pertes
d'audition moyenne à sévère. L'atout essentiel des activités
de cette entreprise privée dont le siège se trouve dans le Minnesota
aux Etats-Unis, est l'amélioration de la qualité de vie de millions
de personnes souffrant de pertes d'audition neurosensorielles.
5 000 000 de personnes en France souffrent de pertes d'audition
neurosensorielles. En réponse à ces besoins, seulement 20 ou 30
% des patients corrigent leur perte d'audition avec des solutions reposant sur
la technologie du microphone dont la caractéristique principale est l'amplification
des sons.
La technologie de l'implant auditif™-Esteem® totalement
invisible puisque 100 % implantable est tout à fait révolutionnaire
dans le sens où elle corrige les dysfonctionnements de l'oreille et reproduit
les sons de façon tout à fait naturelle ; elle n'utilise pas le
microphone. La qualité de vie du patient s'en trouve totalement modifiée
puisqu'il recouvre une audition nette et claire.
Le système est implanté sous la peau derrière
l'oreille. De l'appareil, deux câbles entrent dans l'oreille moyenne.
Les ondes sonores se propagent à travers le conduit auditif jusqu'au
tympan qu'elles font vibrer. Ces vibrations mettent à leur tour les osselets
de l'oreille moyenne en mouvement. L'appareil enregistre ces mouvements et transfère
l'énergie vers le limaçon (cochlée) qui transmet le signal
au cerveau. Le cerveau interprète les signaux comme perception auditive.
L'implant auditif™-Esteem® ouvre ainsi au patient un nouveau mode
de sons (New World of Sound™).
La chaîne d'information continue « LCI »
parle d'une première française, regardez la vidéo en cliquant
ci-dessous.
Maladie d’Alzheimer : nouvelle priorité de santé publique
Une prise de conscience
nationale
Reconnue Grande cause nationale
2007, la maladie d’Alzheimer touche actuellement 860 000 personnes
en France – en incluant les syndromes apparentés – dont près
de 10% des plus de 65 ans. Principale cause de dépendance des personnes
âgées, elle constitue plus que jamais un enjeu crucial de santé
publique avec 225 000 nouveaux cas enregistrés chaque année.
On estime ainsi que d’ici 2020, près de 1,3 million* de personnes
seront atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, soit un quart des
plus de 65 ans.
Fort de cette prise de conscience
nationale, le Président de la République a installé en
septembre dernier une Commission chargée de préparer le prochain
Plan national de lutte contre la maladie d’Alzheimer pour 2008-2012. Présidée
par le Professeur Ménard, elle a remis ses propositions le 8 novembre
dernier.
Déployé à
compter de 1e janvier 2008, le plan devra notamment répondre aux priorités
d’action fixées par le chef de l’Etat, à l’occasion
de la Journée mondiale : développer la recherche médicale ;
simplifier et améliorer le parcours du malade et des familles ;
améliorer la prise en charge de l’apparition précoce de
la maladie ; et enfin, renforcer la dimension éthique de la prise
en charge de la maladie.
La maladie d’Alzheimer :
de la souffrance du malade au désarroi de l’entourage
La maladie d’Alzheimer
est un trouble neurodégénératif dont l’évolution
est lente et progressive. Elle entraîne la perte des fonctions mentales
suite à la détérioration du tissu du cerveau.
La perte de la mémoire
Un des premiers symptômes
est la perte de la mémoire de court terme (ou amnésie). Elle se
manifeste généralement par des absences mineures qui s'accentuent
progressivement avec la progression de la maladie, tandis que les souvenirs
plus anciens sont relativement préservés.
En même temps que
les désordres progressent, l'affaiblissement cognitif s'étend
au domaine de la langue (aphasie), de l'adresse des mouvements (apraxie), de
la reconnaissance (agnosie) et de certaines fonctions comme la prise de décision
et la planification.
Ces changements influent
sur les qualités humaines essentielles et, pour cette raison, la maladie
d'Alzheimer est quelquefois décrite comme une maladie où les victimes
subissent la perte de qualités qui forment l'essence de l'existence humaine.
L’errance
Une des conséquences
de cette perte de mémoire est l’errance. Communément, l’errance
signifie quitter le lieu d’habitation (ou de prise en charge) et ne plus
pouvoir être localisé.
L’errance est spécifique
à la maladie d’Alzheimer. Selon une étude américaine
de 1999, près de 60% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer
souffrent de désorientation ou de perte des repères, avec un risque
élevé d’issue grave si elles ne sont pas rapidement retrouvées.
À ce jour, on estime que 26% des malades hébergés en maison
de retraite fugueraient chaque semaine.
Un phénomène
préoccupant, à l’origine de drames humains, souvent douloureux
pour les familles et l’entourage. Et ce d’autant plus que les personnes
en situation d’errance n’ont que rarement le réflexe de demander
de l’aide, y compris auprès des personnes qui les recherchent.
Elles cherchent généralement à atteindre le même
lieu, souvent à proximité de leur résidence : dans
9 cas sur 10, la personne est localisée à une distance moyenne
de 1,2 km de son lieu de résidence. Enfin, le risque d’errance
est d’autant plus élevé que la personne a déjà
fugué.
Face à cette menace
permanente, source de souffrance pour le malade et de désarroi pour les
familles, l’entourage est très souvent laisser à lui-même,
avec le recours à des solutions ultimes comme l’enfermement, qui
contribue à accélérer la progression de la maladie.
Dès lors, il devient
primordial d’accompagner ces personnes pour améliorer, au quotidien,
la prise en charge de la maladie, en sécurisant les malades et leur entourage.
La maladie d’Alzheimer :
chiffres clefs*
25M de personnes atteintes
de la maladie d’Alzheimer dans le monde
860 000 en France – en comptant les troubles apparentés -.
225 000 nouveaux cas* chaque année
Près de 1,3M de personnes atteintes d’Alzheimer en France d’ici
2020, soit un quart des plus de 65 ans (prévisions démographiques
de l’INSEE)
60% des malades d’Alzheimer en maintien à domicile.
3M de personnes directement concernées (par un proche) en France
60% des malades souffrent de désorientation et de perte de repère
(étude américaine de 1999)
* Ces chiffres sont issus
du rapport sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées,
publié par l’Office parlementaire d’évaluation des
politiques de santé en juillet 2005
Columba
by Orange : une offre dédiée aux établissements de
santé, de soins et de maintien à domicile pour améliorer
la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer
« Columba by Orange » est une nouvelle offre née du
partenariat entre Orange et Medical Mobile.
Pré-commercialisée
depuis plus d’un an auprès du grand public, elle s’adresse
désormais en priorité aux établissements de santé
et de soins, ainsi qu’aux structures d’accueil et de maintien
à domicile, pour les aider à une meilleure prise en charge
de la maladie d’Alzheimer. A ce titre, « Columba by Orange
» est une preuve de plus de la contribution des nouvelles technologies
pour répondre aux enjeux de santé, liés au vieillissement
de la population.
Les nouvelles
technologies pour relever le défi de la dépendance
Déclarée
Grande cause nationale, la maladie d’Alzheimer touche actuellement
860 000 personnes en France – en incluant les syndromes apparentés
– dont près de 10% des plus de 65 ans. Principale cause de
dépendance des personnes âgées, elle constitue plus
que jamais un enjeu crucial de santé publique avec 225 000 nouveaux
cas enregistrés chaque année. D’où cette prise
de conscience nationale pour améliorer la connaissance médicale
et scientifique, ainsi que la prise en charge des
malades.
Longue à diagnostiquer
en raison de symptômes visibles souvent tardifs, elle est source
de souffrance, d’angoisse et d’inquiétude pour les
malades et leur entourage. Près de 60 % des personnes atteintes
de la maladie d’Alzheimer souffrent de désorientation et
de perte de repères, avec un risque élevé d’issue
grave si elles ne sont pas rapidement retrouvées. D’où
la nécessité de sécuriser le malade et ses proches
et d’éviter l’enfermement, facteur aggravant dans la
progression de la maladie. C’est ce que permet le Bracelet Columba
grâce à son système de détection de sortie
de zone qui laisse un véritable espace de liberté au malade,
tout en permettant de le retrouver rapidement s’il s’égare.
Columba by Orange constitue ainsi une avancée majeure, à
disposition de toutes les structures d’accueil, d’hébergement
et de maintien à domicile, pour permettre une meilleure prise en
charge de ces personnes, en leur garantissant à la fois sécurité
et autonomie.
Une innovation
technologique, une solution clé en main pour les acteurs de santé
Porté comme
une montre, la solution Columba by Orange propose une technologie de géolocalisation
à la fois fiable et efficace grâce à un double système
de localisation renforcée (GPS et réseau mobile Orange).
Il permet de déclencher automatiquement une alerte de sortie de
zone, dès que le malade franchit le périmètre délimité
en amont. Disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, la centrale d’assistance
médicalisée peut alors visualiser l’espace géographique
dans lequel se trouve la personne, prévenir l’établissement
et entrer en contact avec le malade pour le rassurer.
Le bracelet Columba
by Orange permet ainsi de réduire les risques d’accident.
Il répond en cela à un besoin évident et une attente
forte de l’entourage du malade et des acteurs de santé, et
notamment le personnel soignant qui y gagne sérénité
et réactivité dans son travail quotidien auprès des
personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Désormais,
familles, établissements médico-sociaux, conseils généraux,
maisons de retraite, établissements de santé, établissements
d’hébergement de personnes âgées et dépendantes
(EHPAD), hôpitaux, cliniques... disposent d’une solution clé
en main, validée et distribuée par Orange Business Services.
Dans le cadre d’un abonnement mensuel individuel, Columba by Orange
inclut à la fois le matériel (bracelet, carte SIM, base
de recharge, batterie, clé de déverrouillage), le service
de géo-localisation, les communications (voix et données)
et le service d’une centrale d’assistance 7j/7, 24h/24.
Disponible depuis
le 23 novembre 2007, cette innovation technologique répond pleinement
à l’enjeu de santé publique posé par la maladie,
reconnue Grande Cause nationale pour 2007, et s’inscrit au coeur
des priorités du plan Alzheimer mis en place par les pouvoirs publics
en septembre dernier.
La dépendance des personnes âgées : une projection en 2040 Document sans titre
Le vieillissement de la
population française conduira dans les années à venir à
une augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes.
Ainsi, en supposant une
stabilité de la durée de vie moyenne en dépendance, 1 200
000 personnes seront dépendantes en 2040, contre 800 000 actuellement.
Aujourd’hui, la prise en charge de ces personnes combine à la fois
solidarité familiale, à travers l’aide apportée par
les proches, et solidarité collective, par le biais de prestations comme
l’allocation personnalisée d’autonomie. Ces deux formes de
solidarité évolueront à l’avenir. D’une part,
la solidarité familiale pourrait diminuer car le nombre moyen d’aidants
potentiels par personne âgée dépendante aura tendance à
diminuer. D’autre part, l’évolution des dépenses au
titre de l’allocation personnalisée d’autonomie dépendra
fortement de ses modalités d’indexation.
L’arrivée à
des âges élevés de la génération du baby-boom
ainsi que l’allongement de l’espérance de vie vont conduire
à une hausse sensible du nombre de personnes âgées : selon
les hypothèses retenues dans les projections de population de l’Insee,
la populationdes 75 ans et plus sera ainsi multipliée par 2,5 entre 2000
et 2040, pour atteindre plus de 10 millions de personnes.
Ce vieillissement rapide
de la population amène à s’interroger sur l’évolution
des politiques publiques en direction des personnes âgées : retraites,
dépenses de santé, mais aussi prise en charge des personnes dépendantes,
dont le nombre augmentera
dans les années à venir.
Se pose notamment le problème
de l’équilibre à trouver entre solidarité familiale
et solidarité collective pour la prise en charge de la dépendance.
La solidarité familiale se traduit par l’aide que les proches apportent
pour les activités de la vie quotidienne.
La solidarité collective,
quant à elle, se concrétise par la mise en place de prestations
spécifiques pour les personnes dépendantes, notamment l’allocation
personnalisée d’autonomie (Apa). Le partage des deux formes de
solidarité risque d’évoluer dans les années à
venir. En effet, le nombre moyen d’aidants potentiels par personne âgée
dépendante aura tendance à diminuer, du fait de la baisse du nombre
d’enfants par famille et de l’éclatement géographique
des familles.
Un niveau d'éducation élevé est associé à un développement plus tardif de la maladie d’Alzheimer, mais aussi à un déclin mnésique plus rapide. Document sans titre
Les personnes avec un niveau
d'éducation élevé ont tendance à développer
la maladie d'Alzheimer plus tard dans leur vie que ceux qui ont passé
moins de temps à l’école. C’est pour confirmer cette
hypothèse et essayer d’en comprendre les raisons que deux nouvelles
études publiées dans la revue Neurology ont été
réalisées.
Dans la première
étude, des chercheurs Finlandais ont suivi 1388 participants pendant
21 ans. Les sujets ont été séparés en trois groupes
: ceux qui avaient fait cinq années d’études ou moins (niveau
faible), entre six et huit ans (niveau moyen) et neuf ans ou plus (niveau élevé).
Par rapport aux personnes ayant un faible niveau d'éducation, ceux avec
un niveau moyen ou élevé avaient un risque diminué respectivement
de 43 ou 84% de développer une démence. Les auteurs émettent
l’hypothèse selon laquelle les individus qui ont une plus grande
réserve cognitive peuvent retarder l’apparition des premiers troubles
cognitifs grâce à des procédés compensatoires.
La deuxième étude
réalisée aux Etats-Unis montre que lorsque les symptômes
apparaissent, les personnes qui ont le plus grand nombre d’années
d’études voient leurs fonctions cognitives s'amoindrir beaucoup
plus rapidement. Les auteurs de ce second article ont étudié l’influence
du niveau d’éducation sur le déclin de la mémoire
mesuré par le Buschke Selective Reminding Test chez 117 participants
de la Bronx Aging Study ayant présenté une démence. L’échantillon
a été suivi sur une durée moyenne de 6 ans avec une évaluation
cognitive annuelle. Pour chaque année d’éducation supplémentaire,
le déclin mnésique était différé d’environ
2 mois et demi, mais la vitesse de la détérioration des capacités
cognitives augmentait de 4% pour chaque année d'études supplémentaire.
Ce déclin plus rapide
pourrait être lui aussi expliqué par le concept de la réserve
cognitive. Les personnes ayant un niveau élevé d’éducation
ont une meilleure habileté pour compenser les troubles cognitifs. Les
symptômes apparaissent alors quand la maladie est à un stade avancé
avec un potentiel évolutif plus élevé.
(Ngandu T et al. Neurology. 2007;69:1442-1450;Hall CB et al. Neurology. 2007;69:1657-1664)
- Bf 1131-
Vieillissement, vulnérabilité perçue et routinisation
L’essentiel des recherches
actuelles sur le vieillissement, en gériatrie et en psychogérontologie,
concerne le déclin des fonctions physiques et cognitives. Celles qui
s’intéressent aux conséquences de ces changements sur la
vie quotidienne des personnes âgées existent mais sont plus rares.
Celles qui s’interrogent sur la façon dont la personne âgée
peut ressentir ces changements et sa plus grande fragilité face à
un univers sur lequel elle a moins de prise sont pratiquement inexistantes.
C’est pourtant vers
ce type de questionnement que la sensibilité de psychologue clinicien
a entraîné J. Bouisson depuis une vingtaine d’années
: que peut-on savoir du vécu des personnes âgées face à
cette situation de plus grande vulnérabilité ? Quelles sont, surtout,
les stratégies qu’elles
s’efforcent alors d’adopter pour s’ajuster, au quotidien,
à leur vieillissement ?
L’article résume
d’abord l’ensemble de la démarche de l’auteur, en partant
de l’étude des situations extrêmes chez l’enfant, l’adulte
et la personne âgée et en montrant comment le sentiment d’être
vulnérable génère des réponses communes, dont une
précisément : la « routinisation ». Bien connues chez
l’enfant, décrites aussi chez l’adulte, les routines sont
fréquemment dénoncées chez les personnes âgées.
Curieusement, toutefois,
elles n’ont donné lieu, chez celles-ci, qu’à de très
rares travaux scientifiques. Sont ensuite décrites les principales étapes
de la création d’un outil destiné à mieux comprendre
le rôle de la routinisation chez la personne âgée. L’article
fait enfin état des recherches menées en relation avec l’étude
épidémiologique Paquid (Personnes Âgées Quid), et
montre que la question de la routinisation chez les personnes âgées
débouche, en fait, sur des questionnements complexes : ceux qui sont
liés au problème des vulnérabilités et des facteurs
protecteurs, mais aussi ceux qui concernent les prédicateurs possibles
du syndrome démentiel, de l’anxiété, de la dépression…
FHF : La prise en charge du grand âge et de la dépendance : un enjeu de société sous-financé Document sans titre
Dans les années à
venir, tout français sera concerné par un parent proche dépendant
ou atteint d’une pathologie Alzheimer. La prise en charge du grand âge
et de la dépendance est un véritable enjeu de société.
C’est pourquoi, la Fédération Hospitalière
de France (FHF) et l’ensemble des Conférences de CHU, de Centres
Hospitaliers, des Etablissements hébergeant des personnes âgées
dépendantes (EHPAD), de l’Association des Hôpitaux locaux,
du syndicat de gérontologie clinique, des représentants des usagers
s’interrogent sur le financement des mesures annoncées par le Gouvernement
pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
En effet on constate un paradoxe constant depuis quelques mois
: alors que les annonces envers les personnes âgées se multiplient,
les moyens réellement accordés ou prévus pour ce secteur
restent notoirement insuffisants.
Ainsi le budget 2008 va entraîner l’arrêt
du renforcement nécessaire des effectifs de personnels soignants dans
les maisons de retraite alors même que les prises en charge des résidents
sont de plus en plus lourdes, du fait des pathologies Alzheimer en particulier.
Ceci va se traduire par une diminution du temps de soins au lit du résident
et accentuer la pénibilité du travail pour les personnels au détriment
de la qualité du service et de la « bientraitance » des personnes
âgées hébergées dans ces établissements.
En effet avec en moyenne 0,4 agent par résident, les toilettes et les
repas ne peuvent être réalisés dans des conditions de qualité
attendue.
Il faut donc au plus vite mettre en cohérence les annonces
gouvernementales et les budgets à venir.
Pour cela les signataires demandent au gouvernement de prendre
ses responsabilités et de respecter les annonces faites afin de :
• financer les crédits attendus dans le cadre du
Plan solidarité grand âge 2008, soit 850 millions d’euros,
• renforcer la prise en charge soignante dans les maisons de retraite
en assurant en particulier le paiement effectif du protocole Bertrand-Jacob,
soit 400 millions d’euros,
• ne pas décevoir les milliers de familles qui attendent la pleine
réussite du rapport Ménard, en précisant les financements
prévus à cet effet, les crédits issus de la mise en place
de la franchise médicale (850 millions d’euros) étant bien
évidemment très insuffisants, d’autant qu’ils doivent
contribuer à financer également la suite du Plan Cancer.
Rapport Ménard : les pistes pour la prise en compte d'Alzheimer Document sans titre
Le rapport sur la maladie
Alzheimer a été le 8 novembre à Nicolas Sarkozy. Le document,
préparé sous la houlette du professeur Joël Ménard,
s'articule sur deux axes essentiels: l'accélération de la recherche
et l'amélioration de la prise en charge des malades. Il devrait servir
de base au plan d'action contre la maladie d'Alzheimer, promis par le chef de
l'Etat, qui sera mis en oeuvre début 2008.
Préambule
du rapport au Président de la République
"Quelles sont les différences
entre un rapport sur l’une des multiples maladies qui peuvent toucher
un être humain, et un rapport sur la Maladie d’Alzheimer ? C’est
d’avoir capté le regard des autres sur une personne que l’on
connait et que l’on aime, et qui peu à peu n’a plus d’accroches
dans le temps et dans l’espace, et ne se comporte plus en continuité
à ce qu’elle fut.
Pourquoi n’avons-nous
pas les mêmes comportements face à des maladies également
mortelles ? On est presque plus fier d’avoir eu quatre pontages coronariens
qu’un triple pontage, mais l’on ne parle pas d’une opération
d’un cancer du colon. Pourquoi de telles différences dans la lutte
et la victoire contre des souffrances et des morts ?
Dans la maladie d’Alzheimer,
le chemin vers la mort, lent, progressif ou par à-coups, est précédé
par de nombreuses années de perte de contact progressive avec autrui,
puis de comportements aberrants, sans que l’on puisse savoir s’il
s’agit d’une réalité ou d’une perception par
les proches à un instant donné ? C’est une personne riche
devenue pauvre, disait Esquirol de ces malades, et le regard que nous leur portons
dépend de ces souvenirs que nous leur connaissons et qu’ils n’ont
peut-être plus ou qu’ils ont enfouis ailleurs.
Beaucoup d’informations
ont été recherchées par la commission dans la lecture attentive
de rapports antérieurs qui, comme souvent, avaient déjà
[....]"
Avoir des activités
physiques, stimuler ses fonctions cognitives, veiller à sa santé
et s’impliquer dans la vie sociale sont essentiels à un vieillissement
réussi. Pour pouvoir comparer l’état de santé et
l’activité professionnelle des seniors en Europe, une équipe
de chercheurs français vient d’élaborer un nouvel indicateur,
le Healthy Working Life Expectancy (HWLE).
Il est basé sur l’hypothèse
selon laquelle une partie des personnes actives à 50 ans continueront
à travailler jusqu’à l’âge de 70 ans si leur
santé le permet. Cet indicateur qui mesure le nombre d’années
vécues en bonne santé et au travail dans cette tranche d’âge
a été élaboré dans le cadre de l’étude
European Community Household Panel portant sur près de 60 000 individus
dans 12 états membres (Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France,
Allemagne, Royaume-Uni, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, Espagne).
Le HWLE moyen pour l’ensemble
de ces pays d’Europe était de 7,5 ans pour les hommes et de 4,8
ans pour les femmes, soit, respectivement, la moitié et un tiers de l’espérance
de vie en bonne santé. C’est dans les pays où le taux d’emploi
des seniors était le plus haut que ce paramètre était le
plus élevé.
Les plus faibles valeurs
du HWLE se retrouvaient en France et en Italie, avec 5,5 années pour
les hommes et 2,9 ans pour les femmes. Cela reflète surtout un retrait
précoce du marché du travail dans ces pays, car l’espérance
de vie sans incapacité y est plutôt élevée. Il s’agit
là d’un choix personnel et de société. Faut-il entre
50 et 70 ans profiter d’être en bonne santé pour travailler
plus et consommer plus, ou pour vivre plus simplement, disposer de plus de temps,
s’occuper de sa famille et de ses proches ou se consacrer à une
cause ? La réponse ne sera sans doute pas la même pour les hommes
et pour les femmes, pour ceux qui ont un travail usant ou épanouissant,
pour les célibataires et les grands parents, etc. L’important n’est-il
pas d’en laisser le choix aux intéressés ?
Une nette possibilité d’amélioration du maintien des personnes âgées en bonne santé et actives à travers l’Europe
Une nette possibilité
d’amélioration du maintien des personnes âgées en
bonne santé et actives à travers l’Europe
La nouvelle proposition
d’indicateur de l’Alliance pour la santé et l’avenir
démontre qu’une approche holistique des politiques publiques est
nécessaire dans plusieurs Etats Membres. Bruxelles, 28 septembre 2007
– A la veille de la Journée internationale des personnes âgées,
l’Alliance pour la santé et l’avenir souligne qu’il
existe en Europe un net potentiel d’amélioration du maintien des
personnes âgées en bonne santé et en activité. Pour
commencer les pouvoirs publics pourraient s’attacher aux politiques de
promotion de la santé et de la prévention mais aussi aux problèmes
d’insertion, de discrimination par l’âge et de retraite.
L’Alliance a développé
un nouvel indicateur qui aide à mieux percevoir la relation entre espérance
de vie, santé et activité professionnelle. Les résultats
initiaux1 de ces recherches ont été présentés par
Jean- Marie Robine lors d’un symposium de l’Alliance au cours du
6ème Congrès européen de l’Association internationale
de Gérontologie et de Gériatrie, qui s’est tenu le 6 juillet
2007 à Saint Pétersbourg. « Cet indicateur innovant nous
permet de comparer le nombre d’années actives en bonne santé
d’individus âgés entre 50 et 70 ans, dans 12 Etats membres
» a déclaré le Pr Françoise Forette, qui présidait
ce symposium.
L’indicateur offre
un moyen d’analyse sans précédent du vieillissement actif
et en bonne santé des personnes âgées en combinant deux
dimensions essentielles : l’absence de maladie et/ou de handicap et l’activité
professionnelle des seniors. Dans une étude portant sur 50.506 individus
dans 12 états membres, la France se caractérise par la plus basse
espérance de vie au travail et en bonne santé (« healthy
working life expectancy » ou HWLE) : 5.5 années entre 50 et 70
ans. L’Italie est le pays avec la plus basse HWLE pour les femmes avec
seulement 2.9 années. La Grèce obtient les meilleurs résultats
pour les hommes avec 9.7 années et la Finlande pour les femmes avec 6.2
années. Au niveau européen, le HWLE est de 7.5 années pour
les hommes entre 50 et 70 ans et de 4.8 années pour les femmes.
HWLE: les bons
élèves… et les mauvais
L’état de santé
n’est pas le seul facteur majeur. Les résultats soulignent en effet
le rôle essentiel des politiques d’emploi et de retraite sur le
nombre d’années passées en bonne santé au travail.
L’Alliance pour la santé et l’avenir estime qu’il serait
possible d’accroître l’espérance de vie active en bonne
santé, en redistribuant les années de bonne santé passées
en retraite au profit de l’activité professionnelle, sans pour
autant obliger les personnes malades à travailler plus longtemps.
Pour l’Alliance pour
la santé et l’avenir les programmes politiques de la Commission
européenne et de la présidence portugaise offrent l’opportunité
d’allonger la durée de la vie active des personnes en bonne santé.
En particulier, les prochaines initiatives politiques s’inscrivant dans
le cadre de la Stratégie de Lisbonne, comme pour la santé, la
santé publique, l’emploi, l’insertion et l’estimation
de l’impact de ces projets sur la santé offrent toutes l’opportunité
d’améliorer l’espérance de vie travaillée (HWLE)
et de contribuer au développement de nos sociétés.
« Une population
de seniors actifs et en bonne santé est aussi un indice significatif
de croissance économique induite » a affirmé le Pr Forette.
« Afin d’obtenir cette croissance, le principal défi est
de promouvoir, tout au long de la vie, un point de vue destiné à
atteindre simultanément santé et activité ». L’étude
HWLE sera publiée dans l’édition du mois de décembre
du Journal of Nutrition, Health and Ageing (JNHA).
Contact : Pr Françoise
Forette, Co-présidente, Alliance pour la santé et l’avenir
– forette@healthandfuture.org
Programme CIP, thématique santé : une entreprise EUWE espagnol recherche un partenaire français Document sans titre
The challenge:
By 2025, there will be 1,200,000 patients with Alzheimer's disease (AD), only
in Spain. Currently, there is no cure for Alzheimer's disease. However, there
is a way based on a daily psychotherapy to reduce patients symptoms.
The challenge relies on increasing life quality level, not only for the patients'
but also for those who take care of them.
The project:
- The medical community accepts the fact that a daily number of specific activities
such as, visual and reasoning stimulation, simple orientation techniques and
basic rules for dietary intakes, improve mental functions affected by AD
- As the leader of the group, we are going to implement in a social care system
our solution that is based on exercises and occupational therapies, which will
aid the patient to reduce the rate of increasing symptoms. All of them developed
in a distributed IT environment.
- By using IT, we have developed a motivating and effective system useful not
only to improve patients' mental conditions but also to struggle against caretakers'
loneliness.
- Neither patients nor caretakers will need to have extended computer knowledge
to use the psychotherapy distributed system. That way, in a home-based care,
the activities can be done by patients under the assistance and supervision
of relatives who usually are the real caretakers.
Looking for partners:
- Related to the following knowledge areas
- Alzheimer's disease
- Geriatric medicine
Contact: Mr. José Miguel del Castillo, jmcastillo@euve.org
or Dr. Julián Seseña
Spanish NCP CIP PSP
Aprotech AETIC
Tel +34 630047191
jsesena@aetic.es
Programme CIP, thématique santé : une entreprise EUWE espagnol recherche un partenaire français Document sans titre
The challenge:
By 2025, there will be 1,200,000 patients with Alzheimer's disease (AD), only
in Spain. Currently, there is no cure for Alzheimer's disease. However, there
is a way based on a daily psychotherapy to reduce patients symptoms.
The challenge relies on increasing life quality level, not only for the patients'
but also for those who take care of them.
The project:
- The medical community accepts the fact that a daily number of specific activities
such as, visual and reasoning stimulation, simple orientation techniques and
basic rules for dietary intakes, improve mental functions affected by AD
- As the leader of the group, we are going to implement in a social care system
our solution that is based on exercises and occupational therapies, which will
aid the patient to reduce the rate of increasing symptoms. All of them developed
in a distributed IT environment.
- By using IT, we have developed a motivating and effective system useful not
only to improve patients' mental conditions but also to struggle against caretakers'
loneliness.
- Neither patients nor caretakers will need to have extended computer knowledge
to use the psychotherapy distributed system. That way, in a home-based care,
the activities can be done by patients under the assistance and supervision
of relatives who usually are the real caretakers.
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- Alzheimer's disease
- Geriatric medicine
Contact: Mr. José Miguel del Castillo, jmcastillo@euve.org
or Dr. Julián Seseña
Spanish NCP CIP PSP
Aprotech AETIC
Tel +34 630047191
jsesena@aetic.es
Répondre à la dépendance et aux handicaps : allocations spécifiques, 5e risque ou 5e branche de sécurité sociale ?
Les fondements de la protection
sociale et les dispositifs actuels de réponses aux personnes en situations
de handicap
Avant d’y répondre quelques rappels sur le système de protection
sociale et les dispositifs répondant aux incapacités pour effectuer
les actes essentiels de la vie.
Le système de protection
sociale en France est le fruit d’un compromis entre la vision universaliste
du Conseil national de la résistance de sécurité sociale
protégeant les individus contre tous les risques sociaux, indépendamment
de leur famille ET le choix, en octobre 1945, d’un régime d’assurances
obligatoires limité à 4 risques reconnus : santé, accident
du travail, vieillesse, famille couverts par la Sécurité sociale.
La gestion des risques est confiée, sous la tutelle de l’Etat,
aux partenaires sociaux présents sur le marché du travail d’où
un moindre intérêt pour les problèmes des personnes professionnellement
inactives notamment du fait de handicap.
Les réponses aux
problèmes des inactifs du fait de handicap quel que soit l’âge
ont été laissées, initialement, à la charge des
familles, selon le principe de subsidiarité, l’assistance publique
étant résiduelle sous forme d’aide sociale.
Face à cette absence
de couverture, la protection des personnes handicapées, de tous âges,
s’est faite ultérieurement, à côté des Assurances
sociales avec notamment la création, en 1975, de l’allocation pour
l’emploi d’une tierce personne (ACTP). Contrôlée par
l’Etat, financée par les départements, cette allocation
permet d’assurer des aides et soins pour les activités de la vie
quotidienne aux personnes handicapées.
Maladie d’Alzheimer : la FEHAP et ses adhérents innovent Document sans titre
A l’occasion d’une
rentrée placée sous le signe de la solidarité avec les personnes
âgées, la Fédération des Etablissements Hospitaliers
et d’Assistance Privés à but non lucratif (FEHAP) témoigne
de son intérêt pour ce dossier et en particulier pour la prise en
charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de troubles
apparentés. Retarder l’évolution de cette maladie chez les
patients et améliorer leur qualité de vie et celle de leurs proches
sont deux préoccupations majeures pour la Fédération. Pour
faire face à la dure réalité de cette maladie (repli
sur soi et désœuvrement des malades, épuisement des proches,
découragement du personnel), la FEHAP et ses adhérents multiplient
les initiatives.
Pour resocialiser les malades autour d’un projet commun,
et leur permettre de se réapproprier des gestes et des sensations agréables,
plusieurs projets ont été mis en œuvre dans les établissements.
On peut citer par exemple : le « jardin extraordinaire »
de la maison de retraite de la Salette à Bully dans le Rhône, les
« jeux d’eau » en piscine pour les résidents
de l’hôpital Saint-Vincent à Oderen dans le Haut-Rhin, l’adoption
d’Ana, une chienne « thérapeutique », à
la maison de retraite du Berceau à Saint-Vincent de Paul dans les Landes,
les rencontres multi-générationnelles autour du slam à
la résidence Santé et bien-être de Monnetier-Mornex en Haute-Savoie…
Conscients que l’on peut améliorer la qualité
des traitements et ralentir l’évolution de la maladie en améliorant
le cadre de vie des résidents, les responsables des structures d’accueil
adhérant à la FEHAP, prenant en charge des personnes atteintes
de la maladie d’Alzheimer, sont de plus en plus nombreux à faire
le pari de l’architecture pour améliorer le bien-être de
leurs résidents. Les bâtiments sont conçus pour offrir plus
de lumière naturelle, de convivialité, d’ouvertures sur
l’extérieur et sont dotés d’équipements sophistiqués :
système domotique perfectionné, espaces de relaxation, de balnéothérapie,
de stimulations multi-sensorielles, parcours de motricité, éclairages
bio-énergétiques. Le Médou, situé à Bréviandes
dans l’Aube, est l’une des structures les plus novatrices de la
FEHAP. L’établissement a reçu le premier prix d’Architecture
le 22 mai dernier à Paris, lors du salon Géront-Handicap Expo.
Certains établissements adhérant à la FEHAP, travaillent
aussi sur le développement de thérapies alternatives pour parvenir
à alléger les traitements.
Les proches des malades ne sont pas oubliés. Les SSIAD
« Estuaire sud Loire » à Paimboeuf et « Canton
de Saint-Etienne de Montluc » à Couëron en Loire-Atlantique,
proposent aux aidants à domicile un programme de soutien, à base
de séances collectives et individuelles et d’études de cas
pratiques pour les aider à mieux comprendre et vivre avec leur parent
malade.
Pour aider les proches et le grand public à mieux connaître la
maladie d’Alzheimer, la FEHAP a publié, il y a quelques mois, avec
la Fondation Caisse d’Epargne, une bande dessinée intitulée
« Le jour où il a oublié mon nom ».
La FEHAP participe aussi à l’innovation via ses
commissions dédiées au grand âge. Elle favorise et encourage
le développement de prises en charge « alternatives »
à domicile.
À propos de la FEHAP : La Fédération
des Etablissements Hospitaliers et d’Assistance Privés à
but non-lucratif totalise 3112 établissements adhérents (dont
plus de 1000 établissements et services destinés aux personnes
âgées), 2,5 millions de personnes accueillies chaque année,
une capacité totale de 200 000 lits et places et 190 000 salariés
(www.fehap.fr).
Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux
En 2050, un Européen
sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la
plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine
du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre
de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment
vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles
conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance
et des dépenses de santé) ?
La seule notion d’âge
calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement
démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique
de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches,
sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes,
des sociologues et des médecins présentent ici des éléments
objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête
– ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.
Augmentation de l’espérance
de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles
solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie
européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion
sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.
Ont contribué à
cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent
Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève
Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg,
Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican,
Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.
La Documentation française
29-31, quai Voltaire
75344 Paris Cedex 07
Téléphone : 01 40 15 70 00
Télécopie : 01 40 15 72 30 www.ladocumentationfrancaise.fr
Sommaire
Avant-propos Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des
projections État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès
des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement
de la population Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance
en Europe
Eté 2007 : la Fondation de France se mobilise pour combattre l’isolement des plus âgés Document sans titre
La Fondation de France soutient,
partout en France, tout au long de l’année, des associations, des
centres sociaux et des établissements qui apportent des réponses
alternatives à l’isolement des personnes âgées.
250 projets de lutte contre l’isolement soutenus depuis 2001 « Vieillir
dans son quartier, dans son village » : c’est à partir de
ce souhait largement exprimé par les Français que la Fondation
de France soutient chaque année 35 initiatives originales qui répondent
à quatre critères essentiels : renouer des liens de voisinage,
rompre l’isolement, favoriser l’autonomie et valoriser les personnes.
Ces projets s’articulent essentiellement autour de 3 grandes thématiques
:
1. la mobilité : 14% des initiatives soutenues préviennent le
vieillissement en favorisant le déplacement
des personnes âgées en milieu urbain et périurbain.
2. la vie sociale et la lutte contre l’isolement : ces deux problématiques
représentent 35 % des
projets, une part en constante progression.
3. l’habitat : élément clé de la socialisation des
personnes, le logement regroupe 24% des projets
soutenus. À titre d’exemples :
A Paris, Délidémo
propose un service de bibliothèque à domicile
Rassembler les générations autour du livre, c’est l’objectif
de l’association Délidémo dans le 12ème arrdt.
Avec l’aide de bénévoles, elle propose un service de portage
de livres à domicile. Un bénévole rend visite chaque
semaine aux
personnes âgées pour leur proposer un large choix d’ouvrages.
Ce moment est l’occasion d’un échange et la création
d’un véritable lien. Chaque lecture est l’occasion d’une
critique faisant l’objet d’un article dans « La Gazette
» de l’association.
Les « veilleurs
de la vieillesse » brisent l’isolement des plus âgés
à
Voisins le Bretonneux (78) Pendant tout l’été, la coordination
gérontologique de Plaisir, met en place au
sein de la commune de Voisins le Bretonneux, un réseau de solidarité
en faveur des personnes âgées isolées de plus de 75 ans.
Une dizaine de bénévoles, des mères de familles et des
jeunes retraités soutenus par une quinzaine d’étudiants,
se relaient à leur domicile. Les visites donnent lieu à des
discussions ou des sorties permettant de briser l’isolement important
dans cette ville des Yvelines.
Une association parisienne
rassemble sous le même toit, personnes âgées et étudiants
L’association PariSolidaire met en relation un senior (dit accueillant)
qui propose une chambre à son domicile et un étudiant (dit accueilli)
qui offre des
services ou une participation financière en échange de cet accueil.
L’association réalise une démarche de sélection
et d’accompagnement de ces « binômes » basée
sur les notions d’engagement, de solidarité et de citoyenneté.
Une charte
a été créée pour formaliser la démarche.
Cette initiative remporte un vrai succès. À ce jour, les 160
binômes constitués répondent efficacement à deux
problèmes : l’isolement des personnes âgées et la
pénurie de logements pour les étudiants.
A Paris, jeunes et anciens
se retrouvent à « La Maison Ouverte » pour partager ateliers
créatifs et activités corporelles
« Vieillir c’est s’épanouir, découvrir et
faire grandir ses talents ». C’est le credo de Gisèle Bessac,
directrice de la Maison Ouverte, lieu de ressources pour les personnes âgées
du 14ème arrdt. La Maison ouverte offre à la fois un accueil,
une écoute, des activités corporelles, artistiques et culturelles
(groupes de discussion et consultation avec un psychologue, danse et mouvement,
couleur et image, chant, yoga…). Du 16 juillet au 31 août 2007,
ce sont des ateliers de toutes natures qui sont proposés : confiture,
tai chi, peinture et photo…l’occasion pour toutes les générations
de se retrouver autour de passions communes.
Photo
de famille à Fournels
Concilier dans un canton rural action culturelle, logement social et lien
intergénérationnel, c’est le défi relevé
par le maire de Fournels, en Lozère. Du 14 juillet au 15 août,
des ateliers photos sont mis en place à l’intention de 15
résidents de la maison de retraite de la commune, âgés
de 82 à 90 ans.
L’objectif : créer un livre retraçant l’histoire
de chacun à travers prises de vues et recueil de témoignages.
Quelques chiffres sur
l’isolement des personnes âgées en France:
Un Français sur cinq a aujourd’hui 60 ans ou plus, soit 12,7
millions de personnes1. Parmi
elles, 4,3 millions ont plus de 75 ans. En 2050, 22,3 millions de personnes
auront plus de 60 ans, soit
le tiers de la population totale.
37%2 des français de plus de 60 ans déclarent « Vivre
seuls, sans conjoint ni personne
d’autre ». Leur proportion a triplé depuis 1962. À
cet isolement résidentiel, souvent synonyme de
rupture du lien social, s’ajoute un sentiment de solitude qui se fait
croissant avec l’âge.
La solitude frappe d’abord les femmes : 1 femme sur 5 de plus de 75
ans vit en couple contre 2
hommes sur 3 aux mêmes tranches d’âge.
Le vieillissement isole. L’âge charnière se situe entre
79 et 83 ans, âge où la perte du conjoint, des
douleurs physiques plus présentes, une perte d’autonomie, renforcent
le sentiment de solitude.
Hormis le facteur de l’âge, de multiples variables entrent en
jeu :
23% des plus de personnes de plus de 84 ans vivent seules ou à deux.
La fréquentation d’un
groupe ou club décroît avec l’âge passant de 66%
pour les sexagénaires à 37% pour les plus âgés.
Une
personne sur 5 a souffert « d’un état dépressif
» à un moment donné 4.
Daxon innove et donne de la voix sur le web Document sans titre
Plus d’un million
et demi de personnes sont mal voyantes en France. Pour faciliter l’accessibilité
de son site web www.daxon.fr, Daxon propose désormais un assistant vocal
révolutionnaire sur son site e-commerce. Celui-ci permet la lecture audio
sur demande, par l’intermédiaire de voix réalistes, des
textes du site web pointés par la souris de l’internaute.
Cet assistant vocal se présente sous la forme d’une barre d’outils,
très simple d’utilisation, positionnée en bas de la fenêtre
du site www.daxon.fr. Daxon a également intégré au sein
même de son site un bouton d’activation / désactivation de
cet outil.
Les principales fonctionnalités de cette barre d’outils sont les
suivantes :
• Mise en marche de l’assistant vocal : permet d’activer l’assistant
vocal. Celui-ci commencera à lire tout texte survolé par la souris.
Le texte peut être un mot, une phrase, un paragraphe, voire la totalité
de la page.
• Ecouter ou sauvegarder : vous pouvez écouter ou sauvegarder,
au format MP3, les textes de votre choix pour pouvoir les écouter ultérieurement.
• Un Zoom : Cet outil permet d’augmenter ou de diminuer la taille
des textes affichés à l’écran.
• Le Surlignage : Cette commande vous permet de déterminer la couleur
d’arrière plan désirée et donc un meilleur contraste
et une meilleure visibilité des textes.
Ce lancement est couronné de succès : 30% des 225 000 visiteurs
uniques qui ont fréquenté le site Daxon en juin ont en effet utilisé
l’assistant vocal.
Au-delà de l’accessibilité à Internet, la solution
Talklets ouvre de nouvelles perspectives en permettant de diffuser des messages
audio promotionnels, en fonction de l’actualité de la marque. Le
site Daxon.fr ouvre ainsi la voie à une première étape
« multi-sensorielle » de la vente en ligne.
Les Baby boomers américains se plaignent de leur mauvais état de santé Document sans titre
La santé des nouveaux
retraités pourrait bien se révéler plus calamiteuse que
celle de leurs parents.
Une étude menée
aux Etats Unis par le National bureau of economic research sur 5000 personnes
nées entre 1948 et 1953 révèle qu’ils ont plus de
difficultés à grimper des escaliers, s’extirper d’un
canapé profond, se pencher pour saisir leurs petits enfants.
Le paradoxe est d’autant
plus impressionnant qu’ils fument moins, qu’ils sont plus conscients
de ce qui est bon ou mauvais pour la santé, et qu’ils ont accès
à tout e une gamme de traitements et solutions médicamenteuses.
Mais ils affirment souffrir plus, boire plus, et souffrir d’un risque
de dépression plus élevé que la génération
précédente.
Ces conclusions apparaissent
difficiles à accepter même pour les chercheurs qui ont mené
l’étude. Ceux ci affirment que des travaux complémentaires
sont nécessaires. ,“Nous avons grandi dans un climat ou chacun
pensait qu’il existait une pilule pour chaque problème” explique
Charles Portnoy, médecin à Westlake Village, Californie né
en 1949. « Une pilule permettait de ne pas faire d’exercice ou de
surveiller sa nourriture’.
L’étude a
utilisé des statistiques tirées des fichiers « Santé
et retraite », une base de données constituée sur fonds
fédéraux pour le suivi des différentes classes d’âge
de retraités. Il apparait ainsi que les personnes nées entre 1936
et 1941 font état de moins de problèmes – et ce dans quasiment
tous les domaines – que les personnes nées entre 1942 et 1947.
Ce second groupe à son tour énonce moins de difficultés
à vivre que les baby boomers.
Des critiques se sont élevées
contre la capacité des personnes interrogées à rendre compte
de leurs peines et douleurs. Certains ont évoqué le peu de fiabilité
que l’on pouvait accorder à des plaignants chroniques Arun Karlamangla,
gériatre de l’Université de Californie, a remarqué
que dans les trios groupes d’âge les femmes font état de
plus de problèmes de santé que leurs homologues hommes. «
Nous savons que c’est faux, que les femmes sont en meilleure santé
que les hommes ». Karlamangla estime que l’étude s’est
trop focalisée sur les personnes nées entre 1946 et 1964.
Il affirme qu’une
étude menée sur les personnes nées après 1953 révélerait
une meilleure conscience d’une santé conservée à
coup d’exercices physique et de fitness.
Enfin une dernière
range d’observateurs affirment que la douleur énoncée par
les personnes enquêtées tient au fait qu’elles sont en surpoids?
Les statistiques nationales montrent que 61% des Américains étaient
trop gros ou obèses l’an dernier.
La Fédération Nationale des Centres de Lutte contre le Cancer la Ligue nationale contre le cancer et la Mutualité Française signent un accord cadre
Cet accord cadre a pour objectif
d’accompagner l’approche globale de la prise en charge du cancer souhaitée
par la Mutualité Française dans le cadre de son Parcours de Santé
Mutualiste. Cette prise en charge concerne la phase de la prévention et
du dépistage, de la maladie, de l’accompagnement et de la réinsertion.
Elle se veut spécifique et personnalisée : elle est destinée
à la personne et à son entourage.
La FNCLCC, la LNCC et la Mutualité
Française ont d’ores et déjà retenu trois actions
:
- Informer et éclairer le
choix d’orientation des adhérents mutualistes et de leur entourage
: l’objectif sera d’offrir aux adhérents mutualistes, à
leurs proches et aux professionnels de santé qui les accompagnent, un
point d’information unique multimédia, appelé centre de
contacts, couvrant un champ d’informations sanitaires, sociales et médico-sociales
afin notamment d’orienter leurs choix vers les établissements répondant
aux critères de qualité retenus par les autorités sanitaires.
- Accompagner les adhérents
mutualistes et leur entourage : la Mutualité Française en lien
avec la FNCLCC et la LNCC s’engagent à accompagner les adhérents
mutualistes et à soutenir leur entourage pour faire face aux difficultés
quotidiennes et familiales, sociales et économiques posées par
la maladie.
- Favoriser l’action du médecin
traitant : il est primordial pour les 3 organismes signataires de cet accord
de mettre le médecin traitant au centre du dispositif du Parcours de
Santé Mutualiste. Une réflexion sera menée entre la Mutualité
Française, la LNCC et la FNCLCC sur l’implication du médecin
traitant dans le Parcours de Santé Mutualiste.
Rappelons qu’en France
environ 800 000 personnes vivent actuellement avec un cancer et 2 millions en
ont eu un au cours de leur vie. Avec 280 000 nouveaux cas diagnostiqués,
soit environ 140 000 adhérents mutualistes, et 150 000 morts par an,
le cancer représente la deuxième cause de mortalité et,
surtout la première cause de mortalité prématurée.
La lutte contre le cancer fait l’objet d’une mobilisation importante
des pouvoirs publics, depuis plusieurs années. Le plan 2003-2007 de mobilisation
nationale contre le cancer s’est donné pour ambition de diminuer
de 20 % la mortalité par cancer et d’améliorer la prise
en charge des malades. Le plan a arrêté 70 mesures pour atteindre
5 objectifs : prévenir, dépister, soigner, accompagner ainsi que
comprendre et découvrir, et s’est accompagné de la création
de l’Institut National du Cancer.
* La Mutualité Française
a décidé lors de son congrès de juin 2006 de s’engager
dans une nouvelle stratégie : celle du Parcours de Santé Mutualiste.
Le Parcours de Santé Mutualiste est une démarche de l’ensemble
des mutuelles pour permettre à tous les adhérents mutualistes
d’accéder à la qualité en matière de santé
dans tous les domaines : la prévention, le dépistage, les soins,
l’accompagnement de la personne malade et de son entourage et la réinsertion.
La lutte contre le cancer figure parmi les quatre thématiques de santé
retenues en priorité pour le développement et le déploiement
du Parcours de Santé Mutualiste en cohérence avec la dynamique
impulsée par les pouvoirs publics. Le cancer n’atteint pas seulement
un organe isolé mais touche une personne dans son environnement personnel,
familial et social. Au moment où la maladie est diagnostiquée
et traitée, c’est souvent toute une famille qui est concernée.
Dans ce contexte, l’approche de la Mutualité Française,
dans le cadre du Parcours de Santé Mutualiste, se veut générale
: elle porte sur l’ensemble de la pathologie « cancer », quels
que soient l’organe atteint et le mode de prise en charge en soins. Elle
se veut globale : elle concerne la phase de la prévention et du dépistage,
de la maladie, de l’accompagnement et de la réinsertion. Elle se
veut spécifique et personnalisée : elle est destinée à
la personne et à son entourage.
Le Parcours de Santé Mutualiste sera mis en place progressivement dès
janvier 2008.
Plan Canicule 2007 de la ville de Paris Document sans titre
Depuis 2004, le maire de Paris
a souhaité, dans le cadre de ses compétences, la mise en place d’un
plan d’action local pour lutter contre les conséquences de la canicule,
en concertation avec la Préfecture de Police. Il comporte, conformément
au dispositif national, trois niveaux d’alerte progressifs, qui sont fonction
de l’intensité de la canicule.
niveau 1 : niveau de veille saisonnière et de vigilance
(déclenché automatiquement du 1er juin au 31 août de chaque
année).
niveau 2 : niveau de mise en garde et actions (MIGA) déclenché
par le Préfet de Police pour Paris sur la base de l’évaluation
des risques météorologiques et sanitaire, réalisée
quotidiennement par l’institut de veille sanitaire (INVS) en concertation
avec Météo France. Pour Paris la décision de déclenchement
devra être prise lorsqu’il est prévu de dépasser pendant
3 jours consécutifs de 31 degrés le jour et de 21 degrés
la nuit.
niveau 3 : niveau de mobilisation maximale. Ce niveau est déclenché
par le gouvernement, et s’apparente au plan ORSEC.
En juillet 2006, une action de grande ampleur (déclenchement
du niveau 2 du plan) a été menée pendant 15 jours pour
faire face aux températures particulièrement élevées
que la capitale a alors connues.
Pour l’été 2007, la Ville de Paris a souhaité,
d’une part, renforcer son dispositif en matière de prévention
et, d’autre part, de suivi des personnes à risques qui peut se
résumer en 7 groupes d’actions.
1/ Un plan de prévention engagé dès le printemps 2007 :
Des actions de sensibilisation et de prévention ont été
menées en direction des personnes fragiles et du grand public :
plus de 261 500 personnes âgées ou handicapées
(sélectionnées à partir des fichiers de l’assurance
maladie, des caisses de retraite, de la Caisse d’Allocation Familiale
et du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris) reçoivent ou
ont reçu à leur domicile une lettre du Maire accompagnée
d’une plaquette d’information donnant des conseils pour prévenir
et faire face aux conséquences de la canicule.
Ce courrier les encourage également à s’inscrire
sur le registre dit « CHALEX » (chaleurs extrêmes)
par téléphone en appelant le 39 75 (coût d’un
appel local depuis un poste fixe), ou via un bulletin d’inscription, qui
est joint. Les 13 000 personnes qui s’étaient inscrites sur CHALEX en
2006 ont été destinataires d’une proposition de confirmation
de leur inscription pour 2007 ; cette confirmation est essentielle pour
mettre à jour les informations les concernant. L’ensemble des personnes
inscrites a été contacté téléphoniquement
fin mai par des opérateurs mandatés par la Ville pour vérifier
leurs coordonnées.
Des exemplaires de ce bulletin sont disponibles en Mairie d’arrondissement
et auprès des sections des arrondissements du Centre d’Action Sociale
de la Ville de Paris, où les personnes intéressées trouveront
toute l’aide nécessaire pour procéder à leur inscription.
Une campagne d’information locale (journaux municipaux,
panneaux lumineux, site internet de la Ville de Paris) est dès le 1er
juin et sera suivie, à la fin du mois, d’une campagne d’affichage
grand public appelant à la vigilance et incitant les Parisiens à
poursuivre leurs actes de solidarité.
Une affiche, un dépliant et un mémo social ont
été envoyés aux médecins généralistes
parisiens.
2/ Un plan d’action renforcé dès le niveau
1 entre le 1er juin et le 31 août (niveau de veille et de vigilance)
:
Les services de la Ville de Paris et les partenaires seront en alerte dès
le 1er juin et, en cas de canicule avérée, opérationnels
sans délai lors du déclenchement du niveau 2 par le Préfet
de Police de Paris.
Pour ce faire la Ville de Paris a souhaité associer les partenaires susceptibles
d’être en contact avec des personnes dites isolées ou fragiles et
accroît son offre en lieux rafraîchis:
Actions 1 : Mieux repérer
et accompagner les personnes isolées :
Les structures accueillant des personnes âgées ou handicapées
(établissements) ou au contact avec elles (services d’aide à
domicile) repèrent les personnes les plus fragiles et préparent
des moyens spécifiques (personnel, logistique) là où les
risques de canicule auraient les plus graves conséquences ; elles
sensibilisent également le personnel et les usagers aux mesures de protection
contre la chaleur.
Des partenariats ont été
conclus avec les associations locales les médecins et les pharmaciens
au niveau des arrondissements. Ces actions de prévention sont coordonnées
par les Points Paris Emeraude, structures locales de coordination gérontologique
en lien avec les sections locales du Centre d’Action Sociale.
Les conseillers de quartiers,
acteurs de proximité, seront associés au dispositif mis en place
pour 2007 et pourront, s’ils le souhaitent, bénéficier d’une
formation et se joindre aux services sociaux en cas de besoin.
En complément du
dispositif de formation proposé aux gardiens d’immeubles gérés
par les bailleurs sociaux (OPAC et RIVP), l’ensemble des gardiennes et
gardiens d’immeuble du parc privé recevront prochainement un courrier
les invitant à encore plus de vigilance pendant la période estivale
et à recommander aux personnes fragiles de leur quartier à s’inscrire
sur le dispositif CHALEX.
La Ville de Paris s’est
engagée dans le recrutement de jeunes souhaitant effectuer leur service
civil volontaire afin d’accompagner le repérage des personnes isolées,
de susciter des réseaux de quartier et d‘assurer des visites de
convivialité aux Parisiens âgés.
Un appel aux grands réseaux
de bénévoles parisiens a été lancé et s’accompagnera
de l’organisation d’une formation à l’accompagnement
des personnes fragiles.
En interne, la Ville de Paris fait appel à ses agents volontaires, quel
que soit leur service de rattachement, pour apporter leur concours à
l’intervention de crise en cas de canicule..
Actions 2 : proposer
des locaux rafraîchis dès le niveau 1 :
La Ville gère 82 clubs offrant des activités de loisirs aux personnes
âgées parisiennes. 67 d’entre eux sont équipés
de dispositifs de rafraîchissement. Ils sont d’ores et déjà
en accès libre pour les Parisiens âgés en situation de fragilité,
et les services sociaux inciteront le public âgé à s’y
rendre pendant l’été.
Par ailleurs, l’ensemble
des moyens de communication de la Ville ainsi que les services sociaux et les
bénévoles seront mobilisés pour inciter les personnes fragiles,
conformément aux conseils de prévention diffusés par le
ministère de la Santé, à fréquenter les lieux rafraîchis
ouverts au public.
3/ Une mobilisation large
en cas de déclenchement du niveau 2, (mise en garde et actions) :
Rappel : le Préfet engage le niveau 2 en cas de dépassement
pendant 3 jours consécutifs de 31°C le jour et de 21°C la nuit.
Le Niveau 2 est le niveau
de mise en garde et actions (MIGA) déclenché par le Préfet
de police de Paris sur la base de l’évaluation des risques météorologiques
et sanitaire, réalisée quotidiennement par l’institut de
veille sanitaire (INVS) en concertation avec Météo France.
Actions 3 : Activation
de la cellule de crise :
En niveau 2, un dispositif spécifique de gestion de crise est mis en
place : une cellule, située à l’Hôtel de Ville coordonnera
les interventions de terrain et assurera la collaboration avec la Préfecture
de Police. Pendant la semaine chaque arrondissement activera une cellule spécifique
réunissant les services sociaux. Pendant les week-end et jours fériés,
elles seront centralisées à la Direction de l’action sociale
de la Ville de Paris (DASES), Quai de la Rapée.
Actions 4 : Appel des personnes
inscrites sur le fichier CHALEX :
La plate-forme téléphonique d’appel des personnes fragiles
inscrites sur le fichier CHALEX est activée. Ces appels permettent de
vérifier leur état de santé (en 2006, tous les inscrits
au fichier CHALEX étaient appelés au moins une fois toutes les
48 heures ; une modulation plus fine des appels, en fonction de l’aggravation
de la crise, est prévue pour l’été 2007);
Adossés à une régulation médicale et sociale spécifiquement
mobilisée pour la canicule, des opérateurs formés et mandatés
par la Ville vérifient au fil de leur conversation s’il y a un
risque sanitaire ou social grave, et le signalent immédiatement soit
aux services de secours (Samu, Pompiers) pour une intervention médicale
immédiate, soit aux services sociaux polyvalents, qui, après contact
téléphonique avec la personne signalée, peuvent, si nécessaire,
lui envoyer rapidement un travailleur social et mettre en place un accompagnement
social adapté avec le concours de professionnels (services d’accompagnement
et de soins ou de portage de repas à domicile), bénévoles
associatifs, les recrues du service civil volontaire ou agents volontaires de
la Ville (notamment pour des visites de contrôle ou des courses de dépannage).
Actions 5 : Ouverture
de lieux de répit adaptés et rafraîchis :
En période de forte chaleur, il est essentiel de pouvoir bénéficier
d’un répit dans un lieu disposant d’un rafraîchisseur
d’air pour prévenir les effets dangereux de la canicule sur l’organisme
(2 à 3 heures/jour sont jugés nécessaires par les professionnels
de santé). La Mairie de Paris met en place un réseau de salles
dites « rafraîchies », dans la capitale pour les
bénéficiaires du dispositif CHALEX mais aussi pour les personnes
fragilisées qui lui seront signalées par les professionnels (services
sociaux, médecins, services d’aide à domicile..).
Ce réseau sera constitué
de locaux situés, selon la configuration locale, dans les Mairies d’arrondissement,
dans certains clubs gérés par le Centre d’action sociale
de la Ville de Paris, dans les maisons des associations, ainsi que dans des
hôtels ayant conclu une convention ad hoc avec la Ville.
Ouvertes l’après
midi et destinées aux seules personnes fragiles, ces salles ne seront
pas directement accessibles aux Parisiens afin de permettre une bonne régulation
du dispositif et d’assurer la sécurité des personnes accueillies.
L’orientation s’effectuera sur recommandation des services sociaux
et des médecins.
Un service de transport
spécifique est prévu pour accompagner les personnes les moins
autonomes vers les salles rafraîchies. Ce service de transport sera assuré
par le service des Transports Automobiles Municipaux (TAM), renforcé
par un prestataire en mesure d’assurer une montée en puissance
rapide (mobilisation de 90 véhicules par jour). Le service de PAM (Paris
Accompagnement Mobilité) confortera le dispositif en direction des personnes
à mobilité réduite ou handicapées.
Une animation dans
les salles rafraîchies sera assurée, soit par des agents du CAS-VP,
soit par des agents volontaires de la ville, soit par des jeunes du service
civil volontaire.
Ces locaux bénéficient
d’une surveillance sanitaire (assurée notamment par les secouristes
de la Croix Rouge et de la Sécurité Civile)
Actions 6 : Mobilisation
continue et active des services de la Ville de Paris et de ses partenaires auprès
des personnes fragiles :
Une vigilance continue est exercée par les services de proximité :
Surveillance accrue et conseils
des services sociaux de la ville pendant leurs interventions, remontées
systématiques des signalements divers (PPE, Maison Départementale
des Personnes Handicapées, Médecins, voisins, gardiens d’immeubles..)
à la cellule de coordination de chaque arrondissement.
La collectivité parisienne
finance, en cas de besoin spécifique lié aux conditions estivales,
des interventions supplémentaires auprès des personnes fragiles,
dans le cadre de la convention qui la lie aux associations d’aide à
domicile.
Actions 7 : vigilance
accrue au sein des maisons de retraite
gérées par la Ville de Paris (CAS-VP) :
Dans les résidences-services et les résidences-appartements (foyer-logements)
du Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, les gardiens d’immeubles
assureront une veille particulière. Les résidents pourront disposer
de climatiseurs mobiles sur place ou à proximité, pourront bénéficier,
au besoin, de livraisons de boissons fraîches.
Dans les résidences-santé
(maisons de retraite médicalisées), un suivi particulier est mis
en place (hydratation, alimentation adaptée et rafraîchissement
des locaux) dans le cadre du plan bleu dont l’ensemble des résidences
de la Ville est doté. Des personnels supplémentaires seront recrutés
pour la période d’été.
4/ Mise en œuvre du niveau 3 : mobilisation maximale
Le niveau 3 « mobilisation générale» est déclenché
par le Premier Ministre si le phénomène de canicule prévu
est susceptible d'entraîner par son intensité ou son ampleur dans
plusieurs régions des effets collatéraux (coupures d'électricité
ou de fourniture d'eau, sécheresse, saturation des hôpitaux ou
de la chaîne funéraire, …). Le préfet de zone prend
la conduite directe du dispositif, conçu sur le mode du plan ORSEC, permettant
de pouvoir procéder à des réquisitions de moyens supplémentaires
et à une organisation sanitaire renforcée. Le Préfet
de département met alors en œuvre le plan ORSEC.
Les actions engagées
par la Ville de Paris au niveau 2 sont poursuivies et intensifiées sous
la conduite du Préfet de zone.
Rappel des actions
engagées en niveau 2 par la Ville de Paris
Actions 1 : Mieux repérer
et accompagner les personnes isolées
Actions 2 : proposer
des locaux rafraîchis dès le niveau 1
Actions 3 : Activation
de la cellule de crise
Actions 4 : Appel des personnes
inscrites sur le fichier CHALEX
Actions 5 : Ouverture
de lieux de répit adaptés et rafraîchis
Actions 6 : Mobilisation
continue et active des services de la Ville de Paris et de ses partenaires auprès
des personnes fragiles
Actions 7 : Vigilance
accrue au sein des maisons de retraites gérées par la Ville de
Paris (CAS-VP)
Message aux personnes fragiles résidant à Paris :
Avant que les grandes chaleurs
de l’été ne surviennent, pensez à vous inscrire,
ou à encourager à s’inscrire les personnes de votre entourage,
sur le fichier CHALEX. Ce dispositif est conçu pour vous aider à
passer l’été à Paris dans de bonnes conditions. A
tout moment, si vous changez d’avis, vous pourrez demander votre radiation
du fichier CHALEX par simple appel au 39-75*.
Si vous êtes déjà
inscrit, pensez DE TOUTE URGENCE à actualiser les données que
vous avez fournies l’année dernière (changement d’adresse,
de code d’entrée, de dates d’absence..), sinon nous risquons
de ne pas pouvoir vous joindre, de nous inquiéter et de déclencher
une intervention coûteuse et inutile!
Si vous vous inscrivez,
dites le autour de vous, parce que c’est aussi un bon moyen de signaler
votre situation à votre gardien, votre pharmacien, votre médecin,
votre aide à domicile, qui sont tous sensibilisés aux risques
de la canicule et de l’isolement!
N’hésitez pas
non plus à le dire à votre entourage proche (famille, voisins,
commerçants) qui sera sans doute heureux de vous aider ou vous conseiller
pour mieux résister à la chaleur.
Enfin, si vous êtes
appelé par les opérateurs de la Ville, réservez leur un
bon accueil et essayez de bien préciser quel est votre problème
et ce dont vous avez besoin.
Destiny 1600, une aide auditive qui a des choses à vous dire Document sans titre
« Jusqu’à
présent,pour le grand public, c’est dans l’automobile seulement
qu’on rencontrait ce genre de self diagnostic. Pour le grand public, c’était
resté du domaine de la prospective, avec Destiny, cela fait maintenant
partie de la vie quotidienne !», ponctue-on chez Starkey.
Destiny permet à l’audioprothésiste
de programmer dans l’appareil, le prochain rendez-vous avec son patient
: le moment venu, Destiny 1600 le lui rappelle par un petit message vocal chuchoté
au creux de l’oreille. « Destiny 1600 parle au patient, c’est
unique ! »
« Fruit de la nFusion, alliance
des technologies auditives et des nanotechnologies, Destiny 1600 ouvre une nouvelle
ère dans la correction auditive. Aujourd’hui, les techniques liées
à la correction sont très sophistiquées, tous les défauts
d’audition se corrigent. : c’est donc sur l’usage, l’ergonomie
que portent les progrès décisifs pour l’avenir des malentendants.
Destiny 1600 est un produit révolutionnaire de ce point de vue ; nous
en avons fait un vrai Compagnon auditif pour le patient, avec des interfaces
tout à fait uniques . La prothèse auditive est définitivement
oubliée !», explique Thierry Daudignon, directeur général
de Starkey France.
Un nouveau produit issu des recherches de Starkey sur les nanotechnologies.
La nanotechnologie est la science de l’infiniment petit.
Le qualificatif nanomatériau concerne les objets dont la taille est inférieure
à 100 nanomètres (1 nanomètre = 10-9 mètre). Ce
vertigineusement petit possède une qualité incomparable : la précision.
C’est cette précision de calculs que Starkey applique à
l’aide auditive, après quatre années de recherche au sein
des laboratoires Starkey.
Starkey a utilisé le gain de puissance de calcul offert par les nanotechnologies
pour concevoir un processeur qui analyse instantanément les données
sonores de l’environnement du patient, pour un appareillage parfaitement
adapté.
Véritable concentré
d’avancées technologiques, Destiny est le premier appareil doté
de mesures in vivo simples et rapides permettant de personnaliser précisément
le pré-réglage par l’audioprothésiste. Il recrée,
en temps réel au travers d’un logiciel, la quasi-totalité
des environnements sonores, pour optimiser les réglages et pousser encore
plus loin les capacités de corrections en fonction de chaque patient..
Les Français obligés
de tendre l’oreille...
«Un malentendant est un être isolé, coupé du monde
de la communication. Il faut habituer les gens à passer des bilans d’audition,
et à franchir le pas de l’appareillage !» remarque t-il.
« Les nouvelles générations de produits sont quasiment invisibles
: on porte une aide auditive dans la plus grande discrétion ! »
Tout comme la presbytie affecte la vue, la presbyacousie attaque l’intégrité
du sens auditif aux détours de la cinquantaine. Un parallèle qui
s’arrête là : si le marché de l’optique est
porté par la mode, celui de l’auditif est encore relégué
dans l’aide au handicap.
A l’heure du papy-boom, les seniors français restent singulièrement
réfractaires aux aides auditives. «On ne compte que 800 000 appareillés
pour 8 millions de malentendants. », regrette Thierry Daudignon, directeur
général de Starkey France.
Quick Medical Services organise des conférences formatrices pour comprendre la vieillesse Document sans titre
Quick Medical Service, qui
est au contact quotidien avec les malades, avec ses 24 000
collaborateurs en France, met un point d’honneur à adopter et à
transmettre les techniques de soins
les plus modernes et les plus respectueuses de la personnalité des soignés.
Le leader européen de la gestion des ressources humaines dans le monde
de la santé, ne pouvait
qu’adhérer à la Philosophie créée par Yves
Gineste et son épouse Rosette Marescotti sur les
rapports entre les soignants et les soignés, la vieillesse, les soins
et le « prendre soin ».
« Les hommes vieux sont des personnes ». Rosette Marescotti et Yves
Gineste furent choqués par
ces hommes très âgés, délaissés, aux comportements
parfois pathologiques, à qui l’on ne parle que
120 secondes sur 24h, mais aussi choqués par le désarroi de ces
soignants qui font au mieux, avec
leurs connaissances.
Le livre qu’ils ont rédigé en collaboration avec Jérôme
Pelissier1, intitulé « Humanitude, comprendre
la vieillesse, prendre soin des hommes vieux », est un véritable
outil de travail qui présentent les
techniques, les règles de l’art que ces praticiens ont patiemment
recueillies, testées et validées sur le
terrain auprès des soignants depuis 26 ans.
Le « Vivre et mourir debout », l’ « auto feed-back »
(pour maintenir une communication continue avec
une personne aidée), le « toucher tendresse », la «
capture sensorielle »… sont autant de
« techniques du prendre soin » qui, sur le terrain donnent des résultats
immédiats et spectaculaires :
pacification de 90 % des comportements d’agitation pathologiques…
Quick Médical Service, spécialiste du recrutement dans le secteur
du médico-social fera découvrir
cette nouvelle approche aux personnels du monde de la santé et aux journalistes
qui le souhaitent
lors de conférences formatrices animée par Madame Farjat, consultante
et formatrice en gérontologie.
Sondage 2007 « les français et le grand-âge » : les maisons de retraite font toujours peur
La maison de retraite est perçue
comme un cadre de vie imparfait : les tarifs sont jugés trop élevés
(96 %) et les places disponibles sont insuffisantes (86 %). 84 % des français
pensent que les personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison
de retraite, et 79 % qu'on y met ses parents (ou grands-parents) à contre-coeur.
"Quitter son domicile et sa famille pour aller en maison de retraite parce
qu'on a perdu son autonomie est mal vécu, indépendamment de la maison
de retraite elle-même" commente Jérôme Pellissier (auteur
de "La guerre des âges" Ed. A. Colin) .
Le prix moyen d'une maison de retraite
s'élève à 1 500 euros par mois dans le public et le privé
(il est plus important en région parisienne). C'est un coût inassumable
pour 69 % des français. Seuls 24 % des français interrogés
se disent capables de financer l'hébergement de leur parent âgé.
Un tiers des français pense
que les personnes âgées sont maltraitées en maison de retraite.
Jérôme Pellissier argumente lors d'un interview au journal Le Parisien
: "La maltraitance est de plus en plus rare dans les établissements
mais elle est plus médiatisée. On est beaucoup plus sensible à
tout ce que s'y passe. Il n'ya a plus de tabou. Les français sont de
plus en plus exigeants et c'est leur inquiétude actuelle qui va faire
changer les choses".
Paradoxe, l'image des maisons de
retraite n'a jamais été aussi négative alors que le niveau
moyen des maisons de retraite s'est nettement amélioré. La maison
de retraite cristallise les manques de la prise en charge globale des personnes
âgées. Pourtant la vieillesse bénéficie d'une image
positive dans la société française.
"Il est nécessaire que le débat public s'empare du sujet"
estime Claude Evin, président de la Fédération Hospitalière
de France. La perception négative de la prise en charge des personnes
âgées en france est due à l'insuffisance de moyens, même
si le plan Solidarité Grand Age a permis de débloquer 700 millions
d'euros.
"Le domicile est le choix du
coeur, la maison de retraite, c'est le choix de la raison quand il n'y a pas
d'autres solutions. Mais il y a des situations pour lesquelles le maintien à
domicile n'est pas suffisant" précise Claude Evin.
(* sondage réalisé
le 11 et 12 avril 2007 par TNS Sofres pour la Fédération Hospitalière
de France et le Mensuel des Maisons de retraite, auprès de 1000 personnes
représentatives de l'ensemble de la population)
La prise en charge de la douleur chez les personnes âgées vivant à domicile Document sans titre
La douleur est un phénomène
très présent chez les personnes âgées. Cependant,
hormis les moments de douleur intense, les personnes âgées sollicitent
très peu les soignants et craignent les médications qui les rendraient
passives.
En effet, bien que signe
certain de l’âge, la douleur est avant tout ressentie comme preuve
de vie. Être en capacité d’y résister atteste d’une
vitalité active. Aussi, les médecins éprouvent des difficultés
à interpréter ce silence et à évaluer l’intensité
de la douleur.
La récurrence dans
le discours des patients et des soignants du poncif sur « les douleurs
de l’âge » marque des failles dans la considération
et le traitement de la douleur. En outre, il y a souvent des divergences d’appréciation
du phénomène douloureux entre médecins et infirmiers, ces
derniers étant, par leurs pratiques, plus proches des patients.
Les personnes âgées
ont tendance à banaliser leur douleur ; elles préfèrent
avoir recours aux antalgiques de base, évitant parfois certaines médications
par crainte d’effets secondaires gênants. Le plus important pour
elles et de garder une part d’autonomie et de se maintenir à domicile.
Prévenir la maladie d'Alzheimer: un grand défi de société à relever Document sans titre
Mai 2007
Avec un nouveau
cas toutes les sept secondes dans le monde, la maladie d’Alzheimer et
d’autres formes de démence devraient toucher 42 millions de personnes
dans le monde en 2020 et plus de 81 millions d’ici 2040 (dont 2 millions
en France), selon une étude publiée fin 2005 dans la revue médicale
britannique The Lancet. Selon l’Organisation mondiale de la santé
(OMS), 24 millions de personnes seraient atteintes dans le monde de cette
maladie.
Au cours des 50 prochaines
années, le nombre de personnes de plus de 60 ans augmentera de 9 millions.
Dans tous les cas, la part des sexagénaires dans la population totale
augmentera de manière significative. De 20,6 % de la population totale
en 2000, elle passera à 35 % en 2050. Aujourd’hui, près
de 10 millions de Français ont 65 ans ou plus, ils pourraient être
18,7 millions en 2050, soit 29,2 % de la population en 2050 (18,1 % pour les
75 ans ou plus et encore 7,5 % pour les 85 ans ou plus). Quant aux personnes
âgées de plus de 85 ans, au nombre de 1,3 million en 2005, elles
seront 2,1 millions dès 2020.
L’allongement de la
durée de vie (9 ans en trente-cinq ans) s’est traduit essentiellement
par des gains de vie en bonne santé, résume l’Insee, tout
en dressant la liste des maux qui menacent les « vieux ».
A 65 ans, les hommes peuvent espérer vivre encore plus de 17 ans et les
femmes plus de 21 ans. L’espérance de vie sans incapacité
a augmenté plus vite que l’espérance de vie générale
(9 ans depuis 1970) mais, selon des chiffres de 1991, les hommes doivent affronter
la perspective de vivre 5,6 ans en moyenne avec incapacité et les femmes,
8 ans. Par exemple, 5 % des 70-79 ans ont besoin d’aide pour la toilette,
19 % des 80-89 ans et 44 % des 90 ans ou plus. En outre, à partir de
60 ans, 75 % des personnes déclarent une ou plusieurs déficiences
de gravité très variable et 22,6 %, plusieurs déficiences
physiques. On compte aujourd’hui 1,3 million de personnes dépendantes,
dont plus de 700 000 sont atteintes de dépendance lourde de plus en plus
souvent liée aux maladies neurodégénératives et
notamment à la maladie d’Alzheimer.
En France, la maladie d’Alzheimer
et les syndromes apparentés frappent environ 855 000 personnes et l’on
estime à plus de 225 000 le nombre de nouveaux cas chaque année.
Si l’on inclut l’entourage familial, ce sont ainsi près de
trois millions de personnes qui sont directement touchées par la maladie
d’Alzheimer et selon les prévisions de l’Insee, près
de 1,3 million de personnes seront atteintes d’ici à 2020, soit
un Français de plus 65 ans sur quatre. Entraînant une diminution
de l’espérance de vie qui s’accroît avec l’âge
des personnes atteintes, la durée de survie moyenne est estimée
à cinq ans à partir de l’établissement du diagnostic.
La démence touche également davantage les femmes et constitue
la principale cause d’entrée en institution. (Voir rapport de l’OPECST)
La maladie frappe 5 % des
plus de 65 ans, 25 % des plus de 80 ans. Les estimations françaises chez
les plus de 75 ans sont de 13,2 % pour hommes et 20,5 % pour les femmes. Environ
65 000 décès sont dus à cette maladie chaque année,
autant de morts que ceux provoqués par l’alcool ou le tabac.
Le coût financier
s’élève, pour les dépenses strictement médicales,
à 5 731 € par malade. (Total estimé à 1 milliard d’euros
par an, dont 97 % pris en charge par l’assurance maladie) et pour les
dépenses médico-sociales à 16 307 € par malade. Au
total un malade représente 22 099 € de dépenses annuelles.
L’APA (allocation personnalisée d’autonomie) couvre une grande
part des frais engagés, mais 55 % de ces dépenses restent à
la charge des familles.
En matière de prévention
de la maladie d’Alzheimer, on sait depuis plusieurs années, grâce
à plusieurs études convergentes, que l’exercice physique
et les activités sociales jouent un rôle déterminant dans
le bon maintien des facultés cognitives. On sait également que
la prise régulière d’anti-inflammatoires semble exercer
un effet protecteur sensible contre cette affection redoutable.
Par ailleurs, une vaste
étude franco-australienne a montré que diminuer la pression artérielle
chez les personnes âgées permet de réduire le nombre de
lésions qui touchent la substance blanche du cerveau et qui, à
terme, pourraient augmenter le risque de problèmes cognitifs ou de démence.
Des chercheurs de l’Inserm
ont en effet réalisé une passionnante expérimentation sur
192 patients à trois ans d’intervalle afin de mesurer l’évolution
des lésions cérébrales. Un groupe de patients a reçu
un traitement contre l’hypertension, un autre groupe a pris un placebo.
Les résultats, publiés dans la revue Circulation, montrent que
les personnes sous hypertenseurs développaient deux fois moins de lésions
que les autres.
Cette étude a montré
que le volume des nouvelles lésions était cinq fois moins
important parmi les sujets sous anti-hypertenseur. Ces résultats confortent
donc la notion selon laquelle le traitement de l’hypertension artérielle
protège le cerveau. Le traitement était d’autant plus efficace
que les patients avaient une importante quantité d’hypersignaux
au début de l’étude. Les auteurs estiment donc que l’abaissement
de l’hypertension doit être pris en compte en tant que facteur important
dans la prévention des troubles cognitifs liés au vieillissement,
sachant que 80 % des gens de plus de 65 ans sont concernés par l’hypertension.
En matière alimentaire,
de récentes études américaines ont montré que
certains acides gras, et notamment les oméga-3 contenus dans certains
poissons, exerçaient un puissant effet protecteur sur les neurones en
empêchant le déclenchement de la maladie d’Alzheimer ou en
ralentissant sa progression.
Une autre étude américaine
a montré que manger suffisamment de légumes aide les personnes
âgées à conserver un cerveau jeune et en bonne santé,
et pourrait même retarder le déclin mental parfois associé
au vieillissement. L’étude fait ainsi apparaître que ceux
qui mangent plus de deux portions de légumes par jour semblent environ
cinq ans plus jeunes au bout de six ans de suivi que ceux qui en ont mangé
en petite quantité ou pas du tout.
Une étude américaine
récente par ailleurs vient de montrer, pour la première fois,
qu’un régime hypocalorique basé sur une diminution de la
consommation d’hydrates de carbone peut avoir chez la souris un effet
protecteur puissant contre la maladie d’Alzheimer. Les hydrates de carbone
sont des glucides que l’on trouve dans les céréales sous
forme d’amidon, certains légumes, les fruits et les « sucres »
habituels : sucre blanc ou sucre de canne.
Par ailleurs, de récentes
études américaines viennent de montrer que certains acides gras,
et notamment les oméga-3 contenus dans certains poissons, exerçaient
un puissant effet protecteur sur les neurones en empêchant le déclenchement
de la maladie d’Alzheimer ou en ralentissant sa progression. Au cours
des dernières années, trois grandes études épidémiologiques
ont montré par ailleurs que les statines, des médicaments bien
connus pour réduire le cholestérol sanguin, seraient des agents
protecteurs particulièrement efficaces. Elles permettraient de réduire
jusqu’à 70 % le risque de développer des démences
comme la maladie d’Alzheimer.
Une autre étude américaine,
menée par les docteurs Paul A. Adlard, et Carl W. Cotman, de l’Université
de la Californie, vient par ailleurs de confirmer qu’un simple exercice
physique quotidien peut prévenir ou retarder l’apparition de la
maladie d’Alzheimer. Enfin, plusieurs études récentes montrent
que la pratique régulière d’une activité physique
exerce un puisant effet antidépresseur, notamment chez les personnes
âgées.
Sur le plan médical,
on sait à présent, grâce à des autopsies de personnes
asymptomatiques, que les premiers signes de la maladie d’Alzheimer peuvent
être détectés dans le cerveau avant l’âge de
40 ans, comme le souligne le professeur Bruno Dubois, neurologue à l’hôpital
de la Salpêtrière (Paris) et président du comité
scientifique de l’association France-Alzheimer. Tous les chercheurs tentent
aujourd’hui d’identifier les cas de pré-Alzheimer, car les
traitements actuels sont d’autant plus efficaces qu’ils sont prescrits
tôt. Le diagnostic très précoce pourrait, selon les travaux
de l’équipe de Bruno Dubois, reposer sur l’étude de
la mémoire des faits récents.
Mais pour prévenir
la maladie d’Alzheimer, il ne suffit pas de maintenir une activité
intellectuelle et de pratiquer un exercice physique régulier, il
faut également maintenir une vie affective et sociale riche. Des
chercheurs américains ont en effet publié, dans la revue
Archives of General Psychiatry, les résultats d’une enquête
suggérant que la lutte contre la solitude des personnes âgées
pourrait être une arme contre cette maladie, en plus de leur offrir une
fin de vie sans doute plus heureuse.
Le travail de l’équipe
de l’université Rush de Chicago a été mené
en examinant pendant quatre années 823 personnes de 80 ans en moyenne,
volontaires pour participer à une grande étude sur le vieillissement,
ne présentant au départ aucun trouble neurologique et acceptant
de faire don de leur cerveau après leur décès pour qu’il
soit examiné. Pendant les quatre années de l’enquête,
sur les 823 personnes sélectionnées au départ, 76 ont développé
une démence de type Alzheimer et 90 décès de toutes causes
ont été observés.
En analysant le risque de
souffrir d’une démence en fonction du sentiment de solitude, les
auteurs de l’étude ont pu mettre en évidence le fait que
les personnes âgées souffrant le plus de solitude (avec un score
de 3,2 lors du premier test au début de l’enquête) avaient
deux fois plus de risque de plonger dans la maladie d’Alzheimer que celles
se plaignant le moins d’être seules (score de 1,3).
La solitude est-elle la
cause ou la conséquence de la maladie d’Alzheimer ? Pour répondre,
les chercheurs se sont penchés sur les résultats de l’examen
du cerveau pour les 90 personnes âgées décédées
au cours des quatre ans qu’a duré la surveillance. Les résultats
de ces autopsies prouvent que le cerveau des personnes décédées
et se plaignant particulièrement de solitude ne présentait aucune
des lésions typiques de la maladie d’Alzheimer (plaques amyloïdes,
neurofibrilles...).
C’est bien le sentiment
de solitude qui conduirait à la démence et non l’inverse.
« Le sentiment de solitude est associé à un déclin
des fonctions intellectuelles et au développement d’une démence,
selon des mécanismes physiopathologiques propres différents de
ceux de la maladie d’Alzheimer », concluent les auteurs. Désormais
le sentiment de solitude doit donc être considéré comme
un facteur de risque propre, ce qui devrait inciter à une expression
plus forte des différentes formes de solidarité avec les personnes
âgées.
Si nous voulons mettre en
place dans notre pays une ambitieuse politique de prévention de la maladie
d’Alzheimer, nous devons donc actionner simultanément plusieurs
leviers : prise en charge précoce et généralisée
de l’hypertension, éducation alimentaire, promotion d’une
bonne hygiène de vie et d’un exercice physique régulier,
encouragement des activités sociales cognitives pour les seniors, et
tests cognitifs généralisés dès 40 ans.
Une telle politique globale
de prévention pourrait prévenir ou retarder de manière
très importante l’apparition de la maladie d’Alzheimer et
son cortège de conséquences désastreuses sur le plan humain,
social et économique. Malheureusement, nous restons en France dans une
logique de « primauté thérapeutique ». Convaincu
par la toute puissance de la science, nous comptons d’abord sur les progrès
de la médecine pour parvenir à soigner et à guérir
cette terrible maladie.
Il serait pourtant possible,
pour un coût raisonnable, de mettre en place sur le long terme une politique
efficace de prévention de la maladie d’Alzheimer, en nous appuyant
sur les récentes découvertes des facteurs qui protègent
le cerveau de cette pathologie destructrice. Bien entendu, une telle prévention
active et généralisée n’est concevable qu’en
synergie avec un effort accru en matière de recherche fondamentale pour
mieux comprendre les mécanismes intimes de cette maladie complexe et
multifactorielle.
Comme en matière
de cancer et de maladies cardio-vasculaires, nous devons changer notre conception
de la santé et de la médecine et faire de la prévention
et de l’éducation sanitaire non des outils subsidiaires et mineurs
d’action mais des leviers majeurs de lutte contre les grandes pathologies
qui affectent nos sociétés modernes. Dans cette perspective, l’Etat
doit jouer un rôle déterminant d’impulsion et de mise en
œuvre sur le long terme de grandes politiques de prévention et de
dépistage précoce afin que notre pays puisse relever les
immenses défis sociaux du vieillissement à l’horizon 2050.
Mark FURNESS
Journaliste scientifique
markfurness@orange.fr
Si les articles de cette rubrique "Science&Innovation, vous ont intéressés,
je suis à votre disposition pour la rédaction de tout article, note ou
dossier dans les domaines suivant:
Mes articles ou dossiers s'appuient sur les références scientifiques internationales
les plus récentes et les plus sérieuses (tous mes articles contiennent
de nombreux liens Internet de références qui renvoient aux études citées)
ainsi que sur ma base de données scientifiques personnelles constituée
depuis 10 ans.
Ségolène Royal répond aux questions du manifeste pour tous les âges
Mesdames, Messieurs,
J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations
que vous représentez s’était réuni afin d’élaborer
collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à
l’élection présidentielle.
Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même
temps, à saluer l’action que mènent vos organisations au
service des personnes âgées.
Plutôt que de répondre point par point aux questions posées,
j’ai souhaité en faire la synthèse et développer
à votre intention les grands axes de la politique que je compte mener
en faveur des personnes âgées.
Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier
point : la France n’a pas encore tiré toutes les conséquences
du vieillissement de sa population.Au
demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai
volontiers une autre notion : celle de l’allongement de la durée
de la vie. Car c’est bien là que réside un des progrès
les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle
passé.
Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui
en moyenne 80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement
positive, ne se transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes
âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre
société change profondément le regard qu’elle porte
sur la vieillesse et sur le vieillissement.
Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société
véhicule parfois une image dévalorisante de la vieillesse, nos
compatriotes, pris individuellement, continuent à témoigner une
forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a
montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est
aussi sur cette solidarité intergénérationnelle, vivace
dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer pour faire évoluer
les mentalités.
Confrontée au vieillissement de la population, notre société
est face à plusieurs attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente
notamment en raison de l’absence d’associations puissantes qui puissent
régulièrement rappeler les pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un
signe du déclin de nos sociétés et un motif de charges
nouvelles importantes.
Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement
constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les
individus mais aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.
Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à
intégrer les problématiques liées au vieillissement dans
l’ensemble de nos politiques publiques : politique de santé publique,
politique d’aide à domicile, politique d’accessibilité
des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat
etc…
Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il
convient de mener une politique publique active en faveur du grand âge,
il convient parallèlement d’engager ce que vous appelez vous-même
une « politique du vieillissement ». Cela nécessite non seulement
d’appréhender globalement les problématiques liées
à l’avancée en âge mais cela doit nous permettre également
de faire prendre conscience à nos concitoyens que le vieillissement est
un processus progressif et qu’en la matière il existe aussi une
politique de prévention.
A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler
dans notre société à une forme de couperet qui séparerait
activité productive et inactivité sociale. Voici encore quelques
dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie
après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire
plus après la cessation de son activité professionnelle. Nous
sommes passés d’une époque où la retraite sonnait
le début de la fin de la vie à une époque où la
retraite constitue en réalité le début d’une nouvelle
vie. C’est toute notre société qui doit désormais
tirer les conséquences de ce phénomène heureux.
D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial
que les retraités jouent dans l’affirmation du lien social. Dans
quel état serait notre tissu associatif si les retraités ne s’y
impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence
si de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités
d’élu ? Il convient donc de valoriser ce qui doit l’être
et mener une politique permettant à un plus grand nombre de retraités
de trouver leur place et d’être utiles à une société
qui a besoin de leur expérience, de leur sagesse, de leur expertise.
Je veux mettre fin au gâchis social consistant à se passer de la
richesse de nos retraités.
Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des
organisations les représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le
rôle du Comité National des Retraités et Personnes Agées
avec pour objectif que les retraités et personnes âgées
de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.
Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan
de campagne : elle doit être présente partout dans la société.
C’est la raison pour laquelle il conviendra non seulement d’harmoniser
les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés
auprès des Conseils Régionaux.
Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant
des départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur
conseil lorsqu’il sera consulté par l’Etat. Je sais le poids
et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la Fédération
Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est
parce que les pouvoirs publics donneront aux organisations représentant
les retraités et personnes âgées la voix qui leur revient
qu’une politique contractuelle pourra se mettre en place.
Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations
dont sont victimes aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat
sera sur ce point un peu moins alarmant que celui que vous tirez.
Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment
amélioré au cours des dernières décennies même
s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte
Présidentiel, la revalorisation immédiate des petites pensions
de 5%. Je souhaite également que la place des personnes âgées
dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion
collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la
population qui a le plus recours tant aux soins libéraux qu’aux
soins hospitaliers : notre système de santé doit donc s’adapter
aux patients âgés et non l’inverse.
Cela entraîne notamment comme conséquence le développement
de la gériatrie à l'hôpital non seulement par la création
de filières gériatriques, de court et de moyen séjours
gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique
dans les
services hospitaliers. Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion
sur les conséquences du vieillissement sur l'aménagement du territoire.
Car nos territoires ne sont pas égaux face au vieillissement. Certains
départements cumulent une population jeune et un potentiel fiscal important
quand d'autres cumulent un taux important de personnes âgées et
de faibles ressources fiscales.
Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie
(APA) devait initialement être financée à 50% par l’Etat
et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé
dériver le système de telle manière depuis 2002 que les
conseils généraux financent aujourd’hui 70% des dépenses
d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité nationale
et la faculté de péréquation entre départements.
Ce constat m’amène à évoquer la question centrale
du financement de la dépendance.
Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million
de bénéficiaires, je ne crois pas utile de supprimer un système
qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il convient de l’améliorer.
Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes
âgées, en tirer un bilan d’application. Or, ce bilan, que
la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié
par le gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de
réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous
verrons alors ce qui a bien fonctionné – et de ce point de vue,
je pense que le travail accompli par les conseils généraux a été
globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.
Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles
vis-à-vis de la survenance d’une situation de dépendance
d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver
une place en maison de retraite ou une aide à domicile.
Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration
de la qualité des services.
En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la
durée du quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents.
Cette moyenne nous mettra au même niveau d’encadrement que beaucoup
de pays européens comparables et améliorera sensiblement le temps
de présence auprès des personnes âgées.
L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et
le maintien à domicile, toute une série de formules existent et
méritent d’être développées (domicile collectif,
accueil de jour, petites unités de vie…).
Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle
pour le confort des personnes âgées. La fermeture d’établissements
anciens et inadaptés sera d’autant plus aisée que chaque
fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi
que nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.
A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations,
l’Etat et les conseils généraux devra s’engager. J’ai
dans d’autres domaines évoqué le schéma « gagnant-gagnant
». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.
Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le
fonctionnement des Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà
encore une belle idée inventée par la gauche et qui depuis 2002
a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier
des charges des CLIC sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui,
réussissent.
Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin
que la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.
L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose
de théorique. Ce sont, très concrètement, des salariés
qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire et
leur humanité au service de nos aînés.
Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation
et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur
la formation continue.
Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois
les formations en alternance et de se doter de diplômes intermédiaires
(type BTS) permettant de former des cadres intermédiaires de l’action
sociale.
En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir
à coeur de soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur
social ». Peut-être faudra-t-il dans ce but adapter un certain nombre
de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés
en profite.
En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler,
comme ce fut parfois fait dans le passé, l’aide aux personnes âgées
à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent
une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi.
Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment
également par une politique dynamique en terme de rémunération
et par une baisse des temps partiels souvent bien plus subis que souhaités.
Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie
d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments
les meilleurs.
Ségolène ROYAL
Nicolas Sarkozy répond aux questions du manifeste pour tous les âges
Evolution de la
société : 5 questions
Il est évident que notre société va devoir inventer le
troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la
vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge.
C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement
de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement
de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle
formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société
qui va avec.
Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps
possible actifs et bien insérés dans la société.
J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution
est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge
leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat
multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de
succession, à l’exception des très gros héritages,
pour encourager et valoriser la générosité des seniors
qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter
les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible
en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant
des possibilités d’activité rémunérée
à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les
écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à
ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les
seniors à avoir une activité sportive régulière.
Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément
parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui
jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose
de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès,
elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux
dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il
faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi
je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter
par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir
abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité
en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe
pas.
Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il
faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises
doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus
longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à
cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même
façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions
à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions
de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et,
par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera
d’un conflit intergénérationnel.
Discrimination par l’âge : 4 questions
Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations,
évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit,
et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il
faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la
conséquence de l’échec de nos politiques économiques
et sociales.
En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui
est à l’origine de nos maux. Dans une société où
tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi,
les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir
le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif
grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation
de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre
aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.
En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire
menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas
capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer
le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens
absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui
représentent actuellement plus d’argent que le déficit de
l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux
pour qu’il soit gaspillé.
Quant à la prise en charge des personnes très âgées,
de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière
égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième
branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société
y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa
création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous
nos territoires soient préparés à faire face à cette
question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre
le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite.
Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une
civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes
âgées.
Solidarité et financements : 8 questions
La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité,
notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas
égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point
notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même
pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes
âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation.
Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre
les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.
Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite,
c’est dans un souci d’équité avec les salariés
du privé et du régime général des fonctionnaires.
C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à
l’amélioration de la situation des personnes âgées
pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25%
le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60%
le taux des pensions de réversion.
Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de
la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements
obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir
la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés.
C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers
le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies
ailleurs. C’est le but de la révision générale des
politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste
à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité
de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques
nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons
besoin.
Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à
assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent
et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication
des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter
l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà
pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire
soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de
personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat
régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes
de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier
des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps
pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé
de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper
d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire
une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service
des autres et de l’intérêt général.
Les infirmières libérales revalorisent leur tarif Document sans titre
Les honoraires
des infirmiers et infirmières libérales seront revalorisés
en deux temps, au 1er juillet 2007 d'abord, et, sous conditions, au 1er août
2008, aux termes de l'accord intervenu jeudi 19 avril entre leurs syndicats et
l'Assurance maladie.
La seconde revalorisation sera fonction "des possibilités ouvertes
par la loi de financement de la sécurité sociale" votée
chaque année par le Parlement, et dépendra de l'engagement de la
profession dans des mesures visant à une meilleure répartition de
l'offre de soins sur le territoire.
Tarif 01/07/2007 01/08/2008
---------------------------------------
(en EUR)
Acte médico-infirmier
(AMI) 2,90 3,00 3,15
Acte infirmier de soins (AIS) 2,40 2,50 2,65
Indemnité forfaitaire de déplacement : 2,00 2,20 2,30
Majoration de dimanche 7,62 7,80 7,80
Selon l'assurance
maladie, en 2005, une infirmière effectuait 8.200 actes en moyenne par
an, dont 66% en AMI et 34% en AIS.
Installation d'un Observatoire national du handicap
Le ministre de la Santé
et des Solidarités, Philippe Bas, a installé mardi 17 avril un Observatoire
national sur la formation, la recherche et l'innovation sur le handicap, chargé,
indique un communiqué du ministère, d'évaluation et de propositions.
Créé par la loi du
11 février 2005 sur le handicap, cet Observatoire "a pour mission,
précise le ministère, de dresser un état des lieux de la
situation du handicap et de faire des propositions d'amélioration".Son
conseil d'orientation est présidé par Jean-Louis Faure, inspecteur
général de l'Insee, et il est composé de représentants
des associations de personnes handicapées et de familles, d'experts,
de responsables d'organismes publics et collectivités territoriales.
Il remettra chaque année au
gouvernement, à la Caisse nationale pour la solidarité et l'autonomie
(CNSA) et au Conseil consultatif des personnes handicapés (CNCPH), un
rapport sur les actions à mener dans le domaine de la formation et de
l'innovation, liées au handicap.
Les seniors se lancent dans la « GYM du cerveau ».
Une structure éducative
« s’éduc Santé », met à disposition
des seniors, des méthodes professionnelles pour favoriser le maintien de
la mémoire et des autres capacités cérébrales mises
à mal par un relâchement intellectuel dû souvent à un
manque de sollicitation.
L’âge, on le découvre aujourd’hui, n’intervenant
que très peu dans cette dégradation des facultés à
raisonner.
La « GYM du Cerveau » est un concept global
qui, selon son promoteur, « n’est pas comparable aux autres
approches auxquelles il manque souvent deux choses : la stimulation par
le groupe et le travail d’un médiateur qualifié qui anime
l’ensemble et est prompt à repérer les difficultés
pour adapter les exercices aux types de besoins identifiés».
Ces méthodes comme le « Programme d’Enrichissement
Instrumental » du professeur Feurstein ou les « Ateliers
de Raisonnement Logique », créé par le Cafoc de Nancy,
ont longtemps été confinés dans des réseaux comme
l’éducation spécialisée ou la formation continue
des salariés d’entreprise, particulièrement dans les secteurs
de la plasturgie et la métallurgie.
L’objectif de cette association est de créer des
centres de « GYM du cerveau » dans les villes, et
ceci pour un public le plus large possible, dans l’objectif surtout que
les seniors puissent en bénéficier.
Deux groupes sont sur le point de débuter leur gymnastique cérébrale,
l’un dans le XIVème arrondissement de Paris et l’autre à
Valenton dans le Val-de-Marne.
Selon l’un des intervenants, « l’approche
ludique des exercices permet l’enrôlement naturel de l’effort
pour se lancer avec plaisir dans les taches à réaliser, pas d’esprit
de compétition, l’ambiance est joyeuse et studieuse ».
Beaucoup de personnes semblent prêtent à s’acquitter du prix
de 10 euros la séance d’une heure, pour bénéficier
de ce stimulant des neurones.
C’est aussi l’occasion de contrer l’isolement dont souffrent
les seniors.
Cette catégorie de service en direction d’une population
à risque laisse présager d’un temps où les grands
parents déposeront leur petit-fils à l’école pour
aller s’asseoir eux-mêmes dans leur classe pour y faire travailler
leur matière grise.
Vous pouvez rejoindre un groupe de « Gym du cerveau »,
en contactant le responsable de l’action au 06 16 84 54 92 ou par mail à
l’adresse suivante co-gito@wanadoo.fr.
"Inciter" les Français à "s'assurer contre le risque dépendance"
"Le nombre de personnes
de plus de 85 ans va passer de 1,1 à 1,9 million en dix ans", rappelle
M. Bas, qui doit publier ce mardi un rapport sur le financement de la dépendance
rédigé par Hélène Gisserot. Or le coût moyen
des prix de journée dans les maisons de retraite "représentent
en moyenne 1.500 euros par mois, alors que le revenu moyen des plus de 80 ans
se situe à 1.200 euros", souligne le ministre. Face au défi
du financement de la dépendance, M. Bas propose "de diminuer de 25%
le reste à charge des familles". "Il faut concentrer cet effort
de solidarité sur les classes moyennes, qui ne bénéficient
ni des systèmes d'aide sociale, ni des exonérations fiscales",
précise-t-il, à un mois de l'élection présidentielle.
Parallèlement, ajoute le ministre, "en complément
des financements solidaires, nous devons inciter davantage nos compatriotes
à s'assurer contre le risque dépendance". Selon lui, il faut
améliorer les incitations fiscales à l'acquisition de couvertures
complémentaires, mais aussi "mobiliser davantage le patrimoine des
personnes âgées, via le nouveau mécanisme du viager hypothécaire
ou encore via l'assurance-vie pour financer des prestations dépendance".
Philippe BAS lance une étude afin de mieux répondre aux besoins des personnes âgées à domicile Document sans titre
Après avoir réuni
les représentants des directions départementales des affaires
sanitaires et sociales et les directions régionales du service médical
de l’assurance maladie ainsi que les fédérations et unions
concernées, Philippe BAS, ministre délégué à
la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes
handicapées et à la Famille, a lancé une grande étude
de terrain sur les SSIAD (services et soins infirmiers à domicile). Elle
sera menée dans 5 régions : Pays de la Loire, Nord-Pas de Calais,
Poitou-Charentes, Aquitaine et Limousin.
Le Plan Solidarité
Grand - Age, présenté en juin 2006 prévoit de favoriser
le maintien à domicile des personnes âgées qui le souhaitent.
Afin de leur offrir une prise en charge de qualité, il faut mieux organiser
la continuité de la prise en charge entre services de soins infirmiers
à domicile et hospitalisation à domicile.
Beaucoup de patients pris
en charge par les SSIAD vieillissent et deviennent plus dépendants. Ils
ne relèvent pas de l’hospitalisation à domicile mais demandent
parfois une quantité élevée de soins, susceptible d’entraîner
des dysfonctionnements et un déséquilibre du budget du SSIAD.
Pour éviter aux gens qui veulent rester chez eux d’entrer en maison
de retraite, il faut permettre aux SSIAD de continuer à prendre en charge
l’ensemble de ces patients. L’étude lancée aujourd'hui
est un outil essentiel pour une meilleure connaissance des réalités
du terrain : catégories de patients pris en charge, quantité de
soins nécessaires, coût de la prise en charge…
Elle va permettre d’élaborer
un outil simple afin d'identifier les patients nécessitant les soins
les plus lourds et de mettre ensuite en place un tarif spécifique pour
les SSIAD qui les prennent en charge. Elle répond ainsi aux engagements
du Plan Solidarité Grand Age. Elle est confortée par une expérimentation
lancée hier en Charente et qui porte sur 530 patients pris en charge
par un SSIAD et un service d’hospitalisation à domicile. Cette
expérimentation permettra de mieux déterminer les catégories
de patients qui relèvent de chacun de ces services et de faciliter le
passage d’un service à l’autre. Ceci afin d'éviter
l’hospitalisation qui présente un risque de déstabilisation
pour la personne âgée fragile et peut parfois conduire à
une perte définitive d’autonomie.
Cette étude bénéficie
de l’expertise scientifique de l’Institut de Recherche et Documentation
en Economie de la Santé (IRDES). Elle est menée de façon
conjointe par le ministère de la Santé et des Solidarités
et la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des travailleurs salariés.
42 services de soins infirmiers
adhérents aux trois fédérations (FEHAP, UNADMR, A Domicile)
sont impliqués dans cette étude. Au total, ce sont des informations
sur près de 2 500 patients pris en charge par des SSIAD qui serviront
à mieux connaître leur état médical, la catégorie,
la quantité et la lourdeur des soins dispensés et le coût
de leur prise en charge.
Le recueil des données
dans les SSIAD s'achèvera le 30 avril 2007. Les données seront
ensuite traitées par la CNAMTS sous le contrôle scientifique de
l'IRDES jusqu'au mois de juin. L'objectif est de disposer en septembre prochain
d'un outil de caractérisation des patients.
L’analyse des résultats
sera réalisée en concertation avec les fédérations
et unions dont les adhérents auront participé au recueil des données.
La Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie finance cette
étude, en allouant à chaque SSIAD participant 100€ par dossier.
Contacts:
La clé Bio-stick®, une innovation majeure en matière de Santé Publique Document sans titre
15 % des cas, le patient
se trouve dans l’incapacité - inconscience, état de choc,
troubles de la mémoire…- d’informer les services d’urgence
sur son historique médical.
La clé Bio-stick® apporte une réponse immédiate à
l’urgentiste
Portée autour du cou, la clé Bio-stick® est identifiée
par les secours ; contrairement aux cartes au porteur ou à puce qu’ils
n’ont ni le temps de rechercher, ni les moyens de lire.
• Sur la clé, l’urgentiste dispose des numéros de
téléphone du médecin traitant et de l’entourage qu’il
peut contacter sans délai. Un gain de temps précieux pour établir
un diagnostic éclairé ainsi qu’une prise en charge personnalisée.
• A la lecture de son contenu, possible en sept langues, les services
d’urgence et l’hôpital ont une connaissance complète
et détaillée de l’historique médical du patient.
Comment fonctionne Bio-stick® ?
Ce logiciel installé sur une clé USB permet de saisir et de sauvegarder
des informations personnelles et médicales et de les restituer en toutes
circonstances : urgences, hôpitaux, consultations externes, pharmacies,
voyages à l’étranger…
En se connectant sur www.Bio-stick.fr, le titulaire, muni de son numéro
de clé et d’un code confidentiel, saisit ses données personnelles
et médicales (après les avoir validées avec son médecin
traitant). Aucune donnée n’est conservée par le serveur.
Les mises à jour sont illimitées et gratuites.
Les « plus » de Bio-stick®
Un espace dédié permet aussi la sauvegarde, bien utile en cas
de perte ou de vol, de son répertoire téléphonique, de
ses ordonnances habituelles et de ses documents personnels (CNI, passeport),
etc. La liste des consulats de France et les numéros utiles dans chaque
pays y sont pré-installés.
L’origine de Bio-stick®
La clé Bio-stick® est la version électronique du Guide-Auto
urgences-secours (support papier) réalisé dès 1999 en collaboration
avec le SAMU du Bas-Rhin et la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, validé
par le Conseil National de l’Ordre des médecins et revisité
fin 2006 sous le contrôle du SAMU de France (www.urgences-secours.fr).
Pour commander une clé Bio-stick®
Commande en ligne www.Bio-stick.fr
ou par courrier : Bio-stick® - urgences-secours - 6, rue Ellenhard - 67000
STRASBOURG
Prix public 35Û TTC l’unité, port inclus.
Pourquoi, pour qui la clé
Bio-stick® ?
Questions / Réponses
A quoi sert la clé USB médicale Bio-stick® ?
La clé Bio-stick® permet, en cas d’incident, de malaise ou
d’accident, d’alerter sans délai l’entourage et le
médecin traitant. Ce contact immédiat permet une première
information sur l’historique médical de l’intéressé
et l’indication d’éventuels facteurs aggravants.
En cas d’hospitalisation ou en consultation, le contenu de la clé
Bio-stick® donne accès en sept langues à l’ensemble
de ses données personnelles et médicales.
A qui s’adresse
la clé USB Bio-stick® ?
Elle s’adresse, en premier lieu, aux 40 % de la population exposés
à un facteur aggravant et qui sont, de ce fait, directement menacés.
C’est-à-dire aux 24 millions de nos concitoyens dont les antécédents
vont conditionner l’établissement du diagnostic et les choix thérapeutiques.
Il est pour eux de première importance de signaler ce(s) facteur(s) aggravant(s)
pour que leur prise en charge puisse être personnalisée.
En dehors des personnes exposées à un facteur aggravant, quelle
est l’utilité de porter une clé Bio-Stick® ?
Si le volet médical concerne davantage les antécédents
à risque, les + de Bio-stick® s’adressent à tous. On
y trouve :
- la sauvegarde de données personnelles essentielles - scan de documents
d’identité et de voyage, répertoire téléphonique,
dossier médical familial…
- pré-installés, la liste des consulats de France et les numéros
utiles dans chaque pays
Ces données sont très précieuses en voyage, en cas de perte
ou de vol de ses effets personnels.
- également pré-installé, le Code « urgences secours
», 48 p. illustrées, au format pdf, indique la conduite à
tenir si l’on est victime ou témoin d’un accident de circulation
Cet ouvrage inédit a été réalisé dans le
cadre d’un programme de prévention du « sur-accident »
initié par notre entreprise.
Qu’est-ce qu’un
facteur aggravant ?
C’est un antécédent médical qui en cas d’accident
est susceptible de provoquer des dommages additionnels, voire d’engager
le pronostic vital de la victime. A titre d' exemple, à accident égal,
un insuffisant cardiaque est plus exposé que quelqu’un qui ne l’est
pas.
Lors d’un accident,
quels sont les facteurs aggravants susceptibles de mettre en péril la
vie d’une victime ?
La liste exhaustive des facteurs aggravants à signaler lors d’une
prise en charge médicale a été établie avec le directeur
médical du SAMU du Bas-Rhin et soumise fin 2006 pour correction et validation
au SAMU de France.
Les antécédents à risque les plus courants sont l’hypertension
– plus de 14 millions de personnes concernées -, le diabète,
l’asthme, les antécédents cardio-vasculaires, l’insuffisance
rénale…
Cette liste comporte également 9 facteurs allergéniques spécifiques
ainsi que des risques particuliers, comme la grossesse, le port d’une
prothèse dentaire mobile ou de lentilles de contact dures…
Elle répertorie aussi les pathologies qui bien que n’étant
pas des facteurs aggravants en tant que tels, altèrent la capacité
d’un patient à comprendre les questions et à répondre
au médecin qui l’interroge sur ses antécédents :
maladie d’Alzheimer, surdité, troubles neurologiques et troubles
du langage…
Avez-vous des exemples
de risques encourus du fait de facteurs aggravants ?
Prenons l’exemple d’une personne hypertendue qui présente
habituellement une tension de 170/130. Il est courant que les accidents de la
route provoquent des hémorragies internes sans blessure apparente du
simple fait de la brutale décélération infligée
aux organes. S’il y a hémorragie, la victime peut présenter
une tension dite normale 120/80. Lorsque l’urgentiste connaît cet
antécédent ‘‘hypertension’’, il procèdera
à une échographie abdominale, un examen qui n’est pas habituellement
une priorité, pour localiser cette hémorragie et la stopper au
plus vite.
Autres exemples, le coma diabétique ou la crise d’épilepsie.
Lorsqu’une victime est inconsciente à l’arrivée des
secours, il y a toujours lieu de s’interroger. Est-ce l’accident
qui a provoqué le coma, ou, à l’inverse, est-ce une soudaine
perte de conscience au volant qui a provoqué l’accident ? Le traitement,
bien entendu, ne sera pas le même dans un cas ou dans l’autre.
Pensez-vous que les
personnes exposées à un facteur aggravant soient conscientes du
risque encouru en cas de prise en charge en urgence ?
Il nous semble que cette information essentielle n'ait jamais été
clairement communiquée aux personnes directement concernées et
que les risques encourus restent encore ignorés. Dans la communication
que nous entreprenons, nous souhaitons faire passer ce message. Ensuite à
chacun de se positionner et de prendre ou non des précautions à
ce sujet. D’ores et déjà, cette information est diffusée
par certaines associations de santé qui sont de précieux relais
avec lesquels nous cherchons à établir un partenariat de premier
ordre.
Est-il fréquent
qu’un patient soit incapable de répondre aux questions posées
par les services de secours ?
Oui. L’impossibilité d’interroger une victime parce qu’elle
est inconsciente, en état de choc ou confuse (…) représente
environ 10 % des cas auxquels s’ajoutent, pour 5 à 10 % les altérations
neurologiques et sensorielles qui altèrent la capacité de comprendre
et de répondre.
Les services de secours
peuvent-ils lire le contenu de la clé Bio-stick® sur le lieu même
de l’accident ?
Pas encore mais c’est notre objectif à court terme : un PDA (personnal
digital assitant) avec port USB-maître dans chaque véhicule de
secours pour que l’historique médical d’une victime soit
connu immédiatement. Nous envisageons d’y participer concrètement
et de proposer à l’Etat d’encourager ces équipements.
Nous avons récemment découvert que la région Midi-Pyrénées
a déjà doté les véhicules des SMUR d’un dispositif
analogue.
Parmi les services de
secours, qui connaît l’existence de cette clé ?
Urgences-secours est en relation avec les SDIS et les SAMU depuis 1999 à
travers la diffusion du Guide-Auto - document papier placé au-dessus
du pare-soleil conducteur – qui permet d’indiquer les personnes
à prévenir en cas d’accident et de signaler tout risque
aggravant.
Pour cette innovation significative qu’est la clé Bio-stick, nous
avons informé les 4400 centres de secours de sapeurs-pompiers par voie
d’affichage ainsi que les 385 SMUR. L’information sera renouvelée
par voie électronique et la notoriété du site www.Bio-stick.fr
complètera cette information.
Le port de la clé Bio-stick® autour du cou est la garantie de son
bon emploi. En effet, en cas de malaise ou d’accident, le vêtement
de la victime doit être ouvert au niveau du col pour favoriser la respiration
et permettre l’auscultation. Une clé USB marquée «
urgences-secours » avec au verso le téléphone des personnes
à prévenir est assez éloquente….
Pourquoi ne pas se servir
de la Carte Vitale connue et reconnue de tous ?
Le propos de la Carte vitale 2 est à terme de permettre à des
médecins et spécialistes dans le cadre de consultations privées
ou publiques d'avoir accès à l'historique d'un patient. Pour autant,
elle n’est pas opérationnelle en cas d’accident puisque les
services de secours ne disposent pas des moyens de la rechercher, ni ceux de
la lire. Par ailleurs, sa lecture est impossible à l’étranger.
Ne suffit-il pas d’écrire
toutes ces informations dans son portefeuille à côté de
sa carte d’identité ?
Les services de secours sont formels. Ils n’ont absolument pas le temps
de chercher parmi les documents personnels celui qui les informera sur l’historique
médical du patient. Lorsqu’il y a urgence, cela signifie que le
temps est compté parce que les fonctions vitales sont menacées
et que la victime risque le coma, voire le décès. Le protocole
des secours d’urgence est tel que les documents au porteur ou les cartes
à puce sont totalement inopérantes.
Et si les informations
médicales et personnelles contenues dans la clé Bio-stick®
viennent à changer ?
Le titulaire d’une clé Bio-stick® effectue lui-même la
personnalisation initiale de sa clé ainsi que les mises à jour
qui sont illimitées et gratuites. Il est évidemment recommandé
de tenir ces informations à jour. Le cas échéant, l’alerte
sur le facteur aggravant demeure primordiale ; un contact immédiat avec
le médecin traitant permettra de valider le traitement en cours.
Et si la personne perd sa clé Bio-stick®, n’importe qui peut
accéder à ses informations médicales et personnelles ?
Si la perte ou le vol d’effets personnels est toujours un désagrément
majeur, la perte de clés, d’un portefeuille avec ses documents
d’identité et cartes de crédit est bien plus dommageable
que celle d’une clé Bio-stick®. Choisir d’informer des
tiers de ses risques aggravants dans une situation d’urgence est un acte
volontaire et réfléchi : le but de la clé Bio-stick®
est de pouvoir être lue en cas de besoin et il ne doit pas y avoir d’obstacle
à cette lecture. Toutefois les informations qu’elle contient ne
sont d’aucune utilité pour un tiers. Sur la page d’accueil
de la clé figurent les coordonnées de son titulaire qui pourra
être averti en cas de perte.
La genèse
de l’innovation
« En 1998, j’ai
souffert d’une sévère allergie à un antibiotique
qui a justifié une hospitalisation de deux semaines. Après cette
pénible épreuve, j’ai contacté les sapeurs-pompiers
de Paris pour savoir où, dans mon véhicule, je devais placer un
document indiquant ce facteur aggravant afin d’éviter une nouvelle
administration de cet antibiotique en cas d’accident de circulation.
« Il n’y a rien de prévu à ce sujet et ce serait une
excellente initiative que d’instaurer un outil d’information sur
ce point. De même qu’il serait indispensable d’informer le
grand public du comportement à tenir en cas d’accident ce qui diminuerait
le nombre de sur-accidents... » m’avait alors indiqué le
Commandant Jean-Luc Chivot, chargé des Relations Publiques à la
Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Le programme urgences-secours s’est
développé à partir de ce premier échange».
Michel Hahn
M. Hahn a réalisé
par la suite une recherche approfondie en relation avec les sapeurs-pompiers
et le SAMU. Elle a permis la mise en relief des risques liés aux sur-accidents
et au dépistage des facteurs aggravants. Ces résultats ont conduit
à la conception et à la réalisation de solutions concrètes
à travers des outils pédagogiques et opérationnels : site
web et film pédagogique, Guide-Auto personnalisé
Médéric lance sa campagne 2007 de prévention des risques auditifs Document sans titre
80 actions d’information et de dépistage des troubles
de l’audition sont
programmées en 2007 dans plus de 50 villes françaises.
« 10% de la population française est touchée par les troubles
auditifs soit
plus de 5 millions de personnes Au-delà de 60 ans, 1 français
sur 2 a une
perte auditive mais seulement 30% en ont conscience. La malentendance est
un facteur d’isolement social. La malentendance est directement liée
au «
vécu » de l’oreille. »
Ces données communiquées dans le cadre de la Journée Nationale
de
l’Audition en témoignent :
La surdité et la malentendance sont des sujets importants en matière
de
santé mais aussi en matière de vie sociale. Ils sont pourtant
méconnus et
encore tabous.
Or, il est possible, en adoptant des règles simples, de protéger
ses
oreilles et d’éviter ou de réduire le risque de troubles
auditifs. Quand
aux personnes déjà atteintes, plus elles seront dépistées
tôt, plus il sera
possible de les équiper d’aides auditives performantes et plus
il leur sera
facile de s’habituer à vivre avec un appareil.
Partenaire privilégié de la Journée Nationale de l’Audition
pour la
troisième année consécutive, du bus de l’audition
de France Presbyacousie
depuis sa création, Médéric lance une campagne nationale
de prévention des
risques auditifs.
Le groupe paritaire et mutualiste organise son action selon trois axes
concrets :
- informer toutes les catégories d’âge sur la nécessité
de bien traiter ses
oreilles au quotidien
- favoriser l’accès au dépistage des populations à
risques : salariés
exposés au bruit et jeunes retraités
- accompagner l’accès aux aides auditives
« Pour nous l’équation gagnante est Prévention Santé
= Bien être santé =
Bien vieillir. Une équation que Médéric grâce à
son Comité Médical et
Scientifique et l’ensemble de ses actions de prévention compte
bien faire
devenir une réalité pour le plus grand nombre » explique
le Docteur Marcel
Garnier, Directeur Innovation Santé
Le 12 mars, à Strasbourg, une conférence débat «
L’audition chez les
seniors » en partenariat avec la Mairie et la Mutualité donnera
le ton de
la campagne. C’est ensuite à Nîmes les 13-14 et 15 mars que
plusieurs
centaines de personnes, actifs comme retraités pourront accéder
à des
dépistages commentés par des spécialistes. A St Brieuc,
la conférence «
Prévention des risques auditifs en milieu professionnel » sera
spécifiquement destinée aux salariés de la région.
Au-delà de ces exemples
s’inscrivant plus particulièrement dans le cadre de la Journée
Nationale de
l’Audition, ce type d’actions se poursuivra tout au long de l’année.
Tout au long de l’année, les 32 délégations actions
sociales Médéric vont
s’appuyer sur les centres de prévention, les réseaux locaux,
les
associations de sourds et malentendants pour mener à bien cette campagne
qui devrait permettre de dépister près de 12000 personnes.
L’hospitalisation à domicile, une alternative économique pour les soins de suite et de réadaptation
Le besoin en lits dédiés
aux soins de réhabilitation et d’accompagnement sera croissant
dans les années à venir, notamment pour les personnes âgées.
Ce type de soins, dispensé principalement dans des structures hospitalières
spécialisées en soins de suite et de réadaptation (SSR),
se développe de plus en plus en hospitalisation à domicile (HAD).
Dans le contexte politique actuel, favorable à la création de
nouvelles places en HAD, cette étude compare les coûts de ces deux
modes de prise en charge pour des soins superposables. Ces soins considérés
comme réalisables dans l’une ou l’autre des structures représentent
plus de la moitié de l’activité de SSR et d’HAD.
Pour ces soins comparables,
le coût d’une journée pour les financeurs publics est, en
moyenne, de 263 € en SSR contre 169 € en HAD. Cette différence
s’atténue pour les patients âgés et/ou fortement dépendants
mais le coût moyen journalier en SSR demeure supérieur quels que
soient l’âge, le niveau de dépendance et le profil médical
du patient.
Pour faire face aux besoins
de la population vieillissante, créer par exemple 10 000 places d’HAD
représenterait à terme une économie de près de 350
millions d’€ par an pour les financeurs publics. L’HAD représente
donc une alternative économique intéressante. Elle ne peut toutefois
être envisagée pour tous les patients car elle nécessite
presque toujours la présence d’un entourage aidant.
Dans
une perspective de planification des besoins grandissants de soins de
la population vieillissante, l’IRDES a été sollicité
pour réaliser une étude de coût de création
d’une place en hospitalisation à domicile (HAD) en comparaison
d’un lit dans un établissement de soins de suite et de réadaptation
(SSR), pour une activité superposable et en tenant compte des différentes
situations cliniques possibles. Cette étude a été
financée par la Direction de l’hospitalisation et de l’organisation
des soins (DHOS) du ministère de la Santé, de la Famille
et des Personnes handicapées.
Une enquête
ad hoc a été menée auprès des structures d’HAD
pour recueillir leurs coûts de création (l’enquête
CCHAD 2006) tandis que des données fournies par la DHOS ont été
utilisées du côté SSR.
Jean-Charles Escribano : "Dans certaines maisons de retraite il semble difficile de faire valoir le droit de bientraitance" Document sans titrePouvez-vous vous présenter
?
Je m’appelle Jean-Charles Escribano, 55 ans, marié,
trois enfants. Je suis :
- titulaire d’un DE Infirmier, métier que je pratique depuis 1980.
- titulaire d’un DESS-Master d’Action Gérontologie - Ingéniérie
Sociale depuis 2005.
- depuis longtemps impliqué dans les associations dont l’activité
est la gérontologie (et administrateur d’un CLIC)
- partenaire des institutions de formation en gérontologie (IFSI, Education
Nationale)
- partenaire CRAM pour les actions d’ « aide aux aidants »
- membre de la commission « Ethique et Gérontologie » de
l’Espace Ethique Méditerranéen
Il y a 50 ans notre pays découvrait qu’il y avait
des vieux, des hospices, des mouroirs et décidait de réagir et
de supprimer ces mouroirs indignes d’une société moderne
(rapport LAROQUE). Aujourd’hui cet objectif n’est pas encore atteint
!
Rapport d’enquête sénatoriale sur la maltraitance
en 2002
Novembre 2002, installation du Comité National de Vigilance
et de Lutte Contre la Maltraitance des personnes Âgées.
Déclaration du Ministre Délégué
aux personnes âgées, Mr Hubert FALCO : le tiers des maisons de
retraite sont des établissements indignes … Il va falloir briser
la loi du silence …
La canicule de 2003 a fait éclater des insuffisances
dans la prise en charge des personnes âgées par les maisons de
retraite.
Par la suite, Mr Douste-Blazy, ministre de la Santé,
reçoit un rapport établissant que, dans notre pays, il y aurait
15% des personnes de plus de 75 ans qui sont maltraitées.
Janvier 2005, étude de la DREES (N° 370) «
Perceptions et réactions des personnes âgées aux comportements
mal traitants : une enquête qualitative »
A ma connaissance, aucune enquête nationale probante n’a
été effectuée permettant d’avoir une approche quantitative
du phénomène de maltraitance envers les personnes âgées,
globalement, à domicile ou en institution. Les approches quantitatives
de ce phénomène dans notre pays sont des extrapolations faites
à partir d’études étrangères.
La maltraitance existe, personne ne le conteste, mais tout se
passe comme si notre société ne voulait pas trop en savoir …
Parce que la maltraitance existe, je l’ai rencontrée
dans toute sa violence, et que cela m’a révolté.
Parce que des mots courts, secs, comme « maltraitance
» « indignes », sont à l’évidence des
vocables vides de sens pour la majorité du public. On ne sait pas, on
ne sait plus ce qu’ils peuvent recouvrir exactement comme somme de souffrances
pour ceux qui sont dans l’impossibilité de protester : les personnes
âgées vulnérables.
Le témoignage de « quelqu’un de l’intérieur
» m’a semblé nécessaire, utile si nous voulons aller
vers des accompagnements de fin de vie aussi sereins et dignes que possible.
On parle beaucoup de maltraitance, mais peu d'entre
nous savent de quoi il s'agit précisément. Pouvez-vous citer quelques
exemples ?
La maltraitance n’a pas de définition « juridique
» à proprement parler. Le Code Pénal fait référence
et punit par ses articles des négligences actives ou passives, des violences
physiques, psychoaffectives ou médicamenteuses, et des violations aux
droits du citoyen.
D’un point de vue moral ou éthique, il s’agit
de toute souffrance inutile ou non consentie imposée à une personne,
ou non évitée alors que l’on est en mesure de le faire.
En maison de retraite la maltraitance peut commencer avec des
incivilités non réprimées comme le tutoiement imposé
et utilisé avec d’un ton désagréable ou même
agressif, car le stade suivant est l’agression verbale, les moqueries
dégradantes (tu sens mauvais !) et parfois l’insulte. Le vouvoiement
préserve de tels dérapages.
Le manque d’organisation peut aussi être source
de maltraitances comme le lever du lit trop matinal de personnes qui ont besoin
de dormir davantage ou les soins tardifs à ceux qui se réveillent
tôt et déambulent de partout dans des tenues dégradantes.
Bien de personnes âgées attendent dans une nudité offerte
à tous ceux qui passent.
Pendant la toilette tout le monde va et vient sans retenue :
femmes de ménage, laveurs de vitres ou hommes d’entretien. Les
personnels qui utilisent les salles de toilette pour se doucher ou les sanitaires
des résidents. Une vieille dame devant la porte de sa chambre me dit
d’un air inquiet « il y a un homme dans ma chambre ! ». J’y
pénètre et vois un soignant assis sur les toilettes, porte ouverte,
en pleine conversation téléphonique.
Les lits à hauteur variable sont refaits et laissés
en position haute, avec les barrières levées, afin que la personne
âgée ne puisse pas se recoucher. On en surprend certaines qui osent
l’escalade en utilisant une chaise. Au pied d’un lit qui était
dans cette position nous avons retrouvé une dame âgée étendue
au sol avec le col du fémur cassé.
Ne pas donner suffisamment de boissons, donner des petits déjeuners
ou des repas presque froids, inappétissants. Forcer de façon immodérée
à l’alimentation et blesser avec la cuillère les lèvres,
les dents ou les gencives.
L’hygiène de la personne et de son environnement
insuffisante qui provoque des auto infestations et propagations de maladies.
Le cas typique est celui des mains qui touchent des matières fécales
et, non lavées avant le repas vont provoquer des gastroentérites.
Les personnes âgées se frottent souvent les yeux avec ces mains
souillées qui apportent des infections oculaires.
Les déplacements des personnes en fauteuil roulant dans
la précipitation occasionnent parfois des blessures aux bras et aux mollets
qui « dépassent » et s’accrochent aux meubles ou autres
obstacles.
La non protection de certains résidents par rapport aux
violences d’autres résidents.
La distribution de « tranquillisants » sans prescription
médicale à des résidents gênants par leurs cris ou
leurs déambulations.
Des viols.
Ce ne sont que quelques exemples, mais je ne voudrais pas de
« ça » pour les miens ! je ne veux pas de « ça
» pour eux !
Pouvons-nous chiffrer l'étendue de la maltraitance
en France ?
Si nous le voulions, je ne doute pas que l’on pourrait
y parvenir. A ma connaissance aucune volonté de connaissance de l’étendue
de ce phénomène ne s’est manifestée à ce jour.
Tous les types de maisons de retraite sont concernés
?
L’actualité nous montre que tous les types de maisons
de retraite sont concernés.
- Des procès en justice entre des familles et des établissements
privés à but lucratif.
- Des mises en examen de soignants mal traitants dans le secteur public
- Des grèves dans une grande association qui gère 14 établissements
: des personnels qui se disent eux-mêmes à la limite de la maltraitance
et une directrice d’établissement qui démissionne pour ne
pas cautionner un système de prise en charge insuffisant pour le respect
de l’usager. De petites associations qui gèrent trois établissements
peuvent être concernées par des contrôles demandés
aux autorités de tutelle par les services de la Direction Générale
de la Santé : un directeur suspendu pour situation délétère
grandement préjudiciable aux résidents.
Vous décrivez les maisons de retraite comme une
"zone de non droit", pouvez-vous expliquer ?
La bientraitance est un droit, et les actes de négligence
ou de violence sont illégaux. Dans certaines maisons de retraite il semble
difficile de faire valoir ce droit. La situation de fait est celle qui impose
au résident de se contenter de ce qui lui est donné ou de partir.
Une personne âgée dépendante en domicile
locatif particulier est protégée par la loi ; il est presque impossible
de l’expulser. Des résidents ont été mis à
la porte de maisons de retraite sans ménagement et sans possibilité
de recours, les familles étant sommées de les reprendre, ou de
leur trouver un autre établissement dans les plus brefs délais.
Les recherches infructueuses pouvant se conclure par un envoi de la personne
âgée aux urgences de l’hôpital du coin sans autre billet
de retour que l’adresse de la famille.
Face à ces maltraitances, comment réagissent
les familles ?
Les réactions des familles sont très diverses.
Il y a celles qui sont conscientes de la situation et compensent
les insuffisances de l’établissement en étant très
présentes pour apporter à leur parent toutes les attentions nécessaires.
Le cas le plus fréquent est celui des familles qui se relaient pour être
présents afin d’assister leur parent au moment du repas «
au moins je suis sûre qu’elle a mangé ». A cette occasion
elles maintiennent une pression douce sur le personnel pour que l’hygiène
corporelle et vestimentaire soit correcte.
Il y a des familles qui de façon évidente ne veulent
pas voir car elles ont peur de réclamer.
Il y a des familles qui réclament avec insistance et
qui se voient invitées à récupérer leur parent chez
eux ou à trouver un autre établissement. Beaucoup de ces familles
mettent un terme à leurs démarches revendicatives.
D'après vous, quelles sont les causes de l'existence
de cette maltraitance ?
Les causes sont multiples.
Le manque de places d’accueil permet aux gestionnaires
d’établissements d’imposer leurs conditions. Les familles
sont souvent dans l’impossibilité d’assurer la prise en charge
de leur parent, et le manque d’alternative en fait des otages parfaits.
Des secteurs géographiques ne sont équipés en lits de maison
de retraite qu’à 40% de la moyenne nationale. Le CNED prévoit
que les besoins vont augmenter de 60% dans les 20 ans. Si la répartition
sur le territoire reste aussi inéquitable cela annonce des situations
difficiles pour beaucoup de familles.
Le manque de moyens dont disposent les établissements
pour personnes âgées par rapport au secteur du handicap ou ce qui
se fait dans le même secteur dans les pays voisins. Le ratio de personnel
est inférieur d’environ la moitié.
Le manque de qualification des personnels dans le secteur de
la gérontologie. Beaucoup de postes sont occupés par des personnes
non qualifiées qui « font fonction de … ». Cela va
du personnel d’exécution, ASH, AS ou IDE, au personnel de direction.
La faiblesse des rémunérations du secteur et la pénurie
de personnels qualifiés fait partir les professionnels compétents
vers d’autres secteurs mieux payés et plus valorisants.
La sentiment d’impunité dont semble jouir le secteur
des maisons de retraite qui bénéficie de structures de lobbying
très efficaces.
Les maisons de retraite sont des véhicules qui circulent
sur des routes où il n’y a pas de policiers, pas de gendarmes ni
de radars. En cas d’accident ce sont les Services des Mines (Autorités
de Tutelle) qui sont sollicitées pour définir s’il y a eu
faute ou pas.
Les contrôles se font toujours en retard par rapport aux
événements et la plupart du temps l’établissement
est prévenu du contrôle : Où est l’impartialité
?
C’est ainsi que l’on voit des signalements sans
suite, des plaintes sans suite et que les plaintes qui vont à leur terme
sont celles qui sont l’objet d’une constitution de partie civile.
Si l’on voulait décourager les familles plaignantes on ne s’y
prendrait pas mieux.
La loi du silence. Il faut libérer la parole des professionnels
confrontés à des situations de maltraitance en les informant des
procédures à suivre pour des signalements efficaces. Ils doivent
être véritablement protégés sinon la peur imposera
cette loi du silence qui fait d’eux les complices des maltraitants.
L’attitude de beaucoup de responsables politiques qui
sur ce sujet préfèrent prendre comme exemple de vertu les trois
singes qui sa cachent les yeux et se bouchent les oreilles et la bouche. Parmi
les candidats actuels à la présidence de la république
aucun ne nous a parlé de son projet pour relever le défi que nous
présente le Papy-boom dans son volet du bien-être des très
grands dépendants en institution.
Quelles seraient les mesures les plus importantes à
prendre par les autorités pour faire cesser ces maltraitances ?
- Favoriser le maintien à domicile.
- Assurer un équipement en maisons de retraite suffisant et homogène
sur le territoire.
- Professionnaliser et valoriser financièrement les emplois de la gérontologie.
- Donner au secteur de la vieillesse les mêmes ratios de personnels d’aide
à la personne que dans le secteur du handicap ou les secteurs vieillesse
de nos pays voisins.
- Créer un corps de policiers et de gendarmes spécialisés
dans le traitement des situations des personnes âgées vulnérables,
comme cela s’est fait pour l’enfance maltraitée ou cela s’annonce
pour les femmes battues.
- Libérer la parole des professionnels qui, confrontés à
des situations difficiles, veulent parler à la justice.
- Faciliter l’accès au droit des familles de personnes âgées
vulnérables. Peu de personnes connaissent les Groupements d’Intérêt
Public pour l’Accès au Droit (CDAD).
Un institut sur le vieillissement aux États-Unis Document sans titre
L'institut sera consacré
au bien-être du vieillissement, en particulier de ceux avec de bas revenus
et des communautés multi-ethniques, a dit l'USC.
« Les groupes de minorités ethniques représentent un segment
de croissance rapide de la population vieillissante des États-Unis et
il y a un besoin croissant de recherche, qui augmente pour satisfaire les besoins
particuliers de ces groupes, » a dit le reponsable C.L. Nikias d'USC.
« L'institut pour la gérontologie d'USC Edouard R. Roybal deviendra
un model dans ce secteur. »
Les fonctionnaires ont déclaré que l'institut a été
baptisé du nom d'Edouard Roybal, un membre du congrès depuis 30
ans, afin de rendre honneur à son travail sur les questions concernant
la santé publique, le vieillissement et l’éducation.
Le but principal de l'institut
sera d'établir une base de données des recherches qui stimuleront
le développement des programmes pour améliorer les services au
niveau local et national, selon les fonctionnaires d'USC.
Trop jeunes pour être vieilles : lancement de la gamme Dove Pro-Âge Document sans titre
crédit
photo : www.marcopolophoto.com banque de photos de plusieurs milliers d'images
seniors et baby boomers
Selon une étude récente
de Dove, presque toutes les femmes de plus de 50 ans veulent voir un changement
de la vision qu’a la société sur le vieillissement. En outre,
la majorité de femmes croient que si les médias étaient
représentatifs de la population, les femmes de plus de 50 ans devraient
être beaucoup plus représentées.
Pour la première fois, une marque parle aux femmes du phénomène
du vieillissement avec un ton positif. En restant fidèle au ton des campagnes
récentes, en continuant à établir la définition
de la beauté, Dove est volontairement provocante en choisissant comme
slogan de la nouvelle campagne Pro-Age « seuls les jeunes sont beaux »:
pro-âge. Cette nouvelle gamme de cosmétique anti-âge Pro-âge
met en avant les femmes de plus de 50 ans en montrant leur beauté véritable.
La photographe de la campagne, de renommée internationale, Annie Leibovitz,
est elle-même une femme de plus de 50 ans. La campagne se compose de photos
de vraies femmes, mettant à nue tous les signes liés à
l’âge, cheveux gris, rides et « tâches de vieillesse
», démontrant que les femmes assument véritablement leurs
ages.
« Dove veux faire changer les mentalités et attitudes face au vieillissement,
effacer les complexes et gagner progressivement des attitudes positives »
dit Kathy O'Brien, directrice marketing. « Pro-âge est parfaitement
adapté à votre âge ».
La démarche pour la gamme Pro-âge a été fondée
particulièrement pour s’adapter aux changements spéciaux
de la peau et des cheveux des femmes pendant cette phase de vieillissement.
Conçu avec des femmes de plus de 50 ans, le packaging est étudié
pour avoir une taille de police plus grande.
L'idée de cette campagne est venue du constat que les femmes de plus
de 50 ans sont sous- représentées dans la société.
La « norme » est de voir des jeunes femmes de 20 / 30 ans dans les
médias et la publicité, alors que les femmes à partir de
40 ans sont pratiquement ignorées.
Les femmes de plus de 50 ans font des choses aujourd'hui que les générations
précédentes n’auraient même pas imaginé faire,
» affirme le Dr. Nancy Etcoff, de l’université de Harvard.
« Elles sont mères d’enfants en bas âge, des PDG, et
des étudiantes retrouvant le chemin de l’université. Il
est temps pour la société de se rattraper par rapport à
cette nouvelle génération. »
Contrairement aux normes sociales, cette nouvelle génération de
femmes actives partage la philosophie Dove, sur l’idée que la beauté
n'a pas d’âge limite.
Selon une récente étude menée par Dove, la « beauté
vient de l'âge » :
- 87% pensent qu’elles sont trop jeunes pour se sentir vieilles
- 92 % pensent que la génération de leurs mères ne faisaient
pas la moitié des choses que ce qu’elles font aujourd’hui.
- 91 % des femmes interrogées pensent que les médias doivent donner
une meilleure image des femmes de plus de 50 ans.
- 97 % pensent que la société est moins prête à accepter
de voir le physique des femmes plus de 50 ans que ceux des plus jeunes, car
celle-ci ont un corps inesthétique.
« Malheureusement, en dépit d'une augmentation de la population
vieillissante, les stéréotypes sont toujours très présents
dans la société d'aujourd'hui, » affirme le Dr. Robert Butler,
fondateur du centre international de longévité et un collaborateur
sur l'étude.
« Notre étude a prouvé que les vies des femmes plus âgées
d'aujourd'hui ne sont pas représentatives du regard que leur porte la
société : elles sont beaucoup mieux que ça !»
Des jeux axés sur la maniabilité pour les seniors afin de les entraîner à se déplacer à rester actifs Document sans titre
Développé par l’université de Kyushu et le fabricant
de jeux Namco Ltd et lancé sur le marché en décembre, le
jeu à pour but d’écraser la tête d’un robot-
serpent en plastique qui surgit devant vous avec le pied avec rapidité.
Le dispositif stimule le cerveau pendant que les joueurs utilisent leurs pieds
et muscles de la cuisse pour jouer au jeu, expliquent les chercheurs.
Shinichiro Takasugi, spécialiste de la rééducation à
l'hôpital de l'université de Kyushu, a formé 2 groupes de
personnes parmi les patients de l’hôpital souffrant de problèmes
de coordination, ceux qui ont utilisé la machine de jeu et ceux qui ne
l’ont pas utilisée, et mesuré leurs mouvements pendant une
année.
Takasugi a indiqué qu'après huit mois d’utilisation, les
utilisateurs de la machine montraient plus d'agilité dans leur gestuelle
que les membres de l'autre groupe.
Il a conclu que les joueurs ont amélioré leur équilibre
et réflexes grâce à l'action de la posture en avant, et
le fait de frapper avec les pieds et les mains.
En dehors de cette expérience, l'universitéKyushu et Namco ont
développé la machine qui exige des joueurs de frapper du pied
sur les têtes de serpent. L'idée était renforcer les muscles
de la jambe du sujet âgé afin de prévenir des chutes.
Takasugi a indiqué que 10 à 20 % des personnes âgées
tombaient plus d'une fois par an et 5 à 10 % d’entre eux en portaient
de lourdes conséquences.
Le jeu permet également aux patients d’éviter l’isolement
car ils peuvent s’exercer en groupe. De la même manière,
il attire les « curieux » et créer un point de conversation
pour d'autres qui se réunissent autour pour observer les joueurs.
Namco, qui a précédemment visé un marché plus jeune
pour ses jeux, a commencé à décaler son attention vers
les personnes âgées, qui augmentent rapidement en nombre au Japon
et dans d'autres pays.
Le premier raid nature des plus de 55 ans Document sans titre
Après avoir consacré 15 ans de ma vie à produire et animer
des magazines d’aventure, des reportages, des documentaires à la
télévision ;
J’ai décidé d’organiser un raid aventure pour les
seniors et exclusivement réservé à eux.
Leur nombre (19 millions de plus de 55 ans ), leur place dans la société,
leur bonne santé, leurs centres d’intérêt, leur croissance
dans les pratiques sportives en font un public aujourd’hui privilégié
dans l’exercice des sports – nature.
Daniel Gueorguievsky –
1) Principe :
Un raid nature pluri-activités sur une semaine par équipes de
4 concurrents, permettant de s’exprimer sportivement et culturellement
à travers une compétition et une découverte d’un
terroir, d’une histoire, servi par une organisation professionnelle tant
au plan technique, médiatique que médical.
Une région « nature « ; le Trièves. Un événement
: l’ascension du Mont Aiguille.
2) Les équipes :
+ Des sportifs de 55 ans à 70 ans, ayant expérience de l’effort
sportif et endurance nécessaire, ainsi que, bien entendu la santé
et l’envie
+ Epreuves de régularité, épreuves spéciales chronométrées,
rencontres en terroir, énigmes…
+ 3 personnes, et une assistance « tournante « c'est-à-dire
pouvant remplacer l’un des concurrents chaque jour, sans pénalité.
Inscriptions : 500 euros par concurrents soit 2 000 euros par équipe.
+ Origine géographique : France, Europe…
+ Nombre d’équipes : 25 max.
+ Matériel : chaque équipe participe au Raid Senior avec son propre
matériel, sauf discipline particulière p. ex. combinaisons isothermes
pour le canyoning…
3) Lieu et date : Gresse en Vercors du 23 au 30 Juin 2007.
Raid en étoile autour de Gresse en Vercors (une nuit en bivouac). Hébergement
sous tente à Gresse (tentes des concurrents).
Du Samedi 23 après-midi au Samedi 30 matin
4) Programme de principe :
a) chaque jour :
+ Deux épreuves sportives en temps imparti pour toute l’équipe
(2 x 1h30/2h)
+ Une spéciale chronométrée pour un champion de chaque
équipe se déroulant en fin de journée dans la station
+ Projection des images tournées dans la journée, Briefing
+ Projection de films d’aventure avec éventuellement conférence/débat
ouvert au public.
b) du 23 au 30 Juin
Samedi 23 au soir : Fête de la musique et feux de la Saint Jean
Dimanche 24 : vérifications administrative et technique, briefing, prologue
Lundi 25 : Ascension du Mont Aiguille (515 ème anniversaire de la première
de 1492 ), non chronométré, par la voie classique peu difficile.
Mardi 26 : via cordatta, VTT, canyoning
Mercredi 27 : randonnée Tour du Grand Veymont
Jeudi 28 : VTT, découverte du Trièves
Vendredi 29 : course d’orientation, remise des prix, bal
Samedi 30 : départ des concurrents.
5) Organisation :
Nous sommes largement expérimentés dans le domaine de la création,
de l’organisation, de la médiatisation d’un tel événement,
et en particulier dans la sécurisation d’une telle épreuve
tant préalable que pendant son déroulement.
Les personnes impliquées dans l’organisation du Raid Senior font
toutes parties des équipes opérationnelles qui ont accompagné
Daniel Gueorguievsky depuis presque 20 ans.
+ D’expérience, encadrement technique par un guide de Haute Montagne
pour toute l’épreuve , recours à des guides, des AMM, selon
les épreuves ( p. ex . chaque équipe sera encadrée par
un guide pour l’ascension du Mont Aiguille ).
+ Encadrement médical fort et constant ; en amont , avec contrôle
des certificats médicaux, examen sur place… en aval ; en sécurité
active ( médecins, infirmiers, infirmerie, hélicoptère…)
avec le Docteur François Belotte, urgentiste.
+ Organisation générale entre les mains de Annie Louzon, expérimentée
en ce domaine.
+ Reportages TV: Pierre Falchero
+ Direction; Daniel Gueorguievsky
6) Media:
Media partenaires et Media de couverture ; voyage de presse, agence RP, production
quotidienne de reportages pour les TV, production d’un 26 minutes à
la suite, info par le net….
www.raidsenior.com
vieillesse et solidarité
L'accroissement de la population, et notamment l'allongement de l'espérance
de vie ont profondément changé les conditions de vie des personnes
âgées au cours de ce siècle.
Cet allongement de l'espérance de vie est bien sûr du à
l'amélioration de la santé et des services de santé, mais
aussi aux conditions financières de vie des personnes âgées.
Celle-ci sont moins pauvres et forcément vivent mieux.
Toutefois, il reste encore de grands progrès à faire, notamment
dans le domaine de la sénilité, où 15% des personnes âgées
de 85 ans sont touchées par la maladie d'Alzheimer.
Qui est notre doyen ou notre doyenne ?
Les initiatives en intergénération
Vieillir aujourd'hui et demain : où ? et comment ?
une enquête de Agevillage.com en octobre 2006
L’enquête « Vieillir aujourd’hui et demain : où
et comment ? » menée sur le site d'agevillage.com en octobre 2006
nous donne une idée de l'état d'esprit des internautes sur le
vieillissement et sa prise en charge.
Logement, revenus, héritage, argent, relations familiales, services...
comment serais-je logé(e), entouré(e), quelles aides et services
je souhaiterai avoir à ma disposition quand je serai très âgé,
mais aussi si je deviens un jour dépendant ?
Un appel à idées lancé auprès du grand public et
des professionnels sur la vision de chacun de la dépendance : «
Vieillir aujourd'hui et demain : où ? et comment ? » / "Comment
vos plus vieux jours pourraient être concrètement préparés
?"
En 2003, pour vous aider à y réfléchir, nous vous avions
proposé :
- un état des lieux sur les enjeux du vieillissement, avec les points
de vues de Geneviève Laroque (présidente de la Fondation Nationale
de Gérontologie) et de Jérôme Pellissier (écrivain);
- un état des lieux sur l'aide à domicile et l'hébergement
des personnes âgées, avec des points de vue d'experts professionnels.
Le Comité National des Retraités et Personnes Agées
Le CNRPA (comité national des retraités et personnes âgées)
ainsi que les CODERPA (comités départementaux des retraités
et personnes âgées) ont été constitués sur
la base du décret n° 82-697 du 4 août 1982 : voir le dossier
complet sur les CODERPA.
Le Comité National des Retraités et Personnes Agées présente
ses principes fondamentaux pour « Bien vieillir en France ».
Affirmation du rôle du Comité national des retraités et
personnes âgées (CNRPA) par le décret du 26 mai 2006
www.agevillage.com
Nouveaux projets d’avancée technologique pour le vieillissement Document sans titre
Cette année, les premiers boomers
ont fêté leurs 60 ans, représentant ainsi plus de 75 millions
d'Américains qui passeront ce cap dans les 15 prochaines années.
Les entreprises sur le marché des produits et services pour le vieillissement
notent déjà que cette génération est plus saine, plus
riche, et profite de plus de confort que les générations précédentes.
« Les baby Boomers vont représenter la première
génération qui a grandi autour de la technologie, » annonce
Russell Bodoff, directeur du centre pour les technologies au service du vieillissement
(FONTE, agingtech.org), une organisation nationale établie en 2003. La
FONTE se compose de plus de 400 compagnies dans le secteur des technologies,
des organismes d’aide à domicile, des universités, et des
représentants du gouvernement. « C'est également une génération
exigeante pour laquelle il est primordiale de rester jeune le plus longtemps
possible et ils comptent sur la technologie pour satisfaire leurs besoins. »
Bodoff indique que les entreprises de la FONTE se préparent à
une vague d'innovation au cours des 10 à 20 années à venir
pour satisfaire les besoins croissants de ce marché.
« Les Boomers ne resteront pas pacifistes face au vieillissement, ils
se tiendrons informés des avancées technologiques en faisonst
jouer la concurrence » affirme le directeur Joseph Coughlin d'AgeLab.
« Ils veulent rester actifs dans la société, continuer à
travailler même dans l’avancée de l’âge. »
Coughlin ajoute que la technologie peut favoriser l’indépendance
et une meilleure santé pour les personnes âgées. Pour se
faire, il est essentiel de stimuler un lien social et les émotions: par
exemple, laboratoire spécialisé a mis au un système d’animal
virtuel qui rappelle à son propriétaires l’heure de prendre
une pilule ou d'aller chez le docteur. Si la personne âgée ne s’exécute
pas dans un laps de temps donné, l’animal simulera la maladie ou
la mort, incitant une réponse émotive.
Les technologies des voitures sont également une grande priorité
pour AgeLab, parce que les seniors associent la conduite à la notion
de liberté et d'indépendance.
Le prototype fabriqué par le laboratoire est équipé de
systèmes d'avertissement liés à la vitesse qu’atteint
la voiture et pour anticiper des embouteillages. Elle aide également
des conducteurs à tourner le volant, et les sièges se règlent
de façon très avancée et précise pour les personnes
qui peuvent souffrir d'ostéoporose. Pour cela, AgeLab a travaillé
avec Toyota Nissan, Volkswagen, Ford, DaimlerChrysler, et Fiat afin de trouver
les meilleurs moyens d'incorporer ces innovations aux véhicules dans
les chaînes de production dans un avenir proche.
ELHIT, Équipe Lavalloise Handicaps et Innovations Technologiques Document sans titre
Ce lancement intervient alors que Laval fête 10 ans de haute technologie.
En 1996, la ville misait sur ce créneau en créant trois centres
dédiés : CLARTE (la Technopole, CLARTE – définition.....
et le CCSTI) en en concevant Laval Virtual, le premier festival européen
entièrement consacré à la Réalité Virtuelle).
ELHIT vient d’ouvrir ses portes à Laval (53). La toute nouvelle
équipe est entièrement dédiée aux apports de la
Réalité Virtuelle à la prise en charge des troubles cognitifs,
comportementaux et moteurs. Ce laboratoire qui vient d’ouvrir ses portes
apporte un nouvel élan à la Recherche et l’Innovation relatives
à la rééducation des personnes souffrant de handicaps en
France.
ELHIT, Équipe Lavalloise Handicaps et Innovations Technologiques, mène
des recherches visant le développement d’outils innovants fondés
sur les technologies de la Réalité Virtuelle. L’enjeu est
de concevoir des alternatives aux thérapies conventionnelles, en proposant
une immersion du patient dans des applications motivantes et ludiques.
L’équipe ELHIT, portée par la chercheuse Evelyne Klinger,
est intégrée au laboratoire Presence & Innovation de l’ENSAM
basé à Laval, dirigé par Simon Richir. ELHIT fédère
ainsi les intérêts communs de Laval et de l’ENSAM pour les
applications thérapeutiques de la Réalité Virtuelle et
la prise en charge du Handicap. ELHIT mène ses activités en s’appuyant
sur ses collaborations scientifiques nationales et internationales.
D’une bonne compréhension du fonctionnement humain
La démarche d’ELHIT s’appuie sur l’intérêt
de sa directrice pour la compréhension du fonctionnement humain et le
souci d’apporter des aides à ceux qui souffrent de dysfonctionnements,
de handicaps.
Les atouts de la Réalité Virtuelle dans ces domaines sont maintenant
reconnus. Il s’agit, par exemple, d’entraîner les personnes
à des tâches de la vie quotidienne, comme faire des courses dans
un supermarché. La RV permet de graduer la tâche, enregistrer la
performance, mesurer de nombreuses réponses. Finalement, thérapeute
et patient peuvent re-visualiser la séance, suivre la progression du
patient qui, du fait du caractère ludique de l’application, arrive
à en oublier le contexte thérapeutique.
Les projets technologiques aujourd’hui à l’étude
au sein d’ELITH, concernent la conception d’un générateur
d’applications thérapeutiques, l’induction d’émotions
dans un environnement virtuel, l’interfaçage des patients avec
les systèmes virtuels thérapeutiques.
Quant aux projets cliniques ils se concentrent sur la conception de systèmes
dédiés à l’exploration des émotions, des fonctions
exécutives, et à la prise en charge de dysfonctionnements moteurs,
comme ceux de la marche.
Les nouvelles applications issues de cette recherche sont destinées
à devenir les outils de demain de nombreux thérapeutes.
La réalité virtuelle pour pallier certaines limites des outils
traditionnels
Les thérapeutes ont besoin d’outils pour atteindre leurs objectifs
de diagnostic, de thérapie, ou de soutien. Afin de pallier certaines
limites des outils traditionnels dont ils disposent, ils se sont intéressés
aux potentiels des technologies innovantes comme la RV.
Mais alors que leur demande d’applications apparaît, l’offre
de propositions scientifiques et commerciales françaises est très
limitée.
ELHIT se propose ainsi de mener des recherches pour répondre à
cette demande et se fixe des objectifs comme la conception et le développement
de prototypes et le développement d’une compétence régionale.
Vieillissement de la population, maladies neurodégénératives,
l’enjeu de Santé Publique est majeur.
Vieillissement de la population, lésions cérébrales, ou
encore maladies neurodégénératives sont autant de causes
de dysfonctionnements cognitifs, comportementaux et/ou moteurs. Les prévisions
démographiques laissent en effet présager un accroissement du
nombre des personnes touchées. La prise en charge de ces dysfonctionnements
représente donc un problème de santé publique majeur.
ELHIT a pour objectif la conception et le développement d’outils
de prévention et de réhabilitation pour accompagner et soulager
les personnes dans le vieillissement et ainsi les aider à « bien
ou mieux vieillir ».
ELHIT met en oeuvre ses forces de recherche pour réaliser son objectif
général qui peut se résumer ainsi : La RV à des
fins thérapeutiques pour « Comprendre, Soigner, Aider».
Le Groupe d’études parlementaire sur la Longévité par Denis Jacquat, son président Document sans titre
L’augmentation moyenne de la durée de la vie est un phénomène
mondial. Mais les problèmes qu’elle engendre ne se posent pas partout
avec la même acuité. C’est en Europe que la tendance est
la plus importante. En 2020, on estime que 26% de la population européenne
aura plus de 60 ans, contre 20% aujourd'hui. Cette échéance peut
paraître lointaine. Mais les décisions, notamment politiques, qui
doivent nous permettre de préparer sereinement ce bouleversement ne peuvent
attendre.
Cette « révolution »
se situe à la conjonction de trois événements. Depuis cinquante
ans en effet, l'espérance de vie à la naissance a augmenté
de 20 ans à l'échelle mondiale essentiellement du fait de l'espérance
de vie des personnes âgées. Aujourd'hui, en Europe, les hommes
âgés de 60 ans peuvent espérer vivre encore 17 ans, tandis
que les femmes bénéficient d'une espérance de vie de 22
ans encore. En 2004, La France a connu une hausse record: + 0,9 année
pour les deux sexes.
Dans le même temps,
les taux de fertilité ont chuté dans presque toute l'Europe. En
1970, les femmes européennes donnaient naissance à 2,16 enfants
en moyenne, taux aujourd'hui ramené à 1,38. Dans certains pays,
cet effondrement est encore plus prononcé : la Pologne est passée
de 2,25 à 1,26, l'Italie de 2,33 à 1,23 et l'Espagne de 2,86 à
1,15. Le même phénomène est à constater en France
malgré un rétablissement depuis 10 ans. Avec 1,91 enfants par
femme, l’hexagone se situe au second rang derrière l’Irlande.
Enfin, la génération
dite du Baby Boom arrive à l'âge de la retraite. Le phénomène
n’est pas nouveau et le diagnostic est connu. Et pourtant aucun gouvernement,
aucune institution n'a entrepris la moindre étude pluridisciplinaire
ou systématique ni élaboré le moindre plan d'action concernant
les conséquences économiques et sociales de ce changement démographique
sans précédent.
Nous sommes en face d’une
véritable révolution qui rend urgent l’implication politique.
Il est du devoir des décideurs d’anticiper les conséquences
du vieillissement. Les problématiques que va engendrer la longévité
occuperont, qu’on le veuille ou non, une place prépondérante
dans le débat politique des décennies à venir.
Dans cette perspective,
les parlementaires, dans leur mission de proposition et de réflexion
en amont de la législation, sont les premiers acteurs impliqués.
L’Assemblée nationale permet de créer des outils susceptibles
d’éclairer la prise de décision. Les groupes d’études
notamment remplissent cette fonction de réflexion prospective. Ces dernières
années un certain nombre de groupes d’études ont été
crées sur des sujets de santé publique, de démographie,
de dépendance des personnes âgées. Aucun n’avait cependant
vocation à traiter la problématique de la longévité
dans une perspective globale et avec une approche transversale.
Un groupe d'étude
sur la longévité
J’ai souhaité
créer le groupe d’étude sur la longévité.
Je voulais qu’il devienne un instrument efficace qui permette aux décideurs
publics d’appréhender tout le spectre de la réflexion lié
à ce phénomène.
Autour de l’audition
d’experts, les axes de ses travaux portent notamment sur :
La dimension sociale du
phénomène : conséquences de l’émergence
massive de seniors sur les modes de vies, les comportements, etc.
Sa dimension économique :
conséquences de la diminution de la population active, impact sur les
habitudes de consommations, sur l’organisation des régimes de
retraites, sur les systèmes sociaux, le travail des seniors, etc.
Sa dimension politique :
prise en compte des « besoins » des seniors dans les
politiques publiques, conséquences du point de vue institutionnel,
etc.
Une attention toute particulière
est bien entendu accordée à l’étude des liens entre
la longévité et la santé : conséquences sur
l’organisation des systèmes de santé nationaux, sur l’orientation
des politiques de recherche, sur la prise en charge, etc.
Le groupe d’études
sur la longévité réunit aujourd’hui les députés
les plus impliqués sur ces questions dans un cadre de travail structuré.
Plusieurs thèmes ont été traités au cours de l’année
2006 :
« L’impact
de la longévité sur la vie quotidienne des français »
« Les relations
entre les entreprises et les seniors ne sont elles pas à réinventer
? »
« Longévité
et industrie pharmaceutique »
« Nouvelles
données, nouveaux indicateurs pour apprécier l’allongement
de la longévité »
« Vers une
longévité positive : renverser l’image négative
de la vieillesse » sera à l’ordre du jour de la réunion
de décembre.
Au-delà de la prospective
et la volonté de se servir du groupe comme un outil de réflexion,
mon ambition est aussi de participer à l’information de l’ensemble
des parlementaires sur ces sujets.
Enfin, le groupe se veut
être une force de proposition. Les réunions de travail doivent
permettent de présenter des axes de réformes pour accompagner
et anticiper l’impact de la longévité sur la société
française.
Par Denis Jacquat
Les salariés seniors sont plus productifs que la moyenne Document sans titre
L’étude a également constaté que les gens en surpoids
ou fumeurs sont moins productifs que leurs collègues en bonne santé.
« Vous ne pouvez pas stopper le vieillissement» a dit Mr Dan de
l’AHM. « Mais vous pouvez obliger des personnes se rendre compte
des risques… à ne pas être passifs lorsqu’il s’agit
de santé. »
Lors de son étude, la compagnie a mesuré le prétendu affaiblissement
du travail parmi 2000 personnes à 10 sociétés australiennes.
Il a été constaté que les moins de 35ans ont une réduction
moyenne de 19 % de la productivité due à leurs responsabilités
familiales, aux allergies, à la dépression, aux maux de tête
et à l'asthme.
Cependant, les de plus de 55 ans montrent une baisse de la productivité
à hauteur de seulement 13%. Ceux âgés de 35 à 44
ans sont 16 %, et ceux de 45 à 54 ans sont 15% à baisser dans
la productivité du travail. « Plus vous vieillissez, plus vous
êtes productifs » annonce M. Hook de l’AHM. « Si quelqu’un
de 55 ans avec des qualifications égales que quelqu’un de moins
de 35ans, il sera de 6% plus productif que le plus jeune.»
M. Hook a déclaré que si les compagnies pouvaient faire de la
prévention avec des programmes de santé qui aideraient le personnel
à mieux se soigner, le coût pourrait être compensé
par des gains de productivité. Une série d'initiatives récentes
du gouvernement Australien a présenté le moyen pour assureurs
de lutter contre les maladies en s’éloignant d’une «
philosophie d'indemnité » pour aller vers une « philosophie
d’amélioration de leur santé et de qualité de vie.
»
À partir du 1er avril de l'année prochaine, des fonds seront accordés
pour couvrir une plus large gamme des produits de santé, y compris les
services qui aident des personnes en difficulté sur leur poids, tabagisme,
effort, hypertension ou cholestérol et manque d'exercice physique.
France : Les hôpitaux maltraitant ?
Le système hospitalier maltraite t-il les personnes âgées ? C’est ce qu’affirme le Pr. Pfitzenmeyer, gériatre au CHU de Dijon.
Il affirme, dans une interview au quotidien La Croix publié jeudi 2 novembre, que les «personnes très âgées sont accueillies de manière indigne» dans nos hôpitaux et sont l'objet d'une «maltraitance institutionnelle».
Pierre Pfitzenmeyer est, avec Claude Jeandel (CHU Montpellier) et Philippe Vigouroux (CHU Limoges), auteur d'un rapport sur «l'hôpital face au vieillissement de la population» qui a contribué à élaborer le «plan solidarité grand âge» annoncé en juin par le gouvernement. Un plan que M. Pfitzenmeyer qualifie dans son interview «d'effet d'annonce» aux «moyens largement insuffisants ».
Selon le professeur dijonnais, les personnes «très âgées» sont accueillies de manière «indigne» dans les hôpitaux, non «par manque de dévouement et d'humanité des équipes médicales et soignantes» mais pour des «questions d'organisation et de moyens». Pour le Pr Pfitzenmeyer, «ce manque de services adaptés aux personnes très âgées et surtout la pénurie de personnel conduisent à une prise en charge indigne et même à une maltraitance institutionnelle».
Ainsi, précise-t-il, «quand on pose un plateau-repas près d'un malade et qu'on le reprend une heure plus tard intact sans que personne ait eu le temps de faire manger le malade, oui c'est de la maltraitance.» Et «quand on installe un patient sur un brancard, dans un placard à balai, parce qu'aucune chambre n'est disponible, oui c'est de la maltraitance», tout comme lorsqu'on «laisse un vieillard allongé dans un lit uriner sur lui-même, parce que personne n'a eu le temps de le lever pour l'emmener aux toilettes».
Et de conclure: «toutes ces choses arrivent tous les jours dans nos hôpitaux. Mais personne ne veut les voir».
Les personnes âgées premières victimes des accidents de la vie courante
Le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire indique que les accidents de la vie courante (AcVC)* représentent une cause importante des décès en France et que les premières victimes sont les personnes âgées de 65 ans et plus. Et pourtant, avec un peu de prévention, de nombreuses morts (chute, noyade, suffocation, intoxication, etc.) pourraient être évitées.
Ce nouveau point réalisé par le BEH montre qu'en 2002, le taux de mortalité du aux accidents de la vie courante a baissé de 17% par rapport à 1898/1991.
Pourtant, malgré cette bonne nouvelle, les AcVC entraînent encore chaque année 20.000 décès (presque 4% de l'ensemble des décès) et les trois-quarts des victimes enregistrées en 2002 étaient des personnes âgées de 65 et plus.
Les chutes, les suffocations, les noyades, les intoxications et les accidents par le feu sont les principaux responsables de ces disparitions prématurées qui pourraient être évitées par le biais de mesures adaptées de prévention et de réglementation, précisent les auteurs de ce rapport.
Plus précisément, selon le BEH, les AcVC ont entraîné 20.023 décès en France métropolitaine en 2002, représentant 3,7 % de la mortalité totale, la moitié des décès par traumatisme et près des trois quarts des disparitions par accident.
Au total, 10.611 femmes et 9.412 hommes sont décédés d'un AcVC. Les chiffres étant plus importants chez les femmes parce qu'elles sont plus nombreuses à parvenir à des âges avancés. En effet, comme le souligne le BEH, il faut savoir que « plus des trois quarts des morts par accidents de la vie courante sont survenus après 65 ans (15 444 décès) et que les taux de mortalité augmentent fortement avec l'âge : 40,6/100.000 entre 65 et 74 ans, 138/100.000 entre 75 et 84 ans et 759/100.000 au-delà de 85 ans », contre 7.5/100.000 chez les moins d'un an et 4.5/100.000 pour les 1 à 4 ans.
Le cap du million de bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie devrait être franchi avant la fin 2006 Document sans titre
Le cap du million de bénéficiaires
de l’Allocation personnalisée d’autonomie devrait être
franchi avant la fin 2006
L'allocation personnalisée d'autonomie (Apa) bénéficiait
à 971.000 personnes au 31 juin 2006, soit une hausse de 8% sur un an, selon
une étude de la Drees (ministères de l'Emploi et de la Santé)
publiée jeudi. La loi créant l'Apa est entrée en vigueur
le 1er janvier 2002, avec comme objectif, rapidement dépassé, d'atteindre
environ 800.000 bénéficiaires à terme.
L'Apa s'est substituée à la Prestation spécifique
dépendance (PSD) , marquée par de fortes inégalités
entre départements. Versée par ces derniers, elle vise à
une meilleure prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées
de plus de 60 ans. La hausse du nombre de bénéficiaires est de
2,4% par rapport au 30 mars (948.000 bénéficiaires).
«Cette hausse marque une accélération et
un rattrapage par rapport à la progression plus ralentie du nombre de
bénéficiaires observée au premier trimestre», indique
la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des
statistiques (Drees). Selon la Drees, «trois premières demandes
sur quatre sont acceptées, et neuf sur dix en établissement».
La Drees précise en outre que «59% des bénéficiaires
de l'APA vivent à domicile et 41% en établissements d'hébergement
pour personnes âgées».
A domicile, le montant moyen de l'Apa s'élève
à 476 euros, contre 402 euros en établissement (68% du tarif dépendance).
Etude de l’OCDE et de l’OMS sur le système de santé suisse Document sans titre
Le système de santé
suisse a atteint des résultats importants : l’état de santé
et la couverture universelle des soins sont bons, mais ces succès ont un
coût très élevé. C’est la conclusion à
laquelle sont parvenus l’OCDE et l’OMS dans une étude récente.
Les deux organisations mettent en avant la qualité du système de
santé dans notre pays et recommandent de maîtriser les dépenses,
qui sont élevées.
La comparaison du système de santé suisse avec
les autres pays de l’OCDE est plutôt bonne. Sa couverture par l'assurance-maladie
universelle offre un accès à un large éventail de prestations
médicales modernes, et les patients sont très largement satisfaits
des soins qui leur sont dispensés. Cependant, la part des dépenses
de santé en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) est la
deuxième de la zone OCDE (après les Etats-Unis). Pourtant, d’autres
pays de cette zone offrent d’aussi bonnes, voire de meilleures prestations
à moindre coût.
Ainsi, en 2003, la Suisse a consacré à la santé
11,5 % de son PIB, contre 8,8 % dans l’OCDE. Par ailleurs, les dépenses
ont constamment augmenté, progressant de 3,4 points de pourcentage du
PIB entre 1990 et 2004, contre 1,5 point de pourcentage en moyenne dans l'OCDE.
Le niveau élevé des dépenses de santé reflète,
par rapport aux autres pays de l’OCDE, une offre généreuse
et le prix élevé des prestations.
Le vieillissement de la population et les nouvelles technologies
de la santé laissent penser que les dépenses vont continuer d’augmenter
en Suisse, suscitant des préoccupations en ce qui concerne la viabilité
financière du système. "La Suisse doit développer
des politiques plus efficientes si elle veut mieux maîtriser ses dépenses
de santé à l’avenir", indique John Martin, Directeur
de l’emploi, du travail et des affaires sociales à l'OCDE.
Alors que les dépenses générales de santé
sont élevées en Suisse, la part qu’elle consacre à
la prévention des maladies et à la promotion de la santé
est seulement de 2,2 %, comparé à une moyenne de 2,7 % dans l'OCDE.
"Investir dans des programmes de prévention et de promotion de la
santé aiderait les autorités sanitaires suisses à concentrer
leurs efforts sur des problèmes particulièrement préoccupants
pour la santé publique (comme la consommation de tabac et d’alcool)
ou ayant fait, dans le passé, l’objet d’une attention insuffisante
(comme la santé mentale et l’obésité). C’est
en ciblant les groupes à risque que l’on permettra à l'ensemble
de la population de bénéficier de la promotion de la santé
et de la prévention des maladies", souligne le docteur Marc Danzon,
Directeur régional de l’OMS pour l’Europe.
Le rapport recommande de prendre des mesures afin d’accroître
l’efficience du système de santé suisse. Les mécanismes
actuels de paiement aux médecins et aux hôpitaux – p. ex.
les rémunérations à l'acte ou par journée d’hospitalisation
– n’incitent pas à augmenter l’efficience ; le rapport
recommande donc de considérer de nouvelles méthodes de paiement
des soins. Ainsi, dans le domaine hospitalier, un système de rémunération
prospectif basé sur des forfaits par pathologie permettrait d’augmenter
l’efficience et de réduire la durée des séjours.
Dans le domaine ambulatoire, on pourrait envisager un système plus axé
sur le médecin référent ou le médecin de famille
et moins sur la rémunération à l’acte.
Si les autorités suisses envisagent de maîtriser
les dépenses en introduisant plus de concurrence, elles devraient limiter
les possibilités pour les assureurs de sélectionner les assurés
sur la base de leur profil de risque. Les assureurs devraient passer des contrats
avec les prestataires de soins sur la base de la qualité. Les assurés
devraient rechercher la meilleure couverture aux meilleurs prix. Une concurrence
accrue sur le marché des médicaments non brevetés (comme
les génériques) ferait baisser le prix des médicaments.
La concurrence entre les assureurs et les prestataires de soins devrait dépasser
les frontières cantonales.
En Suisse, le financement des soins par les primes d’assurance
demeure régressif et les dépenses "out-of-pocket" des
assurés sont élevées par rapport à la plupart des
pays de l’OCDE. Pourtant, le système actuel de subventionnement
des primes et les exemptions de participation aux coûts permettent aux
groupes vulnérables d’avoir un bon accès aux prestations
de santé. Toutefois, des différences importantes subsistent entre
les cantons quant aux niveaux des aides et à leurs conditions d’obtention.
C’est pourquoi le rapport recommande la mise en place de standards nationaux
minimaux.
Enfin, une amélioration des performances à plus
long terme suppose de modifier la gouvernance du système de santé.
Malgré la petite superficie du territoire et le peu d’habitants,
la Suisse compte 26 systèmes semi-autonomes, ce qui rend difficile l’élaboration
de politiques nationales cohérentes ainsi que la création de marchés
concurrentiels pour l’assurance-maladie, les services de santé
et les médicaments.
Le rapport recommande donc la mise en place d’une loi-cadre
globale pour la santé, qui intégrerait la législation actuelle
sur l’assurance-maladie, les futures politiques de prévention,
la collecte de données de santé au niveau national et la surveillance
de l’efficacité du système sanitaire. Elle exposerait également
les objectifs nationaux et les responsabilités en matière de financement,
et garantirait que l’assurance-maladie et l’offre soient disponibles
sur une base géographique plus large.
Examens de l'OCDE des système de santé Suisse
est en vente en format papier ou en format électronique via la Librairie
en ligne de l’OCDE. Les abonnés et les lecteurs des institutions
abonnées peuvent consulter l'étude via Source
OCDE.
La Ville de Grenoble et le Département de l'Isère organisent conjointement le colloque InnovaDom® Document sans titre
Les nouvelles technologies peuvent apporter des solutions pour générer
davantage de confort, de sécurité à domicile et pour permettre
aux personnes dépendantes de garder une vie sociale. Pour cela il est
essentiel d'intéresser les usagers, les familles et les professionnels
et de les inscrire dans une démarque tant active que déontologique.
L'objectif est de rendre ces services innovants accessibles à toutes
les personnes dépendantes, quels que soient leurs revenus, leur lieu
de résidence ou leur mobilité: il s'agit pour nous de mettre l'innovation
technologique au service de l'innovation sociale.
Ce premier colloque permettra d’ouvrir un espace de réflexion,
de rencontres et de projets entre professionnels sanitaires et sociaux, entreprises,
chercheurs, décideurs et tous ceux qui s'impliquent dans le maintien
à domicile et la qualité de la vie des personnes âgées
ou handicapées.
Outre des conférences et des ateliers de travail une grande exposition
présentant des produits et services innovants sera ouverte aux participants.
La journée sera cloturée par une conférence grand public.
Source : www.grenoble.fr
Alzheimer : grande cause nationale en 2007
"Après l'égalité des chances en 2006,
Dominique de Villepin a décidé jeudi 21 sept embre de faire de
la lutte contre la maladie d'Alzheimer, qui toucherait actuellement quelque
860.000 Français, la «grande cause nationale» de 2007.
«Nous voulons franchir une nouvelle étape»
dans la lutte contre cette maladie neurodégénérative qu’est
la maladie d’Alzheimer, a déclaré le Premier ministre lors
d'une visite à Nice à l'occasion de la «Journée mondiale
Alzheimer».Il s'agit, à ses yeux, d'«un défi majeur
pour notre société».
«Pour lutter contre Alzheimer, la détermination
du gouvernement est totale», a déclaré M. de Villepin. Le
chef du gouvernement, qui a visité un «Centre mémoire de
ressources et de recherche» lié à la maladie et rencontré
des patients et leurs familles, s'est également prononcé pour
la mise en place, en 2007, d'une «consultation de prévention»
sur la maladie d'Alzheimer pour les plus de 70 ans, financée par la Sécurité
sociale.
«J'attache une grande importance à la mise en place
d'une consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans
financée par la Sécurité sociale. C'est le meilleur moyen
de détecter les difficultés à temps», a-t-il dit.
Cette consultation sera «prévue dans le projet de loi de financement
de la Sécurité sociale pour 2007», a-t-il ajouté.
Selon une source gouvernementale, cette consultation sera lancée dans
un premier temps à titre expérimental.
Face à cette maladie, «notre système de
santé n'apporte pas de réponse complètement satisfaisante»,
a reconnu M. de Villepin. Il a rappelé que la maladie n'est en moyenne
diagnostiquée «que deux ans après l'apparition des premiers
symptômes».
«Pour les malades, c'est une perte de temps considérable qui réduit
l'efficacité de leur traitement. Seul un patient sur deux est diagnostiqué»,
a ajouté le chef du gouvernement.
«La mise en oeuvre du plan Alzheimer sera encore accélérée
cette année pour atteindre nos objectifs dès le début de
l'année 2007», a-t-il dit. Dans le cadre du Plan solidarité
grand âge, 6.000 places de services de soins infirmiers à domicile
ont été créées en 2006. «Cet effort sera maintenu
tout au long des cinq prochaines années. A partir de 2010, nous créerons
7.500 places par an. En 2012, le nombre de places aura été augmenté
de 40% par rapport à aujourd'hui», a poursuivi M. de Villepin.
Maladie neurodégénérative chronique toujours
incurable, Alzheimer figure, avec les accidents vasculaires cérébraux
(AVC), parmi les principales causes de dépendance, c'est-à-dire
une perte d'autonomie au grand âge. La France compterait quelque 860.000
cas d'Alzheimer et de troubles apparentés, selon des estimations de l'Inserm.
Ce nombre pourrait atteindre 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040.
Delta, un nouvel appareil auditif branché pour les jeunes seniors
Le fabricant d'audioprothèses danois Oticon vient de lancer Delta, une aide auditive tout particulièrement destinée aux "baby-boomers" de 55 à 65 ans touchés par leurs premiers troubles auditifs. La surdité étant encore victime de nombreux préjugés, ceux-ci préfèrent souvent cacher leur déficience que de porter un appareil.
Cette prothèse au design avant-gardiste, de forme triangulaire, peut devenir quasiment invisible : elle se loge intégralement derrière le pavillon de l'oreille, le fil sonore est extrêmement fin et l'écouteur est placé à l'intérieur du conduit auditif. Grâce à son look, elle peut aussi se montrer : elle se décline en 17 couleurs et est dotée d'une coque interchangeable pour s'assortir à la tenue de son utilisateur.
Côté technique, Delta utilise les nouvelles technologies numériques. Elle amplifie bien sûr les sons, mais filtre aussi les bruits gênants en se focalisant sur la parole. Ses deux micros éliminent jusqu'à trois sources sonores de directions différentes. Les aigus manquants sont filtrés précisément, puis amplifiés selon le profil de la perte auditive.
Augmentation de la consommation de drogues chez les baby boomers
La marijuana est très
utilisée par les babys boomers, ainsi que d’autres
drogues et de manière fréquente. Cette pratique est en
augmentation chez les adultes de plus de 50 ans, alors qu’elle
diminue parmi pour les adolescents, selon une étude Américaine
récente.
De façon
générale, l'utilisation de drogues aux USA a augmenté
légèrement de 2004 à 2005, par exemple par de
petites augmentations d'abus de cocaïne et de médicaments,
chez les 18-25 ans et par une augmentation de la consommation de
marijuana parmi les adultes de 50-59 ans.
8,1% des Américains
de 12 ans et plus étaient consommateurs de drogues illicites
en 2005.
L'utilisation des
drogues illicites chez les baby boomers de 50-59 ans a augmenté
en passant à 63 % de 2002 à 2005.L'étude a été
réalisée sur un échantillon de 68.308 personnes
de 12 ans et plus ayant pour habitudes de fumer et boire.
En 2005, 4.4 % des
adultes âgés de la cinquantaine ont affirmé avoir
utilisé une drogue illicite durant le mois précédent,
contre 2.7 % en 2002. L'utilisation de drogues chez les plus jeunes
adolescents, cependant, a diminué légèrement,
avec 9.9 % d’entre eux affirmant l'utilisation illicite de
drogue durant le mois précédent en 2005 contre 10.6 %
en 2004.
Les baby boomers sont plus axés sur leurs styles de vies que sur leurs finances
Les baby boomers Néo
Zélandais en vieillissant sont davantage soucieux de
l’apparence de leur « niveau de vie sociale »
que de la santé de leurs finances, selon une étude
réalisée par Southern Cross sur un échantillon
de personnes âgées de plus de 55 ans.
Lorsqu’on les
interroge sur leurs réactions face au vieillissement, 52% sont
surtout inquiets à cause des signes physiques que celui-ci
engendre, tels que les rides et les cheveux gris, alors que
seulement 44% étaient préoccupés par le fait de
maintenir leur situation financière.
Sans surprise, les
problèmes de santé restent le plus grand souci, avec
84% de personnes qui se sentent menacées.
Le responsable d’études
de Southern Cross, Lan McPherson insiste sur l'importance des
résultats sur les mesures de protection sanitaire préventives.
« Presque un tiers des membres de Southern Cross âgés
de plus de 65 ans subit une opération par an c’est pour
ça que les baby boomers doivent agir maintenant s'ils veulent
rester en bonne santé pendant la retraite, » dit
McPherson.
De façon
générale, l'étude prouve que les gens âgés
de plus de 55 ans s'attendent à ce qu’ils continuent à
mener un style de vie actif et une vie sociale mouvementée.
Cependant, 33% s’interroge sur les problèmes liés
au vieillissement, à la discrimination ou à l’isolement
dont ils pourraient devenir victimes avec les temps.
De plus, on constate
que 29% de l’échantillon est plus préoccupé
par la façon dont elles aménageront leur jardin, que
par la sécurité de leurs enfants (26%).
Les plus de 55 ans en
Nouvelle Zélande semblent réussir leurs vies comme ils
l’espéraient. Cependant, 11% regrettent la façon
de celle-ci s’est organisée dans le temps.
Le droit à l’information
La reconnaissance par la loi du droit nouveau est l’aboutissement d’une prise de conscience de l’insuffisance et de la dispersion des informations données en règle générale par les institutions de retraite, en comparaison des besoins des assurés et de leurs attentes. Les travaux du Conseil d’orientation des retraites ont en particulier, dès leurs débuts, dressé ce constat.
La loi a non seulement posé le contenu du droit nouveau, mais elle a également créé l’outil rassemblant les organismes de retraite pour le mettre en œuvre, le groupement d’intérêt public GIP Info Retraite. La forme juridique du groupement d’intérêt public est apparue particulièrement adaptée pour coordonner les actions d’organismes de retraite dont les statuts juridiques sont très différents.
Dès lors, la communauté des organismes de retraite s’est attachée au sein du GIP à concevoir et à construire les documents et les instruments indispensables à la mise à la disposition des assurés des informations les concernant.
Les assurés recevront dès 2007 des informations détaillées sur leurs droits à retraite. La réponse apportée ainsi à leurs besoins objectifs sera originale puisqu’elle résultera d’une coordination inédite jusqu’alors, englobant des aspects stratégiques, techniques et de communication.
Aujourd’hui, le projet initié au lendemain du vote de la loi a franchi une première étape de conception. Au cours de cette étape, pendant les années 2004 et 2005, le mode de fonctionnement du GIP a été précisé, puis les documents destinés aux assurés et les échanges de données entre les systèmes d’information ont été définis. Les conséquences d’un envoi unique sur la visibilité de chaque régime pour l’assuré ont également été analysées.
Après la conception, une deuxième étape de réalisation a été entreprise, en 2006, avec la mise en relation effective des systèmes d’information des régimes et la construction des outils communs indispensables.
Enfin, en 2007, la troisième étape du projet aura une dimension dominante de communication, pour préparer et accompagner l’envoi du relevé de situation individuelle et de l’estimation indicative globale et répondre aux vœux du Conseil d’orientation des retraites, contribuant ainsi à conforter le contrat social sur les retraites entre les générations.
Par Jean-Marie Palach (GIP Info Retraite)
Achat en ligne, sur le site de La Documentation française :
Depuis plus d’1 an, Haruka, employée de bureau, a entretenu un rapport intense sur Internet avec un fonctionnaire de 41 ans.
Elle l’a trouvé par hasard, et a pensé que ce genre de type ferait le mari idéal. Ainsi Haruka, 38 ans, a est disposée à le rencontrer, en tête à tête, dans un café.
Après avoir laissé échapper son désir ferme de l'épouser, il lui a dit : « J'ai l'intention de maintenir mon corps propre jusqu'au mariage. Je suis parvenu à me maintenir chaste jusqu'à aujourd’hui. »
Bien que décidément étrange, l'attitude tendue du nouvel ami de Haruka en ce qui concerne le sexe n'est pas vraiment rare de nos jours pour un homme de la quarantaine, indique l'hebdomadaire de Yomiuri.
7.9 % des hommes au Japon âgés entre 40-44 ans sont vierges, selon une étude réalisée par l’association des plannings familiaux du Japon.
De plus, le nombre réel est probablement plus élevé, situé quelque part autour de 10 %, selon l’étude, car 5 % des répondants à l’enquête n'a donné aucune réponse.
Dans une conclusion semblable, le taux des personnes encore célibataires âgés entre 40-44 ans s’élève à 18.4 % en 2000 9 fois plus qu'en 1960.
Génération partagée
Est-ce une histoire de génération, des 40 et plus ? Pourquoi ce taux croissant de comportement asexuel ? L’étude offre une foule de facteurs sociaux possibles.
« C’est à cause de l’explosion de la bulle économique de la fin des années 1980 au début des années 90 », affirme Mayumi Futamatsu, un conseiller matrimonial, qui croit que ces années économiquement chargées bouleverse une génération d’hommes en nantis sexuels.
« Cette génération a mûri autour de la période de la bulle. …. C'était un moment où les femmes adoptaient une attitude très particulière au sujet des hommes au sujet des hommes et elles recherchaient des personnes avec une réussite sociale élevée, des revenus élevés et qui étaient également charismatiques au niveau physique. Cela a mené à une séparation nette entre les hommes qui pourraient obtenir des femmes et ceux qui ne pourraient pas. »
Pourquoi est-ce si inquiétant? Il faut considérer le taux de naissance en baisse du Japon, qui menace d'empêcher la future croissance économique, détruire le système de pension d'état, et réduire finalement la puissance et l'influence du Japon dans le monde.
Le nombre de plus en plus important d’hommes qui restent sans attaches durant toute leurs vies pourrait aggraver la situation.
Journée Accompagnement à domicile 2006 : 1ère phase réussie !
Le 27 juin dernier s’est tenue à Paris, la 2ème journée Accompagnement à domicile qui avait pour thème « Les aidants : comment les soutenir ? Attentes et besoins des familles, des professionnels et des bénévoles ». Cette manifestation à l’initiative de Chorum était organisée en partenariat avec Adessa, ADMR, A DOMICILE fédération nationale, Una, Uniopss et UNMPAPH/Mutualité Française.
Thème majeur de la Conférence de la Famille 2006 axée sur les liens intergénérationnels, chapitre important du plan gouvernemental Solidarité grand âge dévoilé le même jour, le soutien aux aidants émerge nettement de l’actualité sociale, où les problématiques du vieillissement et de la dépendance prennent une dimension centrale.
Cette journée, qui a réuni plus de 200 personnes, fut caractérisée par le partage d’expériences mais aussi par l’échange. Tous les participants, répartis en petits groupes l’après-midi, étaient invités à répondre aux questions « L’épuisement des aidants : comment le définir ? Comment le prévenir ? ». Ces groupes de travail originaux (une première ?) étaient l’occasion de donner la parole aux différents aidants pour recueillir leurs propres besoins.
Les thèmes les plus évoqués lors de cette journée ont été :
la difficulté de l’aide, accomplie aussi bien par des professionnels, des familles que par des bénévoles,
leur besoin d’être accompagnés sur un plan psychologique et pratique,
les interactions nécessaires entre les différents types d’aidants,
le besoin de reconnaissance des services apportés,
et le besoin de professionnalisation pour les aidants professionnels.
Thèmes sur lesquels se sont rejoints les différents intervenants, professionnels de l’aide, aidants familiaux ou bénévoles ou encore les chercheurs et les universitaires qui ont su par leur approche et leurs connaissances complémentaires de ces problématiques enrichir le débat.
Au cours de la manifestation, les trois lauréats du Prix Accompagnement à domicile 2006 ont reçu leur prix. Sur le thème Accompagner à domicile jusqu’au bout, ce prix a récompensé des structures ayant mis en place ou projetant de mettre en place des actions concernant l’accompagnement des personnes en fin de vie, quel que soit leur âge.
Vous pourrez retrouver prochainement sur notre site Internet www.chorum.fr un résumé des différentes interventions de la journée.
Pour rappel, les objectifs des Journées sont de soutenir le développement et la professionnalisation du secteur, de repérer les nouveaux besoins et les nouvelles réponses, et de créer une dynamique d’échanges de réflexions et de pratiques.
Les technologies High Tech aident les seniors à s’adapter mentalement et physiquement
Le moniteur est un petit dispositif qui peut transmettre par relais des signes par l'intermédiaire de la ligne de téléphone à une infirmière ou à un docteur. Les patients mesurent leur propre tension artérielle, poids, température et d'autres signes essentiels en utilisant les moniteurs qui sont fixés à la machine ; un affichage sur l'écran Viterion guide les patients par « check up ». Et comme un professionnel médical, le Viterion 100 pose les questions relatives à la santé du patient, comme « vous avez bien dormi ? » et « êtes vous fatigué aujourd’hui ? »
Honeywell international, qui vend des moniteurs pour l'usage à domicile, lancera bientôt un nouveau modèle avec appareil-photo. Les infirmières pourront alors surveiller, par exemple, si une blessure se se résorbe correctement.
Un tel accessoire de pointe peut aider les personnes âgées à s’adapter mentalement et physiquement. Une étude par l'université de Buffalo pour la technologie assistée a examiné deux groupes de seniors en mauvaise santé qui vivent seuls. Les maisons des seniors ont été équipées des sondes de mouvement et de sécurité. Ces seniors ont été également équipés d’ordinateurs avec accès à Internet. Dans l'autre groupe, aucun changement n'a été fait dans les maisons des seniors. Le Dr. Machiko Tomita, professeur à l'université, dit que l'étude a prouvé que les seniors dans les maisons équipées « ont maintenu des fonctions physiques et cognitives, » tandis que l'autre groupe « montrait des déclins significatifs dans les deux cas. »
Cette approche différente des déficiences a pu alerter la famille aux problèmes. Les chercheurs développent également des sondes qui détermineraient si une personne a oublié de manger ou prendre de prendre ses médicaments.
Les robots pourront-ils rappeler un aîné de prendre un médicament ou de détecter des changements du comportement ? Le robot RI-MAN au Japon est déjà capable de voir, d'entendre et de sentir, aussi bien que porter une poupée de 26 livres, mais il est loin d'être efficace en situation réelle.
«Nous sommes encore très loin de pouvoir d’arriver à un robot très fiable » dit Russell Bodoff, du centre pour les technologies de services pour le vieillissement.
Pendant que de plus en plus de technologies entre dans la maison, quelques critiques décrient ce changement comme une intrusion à l'intimité. Mais notons les commentaires d'un expert,
« qu’est ce qui est plus grande perte d'intimité qu'entrer dans une maison de repos ? »
L'impact de l'état de santé sur l'emploi des seniors en Europe?
L’état de santé des seniors européens joue fortement sur la probabilité d’être en emploi, selon l’étude réalisée à partir de l’enquête SHARE 2004. A l’échelle européenne, le taux d’emploi des personnes de 50 ans et plus est en effet beaucoup plus faible pour les personnes déclarant une maladie ou une limitation sévère dans leurs activités quotidiennes. II est, par exemple, deux fois moins élevé que la moyenne chez celles qui déclarent souffrir d’un accident vasculaire cérébral (AVC). De même, pour les personnes atteintes d’un cancer, le taux d’emploi passe de 43 % à 34 % pour les femmes et de 63 % à 42 % pour les hommes.
Après avoir éliminé les effets de l’âge, du niveau d’études, du statut marital et du pays de résidence sur l’état de santé, l’analyse montre que les maladies les plus invalidantes pour l’emploi sont pour les hommes : les fractures de la hanche, les accidents vasculaires cérébraux et le cancer et pour les femmes : les accidents vasculaires cérébraux, les maladies cardiaques et le diabète.
L’étude montre enfin que l’état de santé n’explique pas les différences entre les taux d’emploi des seniors des pays européens étudiés, qui varient dans la population masculine d’un peu plus de 40 % en Autriche à 80 % en Suisse. Ces écarts seraient à mettre plutôt sur le compte des conjonctures économiques nationales et des cadres institutionnels concernant par exemple l’âge légal de départ à la retraite ou les dispositifs de cessation d’activité.
Selon l’enquête Share, pour les dix pays européens étudiés, le taux d’emploi des hommes de 50 à 65 ans est de 62 % contre 43 % des femmes2. Les Suisses, les Suédois et les Grecs ont des taux d’emploi supérieurs à 70 % alors que les Autrichiens, les Italiens, et les Français ont des taux inférieurs à 60 %. Cette hiérarchie n’est pas la même pour les femmes, ce taux passant de plus de 71 % en Suède à moins de 23 % en Italie. L’écart entre hommes et femmes n’est pas constant entre les pays : il varie de 5 points en France et en Suède à 32 points en Espagne et même 42 points en Grèce.
Ce document peut-être téléchargé à l'adresse suivante :
Bonnes et mauvaises nouvelles côté santé pour les baby boomers
Il y a beaucoup de bonnes nouvelles pour les « abbies » (des boomers de bébé les plus âgés) : Les taux de dépendance s’effondrent, et la recherche prouve que les Américains plus âgés restent en bonne santé beaucoup plus longtemps qu’avant, selon l’université d’Harvard.
Selon les dernières publications sur l'espérance de vie, la moyenne aux Etats-Unis est de 77.6 ans, comparé à 75.4 en 1990. En outre, vieillir aujourd’hui permet d’atteindre un âge plus élevé. Aujourd'hui, un homme américain de 65 ans peut compter vivre jusqu’à 81.6 ans ; s'il atteint l'âge de 85 ans, il peut compter vivre jusqu’à 90 ans. Les femmes survivent toujours aux hommes, bien que l’écart se restreigne, mais le modèle démographique se reproduit. La vieillesse s'ajoute à l'espérance de vie.
Cependant, comparé à la population d’autres pays, les Américains n’obtiennent pas un score très élevé. Les hommes et les femmes américains ne se positionnent qu’à la 12ème et à la 15ème place du classement, respectivement, dans l'espérance de vie à l'âge de 65 ans. Les Etats-Unis traînent également quand il s’agit de compter le nombre d’années de bonne santé. Selon la lettre de santé de Harvard, les résultats d'une étude récente comparant la santé aux âges des personnes de 55 à 64 ans en Angleterre et aux Etats-Unis, les Américains se sont avérés en moins bonne santé que leurs cousins anglais, avec des taux plus élevés de cancer, de diabète, d'hypertension et d'infection pulmonaire.
Les boomers : excellente cible pour les investisseurs
C'est sans équivoque une bonne nouvelle pour les investisseurs. Un nombre énorme d'industries se développera pour satisfaire les demandes de cette population vieillissante.
Sans surprise, plusieurs des secteurs qui s'épanouissent porteront sur la santé. Dans une étude récente, Richard Bernstein, consultant chez Merrill Lynch aux États-Unis, a exploré les divers choix qui se proposent.
« Au fur et à mesure que les boomers entrent dans la soixantaine, ils dépensent un pourcentage croissant de leur revenu sur la santé, » écrit M. Bernstein. « Les Boomers changent leur modèle de consommation loin des stéréotypes établis sur la santé. »
Mais de combien parlons-nous ?
On s'attend à ce que les dépenses nationales totales de santé « poussent » 20 % du PIB d'ici 2015.
Les améliorations des technologies pourraient aggraver les dépenses de santé pendant que les boomers continuent à rechercher la fontaine de jeunesse. »
Les secteurs à ne pas perdre de vue :
« Pièces de rechange » et centres chirurgicaux : Cela ressemble à quelque chose lié aux voitures, mais les hommes vivent plus longtemps, et auront besoin de nouvelles hanches, genoux et même cœurs.
La chaîne d'approvisionnements pharmaceutique : Un effet secondaire normal est que le nombre de prescription médicales va augmenter, au profit des industries pharmaceutiques des distributeurs et des pharmaciens.
Cliniques indépendantes : le besoin augmente, les nouvelles technologies et les centres augmenteront jusqu'à satisfaire la demande.
« Beauté » : Le maintien d'une image jeune sera de plus en plus chère, à l'avantage du produit de beauté, du soin de la peau et des industries de chirurgie plastique.
Infrastructure de santé : C'est la catégorie la plus courante et logique, la demande est quasiment identique à la croissance de la population.
Quand investir ?
Beaucoup de spécialistes affirment que le moment est arrivé : maintenant, afin d’être prêt pour els années de pic de croissance.
L'évidence démographique assure ces secteurs d’être parmi les meilleurs marchés porteurs au moment M.
Accompagnement à domicile :Chorum annonce les lauréats du Prix
L’édition 2006 du Prix Accompagnement à domicile, organisé par Chorum, en partenariat avec Adessa, ADMR, A DOMICILE fédération nationale, Una, Uniopss et UNMPAPH/Mutualité française, avait cette année pour thème « Accompagner à domicile jusqu’au bout ».
Le jury, composé de représentants des partenaires et de représentants des usagers, par l’intermédiaire de l’APF (association des paralysés de France) et du CNRPA (comité national des retraités et personnes âgées), a récompensé trois actions, menées par des structures pérennes qui en assurent la qualité. La place de la personne, l’aide aux aidants, le travail en partenariat et l’éthique ont été les critères d’évaluation déterminants.
Les trois prix d’un montant de 12000€ chacun ont été décernés à :
Prix catégorie « Projet »: Séniors Présence – (Hérault) pour son action : "Complémentarité entre un service d’accompagnement à la fin de vie à domicile et un service de soins palliatifs à domicile".
Descriptif de l’action : Sénior Présence, structure d’aide à domicile, propose un service de soins palliatifs à domicile pour les personnes reconnues « en fin de vie » qui souhaitent retourner chez elles. La structure va également développer un SSIAD avec 5 places réservées aux soins palliatifs, service qui ouvrira courant juin 2006.
Prix catégorie « Réalisation » : Association Pivoine (Meurthe et Moselle) pour son action Réseau de soins palliatifs "Trait d'union".
Descriptif de l’action : création d’un réseau de soins palliatifs à domicile en 2002 qui a pour objet :
- de répondre au désir exprimé par une personne ayant besoin de soins palliatifs de choisir son domicile comme lieu de fin de vie,
- de lui assurer la continuité des soins entre l’hôpital et le domicile ainsi qu’une prise en charge globale et coordonnée,et de proposer :
- une aide aux soignants, grâce à une coordination psychologique, et une formation continue,
- un soutien à l’entourage de la personne en situation de soins palliatifs, jusqu’au suivi de deuil.
Prix spécial du jury : Mutualité Française (Vienne) pour son action : "Je ne suis pas mort, j'ai arrêté de vivre".
Descriptif de l’action : l’objectif général est de mettre en place une dynamique volontariste d’accompagnement de la fin de vie au sein de la filière d’aide et de soins de la mutuelle, prenant en compte la personne en fin de vie, son entourage et les professionnels intervenant au domicile. Pour cela trois axes sont envisagés :
la formation de ses équipes et leur soutien psychologique ;
l’information et l’écoute des aidants naturels ;
l’accompagnement des personnes en fin de vie.
Les trois lauréats recevront leur prix le 27 juin prochain lors de la 2ème Journée Accompagnement à domicile.
Le Prix Accompagnement à domicile a été initié en 2004 par la caisse de retraite CPM. Dans le cadre de Chorum, nom de l’alliance de Médéric et de Mutualité Française Prévoyance au service de l’économie sociale, la CPM, qui a rejoint le groupe Médéric, poursuit son engagement en reconduisant ce Prix.
Les partenaires :
Adessa : fédération nationale d’aide à domicile
ADMR : l’association du service à domicile
A DOMICILE fédération nationale
Una : union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles
Uniopss : union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux
UNMPAPH / Mutualité Française : union nationale mutualiste personnes âgées, personnes handicapées .
Chorum est le nom de l’offre de produits et de services dédiée aux acteurs de l’économie sociale, commune à Médéric et Mutualité Française Prévoyance.
Chorum traduit la volonté des deux partenaires d’apporter des réponses spécifiques et adaptées aux besoins et problématiques du secteur de l’économie sociale et de simplifier et d’optimiser les relations avec leurs adhérents à travers une interlocution unique et une unicité de traitement.
Ainsi, sous la marque Chorum, une offre globale de produits de protection sociale complémentaire, mais aussi de services dédiés, adaptés à l’économie sociale, est proposée. Cette offre s’articule autour des domaines retraite complémentaire cadre et non-cadre, prévoyance et de services d’accompagnement, de conseil et d’études destinés aux professionnels du secteur.
L’offre retraite repose sur la CPM, institution de retraite Arrco, et la CIPC-R, institution de retraite Agirc, toutes deux intégrées au groupe Médéric. L’offre prévoyance est délivrée par la mutuelle SNM en co-assurance avec Médéric Prévoyance et Mutualité Française Prévoyance.
Chorum est fondé sur les principes et les valeurs de la solidarité. Cette notion s’exprime à travers l’offre de produits et de services basée sur la répartition pour la retraite et la mutualisation des risques et des coûts pour la prévoyance. Les ambitions mêmes de Chorum le conduisent à aller plus loin dans cette démarche en développant des services dédiés à ses adhérents, leur apportant soutien et accompagnement à titre individuel, comme collectif. Dans ce cadre, Chorum a également mis en place un Observatoire des secteurs de l’économie sociale, qui a pour vocation d’accompagner les mutations de ces derniers, de les promouvoir et de favoriser leur développement au travers d’études et d’actions co-produites avec les branches professionnelles et les organismes de l’économie sociale.
Les clients de Chorum sont principalement les mutuelles et les associations. Parmi les secteurs adhérents, citons le handicap, l’aide à domicile, l’animation, les centres sociaux et socio-culturels ou encore la Croix-Rouge Française…
Accompagnement à domicile :Chorum annonce les lauréats du Prix
L’édition 2006 du Prix Accompagnement à domicile, organisé par Chorum, en partenariat avec Adessa, ADMR, A DOMICILE fédération nationale, Una, Uniopss et UNMPAPH/Mutualité française, avait cette année pour thème « Accompagner à domicile jusqu’au bout ».
Le jury, composé de représentants des partenaires et de représentants des usagers, par l’intermédiaire de l’APF (association des paralysés de France) et du CNRPA (comité national des retraités et personnes âgées), a récompensé trois actions, menées par des structures pérennes qui en assurent la qualité. La place de la personne, l’aide aux aidants, le travail en partenariat et l’éthique ont été les critères d’évaluation déterminants.
Les trois prix d’un montant de 12000€ chacun ont été décernés à :
Prix catégorie « Projet »: Séniors Présence – (Hérault) pour son action : "Complémentarité entre un service d’accompagnement à la fin de vie à domicile et un service de soins palliatifs à domicile".
Descriptif de l’action : Sénior Présence, structure d’aide à domicile, propose un service de soins palliatifs à domicile pour les personnes reconnues « en fin de vie » qui souhaitent retourner chez elles. La structure va également développer un SSIAD avec 5 places réservées aux soins palliatifs, service qui ouvrira courant juin 2006.
Prix catégorie « Réalisation » : Association Pivoine (Meurthe et Moselle) pour son action Réseau de soins palliatifs "Trait d'union".
Descriptif de l’action : création d’un réseau de soins palliatifs à domicile en 2002 qui a pour objet :
- de répondre au désir exprimé par une personne ayant besoin de soins palliatifs de choisir son domicile comme lieu de fin de vie,
- de lui assurer la continuité des soins entre l’hôpital et le domicile ainsi qu’une prise en charge globale et coordonnée,et de proposer :
- une aide aux soignants, grâce à une coordination psychologique, et une formation continue,
- un soutien à l’entourage de la personne en situation de soins palliatifs, jusqu’au suivi de deuil.
Prix spécial du jury : Mutualité Française (Vienne) pour son action : "Je ne suis pas mort, j'ai arrêté de vivre".
Descriptif de l’action : l’objectif général est de mettre en place une dynamique volontariste d’accompagnement de la fin de vie au sein de la filière d’aide et de soins de la mutuelle, prenant en compte la personne en fin de vie, son entourage et les professionnels intervenant au domicile. Pour cela trois axes sont envisagés :
la formation de ses équipes et leur soutien psychologique ;
l’information et l’écoute des aidants naturels ;
l’accompagnement des personnes en fin de vie.
Les trois lauréats recevront leur prix le 27 juin prochain lors de la 2ème Journée Accompagnement à domicile.
Le Prix Accompagnement à domicile a été initié en 2004 par la caisse de retraite CPM. Dans le cadre de Chorum, nom de l’alliance de Médéric et de Mutualité Française Prévoyance au service de l’économie sociale, la CPM, qui a rejoint le groupe Médéric, poursuit son engagement en reconduisant ce Prix.
Les partenaires :
Adessa : fédération nationale d’aide à domicile
ADMR : l’association du service à domicile
A DOMICILE fédération nationale
Una : union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles
Uniopss : union nationale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux
UNMPAPH / Mutualité Française : union nationale mutualiste personnes âgées, personnes handicapées .
Chorum est le nom de l’offre de produits et de services dédiée aux acteurs de l’économie sociale, commune à Médéric et Mutualité Française Prévoyance.
Chorum traduit la volonté des deux partenaires d’apporter des réponses spécifiques et adaptées aux besoins et problématiques du secteur de l’économie sociale et de simplifier et d’optimiser les relations avec leurs adhérents à travers une interlocution unique et une unicité de traitement.
Ainsi, sous la marque Chorum, une offre globale de produits de protection sociale complémentaire, mais aussi de services dédiés, adaptés à l’économie sociale, est proposée. Cette offre s’articule autour des domaines retraite complémentaire cadre et non-cadre, prévoyance et de services d’accompagnement, de conseil et d’études destinés aux professionnels du secteur.
L’offre retraite repose sur la CPM, institution de retraite Arrco, et la CIPC-R, institution de retraite Agirc, toutes deux intégrées au groupe Médéric. L’offre prévoyance est délivrée par la mutuelle SNM en co-assurance avec Médéric Prévoyance et Mutualité Française Prévoyance.
Chorum est fondé sur les principes et les valeurs de la solidarité. Cette notion s’exprime à travers l’offre de produits et de services basée sur la répartition pour la retraite et la mutualisation des risques et des coûts pour la prévoyance. Les ambitions mêmes de Chorum le conduisent à aller plus loin dans cette démarche en développant des services dédiés à ses adhérents, leur apportant soutien et accompagnement à titre individuel, comme collectif. Dans ce cadre, Chorum a également mis en place un Observatoire des secteurs de l’économie sociale, qui a pour vocation d’accompagner les mutations de ces derniers, de les promouvoir et de favoriser leur développement au travers d’études et d’actions co-produites avec les branches professionnelles et les organismes de l’économie sociale.
Les clients de Chorum sont principalement les mutuelles et les associations. Parmi les secteurs adhérents, citons le handicap, l’aide à domicile, l’animation, les centres sociaux et socio-culturels ou encore la Croix-Rouge Française…
www.ageisonline.com : premier portail qui recense les aides technologiques dédiées aux personnes âgées
L'équipe d'Ageisonline.com est composée de chercheurs qui recensent et évaluent les produits sur le marché ou en cours de développement, en totale neutralité par rapport à leurs fournisseurs et distributeurs. AGEIS online (www.ageisonline.com) est le portail Web qui présente les travaux de ce Laboratoire, en particulier une base de données de plusieurs centaines d’aides technologiques, internationales, commercialisées actuellement en France.
Pour chaque aide technologique, le portail propose une fiche qui décrit la technologie, les caractéristiques du produit, ainsi que les tarifs proposés par les différents distributeurs.
AGEIS online propose un triple moteur de recherche (par mots clés, par technologies et par finalités), qui permet de trouver très facilement l’aide technologique qui répond aux besoins spécifiques de chaque personne.
Trois questions à Michaël Carré, Directeur Commercial, société MEDIALIS et Delphine Middernacht, expert en Technologies, chercheure à Orsay
Pourquoi avez-vous créé le Laboratoire AGEIS ?
MC : L’un de mes associés a vécu difficilement la disparition de sa grand-mère.
Après une chute, elle n’a pas pu appeler au secours à temps. Or les technologies de téléassistance, les médaillons d’alerte par exemple, permettent d’éviter de telles tragédies. Notre objectif était donc de créer un centre d’expertise qui aiderait les professionnels du secteur médico-social et les familles à mieux connaître les technologies afin d’améliorer la vie de leurs patients ou de leurs proches.
Vous parlez d’expertise, quels sont vos partenaires ?
DM : Nous travaillons depuis plusieurs années avec les experts de la Société Française de Gériatrie et de Gérontologie, ainsi qu’avec des chercheurs du CNRS de renommée internationale (le TIMC de Grenoble tout particulièrement). Nous travaillons avec plusieurs centres hospitaliers, spécialisés dans les domaines d’expertise d’AGEIS (vision, audition, motricité, domotique, etc.). Nous sommes en particulier partenaires du Pôle pour l’Allongement de la Vie de l’Hôpital Charles Foix (94). Notre objectif est de fédérer les différents acteurs du secteur et de créer un réseau d’experts pluridisciplinaires.
Quels services proposez-vous ?
MC : Nous proposons tout d’abord aux professionnels, à la fois médecins, ergothérapeutes, infirmières, orthophonistes, … mais aussi aux aidants un abonnement annuel au portail AGEIS online pour 4,5 € T.T.C. par mois (les abonnés à AGEVILLAGE bénéficient de 20 % de réduction).
Nous lançons de plus des formations sur les technologies à partir de la rentrée 2006 : il s’agit de sessions d’une journée, portant sur la prévention et la détection des chutes, ainsi que sur l’amélioration de la prise en charge nocturne des personnes âgées.
Nous accompagnons également diverses institutions dans le cadre de projets faisant appel à des technologies : sécurité pour la création d’un hôpital de jour dédié à des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, accessibilité d’un atelier informatique pour personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson, déploiement domotique dans une maison d’accueil spécialisée où la plupart des résidents - âgés - sont en fauteuil roulant.
Enfin, nous proposons aux différents fournisseurs et distributeurs de technologies de recenser gratuitement leurs produits au sein du portail AGEIS online
Première mondiale : Orange et Médical Mobile lancent le bracelet Columba pour les malades d’Alzheimer
Ce partenariat technologique entre le leader de la téléphonie mobile et le créateur de la télé-sécurité médicale a donné naissance à une première mondiale : un bracelet téléphone GSM/GPS permettant de retrouver les malades d’Alzheimer en cas de fugue ou de désorientation. Cette solution relève le défi de sécuriser l’environnement de vie des malades d’Alzheimer sans restreindre leur liberté.
La maladie d’Alzheimer, un enjeu de santé publique
Avec l’allongement de l’espérance de vie, la maladie d’Alzheimer devient un enjeu majeur de santé publique. On compte en France déjà plus 850 000 malades et 165 000 nouveaux cas chaque année. D’ici 2008, toutes les familles seront concernés de près ou de loin par cette maladie, dont la perte de repère spatio-temporel est l’un des principaux symptômes : environ 60% des malades d’Alzheimer font des fugues ou vivent des situations de désorientation.
Un environnement sécurisé
Ce bracelet-téléphone intègre un bouton d’alerte et s’attache au poignet comme une simple montre water-proof, sécurisant ainsi l’environnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, sans restreindre leur liberté, dans le respect des procédures de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés).
Une alarme automatisée
Si le porteur d’un bracelet Columba sort du secteur géographique habituel où il dispose de points de repère, l’appareil déclenche une alarme automatisée pour en aviser les proches.
Opérant 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, un centre d’appels médicalisé est à la disposition de la famille et du personnel soignant pour immédiatement repérer par satellite l’endroit précis où se trouve la personne. Il est également possible d’entrer en communication avec le malade grâce à la fonction haut-parleur main-libres du bracelet, par l’intermédiaire du centre d’appels médicalisé.
Un service innovant
Cette technologie révolutionnaire, issue de trois années de recherche repose sur un logiciel intelligent de détection et d’alerte, un système de géolocalisation GPS-assisté et un émetteur-récepteur GSM/GPRS équipé d’une carte Sim. Les échanges téléphoniques et les transmissions de données s’appuient sur le réseau mobile d’Orange et les services d’AXA Assistance.
Les conditions de commercialisation
Expérimenté d’octobre 2005 à février 2006 dans un environnement familial et en maison de retraite, il est dorénavant proposé dans le réseau des 22 400 pharmacies et dans les 700 agences France Télécom. Disponible en offre de lancement au prix d’acquisition de 199 euros TTC (puis 259 euros TTC), il nécessite la souscription d’un abonnement mensuel de 59 euros TTC au service de Medical Mobile qui inclut l’assistance 24h/24, 7j/7, la géolocalisation et les communications d’urgence.
Où s’informer ?
Contactez le Numéro Azur 0 810.87.87.87 (coût d'un appel local depuis une ligne fixe), 7j/7, 24h/24.
Les stars mûres représentent LA génération pour L'Oréal afin de promouvoir les lignes anti-vieillissement
L'Oréal a signé avec la sexagénaire Diane Keaton pour représenter la ligne Age Perfect Pro-Calcium qui sera lancée en juillet aux USA. L'e contrat emploie Diane Keaton afin de favoriser la crème d'hydratation fortifiante de la ligne et la base de maquillage.
A Paris, c’est Jane Fonda qui représente les femmes de plus de 50 ans pour la promotion de la gamme.
Age Perfect Pro-Calcium de L'Oreal vise les femmes dans la tranche d’âge de la soixantaine positive, de même que la ligne Re-Perfect : les soins dont les femmes de cet âge ont le plus besoin.
L'Oreal n'est aps novice en ce qui concerne la promotion des produits grâce à des femmes mûres. Cela a déjà été le cas en 2002 avec Catherine Deneuve actrice de 62 ans en 2002 qui a été choisie comme visages pour la campagne de publicité de l’entreprise.
Cependant, le recrutement de Jane Fonda et de Diane Keaton, qui sont toutes les 2 plus âgées que Catherine Deneuve quand elle a travaillé avec L'Oréal, reflète l'importance croissante des femmes plus âgées aux compagnies de cosmétiques.
Une étude récente du marché de Datamonitor suggère que la femme de 50 ans est maintenant la cible principales pour le marché à croissance rapide de cosmétiques, alors que, la croissance sur le marché des programmes d'anti-vieillissement en grande partie est dirigée par des femmes âgées de 40 ans et plus.
Alors que les premiers baby boomers atteignent l’âge de la retraite, beaucoup d'individus font très attention à maintenir un aspect jeune et sain. Et ils ont également les moyens financiers de le faire, ayant un revenu net disponible bien plus élevé que les générations précédentes.
C'est pour cette raison que L'Oréal ainsi que la concurrence suivent le mouvement avec des lignes d'anti-vieillissement et de maquillages sur le marché grand public, lancées pour viser les femmes plus âgées.
Un des plus grands lancements sur le marché ces derniers mois a été Revlon Vital Radiance. C'est une ligne de maquillage hydratant qui a été spécifiquement développée pour répondre aux exigences des femmes âgées 50 et plus et actuellement est représentée par l'actrice américaine de 59 ans Susan Sarandon.
Mais beaucoup de profils de femmes de tous âges sont recrutées par L'Oreal à l'heure actuelle. Jusqu'ici, ont signé avec L'Oreal Scarlett Johansson, Penelope Cruz, Eva Longoria et Beyoncé Knowles pour favoriser les lignes spécifiques de produits de beauté selon les groupes d'âge.
Plan Solidarité pour les personnes âgées dépendantes
Face au vieillissement de la population, "nous devons adapter notre modèle social pour apporter des améliorations concrètes dans la vie des personnes âgées et de leur famille", a souligné le Premier ministre.
Lutter contre les maladies du grand âge
La première exigence, selon le chef du Gouvernement "est d’investir massivement pour lutter contre les maladies du grand âge", en particulier les maladies neurodégénératives qui touchent environ 12 % de la population française de plus de 70 ans.
Afin de "répondre aux besoins de formation des médecins et des professionnels de santé, nous avons mis en oeuvre le plan gériatrique universitaire", a rappelé Dominique de Villepin. Doivent être créés 15 postes de professeurs des universités-praticiens hospitaliers, de professeurs associés, de maîtres de conférence des universités-praticiens hospitaliers et de chefs de clinique.
Par ailleurs, 20 millions d’euros supplémentaires seront consacrés à la recherche sur les neurosciences par l’Agence nationale pour la recherche (ANR).
Le Premier ministre souhaite lancer un "plan national sur le cerveau et les maladies du système nerveux", qui répondrait à trois objectifs :
• associer plus étroitement recherche et prise en charge des malades ;
• structurer la communauté scientifique afin de faire émerger de nouveaux projets de recherche de qualité et d’assurer leur financement ;
• couvrir tous les champs d’étude, fondamentaux, cliniques ou épidémiologiques.
Faciliter le maintien des personnes âgées à domicile
Il s’agit de développer l’offre de soins à domicile. Le plan prévoit d’augmenter de 40 % en cinq ans le nombre de places de services de soins infirmiers à domicile et de porter le nombre de places en hospitalisation à domicile à 15 000 dès 2010.
En ce qui concerne les aides à domicile, le chèque emploi service universel devrait permettre aux personnes âgées de bénéficier d’une offre diversifiée de services à la personne, notamment pour le ménage, le bricolage ou les repas.
Adapter le système de santé
La construction d’une filière gériatrique est un enjeu majeur. Dominique de Villepin a annoncé la création de 1 000 places de court séjour gériatrique et de 3 000 places de soins de suite et de réadaptation en cinq ans.
Les établissements répondant aux normes fixées par le plan national "Solidarité grand âge" se verront attribuer un label "filière gériatrique". De plus, chaque établissement d’hébergement et chaque hôpital seront liés par un contrat-relais. Quant aux traitements, l’objectif est de les adapter aux personnes de plus de 85 ans.
Améliorer l’accueil des personnes dépendantes
La priorité du Gouvernement est d’améliorer la prise en charge dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes, par les mesures suivantes :
• renforcer le taux d’encadrement, en atteignant d’ici 2012 un professionnel pour une personne très dépendante ;
• adapter l’évolution des tarifs de l’Assurance maladie au rythme du besoin de soins des patients ;
• moderniser les équipements avec l’investissement de 500 millions d’euros pour la rénovation des établissements ;
• créer chaque année 5 000 places ;
• renforcer l’attractivité des métiers de la prise en charge des personnes âgées.
Un sondage révèle l'apparition de "consommateurs de soins de santé" au Canada
Selon un nouveau sondage paru aujourd'hui, les participants à un régime collectif de soins de santé au Canada deviennent de plus en plus proactifs dans la prise de décisions concernant leur santé, ce qui montre que les choses changent et qu'on ne se contente plus de se fier passivement à son médecin. Les résultats du Sondage montrent que les Canadiens cherchent eux-mêmes de l'information, demandent conseil et se procurent de l'information auprès d'autres sources que leur médecin, une tendance qui confirme l'apparition de "consommateurs de soins de santé".
En janvier dernier, sanofi-aventis Canada Inc. a chargé Ipsos Reid de réaliser la neuvième édition de ce sondage. Ipsos-Reid a sondé 1 500 participants à un régime collectif de soins de santé pour connaître leur opinion au sujet du rôle du système public de santé et des régimes collectifs de soins de santé financés par les employeurs dans le maintien des produits et des services de santé. Le Sondage a aussi permis de savoir si les participants étaient prêts à jouer un plus grand rôle dans leurs décisions de santé et à assumer une plus grande part des coûts.
Trois thèmes prédominants se dégagent des résultats du Sondage : 1) Les participants à un régime essaient de prendre des décisions éclairées concernant leur santé et accordent beaucoup d'importance aux services de soutien et d'éducation à la santé offerts par leur employeur. 2) Les participants accordent une grande valeur à leur régime collectif de soins de santé. 3) On se rend de plus en plus compte du rôle important que jouent les employeurs pour favoriser un milieu de travail sain.
L'apparition de "consommateurs de soins de santé"
La tendance à la responsabilité personnelle constatée pour la première fois dans le Sondage de l'an dernier a été explorée plus en profondeur cette année. Les répondants acceptent un certain niveau de responsabilité, et la majorité d'entre eux disent participer activement aux décisions qui concernent leur santé. Par exemple, six répondants sur dix (61 %) disent qu'ils cherchent eux-mêmes de l'information, posent des questions à leur médecin, puis demandent conseil à d'autres personnes en fonction de ce qu'ils ont appris, à la différence des 39 % restants qui se fient entièrement à leur médecin et remettent rarement en question, sinon jamais, son diagnostic ou ses conseils.
"C'est la partie visible de l'iceberg du consumérisme, lance Anthony May, de la Financière Manuvie à Vancouver et membre du Conseil consultatif du Sondage sanofi-aventis sur les soins de santé. Les gen