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Etude économique Danemark 2008 : Épargne retraite et fiscalité du capital
Document sans titre
Le régime de
retraite professionnel arrive à maturité…
Le système de retraite professionnel a atteint une large
couverture au début des années 90. Fondé sur des accords
entre syndicats et employeurs, il a pour but de compléter la pension
publique. Les taux de cotisation ayant désormais atteint les niveaux
initialement prévus, l’heure est venue de faire le bilan et d’évaluer
le système et ses résultats.
Conjugué à la composante de base et à la
composante sous conditions de ressources de la pension publique, le régime
professionnel s’est traduit par des actifs de fonds de pension, des taux
de remplacement et des prévisions de patrimoine qui sont aujourd’hui
parmi les plus élevés de la zone OCDE. Le système de retraite
dans son ensemble assure une couverture complète et est presque le seul
à obtenir des niveaux élevés de prestations privées
de retraite sans pratiquement aucun recours à la contrainte réglementaire.
Toutefois, les personnes qui n’ont que des liens marginaux avec le marché
du travail risquent de ne pas profiter de ces gains.
La meilleure façon de résoudre ce problème
serait peut-être de mettre en œuvre des politiques du marché
du travail destinées à accroître l’emploi parmi ces
groupes. D’un autre côté, des travailleurs à bas revenu
ayant des liens étroits avec le marché du travail sont susceptibles
d’avoir un revenu à la retraite supérieur à leur
revenu d’activité. À cet égard, il y a lieu de réduire
le montant des avantages spéciaux et des prestations hors retraite en
faveur des personnes âgées.
On pourrait également envisager de développer
les choix et la flexibilité pour différents aspects du système
de retraite, notamment le profil des cotisations et l’étendue de
la couverture d’assurance.
…mais
l’imposition des revenus du capital hors pensions appelle l’attention
Il existe des différences
sensibles entre les impôts perçus sur différents types de
revenu du capital, le produit des fonds de pension étant taxé
bien plus légèrement que les revenus des actifs détenus
ailleurs. En outre, les allègements fiscaux en faveur des retraites conjugués
à une déductibilité fiscale généreuse des
paiements d’intérêts peuvent encourager la planification
fiscale, par exemple au moyen de nouveaux produits hypothécaires flexibles.
Abaisser les taux d’imposition des revenus du capital hors du système
de retraite, ainsi que la valeur fiscale des revenus du capital négatifs,
aurait pour effet de réduire l’allègement d’impôt
en faveur des pensions et, du même coup, d’atténuer les incitations
à la planification fiscale.
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Europe : Le travail indépendant passé 50 ans
Par Raquel Fonseca,
Pierre-Carl Michaud et Thepthida Sopraseuth - Economie et Statistique - Insee
Dans une économie
avec contraintes de liquidité, les individus ont plus de difficultés
à créer leur entreprise faute d’un financement suffisant
de la part des banques. Nous étudions l’effet de telles contraintes
et aussi celle des coûts de création d’entreprise sur la
relation entre la richesse individuelle et la proportion de travailleurs indépendants
dans l’économie.
Les banques acceptent d’accorder
des crédits dès lors que la richesse individuelle est susceptible
de constituer une garantie suffisante aux prêts. Dans une telle économie,
la probabilité de se mettre à son compte augmente donc avec la
richesse individuelle. Le modèle dynamique de choix de création
d’entreprise, développé dans cet article, prédit
effectivement une relation croissante entre le niveau de richesse et la proportion
de travailleurs indépendants dans l’économie.
Il prédit également
que cette relation croissante s’affaiblit lorsque nous tenons compte des
coûts de création d’entreprise. Trois bases de données
(Share, Elsa et HRS) fournissent des informations comparables sur les individus
de plus de 50 ans dans neuf pays caractérisés par des niveaux
semblant très hétérogènes de coûts de création
d’entreprise et de contraintes de liquidité.
Les estimations tendent
à confirmer que les contraintes de liquidité pèsent effectivement
sur la décision de se mettre à son compte. De plus, les coûts
de création d’entreprise affaiblissent la relation entre la richesse
individuelle et la probabilité d’être travailleur indépendant
: l’influence des contraintes de liquidité sur la création
d’entreprise est moins grande quand les coûts de création
d’entreprise sont plus importants.
Notre résultat souligne
l’importance de l’impact conjoint des contraintes de liquidité
et des coûts de création d’entreprise dans la décision
de se mettre à son compte. Une politique d’aide financière
aux entrepreneurs serait peu efficace si les coûts de création
d’entreprise demeurent élevés.
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Financement des retraites : l'avenir s'assombrit
Document sans titre
Les principaux régimes
de retraite (CNAV, régime de la fonction publique de l’Etat, CNRACL,
ARRCO, AGIRC et IRCANTEC) ont réalisé, avec leurs modèles
spécifiques, une projection à long terme de leur situation financière
dans le cadre du scénario de base retenu par le Conseil d’orientation
des retraites. Pour les autres régimes, les résultats du scénario
de base obtenus en 2005 ont été actualisés sommairement
en les recalant sur les nouvelles perspectives démographiques. Les résultats
agrégés pour l’ensemble du système de retraite ont
été obtenus en utilisant la maquette globale de projection élaborée
par le secrétariat général du Conseil (voir l’annexe
1).
Cette maquette constitue
en fait un cadre comptable, calé sur les comptes de la protection sociale1
élaborés par la DREES. Les dépenses du système de
retraite sont supposées progresser comme la masse des pensions servies
par les régimes, obtenue par agrégation des masses de prestations
projetées par les régimes, et les recettes sont supposées
progresser comme la masse salariale, donc comme le PIB en l’absence de
déformation du partage de la valeur ajoutée. L’écart
entre les recettes et les dépenses constitue l’excédent
– s’il est positif – ou le besoin de financement – s’il
est négatif – du système de retraite.
Les résultats agrégés
pour le scénario de base ont ainsi été élaborés
à partir des résultats provisoires des régimes de retraite.
Les variantes démographiques (fécondité, mortalité
et solde migratoire) sont également étudiées à partir
de la maquette globale, avec l’hypothèse simplificatrice que la
pension moyenne ainsi que le ratio « nombre de retraités / population
des 60 ans et plus » évoluent comme dans le scénario de
base, sachant que les hypothèses concernant d’autres champs que
la démographie (taux de chômage, gains de productivité,
réglementation des régimes…) sont celles du scénario
de base. Les régimes n’ont donc pas eu besoin de travailler sur
ces variantes.
Pour le scénario
de base, le nombre de retraités est obtenu en additionnant les effectifs
de retraités de tous les régimes de base corrigés du taux
de polypensionnés et la pension moyenne est défini comme le rapport
entre la masse des pensions servies par tous les régimes (de base et
complémentaires) et les effectifs de retraités.
Sont successivement présentés
les résultats agrégés du scénario de base et des
variantes démographiques.
Les résultats globaux
dans le cadre du scénario de base Rappelons les principales hypothèses
du scénario de base :
- la démographie
suivrait les évolutions du scénario central de l’INSEE rendu
public à l’été 2006 (taux de fécondité
de 1,9 enfant par femme, solde migratoire de +100 000 par an et gains d’espérance
de vie plus faibles que dans le précédent scénario central)
;
- le taux de chômage diminuerait puis se stabiliserait à 4,5% à
partir de 2015 ; - la productivité du travail et le salaire réel
moyen par tête augmenteraient de 1,8% par an à partir de 2013 (un
peu moins vite au cours des premières années de projection) ;
- le décalage de l’âge moyen de départ à la
retraite lié à la réforme de 2003, très progressif
en début de période de projection, conduirait à terme à
quelques 400 000 actifs supplémentaires ;
- enfin, la réforme de 2003 est intégrée dans la réglementation
des régimes, avec le principe de l’allongement de la durée
d’assurance en fonction des gains d’espérance de vie à
60 ans et celui de la revalorisation sur les prix des pensions et des salaires
portés au compte, jusqu’en 2020 ; au-delà, tous les paramètres
sont stabilisés à leur niveau de 2020.
Jusqu’en 2015, dans
la phase de diminution du taux de chômage, le nombre de cotisants progresserait
vivement, passant de 25,2 millions en 2006 à 26,8 millions en 2015. Au-delà,
il suivrait les évolutions de la population active : quasiment stable
entre 2015 et 2030, il augmenterait légèrement entre 2030 et 2050
(+ 240 000). Dans l’exercice du Conseil de 2005, le nombre de cotisants
évoluait à peu près de façon identique jusqu’en
2015 mais diminuait ensuite fortement pour atteindre en 2050 un niveau plus
faible que son niveau actuel.
Le nombre des retraités
progresserait rapidement jusqu’en 2050, passant de 13,8 millions en 2006
à 22,3 millions en 20502. Sous l’effet de l’arrivée
à l’âge de la retraite des générations nombreuses
du baby boom, la hausse serait particulièrement rapide jusque vers 2035.
Audelà, la croissance du nombre de retraités, plus modérée,
serait tirée par la poursuite de l’allongement de l’espérance
de vie aux âges élevés. Ces évolutions sont comparables
à celles de l’exercice de 2005.
Au total, le rapport démographique,
défini comme le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de
retraités, diminuerait très sensiblement, passant de 182 à
121 cotisants pour 100 retraités entre 2006 et 2050. Dans l’exercice
de 2005, la baisse était plus marquée ; le rapport démographique
en 2050 n’était plus que de 110 cotisants pour 100 retraités.
Jusque vers 2020, le rapport démographique serait un peu plus élevé
que dans l’exercice de 2005 en raison principalement de la révision
à la hausse du nombre de retraités du régime général.La
diminution du rapport démographique contribue à dégrader
la situation financière du système de retraite par rapport à
celle de l’année 2006, point de départ des projections.
Or, un besoin de financement existerait déjà en 2006, surtout
si l’on retient comme référence l’année 2000
pour calculer les taux de contribution publique implicite aux régimes
qui sont équilibrés en dernier ressort par le budget de l’Etat,
dont notamment le régime des fonctionnaires de l’Etat. En effet,
pour éviter de « remettre les compteurs à zéro »
à chaque campagne de projection, le Conseil d’orientation des retraites
a souhaité en 2001 que l’année de référence
reste l’année 2000 pour les futurs exercices de projection. Cette
convention, qui avait été adoptée pour l’exercice
de 2005, conduit à ne pas prendre en compte les efforts de
financement supplémentaires que les pouvoirs publics ont pu être
amenés à faire depuis 2000 pour équilibrer les comptes.
Avec cette convention,
le besoin de financement du système de retraite en 2006 est estimé
à 4,2 milliards d’euros, soit un peu plus de 0,2% du PIB4. En tout
début de période de projection, la masse salariale et donc la
masse des cotisations (les taux de cotisation, explicites et implicites, sont
supposés stables) progresseraient un peu plus vite que le PIB car les
salaires seraient un peu plus dynamiques que la productivité du travail.
Ensuite, en l’absence supposée de déformation du partage
de la valeur ajoutée, la masse des cotisations évoluerait comme
le PIB. Elle représenterait alors 13,0% du PIB, contre 12,9% en 2006.
La pension moyenne augmenterait
en euros constants de +1,1 % par an en moyenne entre 2006 et 2050. De l’ordre
de +0,7 à +0,8% chaque année de 2010 à 2020, la hausse
accélèrerait progressivement et atteindrait +1,5% par an en fin
de période de projection. Elle resterait néanmoins sensiblement
inférieure à la croissance du salaire moyen brut (+1,8% par an)
sur toute la période projection. Ce résultat traduit en particulier
l’impact des réformes de 1993 et de 2003 sur l’évolution
des pensions.
Au total, la masse des pensions
progresserait plus vite que la masse des cotisations jusque vers 2040, du fait
de la très forte croissance du nombre de retraités. Ce ne serait
plus le cas en fin de période de projection car le rapport démographique
serait quasiment stable et la pension moyenne progresserait toujours moins vite
que le salaire moyen. La masse des pensions rapportée au PIB passerait
de 13,1% en 2006 à 14,1% en 2020 puis 14,9% en 2040. Elle diminuerait
ensuite légèrement (14,8% en 2050).
En supposant inchangée
la réglementation actuellement en vigueur, les mesures de la réforme
de 2003 entrant progressivement en oeuvre et les efforts budgétaires
permettant notamment d’équilibrer le régime des fonctionnaires
de l’Etat étant stabilisés à leur niveau de 2000,
le besoin de financement du système de retraite se creuserait jusque
vers 2040. En pourcentage du PIB, il passerait d’environ 0,2% en 2006
à 1,0% en 2020 puis 1,9% en 2040 ; il s’établirait à
1,7% en 2050. Il s’élèverait en particulier à environ
25 milliards d’euros en 2020 et 72 milliards d’euros en 2050.
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Québec : Les baby-boomers deviennent leur propre patron à la retraite
Document sans titre
Selon le dernier sondage
BMO Groupe financier/Ipsos Reid, plusieurs entrepreneurs baby-boomers canadiens
n'ont aucunement l'intention de ralentir leurs activités à la
retraite; en fait, plusieurs prévoient même exploiter leur propre
entreprise jusqu'à leur mort. Parmi les baby-boomers qui ont indiqué
avoir pris une retraite hâtive pour lancer leur propre entreprise ou qui
prévoient le faire, près de la moitié ont affirmé
qu'ils consacraient ou prévoyaient consacrer de 26 à 40 heures
par semaine à leur entreprise (48 % des hommes et 39 % des femmes). Certains
baby-boomers entrepreneurs prévoient travailler encore avantage, un homme
sur sept (14 %), comparativement à une femme sur dix (10 %), affirmant
même qu'il consacre ou entend consacrer plus de 40 heures par semaine
au travail.
En plus de travailler de
longues heures, les baby-boomers canadiens travaillent longtemps après
l'âge de la retraite. Un nombre légèrement supérieur
d'hommes disent prévoir diriger leur entreprise jusqu'à leur mort
(18 % par rapport à 12 % chez les femmes). Un baby-boomer sur cinq entend
diriger son entreprise pendant plus de dix ans (21 %) et presque quatre sur
dix (38 %) disent vouloir le faire entre 6 et dix ans. "Ces résultats
confirment nos recherches qui indiquent clairement que les baby-boomers entendent
continuer à travailler pendant leurs soi-disant années de retraite.
Plusieurs d'entre eux voient même cette prochaine phase de leur vie comme
une opportunité d'entreprendre une nouvelle carrière ou de lancer
une nouvelle entreprise, précise Kris Vikmanis, chef du Marché
de la retraite de BMO Groupe financier. Chaque baby-boomer a sa propre définition
de ce qu'est la retraite. Notre objectif est de fixer ce portrait afin qu'ils
puissent adopter les plans appropriés à la réalisation
de leurs rêves. Le démarrage d'une entreprise peut s'avérer
une aventure périlleuse, ajoute-t-il. Les baby-boomers entrepreneurs
ont travaillé tellement fort au fil des années pour épargner
en vue de leur retraite que nous voulons, avant toute chose, leur éviter
d'exposer leurs épargnes à des risques inutiles. C'est pourquoi
il importe qu'ils demeurent très réalistes face aux nouvelles
occasions d'affaires et très soigneux dans leur planification. L'une
des premières choses qu'ils doivent faire avant de mettre leurs épargnes
de retraite en jeu, c'est de s'asseoir avec un professionnel pour peaufiner
les détails de ce qu'ils veulent faire et élaborer leur plan d'action."
Les baby-boomers se lancent
en affaires pour toutes sortes de raisons. Plusieurs disent vouloir rester "occupés",
46 pour cent des hommes et 34 pour cent des femmes affirmant que c'est la principale
raison qui les motive. En deuxième place, vient le fait que "c'est
quelque chose dont ils ont toujours rêvé" (hommes : 27 %;
femmes : 31 %); le besoin d'argent est la troisième
raison qui les motive (hommes : 26 %; femmes : 25 %).
Des sondages antérieurs
de BMO/Ipsos Reid ont révélé que, lorsqu'on les interrogeait
sur le travail après l'âge traditionnel de retraite, 58 pour cent
des baby-boomers prévoyaient travailler un peu pour un employeur, tandis
que 50 pour cent d'entre eux s'attendaient à consacrer du temps à
leur propre entreprise ou à l'entreprise familiale à leur retraite.
Le dernier sondage a révélé
que la consultation était le choix de type de travail le plus populaire,
de nombreux baby-boomers masculins affirmant offrir ou prévoir offrir
des services de consultation à la retraite (33 % par rapport à
20 % pour les femmes), tandis que les femmes (17 %) se disaient plus enclines
que les hommes (10 %) à vouloir lancer une entreprise au détail.
Et
plusieurs de ces entreprises compteront plus d'un exploitant, plus d'un tiers
des répondants ayant affirmé que leur famille participait à
l'entreprise ou comptait le faire dans l'avenir.
Lorsqu'on leur demande
de révéler leur plus grande crainte par rapport à l'exploitation
d'une petite entreprise, près d'un quart des répondants affirme
craindre de ne pas avoir assez de clients (22 %) et de ne pas avoir assez d'argent
(22 %). La plupart ont indiqué qu'ils financent ou financeront leur entreprise
à même leurs épargnes (32 %), suivi par ceux qui comptent
le faire au moyen d'un prêt ou d'une marge de crédit (19 %) et
de leurs revenus de placement (13 %). Fait intéressant, un homme sur
cinq (20 %) dit n'avoir aucune crainte, par rapport à 15 pour cent pour
les femmes.
Selon Bob Bissett, premier
vice-président, Services bancaires Particuliers et entreprises, BMO Groupe
financier, "démarrer une entreprise à la retraite n'a rien
de très différent que de le faire à une autre étape
de la vie. La même approche disciplinée d'évaluation de
l'idée d'affaires et de vérification préalable s'applique.
Les principales différences peuvent être l'horizon de rentabilité,
la stratégie de sortie et la source de financement".
M. Bissett propose cinq
trucs aux baby-boomers qui envisagent de lancer une entreprise à la retraite
: (i) faites vos devoirs et assurez-vous d'acquérir une compréhension
approfondie du secteur économique; (ii) élaborez un plan d'affaires;
(iii) faites vos calculs et déterminez de quel montant vous aurez besoin
pour commencer; (iv) identifiez vos clients; (v) embauchez les meilleurs employés.
Pour plus de détails et pour obtenir des trucs sur le démarrage
et l'exploitation d'une petite entreprise, visitez le site www.bmo.com. Vous
y trouverez diverses émissions en baladodiffusion portant sur des thèmes
spécialement destinés au secteur de la petite entreprise.
BMO Groupe financier et
les nouvelles tendances vis-à-vis de la retraite
Compte tenu de l'évolution
des attitudes de la plupart des Canadiens par rapport à la retraite,
BMO Groupe financier entend faire le nécessaire pour aider ses clients
à saisir la portée des nouveaux problèmes et des nouveaux
défis qui se présentent à eux avec l'approche de la retraite,
tout en leur proposant des solutions souples et personnalisées pour mieux
faire face à ces problèmes et à ces défis. Le site
de BMO appelé Une retraite à votre image, accessible à
l'adresse ww.bmo.com/retraiteavotreimage, expose les nouveaux aspects devant
être pris en considération pour planifier la retraite, propose
des études de cas et fournit des ressources externes, le tout étant
mis à jour régulièrement.
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Union Mutualiste Retraite : très bonne performance du régime COREM en 2006
Document sans titre
L’UMR, qui regroupe
les principaux acteurs du monde mutualiste, annonce, dans le cadre de son Assemblée
générale du 10 septembre 2007, les bons résultats de son
régime de retraite COREM. Celui-ci a présenté, pour l’année
2006, un taux minimum d’intérêt garanti de 2,95%, auxquels
s’ajoute 1% de revalorisation du point.
Par ailleurs, plusieurs
mesures renforçant la gouvernance de l’UMR ont été
adoptées. Celles-ci vont permettre aux sociétaires de s’impliquer
plus directement dans le fonctionnement des institutions de l’UMR.
Ouvert au grand public
depuis 2005, la performance du Corem s’explique notamment par le niveau
élevé du rendement net comptable des actifs, à 6,13%, avec
un rendement financier du portefeuille d’actifs de 11%. Membre du bureau
de l’Association Française des Investisseurs Institutionnels, l’UMR
est aujourd’hui reconnue comme novatrice et dynamique dans sa gestion
financière, faisant appel aux techniques modernes de gestion actif-passif
et d’allocation de portefeuille, tout en s’inscrivant dans les valeurs
du monde mutualiste.
Par ailleurs, deux principales
mesures, adoptées lors de l’Assemblée générale,
vont renforcer la gouvernance de l’UMR, en développant plus de
proximité avec ses sociétaires :
· Le droit à
l’initiative mutualiste : les propositions recueillant la signature
d’au moins 100 membres participants seront mises à l’ordre
du jour de l’AG,
· Les rencontres régionales : des réunions d’information
pédagogiques seront régulièrement organisées entre
les sociétaires et les représentants du Conseil d’Administration
et du Comité de Direction de l’UMR, dans les principales régions
en France.
« A la veille de
préparer le bilan de nos 5 ans d’activités, nous sommes
très fiers des résultats du Corem. Notre équipe de direction
prouve ainsi sa capacité à piloter un fonds de retraite dans un
contexte réglementaire en pleine évolution » indique Jean-Philippe
Huchet, Président de l’UMR.
A propos de l’Union
Mutualiste Retraite :
Créée en février 2002, l’Union Mutualiste Retraite
est l’union de composantes de la Mutualité Française, constituée
pour proposer une solution retraite solidaire, efficace et ouverte à
tous, le Corem. La particularité du Corem est d’être l’unique
régime français mutualiste de retraite par points, pouvant ainsi
associer efficacité économique et valeurs mutualistes. Il est
ouvert depuis le 1er janvier 2005 à toute la population mutualiste (38
millions de personnes) et représente à ce jour 4,7 Milliards €
d’actifs sous gestion.
Pour tout renseignement
complémentaire : www.corem.com
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Dépenses de santé : 51% des Français prêts à payer plus cher
Document sans titre
Huit mois après la
réalisation d’un premier baromètre sur la santé, AG2R
a réalisé avec l'institut LH2, en mai 2007, une nouvelle étude
« Les Français, la santé et l’argent ». Ce sondage
révèle principalement l'importance confirmée de la santé
pour les Français, leur attachement croissant à leur système
de soins, l'existence d'une proportion croissante de Français prêts
à accroître leurs dépenses de santé. Il semblerait
que l'on assiste à une periorisation des dépenses.
Les Français estiment que la santé est l’un des facteurs les
plus essentiels pour leur qualité de vie. 71 % déclarent que la
qualité de vie est associée à une longue vie en bonne santé
(+ 2 points/2006). Les considérations matérielles ne représentent
que 57 % et l’environnement 38 %. Plus l'âge est avancé, plus
la santé est considérée comme prioritaire (87 % pour les
65 ans et plus, contre 54 % pour les 18-24 ans).
Cette préoccupation, et notamment les craintes liées
à la vieillesse, se confirme sur la population des 18-65 ans : 61 % des
interviewés, soit une large majorité déclare craindre d’abord
une maladie pouvant conduire à un état de dépendance, devant
les problèmes financiers (13 % concernant le niveau de revenu, et également
13 % concernant le manque d’argent pour se soigner) mais aussi devant
la solitude (10 %). Les plus âgés sont plus catégoriques
(71 % des 50-64 ans citent la peur de la dépendance, contre 51 % des
18-24 ans).
La détérioration du système de soins français se
fait sentir auprès d’une majorité de Français (61%).
Cette perception est toutefois en recul (- 5 points). Cette détérioration
est perçue différemment selon la catégorie sociale. Ainsi,
les cadres sont minoritaires (49 %) à estimer que la qualité des
soins se détériore, alors que les deux tiers des catégories
modestes appuient cette idée. De même, les Franciliens sont moins
critiques que les habitants des autres régions (51 % contre 63 %).
Les personnes interrogées sont satisfaites du système
de soins français. Elles l'estiment meilleur que dans d’autres
pays. Très important en octobre 2006 se sentiment s'est accentué
(86 %, soit +3 points).
Les Français sont désormais majoritairement prêts
à prendre personnellement plus en charge certains soins médicaux
(57 %). Ceci dans une proportion en forte augmentation par rapport à
septembre 2006 (50 %).
51% se disent prêts à augmenter leur contribution
financière "pour un système de soins accessible à
tous". Les Français prêts à dépenser davantage
pour résoudre leurs problèmes de vue (69%) ou dentaires (65%)
sont moins nombreux qu'en octobre 2006 (soit un recul respectivement de 7 et
de 12 points).
Le baromètre a été réalisé
par téléphone les 25 et 26 mai auprès d'un échantillon
de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée
de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Source : Agevillage.com
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Seulement 10 % des Français ont été incités à investir en actions
Document sans titre
La 7e vague de notre Baromètre
Épargne réalisée pour La Banque Postale et Les Echos a été
menée en France, en Espagne et en Allemagne.
Principaux enseignements
Nécessité d'épargner
partout, mais difficulté plus relative en Allemagne
En France : légère
baisse dans la nécessité d'épargner (85%). Ce niveau reste
légèrement plus élevé en Espagne (90%) et en Allemagne
(90%).
Épargner semble plus difficile
en Espagne (79%) qu'en France (75%). Les Allemands sont quant à eux plus
optimistes: "seulement" 65% estiment que mettre de l'argent de côté
est difficile.
Stabilité du comportement
d'épargne
Comme en Décembre 2006, et
depuis plus de 2 ans, environ 1 Français sur 2 épargne (48% a
mis de l'argent de côté au cours des 3 derniers mois). Même
proportion en Espagne (48%) et en Allemagne (50%).
Peu d'évolution en France
dans les objectifs d'épargne : matelas, investissements et famille restent
les principaux postes, suivis des loisirs.
La préparation de la retraite
n'est citée que par 37% des Français contre 51% des Allemands
, part qui fléchit néanmoins (baisse de 11 points vs. décembre
2006).
Intentions d'épargne : les
Espagnols sont les moins « prévoyants » avec 46% d'intention
d'épargne (3 prochains mois) contre 52% pour les Allemands et 54% pour
les Français.
Préparation financière
de la retraite : les Français plutôt attentistes
1 Français (non retraités)
sur 3 (32%) « met régulièrement de l'argent de côté
» pour préparer leur retraite, alors qu'ils sont 34% en Espagne
et 53% en Allemagne. Situation globalement stable depuis 2 ans et demi.
31% ont prévu de le faire.
32% n'ont rien prévu , principalement par manque d'argent
Le contexte boursier : des
Français moins « opportunistes »…
Baisse de l'opportunité («
bon moment ») pour investir en Bourse : 27% vs 24% en décembre
2006 pour le Grand Public, 49% vs 42% pour les actionnaires.
Parallèlement, baisse de «
l'appétit personnel » par rapport à la Bourse (incitation
à acheter des actions) : 13% vs 10% en décembre 2006 pour le Grand
Public, 43% vs 29 % pour les actionnaires.
… mais baisse de la notion
de risque attaché aux placements :
SICAV/FCP des placements «
risqués » pour 53% (vs. 64% en décembre 2006)
Actions : 80% vs 84%
Les principales mesures fiscales
du gouvernement Fillon : fort impact médiatique
79% des Français ont entendu
parler de la déductibilité des intérêts d'emprunt
immobilier, 78% de la suppression des droits de succession pour le conjoint
survivant. 2 tiers ont entendu parler des 2 mesures.
Crédit d'impôts sur
intérêts d'emprunt immobilier : une mesure relativement incitative
(40% seraient incités à investir dans l'immobilier).
Suppression des droits de succession
: 6 Français sur 10 pensent que cette mesure pourraient modifier leurs
comportements d'épargne ou consommation, en favorisant essentiellement
la donation aux enfants
http://www.tns-sofres.com/etudes/finance/200707_baroepargne.htm
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Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux
En 2050, un Européen
sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la
plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine
du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre
de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment
vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles
conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance
et des dépenses de santé) ?

La seule notion d’âge
calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement
démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique
de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches,
sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes,
des sociologues et des médecins présentent ici des éléments
objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête
– ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.
Augmentation de l’espérance
de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles
solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie
européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion
sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.
Ont contribué à
cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent
Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève
Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg,
Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican,
Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.
La Documentation française
29-31, quai Voltaire
75344 Paris Cedex 07
Téléphone : 01 40 15 70 00
Télécopie : 01 40 15 72 30
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Sommaire
Avant-propos
Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des
projections
État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès
des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement
de la population
Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe
Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance
en Europe
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Les gens devront épargner davantage car les réformes réduisent les promesses de pension
Document sans titre
Les populations des pays de
l’OCDE devront épargner davantage en vue de leur retraite suite aux
profondes réformes des pensions introduites ces dernières années,
d’après un nouveau rapport de l’OCDE. La promesse de pension
moyenne dans 16 pays de l’OCDE étudiés a été
réduite de 22 %. Pour les femmes, la réduction est de 25 %.
L’OCDE note, dans l’édition 2007 de la publication
Les pensions dans les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques,
que dans deux pays seulement – Hongrie et Royaume-Uni – les promesses
de pension ont augmenté en moyenne. En Allemagne, en France, en Italie,
au Japon et en Suède, les prestations futures seront réduites
de 15 à 25 % et, au Mexique et au Portugal, elles seront réduites
de plus de 30 % par rapport à ce à quoi les gens auraient eu droit
avant les réformes.
L’impact sur les travailleurs varie à travers les
pays de l’OCDE. Plusieurs pays ont davantage axé leurs prestations
sur les retraités les plus pauvres, et tout particulièrement le
Mexique, le Portugal et le Royaume-Uni. L’Autriche, la France, l’Allemagne
et la Suède ont aussi protégé les personnes à bas
revenus.
Les réformes vont dans le sens opposé dans d’autres
pays. La Pologne et la République slovaque, par exemple, ont durci le
lien entre les droits à pension et les gains durant la vie active, sans
mettre en place de nouvelles mesures à titre de filet de protection sociale
pour les titulaires de faibles revenus. Une des conclusions du rapport de l’OCDE
est que cela peut accroître le risque de pauvreté pour les retraités
qui n’ont pas été couverts par le système durant
toute leur carrière.
L'élément le plus commun des réformes est
un changement de l’âge d’accès à la pension.
Lorsque les réformes auront été menées à
leur terme, la plupart des pays de l’OCDE auront un âge normal de
la retraite de 65 ans, encore qu’en Allemagne, au Danemark, aux États-unis,
en Islande, en Norvège et au Royaume-Uni, l’âge d’accès
à la pension est d’ores et déjà, ou sera, de 67 ans.
Seules la France, la Hongrie, la République slovaque et la République
tchèque prévoient d’avoir un âge d’accès
à la pension inférieur à 65 ans.
Mais, bien que les réformes des pensions introduites
dans l’ensemble de la zone de l’OCDE, aient été importantes
et indispensables pour assurer la viabilité financière des systèmes
de pension pour les actuels retraités et pour les futurs retraités,
il faut faire plus encore.
Dans certains pays, par exemple, les réformes des pensions
sont introduites trop lentement – c’est le cas, notamment, en Autriche,
en Italie, au Mexique et en Turquie. En Turquie, par exemple, le nouvel âge
de la retraite, fixé à 65 ans, ne sera atteint qu’en 2043
pour les hommes, et plus tard encore pour les femmes. Cela signifie que les
dépenses qu’il faudra consacrer aux pensions resteront élevées
pendant de nombreuses décennies, et ces pressions financières
pourraient nécessiter des ajustements à court terme plus difficiles
encore à supporter que si les réformes avaient été
opérées plus rapidement.
Par ailleurs, le problème des départs anticipés
à la retraite demeure dans de nombreux pays, soumettant les budgets publics
à un surcroît de tensions. Entre 1999 et 2004, par exemple, l’âge
moyen de départ à la retraite, pour les hommes, était inférieur
à 60 ans dans huit pays de l’OCDE, notamment en Belgique, en France,
en Hongrie et en Italie.
L’édition 2007 de la publication Les pensions dans
les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques, fournit des indicateurs
qui permettent de comparer les politiques de pension dans les différents
pays de l’OCDE, et inclut un chapitre un chapitre sur le rôle que
les pensions privées auront sur les revenus lors de la retraite à
venir.
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Swiss Life lance le Pension Award
En plus de constituer un
défi, le vieillissement est en effet une chance, portée par des
projets dotés d’un intérêt certain
pour la société. Pour permettre à l’une de ces initiatives
de se déployer pleinement, le projet lauréat sera récompensé
par un prix en espèces de € 12.500.
Dans notre société, le concept de « pension » s’accompagne
bien trop souvent d’une connotation négative. Nous nous imaginons
souvent que cette phase de notre vie sera préoccupante avec sa cohorte
de problèmes : manque d’argent pour vivre selon ses aspirations,
pour se divertir, solitude, ennui, lassitude, etc. « La pension doit être
une période
positive que l’on doit pouvoir organiser à sa guise en disposant
de revenus adaptés tout en préservant sa santé au mieux.
Nous savons que c’est possible et nous voulons induire un changement des
mentalités. C’est la raison pour laquelle nous entendons mettre
en exergue et stimuler toute initiative qui présente le vieillissement
et la pension sous un jour favorable »,
indique Tanguy Polet, Chief Market Officer de Swiss Life.
Vieillissement – un défi, certes, mais aussi une chance à
saisir
Chez Swiss Life, nous envisageons le vieillissement sous un angle positif. C’est
dans ce cadre que s’inscrit le Pension Award. Nos seniors ont tellement
d’atouts (connaissances, expérience, coaching, grande disponibilité,
main secourable…) Notre société ne les valorise pas ou trop
peu. Il existe déjà des projets qui développent aujourd’hui
les innombrables avantages et richesses de nos seniors. À titre d’exemple,
citons ce projet où des personnes d’une maison de repos prêtent
leur concours pour l’accueil des plus petits dans une garderie ou une
crèche. Un autre exemple sont les maisons kangourou, la cohabitation
entre des couples plus jeunes et plus seniors qui permet aux couples plus jeunes
d’alléger leur budget.
C’est précisément le type d’initiatives percutantes
et exemplaires recherché par Swiss Life.
Le Pension Award poursuit un double objectif : il entend, d’une part,
faire connaître les meilleurs projets au grand public, de manière
à initier une saine émulation et, d’autre part, développer
plus avant l’initiative gagnante avec une prime d’encouragement
de 12 500 euros.
Pour un débat positif
et constructif sur la pension
Une initiative qui approche le vieillissement sous un éclairage positif
peut se concentrer sur différentes facettes de ce problème de
société. « L’intégration sociale de nos aînés,
la cohabitation harmonieuse des différentes générations,
le rôle social et les responsabilités des plus âgés…
Autant de facettes qui jouent un rôle décisif dans un débat
positif sur la pension », indique Tanguy Polet. « Nous recherchons
des initiatives partageant la même vision ouverte pour aborder le vieillissement
comme un défi. »
Déroulement du concours
La recherche de projets sera soutenue par une campagne d’affichage aux
quatre coins du pays dans les hôpitaux, maisons de repos et établissements
de soins, les universités, associations, les bâtiments d’Administration…
Les candidats peuvent consulter les critères d’inscription et déposer
leur candidature jusque fin octobre via www.pensionaward.be. Les 10 meilleures
propositions seront ensuite soumises à la sagacité d’un
jury professionnel représentant différents segments de la société.
Le Professeur Jos Berghman (Centre d’étude sociologique de la K.U.L.),
Marcia De Wachter (Directeur, Banque Nationale), Mia Van Laeken (Collaboratrice
VIG, prévention des chutes chez les personnes âgées), Michel
Kacenelenbogen (Fondateur, Théâtre Le Public), Dirk De Meirleir
(Responsable du service Discriminations non raciales, Centre pour l’égalité
des chances), etc., confronteront les candidatures aux quatre critères
principaux composés de différents sous-critères. Les voici
en ordre d’importance décroissante : « Le projet place le
vieillissement dans un contexte positif et constructif », « Le projet
est pertinent dans un contexte socio-économique plus large », «
Le projet peut être déployé à plus grande échelle
» et « C’est un projet créatif ».
Le lauréat final sera dévoilé début 2008 dans le
cadre d’une cérémonie officielle.
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Daniel RIOT : "Allemagne: les séniors, un 'moteur économique'"
Document sans titre
Par Daniel RIOT,
http://relatio.blogspirit.com
En 2035, l'Allemagne aura
la population la plus âgée du monde. Un inconvénient ? Non,
une chance, estime Ursula von der Leyen. La ministre allemande de la Famille
a profité de la publication d'une étude sur l'évolution
de la pyramide des âges en Allemagne pour renverser l'image trop exclusivement
négative qui colle à la peau des seniors.
On associe souvent l'âgea
à la fragilité et à la dépendance, "or, aujourd'hui,
il est aussi synonyme de quelque chose d'essentiel : activité, nouveau
départ, innovation". Il recèle aussi un potentiel économique
considérable auquel le gouvernement veut sensibiliser les entreprises.
Ursula von der Leyen a annoncé
que le gouvernement allait débloquer près de quatre millions d'euros
entre 2008 et 2010 pour ce faire. "L'Allemagne ne peut pas se permettre
de laisser à d'autres cet important marché d'avenir", estime-t-elle.
Berlin veut faire prendre
conscience aux entreprises de la chance que représente pour elles le
vieillissement. Des structures (une bourse d'information et un forum de dialogue
avec les associations) vont se créer pour leur permettre de développer
des produits et des services adaptés. Le marché des seniors en
est encore "à ses balbutiements", a regretté la ministre.
Pourtant, la "génération argentée" (Generation
Silber), ces seniors dynamiques à la belle crinière blanche plus
éduqués, actifs et en meilleure santé que jamais attendent
des innovations, telles que la multiplication de téléphones portables
à larges touches.
Pour les entreprises, les
seniors sont la cible numéro un pour l'avenir, confirme le cabinet de
conseil Roland Berger dans une étude, intitulée "L'âge,
un moteur économique". La part des plus de 50 ans devrait passer
de 45% aujourd'hui à 58% en 2035. Près d'un Allemand sur deux
aura alors plus de cinquante ans. Le potentiel de croissance le plus important
se situe chez les plus de 65 ans. Leur part de marché devrait croître
d'un peu moins de 18% aujourd'hui à plus de 26% en 2035.
Plus d'informations :www.bmfsfj.de/bmfsfj/generator/Kategorien/Publikationen/P...
www.wirtschaftskraft-alter.de
A voir aussi: L'âge,
un facteur économique
L'Allemagne poursuit les
débats lancés par la Commission européenne sur le thème
du changement démographique en se penchant tout particulièrement
sur le thème de « l'âge, un facteur économique ».
Nous ne pourrons relever les défis soulevés par le changement
démographique que si nous décidons de mettre les potentiels et
les savoirs des générations les plus anciennes au service de l'économie
et de la société. Au vu de l'évolution démographique
actuelle, le potentiel économique de ces générations joue
un rôle essentiel pour les économies nationales européennes
également en termes de compétitivité internationale. L'approche
« L'âge, un facteur économique » a été
l'une des priorités des travaux de la présidence allemande du
Conseil européen. Les 17 et 18 avril 2007, un congrès s'est tenu
à ce sujet sur les thèmes de « L'âge, un facteur économique
- utiliser les savoirs - développer des marchés ».
Par Daniel RIOT,
http://relatio.blogspirit.com
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Daxon innove et donne de la voix sur le web
Document sans titre
Plus d’un million
et demi de personnes sont mal voyantes en France. Pour faciliter l’accessibilité
de son site web www.daxon.fr, Daxon propose désormais un assistant vocal
révolutionnaire sur son site e-commerce. Celui-ci permet la lecture audio
sur demande, par l’intermédiaire de voix réalistes, des
textes du site web pointés par la souris de l’internaute.
Cet assistant vocal se présente sous la forme d’une barre d’outils,
très simple d’utilisation, positionnée en bas de la fenêtre
du site www.daxon.fr. Daxon a également intégré au sein
même de son site un bouton d’activation / désactivation de
cet outil.
Les principales fonctionnalités de cette barre d’outils sont les
suivantes :
• Mise en marche de l’assistant vocal : permet d’activer l’assistant
vocal. Celui-ci commencera à lire tout texte survolé par la souris.
Le texte peut être un mot, une phrase, un paragraphe, voire la totalité
de la page.
• Ecouter ou sauvegarder : vous pouvez écouter ou sauvegarder,
au format MP3, les textes de votre choix pour pouvoir les écouter ultérieurement.
• Un Zoom : Cet outil permet d’augmenter ou de diminuer la taille
des textes affichés à l’écran.
• Le Surlignage : Cette commande vous permet de déterminer la couleur
d’arrière plan désirée et donc un meilleur contraste
et une meilleure visibilité des textes.
Ce lancement est couronné de succès : 30% des 225 000 visiteurs
uniques qui ont fréquenté le site Daxon en juin ont en effet utilisé
l’assistant vocal.
Au-delà de l’accessibilité à Internet, la solution
Talklets ouvre de nouvelles perspectives en permettant de diffuser des messages
audio promotionnels, en fonction de l’actualité de la marque. Le
site Daxon.fr ouvre ainsi la voie à une première étape
« multi-sensorielle » de la vente en ligne.
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Vieillissement démographique : un défi économique pour la France
Document sans titre
Si depuis le ralentissement
de 2001-03 la croissance économique en France a évolué
comme dans l’ensemble de la zone euro, elle souffre d’une faible
compétitivité. L’emploi augmente et le déficit budgétaire
est en baisse, mais la persistance du chômage à un niveau élevé
et un taux d’activité bas sont le reflet de problèmes structurels
sous-jacents qu’il faut continuer à affronter.
Une augmentation renforcée
de l’emploi aurait un effet bénéfique sur la pauvreté
et l’exclusion sociale, ainsi que sur les finances publiques. L’un
des objectifs clé est d’améliorer l’utilisation de
l’ensemble des ressources, en particulier dans le secteur public, pour
s’attaquer d’une façon plus efficace aux problèmes
sociaux et atteindre une meilleure soutenabilité des finances publiques
à long terme. Cette Étude examine certains thèmes essentiels
qui devraient être prioritaires dans l’action réformatrice
du nouveau gouvernement.
• Le système
de protection sociale parvient assez bien à préserver de la pauvreté
la plupart des individus, mais il est moins efficace lorsqu’il s’agit
d’éviter l’exclusion sociale en facilitant l’intégration
sur le marché du travail. Pour atteindre cet objectif, les politiques
et l’action des organismes concernés doivent être mieux coordonnées.
• Le système éducatif produit de très bons diplômés
dans un grand nombre de domaines, mais il n’est pas suffisamment axé
sur le marché du travail. Les résultats ne sont pas à la
hauteur des ambitions d’équité du système éducatif.
• Le problème du vieillissement n’a été que
partiellement traité. Davantage d’attention doit être accordée
à la fois à la participation des seniors au marché du travail
et au financement des pensions de retraite et des dépenses de santé
et de dépendance.
• La décentralisation a profondément modifié l’élaboration
et la mise en oeuvre d’un certain nombre de politiques. Mais le transfert
de compétences à un niveau plus local n’a pas toujours amélioré
l’efficience et a parfois conduit à une certaine déresponsabilisation.
Par OCDE
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Un partenariat innovant entre Dexia et le Département du Doubs : personnes âgées
Document sans titre
La démarche est novatrice,
car elle permet au Département de bénéficier des compétences
de Dexia Crédit Local en matière d'analyse financière, mais
aussi de ses expertises en lui adossant des études de faisabilité
sur chaque projet.
Mise en accessibilité des
locaux publics pour les personnes en situation de handicap, évaluation
du besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes
et faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel
(CESU) sont autant de volets de ce partenariat. Les études seront réalisées
sur la base d'un état des lieux de chaque projet, réalisé
à titre gracieux par Dexia Crédit Local.
Selon Gérard Bayol, Administrateur-Directeur
Général de Dexia Crédit Local « les lois sur la décentralisation
puis sur l'accessibilité des bâtiment publics aux personnes en
situation de handicap ont mis les enjeux sociaux au coeur des priorités
du secteur public local. En tant que premier acteur financier du secteur public
local, Dexia Crédit Local est particulièrement sensibilisé
sur ces problématiques, qu'il a intégrées à sa stratégie
en proposant une approche globale allant de l'étude de faisabilité
au financement de projet. Ce partenariat est le reflet d'une relation de long
terme avec le Département du Doubs, que nous sommes heureux d'accompagner
dans cette démarche de longue haleine.».
Selon Claude Jeannerot, Président du Conseil général du
Doubs, « dans le cadre du projet Doubs 2010, le Département du
Doubs s'est engagé dans une profonde modernisation de son action, tant
sur le fond que sur la forme. Le Département réalise ainsi depuis
2004 un effort d'investissement sans précédent et développe
fortement les services à la population afin de mieux répondre
aux enjeux sociaux et économiques d'aujourd'hui et de demain. Cette modernisation
de l'action s'est faite aussi sur la forme, avec la mise en oeuvre d'une démarche
participative impliquant les citoyens, nos partenaires institutionnels et les
acteurs économiques. Ce conventionnement avec Dexia Crédit Local
en est l'une des traductions, conscient de la nécessité pour une
collectivité telle que le Département de s'appuyer sur les compétences
du secteur économique pour développer une politique dynamique
et moderne, au service de tous.»
L'état des lieux de chaque
projet comprend :
Etude de mise en accessibilité
des locaux publics pour les personnes en situation de handicap
Dexia Crédit Local accompagne le Département du Doubs pour l'aider
dans la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes
en situation de handicap et plus particulièrement l'accessibilité
aux bâtiments publics. Les travaux à réaliser sont un axe
d'intervention prioritaire pour le Département, l'accessibilité
aux P.M.R. figurant dans son référentiel Qualité, certifié
par l'AFAQ.
Afin de lui permettre de programmer
les éventuels travaux d'adaptation et leur financement, Dexia Crédit
Local mettra à disposition du Département une étude réalisée
par son partenaire Accessmétrie, qui permettra d'apprécier l'accessibilité
d'un bâtiment public du Département, à savoir dans un premier
temps le bâtiment d'internat sur le site de Fort Griffon. L'étude
détaillera les points suivants : analyse fonctionnelle du lieu et de
la construction du schéma d'audit, détermination des obstacles
critiques, détermination de l'indice d'accessibilité, préconisations
pour chaque obstacle critique repéré, tableaux de synthèse
et enfin, niveau global d'accessibilité après mise en oeuvre des
préconisations.
Etude sur le besoin d'hébergement
des personnes âgées dépendantes
Afin d'accompagner le Département
du Doubs en matière d'aide sociale dans le cadre des compétences
qui lui ont été confiées par les lois de décentralisation,
Dexia Crédit Local réalise une étude sur les Etablissements
d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes afin d'évaluer
les investissements à réaliser pour répondre à la
demande à venir. L'étude présentera un panorama de l'évolution
démographique, de l'évolution de l'A.P.A. et de l'offre d'hébergement
pour personnes âgées sur le territoire, qui servira de base à
une prospective sur les besoins en terme d'offre d'hébergement pour personnes
âgées en fonction de 2 hypothèses distinctes : création
de nouvelles places ou rénovation de l'existant. Cette étude s'inscrit
dans le cadre de la révision du schéma gérontologique qui
sera présenté à l'Assemblée départementale
avant la fin de cette année. Ce partenariat fait par ailleurs écho
à l'engagement pris par la collectivité au travers de son programme
d'aide à la pierre de consacrer 4 Meuros par an à l'amélioration
des conditions d'accueil dans les établissements d'hébergement
pour les personnes âgées.
Etude de faisabilité de la
solution Chèque Emploi Service Universel (CESU).
Afin d'apporter son aide au Département
dans l'optimisation de la gestion de l'Aide Personnalisée d'Autonomie
(A.P.A.) et de la Prestation de Compensation du Handicap (P.C.H.), Dexia Crédit
Local propose de réaliser une étude de mise en place de Chèque
Emploi Service Universel (CESU). Sa filiale Domiserve réalisera une étude
destinée à fournir des éléments d'information lui
permettant d'apprécier sous sa seule responsabilité les gains
futurs liés à la mise en place du CESU. L'étude s'appuiera
sur les chiffres de l'A.P.A. du département pour faire ressortir la faisabilité
de la solution CESU en terme notamment d'efficience des dépenses, de
gestion et de suivi statistique. Elle mettra également en lumière
les améliorations possibles dans la relation entre l'administration et
les allocataires grâce au Titre Service Universel.
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Les personnes âgées : des tendances encourageantes
Document sans titre
La contribution des personnes
de 65 ans et plus au financement des dépenses
publiques est de plus en plus forte, la hausse de la dépense sociale par
personne est modeste depuis 1991, les conditions de vie des aînés
s'améliorent
sous plusieurs aspects, certains groupes demeureront vulnérables et il
faut
s'attendre à des changements dans les caractéristiques sociodémographiques
de
la population âgée. Ces résultats proviennent de l'étude
Vie des générations
et personnes âgées : aujourd'hui et demain, volume 2.
Une contribution de plus en plus
forte des personnes âgées au financement
des dépenses publiques
En 2004, les recettes des administrations
publiques représentent 42 % du
produit intérieur brut (PIB) du Québec et les personnes âgées
en financent
environ 12 %. La contribution moyenne d'une personne de 65 ans et plus au
financement des dépenses publiques, comparativement à celle d'une
personne de
20 à 64 ans, est passée de 50 % en 1981 à 61 % en 2004.
Compte tenu du vieillissement démographique, une part de plus en plus
importante des revenus de l'État dépendra du revenu des aînés.
Ainsi, à profil
constant selon l'âge, celles-ci assureront plus de 20 % des recettes de
l'État
dans environ un quart de siècle. Pour financer l'écart entre l'ensemble
des
dépenses et des recettes engendré par l'effet des seuls changements
démographiques au cours des cinq prochaines décennies (hors le
régime de
rentes du Québec), une hausse additionnelle de 0,29 % par année
des recettes
des administrations publiques est nécessaire (en dollars constants).
Hausse modeste de la dépense
sociale par personne depuis 1991
En 2003, chaque grand groupe démographique
reçoit une part importante des
dépenses sociales : 29,2 % pour les jeunes, 36,6 % pour les adultes d'âge
actif et 34,2 % pour les personnes âgées. Toutefois, comme l'effectif
de
chaque groupe est très différent, leur dépense moyenne
varie beaucoup. La
dépense en faveur d'une personne âgée atteint 2,0 fois en
moyenne celle qui
revient à un jeune et 4,4 fois celle dont bénéficie l'adulte
d'âge actif.
La dépense sociale par personne a augmenté de 9,2 % depuis 1991,
par
rapport à 452 % entre 1961 et 1991. Une autre caractéristique
de la période
1991-2003 est la variation bien différente entre groupes d'âge
: la dépense
moyenne augmente pour une personne âgée (12,6 %) et un peu plus
pour un jeune
(16,4 %), mais diminue chez une personne de 20 à 64 ans (- 4,9 %).
Que ce soit pour les familles, les travailleurs, les défavorisés,
les
aînés, ce qui est en place aujourd'hui ne ressemble en rien à
ce qui existait
au milieu du XXe siècle. Les personnes âgées actuelles ont
connu, à diverses
étapes de leur parcours de vie, l'amélioration des programmes
sociaux. De leur
côté, les nouvelles générations profitent dès
leur naissance d'un système
parvenu à maturité.
Plusieurs tendances socioéconomiques
favorables aux conditions de vie des
personnes âgées
Certaines tendances favoriseront
l'autonomie résidentielle des aînés de
demain. Ainsi, la proportion de ménages âgés qui sont propriétaires
de leur
résidence devrait augmenter. En effet, 68,5 % des ménages ayant
un soutien de
55 à 64 ans sont propriétaires en 2001, soit une amélioration
de 3 points par
rapport aux générations précédentes au même
âge. Deux autres conditions vont
favoriser leur autonomie : de plus en plus d'hommes et de femmes âgés
sont
titulaires d'un permis de conduire et possèdent une automobile.
Le patrimoine moyen a presque doublé pour les unités familiales
dont le
soutien a de 50 à 59 ans entre 1984 et 1999. La hausse de la proportion
de
propriétaires est de nature à augmenter l'avoir non financier
des ménages, car
la résidence principale en constitue l'élément le plus
important (26 % de
l'avoir total).
Les travailleurs âgés seront mieux formés et comprendront
une proportion
de plus en plus grande de femmes. Chez les hommes de 55 à 59 ans, la
probabilité d'être encore au travail à 60-64 ans s'est accrue
de 55 % à 61 %
entre les périodes 1992-1997 et 1997-2002. De leur côté,
les femmes dans la
cinquantaine ont fortement participé au marché du travail : elles
bénéficieront à leur retraite de plus de revenus de sources
autonomes.
Des groupes vulnérables
Une proportion élevée
de ménages locataires doivent assumer un fardeau
plutôt lourd de dépenses liées au logement : 42 % de ces
ménages ayant un
soutien de 65 à 74 ans y allouent 30 % et plus de leur revenu. La proportion
est la même chez les ménages locataires ayant un soutien de 55
à 64 ans :
cette situation n'est certes pas favorable à la préparation financière
du
troisième âge.
L'étude a ciblé plusieurs groupes socioéconomiques vulnérables
chez les
premiers boomers (générations 1946-1955) quant à la préparation
financière du
troisième âge : par exemple, les immigrants et les personnes faiblement
scolarisées. On estime qu'environ 5 % des premiers boomers, soit environ
60 000 personnes, présentent un risque sérieux d'insécurité
financière à la
retraite.
Chez les unités familiales dont le soutien a 65 ans et plus, 37 % n'ont
aucun avoir de retraite privé. La situation est un peu meilleure chez
les
unités dont le soutien est âgé de 55 à 64 ans (27
%). Ces unités, qui gagnent
généralement un faible revenu d'emploi, forment un groupe vulnérable
quant à
la sécurité financière au troisième âge.
Des caractéristiques sociodémographiques
nouvelles
Toutes les régions du Québec
connaîtront une augmentation marquée de la
proportion des personnes de 65 ans et plus. Certaines devront composer avec
des populations comptant plus de 30 % d'aînés en 2026, comparativement
à 24 %
dans l'ensemble du Québec. Ce vieillissement est largement inscrit dans
la
structure par âge actuelle des populations régionales, dominée
par les
cohortes nombreuses du baby-boom dont les premières sont maintenant à
l'orée
du troisième âge. Selon la région, les mouvements migratoires
viendront
amplifier ou atténuer le phénomène.
Il faut s'attendre à des changements chez les immigrants qui auront
65 ans et plus (personnes ayant obtenu le statut d'immigrant canadien à
un
moment ou l'autre de leur vie). Concentrés à 68 % dans l'île
de Montréal, les
futurs immigrants âgés (ceux qui ont 45-64 ans en 2001) seront
d'origines plus
diversifiées, davantage issus des minorités visibles et connaîtront
le
français et l'anglais dans une plus forte proportion.
L'analyse par génération permet d'entrevoir, au cours des prochains
lustres, une vie en couple plus fréquente, une moins grande proportion
de
personnes sans enfants et un réseau de frères et soeurs encore
important. La
situation sera cependant tout autre pour les générations nées
dans la seconde
moitié du XXe siècle qui ont connu une chute importante de la
fécondité et de
profonds bouleversements de la vie matrimoniale.
L'étude, consultable sur le site Web de l'Institut, contient des «Faits
saillants», ainsi que la «Synthèse et conclusion»,
qui permettent d'en
connaître l'essentiel.
L'Institut de la statistique du
Québec produit et diffuse une information
statistique pertinente, fiable et actuelle sur l'évolution socioéconomique
du
Québec et de la société québécoise. Il constitue
le lieu privilégié de
production et de diffusion de l'information statistique officielle pour les
ministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes
les
enquêtes d'intérêt général.
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Etude économique de la France 2007 : Faire face au vieillissement démographique
Les dépenses publiques
supplémentaires que la France devra financer à l’horizon de
2050 en raison de l’impact du vieillissement de la population sur les retraites,
sur les soins de santé et sur les services liés à la dépendance
sont estimées par les autorités à plus de 4 points de PIB,
et ce sous des hypothèses relativement optimistes. Après les progrès
qui ont été accomplis avec la réforme des retraites de 2003,
il est maintenant indispensable d’accroître l’emploi des seniors
et de persévérer en 2008 dans cet effort de réduction des
coûts en préservant l’indexation de la durée de cotisation
sur l’espérance de vie comme prévu par la loi de 2003. Cette
solution, et/ou une diminution du taux de remplacement, est préférable
à un relèvement des cotisations ; les impôts et cotisations
sociales sont déjà trop lourds, ce qui nuit à la production
et à l’emploi. L’équité et, dans une moindre
mesure, les préoccupations budgétaires exigent d’engager immédiatement
un processus d’élimination progressive des privilèges des
régimes spéciaux des salariés des entreprises actuellement
ou anciennement publiques, épargnés jusqu’à présent
par les réformes.
Le faible taux d’emploi au delà de 55 ans tient
en partie à une attitude erronée vis à vis du marché
du travail. Durant deux décennies, les travailleurs ont été
encouragés à prendre une retraite précoce en considérant,
à tort, que cela pourrait favoriser l’emploi des jeunes et les
employeurs ont également intériorisé ce raisonnement. Ces
mesures sont en voie de suppression, mais de nombreux dispositifs demeurent
en vigueur dans ce domaine, notamment la dispense d’obligation de recherche
d’un emploi pour les chômeurs indemnisés de plus de 57 ans.
Il est difficile de modifier de telles mentalités : lors de la préparation
de la loi de financement de la sécurité sociale 2007, les discussions
visant à abroger l’exonération fiscale des indemnités
versées par l’employeur lorsqu’un salarié de plus
de 60 ans est mis à la retraite d’office (le plus souvent, il s’agit
de retraites volontaires délibérément qualifiées
d’obligatoires) n’ont pas abouti et cette exonération a été
de facto étendue de façon transitoire à toutes les indemnités
de départ à la retraite. Il faudrait abroger les dispositifs qui
incitent à une retraite anticipée, et donc mettre fin à
la dispense de recherche d’emploi et à l’exonération
fiscale des indemnités de départ à la retraite. En dehors
du problème des mécanismes d’incitation, la difficulté
d’employer des travailleurs âgés pourrait théoriquement
s’expliquer par un décrochage de leur productivité par rapport
à leur rémunération, même si ce point n’est
pas prouvé empiriquement. Par ailleurs, les entreprises sont sans doute
tentées d’“acheter” la paix sociale en licenciant en
période de difficultés les travailleurs plus âgés.
La formation tout au long de la vie est un moyen d’améliorer l’emploi
des seniors, sans être suffisante. Les mesures prises notamment dans le
cadre du Plan National d’Action Concertée pour l’Emploi des
Seniors, comme la suppression de la contribution due par les entreprises licenciant
des travailleurs de plus de 50 ans, l’augmentation de la surcote, la mise
en place du droit individuel à la formation, et une vaste campagne d’information
visant à modifier les mentalités vont dans la bonne direction,
même si les effets du nouveau CDD senior sont encore incertai | | | | |