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vieillissement démographique : vieillissement de la population
Date 20/11/2008
 
   
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Aiderensemble.fr : le sité dédié aux aidants
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Malgré toute la bonne volonté et l’attention prodiguées par les familles, accompagner une personnes dépendante dans son quotidien demeure un lourd investissement et nécessite un savoir-faire qui ne s’improvise pas. L’intervention extérieure d’un professionnel du secteur apparaît dès lors comme une véritable solution adaptée pour soutenir les aidants.

L’expérience de ces 3 fondateurs (UNA, la Mutualité Française et l’UNCCAS), pionniers dans le secteur social et médico-social confère à France Domicile une légitimité lui permettant de répondre aux besoins des aidants. Pour cette raison, l’enseigne a décidé de lancer début novembre 2008, le site Internet aiderensemble.fr. Sans contraintes horaires ni géographiques, ce site unique est destiné à l’aidant régulier ou à l’aidant occasionnel qui l’aide dans son action, ou à toute personne concernée par la perte d’autonomie d’un proche.

Ce site Internet entièrement dédié aux aidants a pour vocation d’être un véritable outil d’aide et de soutien en leur apportant :
- une information claire et facilement exploitable
- des espaces communautaires et participatifs favorisant les partages d’expériences et la rupture de l’isolement
- l’accès à des prestations de services d’aide au maintien à domicile ainsi que leur commande en ligne

Allez sur le site www.aiderensemble.fr

 

Alzheimer est la maladie la plus redoutée des Seniors
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Alzheimer est désormais la maladie la plus redoutée par les seniors français (+ 55ans). C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer le 21 septembre 2008 par la société d’étude Senior Strategic pour le compte du site internet Alzheimer 360 (www.alzheimer-360.com), un site qui recense en temps réel l’information sur la maladie d’Alzheimer publiée sur internet.

« Les seniors, plus directement touchés par la maladie, redoutent à présent plus Alzheimer (34%) que le cancer (25%), qui reste cependant la maladie la plus crainte des français toutes générations confondues » analyse Frédéric Serrière, Président de Senior Strategic.

Par ailleurs, ils sont nombreux (43%) à déclarer avoir une personne touchée par la maladie d’Alzheimer dans leur entourage.

Malgré cela, moins d’un senior français sur cinq (19%) dit s’être déjà préparé à cette éventualité (que ce soit d’un point de vue pratique, financier ou médical) alors qu’ils sont pourtant 89% à penser qu’il est important de le faire.

Ce manque d’initiative, malgré une telle crainte, peut s’expliquer en partie par le manque de connaissance de la maladie puisque deux tiers des seniors sondés déclarent la connaître peu (62%) ou pas du tout (6%).

« Pour mieux connaître la maladie d’Alzheimer, la source d’information privilégiée des français reste le médecin (84%), immédiatement suivi par internet (68%), ce qui démontre bien l’utilité d’un site internet regroupant les dernières informations sur le sujet. » conclut Franck Durandot, fondateur du site Alzheimer 360.

Méthodologie
Etude réalisée par téléphone du 10 au 12 septembre auprès d'un échantillon de 805 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Orange et Mondial Assistance lancent téléassistance mobile
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Mondial Assistance et Orange ont associé leurs expertises respectives pour proposer aux personnes, qu’elles soient actives, âgées, isolées ou fragilisées, une offre complète de services, associé à un téléphone mobile dédié.

Que ce soit pour une assistance immédiate ou pour profiter d’un bouquet de services au quotidien, l’utilisateur n’aura qu’une seule chose à faire : appuyer sur le bouton d’assistance réservé à cet effet sur son téléphone mobile pour être en contact 24h/24, 7j/7 avec les équipes de Mondial Assistance.

Le lancement de cette offre vient renforcer le positionnement des 2 sociétés sur le marché de la santé. Orange, à travers son savoir-faire technologique, se positionne désormais comme un leadeur de l’e-santé pour proposer des solutions à la fois innovantes, simples et fiables.

Facturée au prix de 10 euros par mois et disponible sans engagement, cette offre « vient compléter le dispositif d'urgence public auquel il n'a pas vocation à se substituer » précise Orange dans un communiqué de presse. A noter que cette offre permet également de bénéficier de différents services de confort, des travaux ménagers au bricolage en passant par l'accompagnement de personnes âgées ou handicapées au dépannage à domicile (plomberie, électricité). Dans ce cas, le mobinaute devra logiquement prendre à sa charge le montant de la prestation demandée, l'offre d'Orange se contenant d'assurer un service de mise en relation.

 

Jérôme Arnaud (PDG groupe Doro) : "La division Care représente aujourd’hui 15% de notre chiffre d’affaires, mais est en forte croissance."
Document sans titre Pouvez-vous nous présenter la société Doro ?
Doro est une société Suédoise qui a été créée en 1974, cotée à la bourse de Stockholm et qui est présente dans 3 secteurs d’activités :
Téléphonie résidentielle grand public, appelée « Home »
Les produits dédiés aux seniors « Care »
Les terminaux et accessoires professionnels «  Business Electronics ».

La division Care représente aujourd’hui 15% de notre chiffre d’affaires, mais est en forte croissance. Notre CA 2007 était de 37 Millions d’Euros.
Dans l’offre Seniors, nous avons 2 gammes en Europe :
« Easy », qui a vocation à fournir aux seniors des produits d’usage simplifié, dans le domaine de la téléphonie mais également des télécommandes ergonomiques et des GSM simplifiés. Ces offres apportent, de part leur design, une simplification d’usage.
« Care Plus », qui a vocation à aider les seniors qui commencent à souffrir de déficiences (auditive, visuelle, dextérité, cognition, etc.). Nous développons des produits qui vont pallier les déficiences par un design et des fonctionnalités particulières.

La division Care a été créée il y a 3 ans, j’en ai eu la charge depuis sa création.

Comment les produits Care sont-ils distribués ?
Pour la gamme Easy, dans les circuits de distribution spécialisée Seniors et en Grande Distribution.
La gamme Care Plus se retrouve exclusivement dans des circuits de distribution dédiés aux seniors tels que les magasins orthopédiques, les audioprothésistes, etc…


Quelle a été la base de votre questionnement à la création de votre division Care ?
L’idée est venue du succès d’un produit de Télé alarme qui s’appelle le Care Plus, qui a donné le nom à la gamme. Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait une véritable demande et nous avons bâti notre stratégie de développement produit sur le constat suivant : plus les seniors avancent en âge, plus il ont de difficultés à continuer à faire ce qu’ils appréciaient de faire, notamment avec les produits électroniques.
De part notre savoir faire en design, et notre accès au marché, nous avions donc entre les mains un potentiel pour nous différencier, créer de nouveaux produits qui séduisent les seniors. Nous avons donc d’abord créé la gamme téléphonie fixe, et nous nous sommes ensuite lancés dans le GSM qui s’est révélé être un succès, de niche, mais un vrai succès.

Vous proposez donc également un produit de Télé alarme, pouvez vous nous le présenter ?
C’est un produit doté d’une télécommande, qui en cas d’appui sur le bouton de la télécommande va émettre des appels sur des numéros pré- enregistrés et délivrer un message automatiquement. La personne appelée peut entrer en communication « mains libres » avec la personne appelante.
Les personnes en mémoire peuvent être des proches ou un numéro de plateau de télé assistance.
Nous commercialisons aussi un GSM qui permet aux télé assisteurs d’offrir des services au-delà du domicile.

Et nous développons actuellement un GSM qui détecte les pertes de verticalité en cas de chute.

Comment votre choix de distribution chez les audioprothésistes est-il perçu par les professionnels ?
C’est un produit de complément par rapport aux prothèses auditives.
Il a 2 avantages, le premier est celui de la démarche psychologique : le téléphone va permettre au client de se rendre compte que ce ne sont pas les autres qui ne parlent pas assez fort, mais bien une baisse de son audition qui est à l’origine de sa gêne. Il peut acquérir un produit entre 60 et 160€ environ, pour un prix moins impliquant que celui d’une prothèse et qui permet de créer une première démarche.
Le second avantage est que tous nos appareils vendus chez les audioprothésistes ont une très bonne compatibilité avec les prothèses auditives. La plupart du temps, ce sont des produits qui sont vendus par les assistantes des audioprothésistes pendant que eux mêmes sont occupés à vendre ou effectuer les tests auprès d’autres clients.

La géo localisation, est-ce quelque chose que vous envisagez ?
Oui, soit à partir de création de partenariats avec des acteurs du domaine de développement de services, soit à partir de GPS.

Avez-vous eu un retour, une difficulté quelconque à la commercialisation des produits par la force de vente?
En règle générale, lorsque l’on s’adresse aux bons canaux qui vendent aux seniors nous n’avons aucun souci : nous parlons le même langage et nous comprenons très bien.
Là où nous remarquons une difficulté, c’est dans la commercialisation des GSM, où certains distributeurs ne comprennent pas le raisonnement qui consiste à dire qu’un senior va acheter ce produit parce qu’il trouve enfin un produit assez simple pour qu’il sache s’en servir. Il ne le comparera donc pas aux autres produits du marché.
Nous travaillons un marché de niche, mais qui est très adapté à la cible,.

Y a –t-il un pays dans lequel vos GSM se vendent mieux ?
Oui, ce type de GSM se vend très bien en Scandinavie. En Belgique, en Allemagne aussi, ce sont des pays où nous avons de très forts taux de revente.

Qui prend la décision d’achat ?
En général, les enfants. Nous vendons plus qu’un produit, nous vendons un lien. Tous les enfants de parents assez âgés souffrent de la difficulté à joindre le parent, ce qui crée des sources d’inquiétudes.
Le produit réduit donc une certaine anxiété, répond à un besoin de sécurité.

Marianne BINST (Directrice Santéclair) : "Notre vocation intervient juste avant la consommation de soins..."
Document sans titre Pouvez vous nous présenter votre entreprise ?
L’entreprise Santéclair existe depuis maintenant 5 ans. C’est une entreprise de services aux consommateurs dans le domaine de la santé. Nous travaillons avec les complémentaires santé qui mettent à disposition nos services à leurs clients : AGF, MAAF, MMA et d’autres comme IPECA, etc… en tout nous touchons presque 5 millions de Français qui ont accès via leur complémentaire à nos services.
Notre vocation intervient juste avant la consommation de soins : nous donnons une capacité au consommateurs de faire des arbitrages dans les domaines où les prix sont libres (dentaires, optique, chirurgie, audioprothèses, et médicaments non remboursés par la Sécurité Sociale). Nous mettons en place des services qui permettent au consommateur de comprendre, de comparer les prix pour faire le choix qui leur convient le mieux.

Quelles formes ont ces services ?
Le premier niveau de service est un devis type que le consommateur peut faire remplir par son professionnel de santé habituel. En fonction de notre base de données nous sommes capables de lui donner notre avis sur le tarif qui est proposé, et sur les alternatives éventuelles à la prestation qui lui est proposée (matériau choisi, options, etc… alternatives qui permettraient de faire baisser l’addition pour une qualité équivalente ou plus efficace).
Le deuxième niveau de services sont les réseaux : nous avons passé des appels d’offres avec des professionnels de santé par secteur. Ils s’engagent sur des tarifs très attractifs pour nos clients ainsi que sur des standards qualité que nous contrôlons. (Optique, dentaire, chirurgie de la myopie, pharmacie et en île de France sur les prothèses auditives)
Ces appels d’offres nous permettent d’obtenir, compte tenu des volumes de clients que nous sommes capables d’adresser, des tarifs très attractifs. (- 40% en optique, - 15% en dentaire par exemple)

J’imagine que votre service séduit beaucoup la génération des plus de 50 ans, qui compare énormément… ?
C’est sûr que ce sont des personnes qui ont beaucoup d’achats de santé à réaliser et de montants plus élevés. Il est intéressant de préciser qu’ils sont 100 % à porter des lunettes… la presbytie par exemple amène à porter des verres beaucoup plus chers. Sur le marché de la prothèse auditive, c’est au-delà de 60 ans que les personnes commencent à être plus touchés, etc. Effectivement, en proportion nos services sont beaucoup utilisés par les seniors.
Par contre, il faut savoir que paradoxalement, c’est le senior qui a le plus de mal à changer de « fournisseurs », notamment sur la partie réseau, les plus jeunes changent plus facilement de dentiste ou d’opticien que les plus âgés.

Connaissez vous l’âge moyen de vos clients ?
L’âge varie en fonction des complémentaires : sur le portefeuille MAAF l’âge moyen sera plutôt de 27 ans, sur un autre portefeuille il sera plutôt de 47 ans. Il est très varié en fonction du type d’assurance. Nous avons aussi des portefeuilles de retraités, mais sur 5 millions de clients nous avons une clientèle tous publics, assez représentative de la France entière.

Y a-t-il un secteur d’activité qui fonctionne mieux que les autres ?
L’optique car c’est le marché le plus mature. C’est d’abord le plus ancien que l’on ait lancé, nous en sommes à notre 4ème appel d’offres, mais aussi parce que c’est le domaine le plus à cheval entre la consommation et la santé : les notions de rapports qualité / prix, traçabilité, changement d’opticiens sont mieux intégrées dans l’esprit des consommateurs qui n’hésitent pas à faire jouer le marché.

Pour aller plus loin : www.santeclair.fr

SU.VI.MAX 2 : les participants, les objectifs ?
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Quatre ans après la fin de l’étude SU.VI.MAX menée depuis 1994, par l’équipe de Serge Hercberg, directeur de l’unité Inserm 557 « Epidémiologie nutritionnelle », quelque 7000 volontaires ont été recontactés, il y a 1 an, pour participer à une nouvelle étude baptisée SU.VI.MAX 2. L’objectif de ce second volet ? Mieux comprendre l’impact de nos comportements alimentaires et de notre état nutritionnel sur la qualité du vieillissement. Grâce aux données récoltées depuis 13 ans, dans le cadre de la cohorte SU.VI.MAX et à de nouveaux bilans de santé réalisés à l’hôpital, le vieillissement de cette population va être étudié sous tous les angles : fonctions cognitives et troubles de l’audition, état osseux, troubles de l’équilibre, mobilité et performances physiques etc.


Les premiers résultats sont attendus pour 2009.

• SU.VI.MAX : une étude de cohorte sans précédent achevée en 2003

L’étude SU.VI.MAX visait, au départ, à tester l’effet d’une combinaison en vitamines et minéraux antioxydants sur la réduction du risque de cancer et de maladies
cardiovasculaires. Pour ce faire, 13 000 personnes ont été incluses entre octobre 1994 et juin 1995. La moitié des individus a reçu pendant 8 ans une supplémentation en vitamines sous forme de capsules alors que l’autre moitié recevait une capsule placebo ; les participants ne sachant pas à quel « groupe » ils appartenaient. La phase d’intervention s’est terminée en 2003. Les principales conclusions ont montré une réduction de 31 % du risque de cancers et une moindre mortalité de 37 % chez les hommes ayant reçu les antioxydants. Depuis 1994, la surveillance des volontaires de la cohorte a été réalisée au moyen de questionnaires thématiques réguliers et de bilans de santé annuels, alternant examen clinique et biologique. Des questionnaires alimentaires réguliers ont permis de constituer une base de données sur l’alimentation de suvimaxiens.

L’augmentation de la longévité est un phénomène observé dans tous les pays industrialisés. En 1950, l’espérance de vie à la naissance était en France de 63 ans pour les hommes et de 69 ans pour les femmes. Elle est passée respectivement à environ 75 ans et 83 ans en 2000.

Le vieillissement est un processus très hétérogène. L’identification de facteurs environnementaux tels que ceux liés à l’alimentation, susceptibles d’intervenir dans le
maintien des performances fonctionnelles et dans la prévention de maladies liées à l’âge, est un axe important de recherche pour proposer des recommandations visant à optimiser l’état de santé des sujets âgés. C’est l’objectif de cette nouvelle étude SU.VI.MAX 2 coordonnée par Serge Hercberg, Pilar Galan et Emmanuelle Kesse de l’Unité 557 Inserm, en collaboration avec Claude Jeandel et le Collège National des Enseignants en Gériatrie.

• SU.VI.MAX 2 : les participants, les objectifs ?

L’étude SU.VI.MAX 2 porte sur 7000 sujets issus de la cohorte SU.VI.MAX : 3500 femmes et 3500 hommes de 55 à 72 ans, pour lesquels des données précises ont déjà été recueillies depuis 1994, concernant l’alimentation, l’activité physique, le suivi de l’état de santé, la qualité de vie, et certaines autres caractéristiques du mode de vie ainsi que de nombreuses données cliniques et biologiques. Ces personnes sont réparties dans toute la France. L’objectif principal des chercheurs de l’Inserm est d’étudier le lien entre les habitudes alimentaires (et/ou certains facteurs nutritionnels spécifiques) de ces personnes suivies depuis 1994, et la qualité globale du vieillissement évaluée 10 à 12 années plus tard. Un indicateur global du vieillissement sera mis au point par les chercheurs à partir de différentes composantes : fonctions cognitives, humeur, état nutritionnel, état osseux, troubles de l’équilibre, troubles sensoriels, santé ressentie, intégration sociale, mobilité et performances physiques, pathologies éventuelles.

Chacune des composantes fonctionnelles liées à la qualité du vieillissement, telles que les fonctions cognitives et dépression, le risque de sarcopénie (diminution de la masse musculaire) ou d’ostéoporose, l’insulino-résistance, la qualité de vie, les maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, cataracte, dégénérescence maculaire liée à l’âge) sera également étudiée individuellement. Les contraintes socio-économiques, les préférences alimentaires, et le niveau d’activité physique seront pris en considération en tant que déterminants des comportements alimentaires, du statut nutritionnel et de la qualité du vieillissement.
« Nous avons à disposition, grâce à SU.VI.MAX 2, une population de seniors unique en France. Le nombre important de volontaires suivis depuis plus de 13 ans est un atout majeur pour déceler les signes précoces du vieillissement notamment ceux liés à la qualité de l’alimentation. A terme, nous espérons en extraire des recommandations pour "mieux vieillir" » ajoute Serge Hercberg.

• Le déroulement de l’étude

Pour l’ensemble des volontaires, le suivi consiste d’une part à remplir des questionnaires alimentaires de manière régulière et d’autre part à réaliser un bilan de santé complet dans un centre gériatrique tous les 4 ans. Des questionnaires sur les habitudes alimentaires Les données sur la consommation alimentaire sont recueillies tous les ans au moyen d’un questionnaire spécifiquement mis au point. Les apports nutritionnels (vitamines et oligoéléments antioxydants, acides gras polyinsaturés etc.) seront calculés très précisément par les chercheurs de l’Inserm.

Les questionnaires recensent également des données sur les conditions et autres habitudes de vie (consommation de tabac, activités pratiquées et réseau social, statut marital, niveau d'études, profession pratiquée), la prise régulière de médicaments, de compléments en vitamines et minéraux, de traitements hormonaux substitutifs de la ménopause pour les femmes, les antécédents médicaux personnels et familiaux.

Le bilan de santé

Les participants sont convoqués depuis février 2007 dans un des 72 centres hospitaliers partenaires du projet pour une consultation en hospitalisation de jour.
Au cours de cette consultation gériatrique un bilan complet de l’état de santé est réalisé afin d’évaluer 6 grandes composantes :
- l’état nutritionnel;
- les fonctions cognitives;
- l’humeur ;
- l’état clinique complet;
- les fonctions visuelles et auditives;
- l’état locomoteur, l’équilibre postural et le risque de fracture ostéoporotiques,

En marge de ces 6 grandes composantes, les chercheurs étudieront également les douleurs ressenties, la qualité du sommeil (plainte, somnolence diurne, consommation régulière d'hypnotiques), et la conduite automobile (difficultés ressenties lors de la conduite automobile) de ces 7000 volontaires.

Un bilan neuropsychologique permettra de dépister des signes précoces du vieillissement cérébral. Un prélèvement sanguin sera, quant à lui, effectué lors de la consultation gériatrique afin de constituer une banque biologique.

Les premiers résultats issus de l’analyse des données de SU.VI.MAX 2 sont attendus d’ici un an. L’étude SU.VI.MAX 2 est financée par l’ANR, l’Inserm et la DGS (Ministère de la Santé) et bénéficie d’un soutien financier de MEDERIC et des laboratoires Pierre Fabre et Ipsen.

 

Les configurations d'aide familiales mobilisées autour des personnes âgées dépendantes en Europe

Par Roméo Fontaine, Agnès Gramain et Jérôme Wittwer - Economie et Statistique - Insee

L’enquête Share permet d’étudier l'aide apportée par leurs enfants aux personnes dépendantes âgées d'au moins 65 ans, dans les pays d'Europe. Comment les comportements individuels s'articulent-ils pour donner lieu à des configurations familiales d'aide ?

Deux modalités d'implication sont envisagées, selon que les enfants cohabitent ou non avec leur parent dépendant. La proportion de personnes âgées dépendantes recevant un soutien de leur entourage, sous une forme ou sous l'autre, est remarquablement homogène : de 79 % en Suède et aux Pays-Bas à 87 % en Italie.

Dans les pays du Nord, la moindre cohabitation inter-générationnelle est en effet compensée par une aide plus fréquente des enfants non cohabitants. Dans les six pays étudiés ici, l'implication des enfants est plus forte lorsque le degré de dépendance du parent est plus élevé et lorsqu'il n'a pas de conjoint.

Cependant, le gradient Nord-Sud se retrouve dans la manière dont les enfants s'adaptent à l'absence de conjoint auprès de leur parent dépendant : accroissement de la cohabitation des filles au Sud, accroissement de l'aide « à distance » des fils comme des filles au Nord. La présence d'un conjoint auprès du parent dépendant semble modifier les logiques d'implication des enfants. Si le parent dépendant bénéficie de l'aide de son conjoint l'implication des enfants relève de décisions individuelles conduisant à une probabilité de soutien croissante avec le nombre d'enfants.

L'implication auprès des parents sans conjoint relèverait au contraire d'une logique de fratrie visant à leur assurer une probabilité de soutien identique quel que soit le nombre de leurs enfants.

Dans les fratries de deux enfants dont le parent est seul, une interaction asymétrique se dessine entre les comportements de l’aîné et du cadet. En moyenne, l'implication du cadet dépendrait de celle de l'aîné (la probabilité de s’impliquer du cadet serait plus faible si l’aîné s’implique lui-même), mais non l'inverse.

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Pénibilité au travail et santé des seniors en Europe?

Par Thierry Debrand et Pascale Lengagne - Economie et Statistique - Insee

Les conditions de travail ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies dans les pays développés. Cette évolution s’est accompagnée de l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail pouvant être sources de pénibilité et de risques pour la santé. Dans un contexte de vieillissement des populations, ces problèmes sont particulièrement préoccupants, en matière de santé, d’emploi et de financement des retraites.

Cette étude s’intéresse aux liens existant entre l’organisation du travail et la santé des seniors à partir de l’enquête Share 2004. Elle se fonde sur deux modèles, celui de Karasek et Theorell (1991) et celui de Siegrist (1996) qui font intervenir trois principales dimensions : la pression ressentie qui reflète la pénibilité physique perçue et la pression due à une forte charge de travail, la latitude décisionnelle qui renvoie à la liberté d’action et aux possibilités de développer de nouvelles compétences, et la récompense reçue qui correspond au sentiment de recevoir un salaire correct relativement aux efforts fournis, d’avoir des perspectives d’avancement ou de progression personnelle et de recevoir une reconnaissance méritée. Ces modèles tiennent également compte de la notion de soutien dans le travail et du sentiment de sécurité de l’emploi.

Nos estimations montrent que l’état de santé des seniors en emploi est lié à ces facteurs. Un niveau de pression ressentie peu élevé mais surtout un niveau de récompense reçue important sont associés à un bon état de santé, pour les hommes comme pour les femmes. La latitude décisionnelle n’aurait d’influence que sur l’état de santé des femmes.

Les résultats révèlent enfin l’importance sur la santé du manque de soutien au travail et du sentiment d’insécurité vis-à-vis de l’emploi ; quel que soit le sexe, ces deux facteurs sont notamment corrélés au risque de souffrir de dépression.

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Santé, vieillissement et retraite en Europe

Par Didier Blanchet, Thierry Debrand, Paul Dourgnon et Anne Laferrère - Economie et Statistique - Insee

Ce numéro d’Économie et Statistique présente des études francophones effectuées à partir de la vague 1 de l’enquête Share conduite en 2004 et 2005. Cette enquête sur la santé, l’activité et la retraite des 50 ans et plus en Europe (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe) est originale à deux titres.

D’une part, elle couvre des thèmes variés, allant de la santé, du travail, des liens familiaux jusqu’aux échanges de services, en passant par la consommation, le logement, le revenu ou l’épargne.

D’autre part, les mêmes questions ont été posées au même moment dans 11 pays européens. Ce qui commence à être répandu en matière d’enquête d’opinion est une première pour les enquêtes quantitatives et cette dimension internationale est au cœur même du dispositif.

Elle permet de donner une ampleur nouvelle à des études menées naguère pays par pays ou en les comparant deux à deux. L’intérêt est de pouvoir confronter les expériences des différents pays et de conjuguer variabilité interindividuelle et internationale pour approfondir notre compréhension des mécanismes à l’œuvre dans le vécu du vieillissement.

Telle sera précisément l’optique des différents articles de ce numéro qui ne se concentrent pas sur la situation française, mais qui se placent directement au niveau européen.

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Santé, vieillissement et retraite en Europe

Par Didier Blanchet, Thierry Debrand, Paul Dourgnon et Anne Laferrère - Economie et Statistique - Insee

Ce numéro d’Économie et Statistique présente des études francophones effectuées à partir de la vague 1 de l’enquête Share conduite en 2004 et 2005. Cette enquête sur la santé, l’activité et la retraite des 50 ans et plus en Europe (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe) est originale à deux titres.

D’une part, elle couvre des thèmes variés, allant de la santé, du travail, des liens familiaux jusqu’aux échanges de services, en passant par la consommation, le logement, le revenu ou l’épargne.

D’autre part, les mêmes questions ont été posées au même moment dans 11 pays européens. Ce qui commence à être répandu en matière d’enquête d’opinion est une première pour les enquêtes quantitatives et cette dimension internationale est au cœur même du dispositif.

Elle permet de donner une ampleur nouvelle à des études menées naguère pays par pays ou en les comparant deux à deux. L’intérêt est de pouvoir confronter les expériences des différents pays et de conjuguer variabilité interindividuelle et internationale pour approfondir notre compréhension des mécanismes à l’œuvre dans le vécu du vieillissement.

Telle sera précisément l’optique des différents articles de ce numéro qui ne se concentrent pas sur la situation française, mais qui se placent directement au niveau européen.

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Implant de l'oreille interne invisible : Esteem
Document sans titre La société Envoy Medical Corporation a été fondée en 1995. Elle conçoit, développe et distribue des implants auditifs pour le traitement des pertes d'audition moyenne à sévère. L'atout essentiel des activités de cette entreprise privée dont le siège se trouve dans le Minnesota aux Etats-Unis, est l'amélioration de la qualité de vie de millions de personnes souffrant de pertes d'audition neurosensorielles.

5 000 000 de personnes en France souffrent de pertes d'audition neurosensorielles. En réponse à ces besoins, seulement 20 ou 30 % des patients corrigent leur perte d'audition avec des solutions reposant sur la technologie du microphone dont la caractéristique principale est l'amplification des sons.

La technologie de l'implant auditif™-Esteem® totalement invisible puisque 100 % implantable est tout à fait révolutionnaire dans le sens où elle corrige les dysfonctionnements de l'oreille et reproduit les sons de façon tout à fait naturelle ; elle n'utilise pas le microphone. La qualité de vie du patient s'en trouve totalement modifiée puisqu'il recouvre une audition nette et claire.

Le système est implanté sous la peau derrière l'oreille. De l'appareil, deux câbles entrent dans l'oreille moyenne. Les ondes sonores se propagent à travers le conduit auditif jusqu'au tympan qu'elles font vibrer. Ces vibrations mettent à leur tour les osselets de l'oreille moyenne en mouvement. L'appareil enregistre ces mouvements et transfère l'énergie vers le limaçon (cochlée) qui transmet le signal au cerveau. Le cerveau interprète les signaux comme perception auditive. L'implant auditif™-Esteem® ouvre ainsi au patient un nouveau mode de sons (New World of Sound™).

La chaîne d'information continue « LCI » parle d'une première française, regardez la vidéo en cliquant ci-dessous.

 

Pour plus d'infos, vous pouvez consulter le site www.envoymedical.fr

Maladie d’Alzheimer : nouvelle priorité de santé publique

Une prise de conscience nationale

Reconnue Grande cause nationale 2007, la maladie d’Alzheimer touche actuellement 860 000 personnes en France – en incluant les syndromes apparentés – dont près de 10% des plus de 65 ans. Principale cause de dépendance des personnes âgées, elle constitue plus que jamais un enjeu crucial de santé publique avec 225 000 nouveaux cas enregistrés chaque année. On estime ainsi que d’ici 2020, près de 1,3 million* de personnes seront atteintes de la maladie d’Alzheimer en France, soit un quart des plus de 65 ans.

Fort de cette prise de conscience nationale, le Président de la République a installé en septembre dernier une Commission chargée de préparer le prochain Plan national de lutte contre la maladie d’Alzheimer pour 2008-2012. Présidée par le Professeur Ménard, elle a remis ses propositions le 8 novembre dernier.

Déployé à compter de 1e janvier 2008, le plan devra notamment répondre aux priorités d’action fixées par le chef de l’Etat, à l’occasion de la Journée mondiale : développer la recherche médicale ; simplifier et améliorer le parcours du malade et des familles ; améliorer la prise en charge de l’apparition précoce de la maladie ; et enfin, renforcer la dimension éthique de la prise en charge de la maladie.

La maladie d’Alzheimer : de la souffrance du malade au désarroi de l’entourage

La maladie d’Alzheimer est un trouble neurodégénératif dont l’évolution est lente et progressive. Elle entraîne la perte des fonctions mentales suite à la détérioration du tissu du cerveau.

La perte de la mémoire

Un des premiers symptômes est la perte de la mémoire de court terme (ou amnésie). Elle se manifeste généralement par des absences mineures qui s'accentuent progressivement avec la progression de la maladie, tandis que les souvenirs plus anciens sont relativement préservés.

En même temps que les désordres progressent, l'affaiblissement cognitif s'étend au domaine de la langue (aphasie), de l'adresse des mouvements (apraxie), de la reconnaissance (agnosie) et de certaines fonctions comme la prise de décision et la planification.

Ces changements influent sur les qualités humaines essentielles et, pour cette raison, la maladie d'Alzheimer est quelquefois décrite comme une maladie où les victimes subissent la perte de qualités qui forment l'essence de l'existence humaine.

L’errance

Une des conséquences de cette perte de mémoire est l’errance. Communément, l’errance signifie quitter le lieu d’habitation (ou de prise en charge) et ne plus pouvoir être localisé.

L’errance est spécifique à la maladie d’Alzheimer. Selon une étude américaine de 1999, près de 60% des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer souffrent de désorientation ou de perte des repères, avec un risque élevé d’issue grave si elles ne sont pas rapidement retrouvées. À ce jour, on estime que 26% des malades hébergés en maison de retraite fugueraient chaque semaine.

Un phénomène préoccupant, à l’origine de drames humains, souvent douloureux pour les familles et l’entourage. Et ce d’autant plus que les personnes en situation d’errance n’ont que rarement le réflexe de demander de l’aide, y compris auprès des personnes qui les recherchent. Elles cherchent généralement à atteindre le même lieu, souvent à proximité de leur résidence : dans 9 cas sur 10, la personne est localisée à une distance moyenne de 1,2 km de son lieu de résidence. Enfin, le risque d’errance est d’autant plus élevé que la personne a déjà fugué.

Face à cette menace permanente, source de souffrance pour le malade et de désarroi pour les familles, l’entourage est très souvent laisser à lui-même, avec le recours à des solutions ultimes comme l’enfermement, qui contribue à accélérer la progression de la maladie.

Dès lors, il devient primordial d’accompagner ces personnes pour améliorer, au quotidien, la prise en charge de la maladie, en sécurisant les malades et leur entourage.

La maladie d’Alzheimer : chiffres clefs*

25M de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans le monde
860 000 en France – en comptant les troubles apparentés -.
225 000 nouveaux cas* chaque année
Près de 1,3M de personnes atteintes d’Alzheimer en France d’ici 2020, soit un quart des plus de 65 ans (prévisions démographiques de l’INSEE)
60% des malades d’Alzheimer en maintien à domicile.
3M de personnes directement concernées (par un proche) en France
60% des malades souffrent de désorientation et de perte de repère (étude américaine de 1999)

 

 

* Ces chiffres sont issus du rapport sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, publié par l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé en juillet 2005

Columba by Orange : une offre dédiée aux établissements de santé, de soins et de maintien à domicile pour améliorer la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer « Columba by Orange » est une nouvelle offre née du partenariat entre Orange et Medical Mobile.

Pré-commercialisée depuis plus d’un an auprès du grand public, elle s’adresse désormais en priorité aux établissements de santé et de soins, ainsi qu’aux structures d’accueil et de maintien à domicile, pour les aider à une meilleure prise en charge de la maladie d’Alzheimer. A ce titre, « Columba by Orange » est une preuve de plus de la contribution des nouvelles technologies pour répondre aux enjeux de santé, liés au vieillissement de la population.

Les nouvelles technologies pour relever le défi de la dépendance

Déclarée Grande cause nationale, la maladie d’Alzheimer touche actuellement 860 000 personnes en France – en incluant les syndromes apparentés – dont près de 10% des plus de 65 ans. Principale cause de dépendance des personnes âgées, elle constitue plus que jamais un enjeu crucial de santé publique avec 225 000 nouveaux cas enregistrés chaque année. D’où cette prise de conscience nationale pour améliorer la connaissance médicale et scientifique, ainsi que la prise en charge des
malades.

Longue à diagnostiquer en raison de symptômes visibles souvent tardifs, elle est source de souffrance, d’angoisse et d’inquiétude pour les malades et leur entourage. Près de 60 % des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer souffrent de désorientation et de perte de repères, avec un risque élevé d’issue grave si elles ne sont pas rapidement retrouvées. D’où la nécessité de sécuriser le malade et ses proches et d’éviter l’enfermement, facteur aggravant dans la progression de la maladie. C’est ce que permet le Bracelet Columba grâce à son système de détection de sortie de zone qui laisse un véritable espace de liberté au malade, tout en permettant de le retrouver rapidement s’il s’égare. Columba by Orange constitue ainsi une avancée majeure, à disposition de toutes les structures d’accueil, d’hébergement et de maintien à domicile, pour permettre une meilleure prise en charge de ces personnes, en leur garantissant à la fois sécurité et autonomie.

Une innovation technologique, une solution clé en main pour les acteurs de santé

Porté comme une montre, la solution Columba by Orange propose une technologie de géolocalisation à la fois fiable et efficace grâce à un double système de localisation renforcée (GPS et réseau mobile Orange). Il permet de déclencher automatiquement une alerte de sortie de zone, dès que le malade franchit le périmètre délimité en amont. Disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, la centrale d’assistance médicalisée peut alors visualiser l’espace géographique dans lequel se trouve la personne, prévenir l’établissement et entrer en contact avec le malade pour le rassurer.

Le bracelet Columba by Orange permet ainsi de réduire les risques d’accident. Il répond en cela à un besoin évident et une attente forte de l’entourage du malade et des acteurs de santé, et notamment le personnel soignant qui y gagne sérénité et réactivité dans son travail quotidien auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Désormais, familles, établissements médico-sociaux, conseils généraux, maisons de retraite, établissements de santé, établissements d’hébergement de personnes âgées et dépendantes (EHPAD), hôpitaux, cliniques... disposent d’une solution clé en main, validée et distribuée par Orange Business Services. Dans le cadre d’un abonnement mensuel individuel, Columba by Orange inclut à la fois le matériel (bracelet, carte SIM, base de recharge, batterie, clé de déverrouillage), le service de géo-localisation, les communications (voix et données) et le service d’une centrale d’assistance 7j/7, 24h/24.

Disponible depuis le 23 novembre 2007, cette innovation technologique répond pleinement à l’enjeu de santé publique posé par la maladie, reconnue Grande Cause nationale pour 2007, et s’inscrit au coeur des priorités du plan Alzheimer mis en place par les pouvoirs publics en septembre dernier.

 

 

 


La dépendance des personnes âgées : une projection en 2040
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Le vieillissement de la population française conduira dans les années à venir à une augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes.

Ainsi, en supposant une stabilité de la durée de vie moyenne en dépendance, 1 200 000 personnes seront dépendantes en 2040, contre 800 000 actuellement. Aujourd’hui, la prise en charge de ces personnes combine à la fois solidarité familiale, à travers l’aide apportée par les proches, et solidarité collective, par le biais de prestations comme l’allocation personnalisée d’autonomie. Ces deux formes de solidarité évolueront à l’avenir. D’une part, la solidarité familiale pourrait diminuer car le nombre moyen d’aidants potentiels par personne âgée dépendante aura tendance à diminuer. D’autre part, l’évolution des dépenses au titre de l’allocation personnalisée d’autonomie dépendra fortement de ses modalités d’indexation.

L’arrivée à des âges élevés de la génération du baby-boom ainsi que l’allongement de l’espérance de vie vont conduire à une hausse sensible du nombre de personnes âgées : selon les hypothèses retenues dans les projections de population de l’Insee, la populationdes 75 ans et plus sera ainsi multipliée par 2,5 entre 2000 et 2040, pour atteindre plus de 10 millions de personnes.

Ce vieillissement rapide de la population amène à s’interroger sur l’évolution des politiques publiques en direction des personnes âgées : retraites, dépenses de santé, mais aussi prise en charge des personnes dépendantes, dont le nombre augmentera
dans les années à venir.

Se pose notamment le problème de l’équilibre à trouver entre solidarité familiale et solidarité collective pour la prise en charge de la dépendance. La solidarité familiale se traduit par l’aide que les proches apportent pour les activités de la vie quotidienne.

La solidarité collective, quant à elle, se concrétise par la mise en place de prestations spécifiques pour les personnes dépendantes, notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa). Le partage des deux formes de solidarité risque d’évoluer dans les années à venir. En effet, le nombre moyen d’aidants potentiels par personne âgée dépendante aura tendance à diminuer, du fait de la baisse du nombre d’enfants par famille et de l’éclatement géographique des familles.

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Un niveau d'éducation élevé est associé à un développement plus tardif de la maladie d’Alzheimer, mais aussi à un déclin mnésique plus rapide.
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Les personnes avec un niveau d'éducation élevé ont tendance à développer la maladie d'Alzheimer plus tard dans leur vie que ceux qui ont passé moins de temps à l’école. C’est pour confirmer cette hypothèse et essayer d’en comprendre les raisons que deux nouvelles études publiées dans la revue Neurology ont été réalisées.

Dans la première étude, des chercheurs Finlandais ont suivi 1388 participants pendant 21 ans. Les sujets ont été séparés en trois groupes : ceux qui avaient fait cinq années d’études ou moins (niveau faible), entre six et huit ans (niveau moyen) et neuf ans ou plus (niveau élevé). Par rapport aux personnes ayant un faible niveau d'éducation, ceux avec un niveau moyen ou élevé avaient un risque diminué respectivement de 43 ou 84% de développer une démence. Les auteurs émettent l’hypothèse selon laquelle les individus qui ont une plus grande réserve cognitive peuvent retarder l’apparition des premiers troubles cognitifs grâce à des procédés compensatoires.

La deuxième étude réalisée aux Etats-Unis montre que lorsque les symptômes apparaissent, les personnes qui ont le plus grand nombre d’années d’études voient leurs fonctions cognitives s'amoindrir beaucoup plus rapidement. Les auteurs de ce second article ont étudié l’influence du niveau d’éducation sur le déclin de la mémoire mesuré par le Buschke Selective Reminding Test chez 117 participants de la Bronx Aging Study ayant présenté une démence. L’échantillon a été suivi sur une durée moyenne de 6 ans avec une évaluation cognitive annuelle. Pour chaque année d’éducation supplémentaire, le déclin mnésique était différé d’environ 2 mois et demi, mais la vitesse de la détérioration des capacités cognitives augmentait de 4% pour chaque année d'études supplémentaire.

Ce déclin plus rapide pourrait être lui aussi expliqué par le concept de la réserve cognitive. Les personnes ayant un niveau élevé d’éducation ont une meilleure habileté pour compenser les troubles cognitifs. Les symptômes apparaissent alors quand la maladie est à un stade avancé avec un potentiel évolutif plus élevé.

(Ngandu T et al. Neurology. 2007;69:1442-1450;Hall CB et al. Neurology. 2007;69:1657-1664) - Bf 1131-

Source : http://www.saging.com/

 

Vieillissement, vulnérabilité perçue et routinisation

L’essentiel des recherches actuelles sur le vieillissement, en gériatrie et en psychogérontologie, concerne le déclin des fonctions physiques et cognitives. Celles qui s’intéressent aux conséquences de ces changements sur la vie quotidienne des personnes âgées existent mais sont plus rares. Celles qui s’interrogent sur la façon dont la personne âgée peut ressentir ces changements et sa plus grande fragilité face à un univers sur lequel elle a moins de prise sont pratiquement inexistantes.

C’est pourtant vers ce type de questionnement que la sensibilité de psychologue clinicien a entraîné J. Bouisson depuis une vingtaine d’années : que peut-on savoir du vécu des personnes âgées face à cette situation de plus grande vulnérabilité ? Quelles sont, surtout, les stratégies qu’elles
s’efforcent alors d’adopter pour s’ajuster, au quotidien, à leur vieillissement ?

L’article résume d’abord l’ensemble de la démarche de l’auteur, en partant de l’étude des situations extrêmes chez l’enfant, l’adulte et la personne âgée et en montrant comment le sentiment d’être vulnérable génère des réponses communes, dont une précisément : la « routinisation ». Bien connues chez l’enfant, décrites aussi chez l’adulte, les routines sont fréquemment dénoncées chez les personnes âgées.

Curieusement, toutefois, elles n’ont donné lieu, chez celles-ci, qu’à de très rares travaux scientifiques. Sont ensuite décrites les principales étapes de la création d’un outil destiné à mieux comprendre le rôle de la routinisation chez la personne âgée. L’article fait enfin état des recherches menées en relation avec l’étude épidémiologique Paquid (Personnes Âgées Quid), et montre que la question de la routinisation chez les personnes âgées débouche, en fait, sur des questionnements complexes : ceux qui sont liés au problème des vulnérabilités et des facteurs protecteurs, mais aussi ceux qui concernent les prédicateurs possibles du syndrome démentiel, de l’anxiété, de la dépression…

Source : revue Retraite et Société n° 52. > Télécharger le document

 

 

FHF : La prise en charge du grand âge et de la dépendance : un enjeu de société sous-financé
Document sans titre Dans les années à venir, tout français sera concerné par un parent proche dépendant ou atteint d’une pathologie Alzheimer. La prise en charge du grand âge et de la dépendance est un véritable enjeu de société.

C’est pourquoi, la Fédération Hospitalière de France (FHF) et l’ensemble des Conférences de CHU, de Centres Hospitaliers, des Etablissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD), de l’Association des Hôpitaux locaux, du syndicat de gérontologie clinique, des représentants des usagers s’interrogent sur le financement des mesures annoncées par le Gouvernement pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

En effet on constate un paradoxe constant depuis quelques mois : alors que les annonces envers les personnes âgées se multiplient, les moyens réellement accordés ou prévus pour ce secteur restent notoirement insuffisants.

Ainsi le budget 2008 va entraîner l’arrêt du renforcement nécessaire des effectifs de personnels soignants dans les maisons de retraite alors même que les prises en charge des résidents sont de plus en plus lourdes, du fait des pathologies Alzheimer en particulier.
Ceci va se traduire par une diminution du temps de soins au lit du résident et accentuer la pénibilité du travail pour les personnels au détriment de la qualité du service et de la « bientraitance » des personnes âgées hébergées dans ces établissements.
En effet avec en moyenne 0,4 agent par résident, les toilettes et les repas ne peuvent être réalisés dans des conditions de qualité attendue.

Il faut donc au plus vite mettre en cohérence les annonces gouvernementales et les budgets à venir.

Pour cela les signataires demandent au gouvernement de prendre ses responsabilités et de respecter les annonces faites afin de :

• financer les crédits attendus dans le cadre du Plan solidarité grand âge 2008, soit 850 millions d’euros,
• renforcer la prise en charge soignante dans les maisons de retraite en assurant en particulier le paiement effectif du protocole Bertrand-Jacob, soit 400 millions d’euros,
• ne pas décevoir les milliers de familles qui attendent la pleine réussite du rapport Ménard, en précisant les financements prévus à cet effet, les crédits issus de la mise en place de la franchise médicale (850 millions d’euros) étant bien évidemment très insuffisants, d’autant qu’ils doivent contribuer à financer également la suite du Plan Cancer.

 

 

 

Rapport Ménard : les pistes pour la prise en compte d'Alzheimer
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Le rapport sur la maladie Alzheimer a été le 8 novembre à Nicolas Sarkozy. Le document, préparé sous la houlette du professeur Joël Ménard, s'articule sur deux axes essentiels: l'accélération de la recherche et l'amélioration de la prise en charge des malades. Il devrait servir de base au plan d'action contre la maladie d'Alzheimer, promis par le chef de l'Etat, qui sera mis en oeuvre début 2008.

Préambule du rapport au Président de la République

"Quelles sont les différences entre un rapport sur l’une des multiples maladies qui peuvent toucher un être humain, et un rapport sur la Maladie d’Alzheimer ? C’est d’avoir capté le regard des autres sur une personne que l’on connait et que l’on aime, et qui peu à peu n’a plus d’accroches dans le temps et dans l’espace, et ne se comporte plus en continuité à ce qu’elle fut.

Pourquoi n’avons-nous pas les mêmes comportements face à des maladies également mortelles ? On est presque plus fier d’avoir eu quatre pontages coronariens qu’un triple pontage, mais l’on ne parle pas d’une opération d’un cancer du colon. Pourquoi de telles différences dans la lutte et la victoire contre des souffrances et des morts ?

Dans la maladie d’Alzheimer, le chemin vers la mort, lent, progressif ou par à-coups, est précédé par de nombreuses années de perte de contact progressive avec autrui, puis de comportements aberrants, sans que l’on puisse savoir s’il s’agit d’une réalité ou d’une perception par les proches à un instant donné ? C’est une personne riche devenue pauvre, disait Esquirol de ces malades, et le regard que nous leur portons dépend de ces souvenirs que nous leur connaissons et qu’ils n’ont peut-être plus ou qu’ils ont enfouis ailleurs.

Beaucoup d’informations ont été recherchées par la commission dans la lecture attentive de rapports antérieurs qui, comme souvent, avaient déjà [....]"

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Le nombre de seniors en bonne santé engagés dans la vie professionnelle varie beaucoup selon les pays.
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Source : Successful Aging Edition http://www.saging.com/

Avoir des activités physiques, stimuler ses fonctions cognitives, veiller à sa santé et s’impliquer dans la vie sociale sont essentiels à un vieillissement réussi. Pour pouvoir comparer l’état de santé et l’activité professionnelle des seniors en Europe, une équipe de chercheurs français vient d’élaborer un nouvel indicateur, le Healthy Working Life Expectancy (HWLE).

Il est basé sur l’hypothèse selon laquelle une partie des personnes actives à 50 ans continueront à travailler jusqu’à l’âge de 70 ans si leur santé le permet. Cet indicateur qui mesure le nombre d’années vécues en bonne santé et au travail dans cette tranche d’âge a été élaboré dans le cadre de l’étude European Community Household Panel portant sur près de 60 000 individus dans 12 états membres (Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Royaume-Uni, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, Espagne).

Le HWLE moyen pour l’ensemble de ces pays d’Europe était de 7,5 ans pour les hommes et de 4,8 ans pour les femmes, soit, respectivement, la moitié et un tiers de l’espérance de vie en bonne santé. C’est dans les pays où le taux d’emploi des seniors était le plus haut que ce paramètre était le plus élevé.

Les plus faibles valeurs du HWLE se retrouvaient en France et en Italie, avec 5,5 années pour les hommes et 2,9 ans pour les femmes. Cela reflète surtout un retrait précoce du marché du travail dans ces pays, car l’espérance de vie sans incapacité y est plutôt élevée. Il s’agit là d’un choix personnel et de société. Faut-il entre 50 et 70 ans profiter d’être en bonne santé pour travailler plus et consommer plus, ou pour vivre plus simplement, disposer de plus de temps, s’occuper de sa famille et de ses proches ou se consacrer à une cause ? La réponse ne sera sans doute pas la même pour les hommes et pour les femmes, pour ceux qui ont un travail usant ou épanouissant, pour les célibataires et les grands parents, etc. L’important n’est-il pas d’en laisser le choix aux intéressés ?

Source : Successful Aging Edition http://www.saging.com/

 

Une nette possibilité d’amélioration du maintien des personnes âgées en bonne santé et actives à travers l’Europe

Une nette possibilité d’amélioration du maintien des personnes âgées en bonne santé et actives à travers l’Europe

La nouvelle proposition d’indicateur de l’Alliance pour la santé et l’avenir démontre qu’une approche holistique des politiques publiques est nécessaire dans plusieurs Etats Membres. Bruxelles, 28 septembre 2007 – A la veille de la Journée internationale des personnes âgées, l’Alliance pour la santé et l’avenir souligne qu’il existe en Europe un net potentiel d’amélioration du maintien des personnes âgées en bonne santé et en activité. Pour commencer les pouvoirs publics pourraient s’attacher aux politiques de promotion de la santé et de la prévention mais aussi aux problèmes d’insertion, de discrimination par l’âge et de retraite.

L’Alliance a développé un nouvel indicateur qui aide à mieux percevoir la relation entre espérance de vie, santé et activité professionnelle. Les résultats initiaux1 de ces recherches ont été présentés par Jean- Marie Robine lors d’un symposium de l’Alliance au cours du 6ème Congrès européen de l’Association internationale de Gérontologie et de Gériatrie, qui s’est tenu le 6 juillet 2007 à Saint Pétersbourg. « Cet indicateur innovant nous permet de comparer le nombre d’années actives en bonne santé d’individus âgés entre 50 et 70 ans, dans 12 Etats membres » a déclaré le Pr Françoise Forette, qui présidait ce symposium.

L’indicateur offre un moyen d’analyse sans précédent du vieillissement actif et en bonne santé des personnes âgées en combinant deux dimensions essentielles : l’absence de maladie et/ou de handicap et l’activité professionnelle des seniors. Dans une étude portant sur 50.506 individus dans 12 états membres, la France se caractérise par la plus basse espérance de vie au travail et en bonne santé (« healthy working life expectancy » ou HWLE) : 5.5 années entre 50 et 70 ans. L’Italie est le pays avec la plus basse HWLE pour les femmes avec seulement 2.9 années. La Grèce obtient les meilleurs résultats pour les hommes avec 9.7 années et la Finlande pour les femmes avec 6.2 années. Au niveau européen, le HWLE est de 7.5 années pour les hommes entre 50 et 70 ans et de 4.8 années pour les femmes.

HWLE: les bons élèves… et les mauvais

L’état de santé n’est pas le seul facteur majeur. Les résultats soulignent en effet le rôle essentiel des politiques d’emploi et de retraite sur le nombre d’années passées en bonne santé au travail. L’Alliance pour la santé et l’avenir estime qu’il serait possible d’accroître l’espérance de vie active en bonne santé, en redistribuant les années de bonne santé passées en retraite au profit de l’activité professionnelle, sans pour autant obliger les personnes malades à travailler plus longtemps.

Pour l’Alliance pour la santé et l’avenir les programmes politiques de la Commission européenne et de la présidence portugaise offrent l’opportunité d’allonger la durée de la vie active des personnes en bonne santé. En particulier, les prochaines initiatives politiques s’inscrivant dans le cadre de la Stratégie de Lisbonne, comme pour la santé, la santé publique, l’emploi, l’insertion et l’estimation de l’impact de ces projets sur la santé offrent toutes l’opportunité d’améliorer l’espérance de vie travaillée (HWLE) et de contribuer au développement de nos sociétés.

« Une population de seniors actifs et en bonne santé est aussi un indice significatif de croissance économique induite » a affirmé le Pr Forette. « Afin d’obtenir cette croissance, le principal défi est de promouvoir, tout au long de la vie, un point de vue destiné à atteindre simultanément santé et activité ». L’étude HWLE sera publiée dans l’édition du mois de décembre du Journal of Nutrition, Health and Ageing (JNHA).

Contact : Pr Françoise Forette, Co-présidente, Alliance pour la santé et l’avenir – forette@healthandfuture.org