L’impact du choc démographique sur l’économie du Québec Document sans titre
Le Québec
s’apprête à vivre deux ondes de choc simultanées au
plan démographique, soit celle du vieillissement de son bassin de main-d’oeuvre
qui va s’accélérer et, dans quelques années, celle
d’une baisse de la population active.
Au-delà des conséquences
sur le marché du travail, déjà analysées dans un
récent Point de vue économique, c’est toute la dynamique
de la croissance économique qui sera affectée. Comme la vitesse
de croisière du PIB réel repose à la fois sur la progression
de la population active et sur les gains de productivité, le potentiel
de croissance de l’économie québécoise sera réduit
à coup sûr.
Même une productivité
accrue pourra difficilement, à elle seule, combler le fossé qui
se creusera au plan démographique. Le cas du Québec n’est
cependant pas unique : d’autres pays industrialisés, notamment
le Japon et certains pays d’Europe, ont déjà commencé
à subir les effets du vieillissement de leur population. La progression
de l’économie y a par conséquent ralenti, ce qui confirme
que le Québec, sans être condamné à la décroissance,
devra bientôt composer avec une cadence économique moins soutenue.
La présente analyse
permettra de mieux évaluer l’ampleur des ajustements auxquels sera
confrontée l’économie de la province, fera le point sur
les principales implications et tentera de dégager des pistes de solutions
pour amoindrir les conséquences prévisibles d’une progression
plus lente de l’activité économique d’ici quelques
années à peine. Il faut éviter que la écession actuelle
occulte cet enjeu de moyen terme. Le prochain cycle d’expansion, qui débutera
probablement l’an prochain, ne tardera pas à être rattrapé
par les tendances démographiques défavorables. La présente
période de contraction de l’économie donne cependant un
avant-goût des choix difficiles qui s’imposeront pour la société
québécoise. L’état déjà précaire
des finances publiques aura peine à s’améliorer dans un
contexte de croissance économique plus lente qui limitera l’augmentation
des entrées fiscales. Le Québec peut-il éviter de se retrouver
malgré lui dans un tel cul de sac?
Le niveau de vie évolue avec l’âge Document sans titre
Le niveau de vie
moyen est globalement croissant avec l’âge jusqu’à
59 ans, puis décroissant. L’allure du graphique est en partie liée
aux différentes étapes du cycle de vie.
Les revenus d’activité
ont tendance à augmenter avec l’âge, mais sont contrebalancés
par l’arrivée des enfants en début de cycle de vie. À
partir de 50 ans, la taille des ménages commence au contraire à
se réduire avec le départ des grands enfants. Le niveau de vie
moyen est ainsi maximumpour la tranche d’âge de 55-59 ans.Au-delà
de 60 ans, le revenu est principalement composé de pensions et retraites,
qui sont inférieures aux revenus d’activité de la période
précédente.
Les écarts de niveau
de vie entre les personnes âgées de 55 à 59 ans (classe
d’âge la plus aisée) et leurs aînées sont en
moyenne plus faibles qu’avec les plus jeunes. Après 75 ans, le
niveau de vie moyen est ainsi proche de celui des quadragénaires et supérieur
à celui des trentenaires. Lameilleure prise en compte des revenus financiers
dans lamesure du niveau de vie avec les enquêtes Revenus fiscaux et sociaux
(ERFS) a amélioré le niveau de vie relatif des personnes âgées
Le patrimoine financier est en effet croissant avec l’âge, même
s’il a tendance à se stabiliser au cours de la retraite (voir le
dossier « Le patrimoine des ménages retraités »).
Réduction des dettes : une priorité pour 62% des Boomers - Canada Document sans titre
Selon une nouvelle
étude sur la retraite effectuée par RBC, le pourcentage de baby-boomers
canadiens affirmant que la réduction de leurs dettes constitue une priorité
a doublé au cours des six derniers mois, passant de 31 % à 62
%.
"Compte tenu de la
volatilité actuelle des marchés et de la conjoncture économique,
tout particulièrement, de nombreux baby-boomers doivent composer avec
des priorités financières divergentes, a déclaré
Lee Anne Davies, chef, Stratégies de retraite anticipée, RBC.
Notre étude a révélé, en effet, que même si
les baby-boomers accordent une importance accrue au désendettement, la
majorité (61 %) d'entre eux veulent néanmoins continuer d'épargner
pour leur retraite. Pour y arriver, vous devez définir clairement vos
objectifs, faire le point sur les possibilités qui s'offrent à
vous, déterminer l'incidence potentielle des imprévus sur votre
mode de vie et concevoir un plan d'action réaliste."
Selon l'étude, la
vision de la retraite de la moitié des baby-boomers (50%) a changé
à la suite de l'instabilité de l'économie. Un baby-boomer
sur quatre (26 %) s'attend à devoir demeurer sur le marché du
travail plus longtemps que prévu. Un sur cinq (20 %) reconnaît
qu'il ne pourra peut-être pas bénéficier du mode de vie
anticipé à la retraite et 14 % disent qu'ils devront revoir leur
planification de la retraite.
"En ce qui a trait
à la planification de la retraite, les cinq années précédant
le départ à la retraite sont primordiales, a expliqué Mme
Davies. L'épargne est importante, certes, mais le pré-retraité
doit également visualiser le mode de vie qu'il désire pouvoir
s'offrir à la retraite. C'est pourquoi nous avons créé
Votre avenir à définir : Programme d'apprentissage, transition
vers la retraite, un outil interactif conçu pour aider les clients à
planifier leur retraite conformément à leurs priorités
en matière de
finances et de mode de vie."
Votre avenir à définir
: Programme d'apprentissage, transition vers la retraite est un atelier pratique
de 75 minutes animé par les conseillers en placements et retraite de
RBC pour aider les baby-boomers à planifier leur départ à
la retraite et leur retraite elle-même. Cette approche innovatrice permet
aux clients d'effectuer une planification globale de la retraite tant sur plan
financier qu'en ce qui a trait au mode de vie, y compris la famille, la santé,
la maison, le travail, la vie mentale et l'héritage.
Les cinq sources
de renseignements financiers les plus consultées par les baby-boomers
:
1. Conseillers financiers
professionnels (50 %)
2. Journaux, revues et télévision (39 %)
3. Renseignements ou bulletins diffusés par les institutions financières
(23 %)
4. Renseignements puisés ailleurs (23 %)
5. Famille ou amis (19 %)
Le prix du vieillissement démographique de l'Europe Document sans titre
Selon le rapport
2009 sur le vieillissement de la population, l'Europe s'attaque à ce
problème, mais la récession menace de lui infliger un sérieux
contretemps.
Ces derniers mois, les pays
de l'Union européenne ont injecté des milliards d'euros dans leur
économie afin de stabiliser le système financier et de stimuler
la croissance. Les gouvernements reconnaissent que ces dépenses sont
nécessaires pour faire face à une récession d'une rare
ampleur, mais elles ont alimenté les déficits budgétaires,
au moment où certains pays commençaient seulement à sortir
du rouge. Or, comment gérer les incidences du vieillissement de la population
sans moyens budgétaires?
Régler le problème
du vieillissement pendant la récession ne sera pas une tâche facile,
convient Joaquín Almunia, commissaire européen chargé des
affaires économiques. Mais il estime que l'on peut y arriver en élaborant
des politiques bien pensées, visant à renforcer l'efficacité
des dépenses sociales, à accroître la productivité,
à améliorer l'éducation et à relever le taux d'emploi.
Plus important encore, les
gouvernements européens devront s'appliquer à réduire leurs
déficits budgétaires dès que l'économie sera rétablie,
comme le souligne la Commission dans son analyse du rapport sur le vieillissement.
Dans cinquante ans, la population
sera beaucoup plus âgée, alors qu'elle sera à peine plus
nombreuse. L'âge médian, qui s'établit aujourd'hui à
environ 40 ans, devrait passer à 48 ans en raison de la hausse de l'espérance
de vie, de la faiblesse du taux de natalité et du ralentissement de l'immigration.
Les revenus diminueront à mesure que la population active deviendra moins
nombreuse, tandis que le coût des pensions, des soins de santé
et des traitements de longue durée ne cessera d'augmenter.
Ces dépenses pèseront
de plus en plus lourdement sur les finances publiques si l'Union européenne
ne change pas de cap. Selon le rapport, d'ici 2060, les dépenses augmenteront
en moyenne de 4,7 % du PIB, en raison du nombre croissant de seniors. Pour chaque
personne de plus de 65 ans, il ne restera plus que deux personnes en âge
de travailler (de 15 à 64 ans), contre quatre aujourd'hui.
Ces chiffres portent sur
la moyenne européenne, mais les tendances démographiques varient
considérablement d'un État à l'autre: certains pays connaîtront
une augmentation nettement supérieure de leurs dépenses liées
à la vieillesse, surtout en ce qui concerne les pensions. Les années
à venir, qui seront les dernières avant que les «baby-boomers»
prennent leur retraite en masse, seront cruciales. Le rapport conclut qu'il
n'est pas trop tard pour agir.
Des réformes sont
encore nécessaires en matière de retraites et d'autres systèmes
de soutien aux personnes âgées. Il faudrait également essayer
de maintenir les seniors plus longtemps sur le marché du travail: le
rapport note en effet qu'à peine la moitié de la population travaille
encore à l'âge de 60 ans.
Crise économique : les Seniors moins touchés Document sans titreFace à la crise
économique, les Seniors (55 ans+) économisent mais pas de changement
radical de consommation pour le moment. Ils vont néanmoins initier une
restructuration de leur consommation.
D'après une étude publiée le 1er avril
2009, par Senior Strategic, réseau
d'experts du marché des Seniors, les Seniors sont et seront moins touchés
par la crise économique que les jeunes générations. Voici
quelques résultats de l’étude sur la crise économique
et les Seniors:
* Question : Avez-vous rencontré ces situations
durant les 2 derniers mois ?
Décallage d'achat: 46%
Décallage de voyage: 47%
Moins de loisirs: 61%
Moins de sortie de restaurant: 62%
Rencontre des difficultés pour payer l'alimentation, ou la santé
ou le chauffage: 66%
* Question : Avez-vous rencontré ces situations
durant les 2 derniers mois ?
Déménagement dans un plus petit logement: 8%
Pensent qu'ils devront prendre un emploi dans les prochains mois: 26%
Ont déjà un autre emploi: 8%
Aménagement de la maison pour y vivre plus longtemps: 29%
Réduction des soins de santé: 4%
« Les Seniors
n'opèrent pas pour le moment des changements radicaux » explique
Frédéric Serrière, Président Senior Strategic. Par
exemple, seul 8% ont déménagé dans un plus petit logement.
* Les Seniors moins
touchés globalement par la crise économique:
Même si les Seniors
se disent inquiets pour l'avenir et la crise économique, ils devraient
être moins touchés par la crise économique pour deux principales
raisons : ils ont des revenus stables et principalement indexés sur l'inflation
et ils sont majoritairement propriétaires de leur logement contrairement
aux autres générations plus nombreuses à être locataires
ou toujours en train de rembourser un prêt immobilier. De plus, contrairement
à une idée souvent répandue, les revenues des retraités
se sont largement améliorés durant les dernières années.
* Revenus des Seniors:
=>Artisants, Commerçants,
Patrons:
Master: 50-53 ans à
62-65 ans : 40190 euros
Seniors: 62-65 ans à 75 ans : 23896 euros
Grands Seniors: De 75 ans et plus : 18780 euros
=>Cadres supérieurs,
Professions libérales
Master : 50-53 ans à
62-65 ans : 45032 euros
Seniors : 62-65 ans à 75 ans : 39259 euros
Grands Seniors : De 75 ans et plus : 35553 euros
=>Professions intermédiaires:
Master : 50-53 ans à
62-65 ans : 31340 euros
Seniors : 62-65 ans à 75 ans : 24264 euros
Grands Seniors : De 75 ans et plus : 20205 euros
L’étude quantitative
a été réalisée les 27, 28, 29 mars 2009, par téléphone
auprès de 1300 personnes âgées de 55 à 75 ans. L’étude
statistique des revenus des 55 ans et plus à partir de l'Etude sur les
revenus de l'Insee. Avec la reconstitution des revenus de retraités en
fonction de leur CSP+ ce qu'ils avaient lors de leur vie active.
Patrice Darfeuille : la société Paetrarque créée en 1995 agit sur le marché médico-social Document sans titre
Patrice Darfeuille nous
explique les activités de la société Pétrarque
dont il est président, qui s'active autour de 5 pôles d'activités
dans le domaine du médico social est plus particulièrement, celui
des EHPAD. Interview Audio...
Christophe Tesseraud : Popgom.fr est un site internet bien adapté aux seniors Document sans titre
Popgom.fr
est un site internet de vente et montage de pneumatiques en ligne. Christophe
Tesseraud, son fondateur a perçu un intérêt et une réponse
aux besoins de la clientèle seniors à travers un site internet
bien adapté. Il nous explique le fondement de sa société,
et ses objectifs stratégiques à travers cette cible... Interview
audio
Hubert Morin : Senior Boutique référence des produits pour favoriser le maintien à domicile Document sans titre
SeniorBoutique
est un site Web dédié aux thématiues de la santé,
bien-être et autonomie qui référence des centaines de produits
innovants pour les seniors et personnes handicapées. Hubert Morin, son
fondateur nous parle de son histoire et nous explique comment tout a commencé...
Interview Audio
Paulin Llech Age d'Or Services Document sans titre
Paulin Llech, Directeur
général de la société pionnière du marché
du service à la personne, Age
d'Or services, nous explique sa démarche et son fonctionnement actuel.
Les stratégies évoluent, les marchés et les besoins également,
ainsi Mr Llech nous parle du nouveau partenariat créé avec PC
30, société de dépannage et formation à l'informatique,
qui intéresse de plus en plus les seniors. Interview audio...
Claire Chambrier Les seniors sont une cible prioritaire en communication Document sans titre
Le
Centre d'information des Viandes a pour mission de communiquer sur les bienfaits
des protéines animales sur la santé. La cible des seniors est
prioritaires dans la stratégie depuis déjà plusieurs années,
et reste incontournable, car encore aujourd'hui beaucoup d'amalgames sont faits
sur l'impact de la viande sur la santé. Claire Chambrier, chef de projet
nutrition Grand Public nous parle des actions développés dans
le passé et celles à venir pour 2009.
EA Pharma développe des compléments alimentaires Document sans titre
Amine Achite, médecin
et dirigeant et de la société EA
Pharma nous parle ici de la société et des produits développés
pour la cible des plus de 50 ans entre autres. des produits déjà
existants en passant par les nouveautés comme Granio+ Ménopause,
jusqu'aux projets de développement, cette société s'est
donnée comme vocation de répondre au mieux aux besoins d'une clientèle
en attente de produits sains et attentive aux composants ingérés.
INTERVIEW...
Etude économique Danemark 2008 : Épargne retraite et fiscalité du capital Document sans titre Le régime de
retraite professionnel arrive à maturité…
Le système de retraite professionnel a atteint une large
couverture au début des années 90. Fondé sur des accords
entre syndicats et employeurs, il a pour but de compléter la pension
publique. Les taux de cotisation ayant désormais atteint les niveaux
initialement prévus, l’heure est venue de faire le bilan et d’évaluer
le système et ses résultats.
Conjugué à la composante de base et à la
composante sous conditions de ressources de la pension publique, le régime
professionnel s’est traduit par des actifs de fonds de pension, des taux
de remplacement et des prévisions de patrimoine qui sont aujourd’hui
parmi les plus élevés de la zone OCDE. Le système de retraite
dans son ensemble assure une couverture complète et est presque le seul
à obtenir des niveaux élevés de prestations privées
de retraite sans pratiquement aucun recours à la contrainte réglementaire.
Toutefois, les personnes qui n’ont que des liens marginaux avec le marché
du travail risquent de ne pas profiter de ces gains.
La meilleure façon de résoudre ce problème
serait peut-être de mettre en œuvre des politiques du marché
du travail destinées à accroître l’emploi parmi ces
groupes. D’un autre côté, des travailleurs à bas revenu
ayant des liens étroits avec le marché du travail sont susceptibles
d’avoir un revenu à la retraite supérieur à leur
revenu d’activité. À cet égard, il y a lieu de réduire
le montant des avantages spéciaux et des prestations hors retraite en
faveur des personnes âgées.
On pourrait également envisager de développer
les choix et la flexibilité pour différents aspects du système
de retraite, notamment le profil des cotisations et l’étendue de
la couverture d’assurance.
…mais
l’imposition des revenus du capital hors pensions appelle l’attention
Il existe des différences
sensibles entre les impôts perçus sur différents types de
revenu du capital, le produit des fonds de pension étant taxé
bien plus légèrement que les revenus des actifs détenus
ailleurs. En outre, les allègements fiscaux en faveur des retraites conjugués
à une déductibilité fiscale généreuse des
paiements d’intérêts peuvent encourager la planification
fiscale, par exemple au moyen de nouveaux produits hypothécaires flexibles.
Abaisser les taux d’imposition des revenus du capital hors du système
de retraite, ainsi que la valeur fiscale des revenus du capital négatifs,
aurait pour effet de réduire l’allègement d’impôt
en faveur des pensions et, du même coup, d’atténuer les incitations
à la planification fiscale.
Par Raquel Fonseca,
Pierre-Carl Michaud et Thepthida Sopraseuth - Economie et Statistique - Insee
Dans une économie
avec contraintes de liquidité, les individus ont plus de difficultés
à créer leur entreprise faute d’un financement suffisant
de la part des banques. Nous étudions l’effet de telles contraintes
et aussi celle des coûts de création d’entreprise sur la
relation entre la richesse individuelle et la proportion de travailleurs indépendants
dans l’économie.
Les banques acceptent d’accorder
des crédits dès lors que la richesse individuelle est susceptible
de constituer une garantie suffisante aux prêts. Dans une telle économie,
la probabilité de se mettre à son compte augmente donc avec la
richesse individuelle. Le modèle dynamique de choix de création
d’entreprise, développé dans cet article, prédit
effectivement une relation croissante entre le niveau de richesse et la proportion
de travailleurs indépendants dans l’économie.
Il prédit également
que cette relation croissante s’affaiblit lorsque nous tenons compte des
coûts de création d’entreprise. Trois bases de données
(Share, Elsa et HRS) fournissent des informations comparables sur les individus
de plus de 50 ans dans neuf pays caractérisés par des niveaux
semblant très hétérogènes de coûts de création
d’entreprise et de contraintes de liquidité.
Les estimations tendent
à confirmer que les contraintes de liquidité pèsent effectivement
sur la décision de se mettre à son compte. De plus, les coûts
de création d’entreprise affaiblissent la relation entre la richesse
individuelle et la probabilité d’être travailleur indépendant
: l’influence des contraintes de liquidité sur la création
d’entreprise est moins grande quand les coûts de création
d’entreprise sont plus importants.
Notre résultat souligne
l’importance de l’impact conjoint des contraintes de liquidité
et des coûts de création d’entreprise dans la décision
de se mettre à son compte. Une politique d’aide financière
aux entrepreneurs serait peu efficace si les coûts de création
d’entreprise demeurent élevés.
Financement des retraites : l'avenir s'assombrit Document sans titre
Les principaux régimes
de retraite (CNAV, régime de la fonction publique de l’Etat, CNRACL,
ARRCO, AGIRC et IRCANTEC) ont réalisé, avec leurs modèles
spécifiques, une projection à long terme de leur situation financière
dans le cadre du scénario de base retenu par le Conseil d’orientation
des retraites. Pour les autres régimes, les résultats du scénario
de base obtenus en 2005 ont été actualisés sommairement
en les recalant sur les nouvelles perspectives démographiques. Les résultats
agrégés pour l’ensemble du système de retraite ont
été obtenus en utilisant la maquette globale de projection élaborée
par le secrétariat général du Conseil (voir l’annexe
1).
Cette maquette constitue
en fait un cadre comptable, calé sur les comptes de la protection sociale1
élaborés par la DREES. Les dépenses du système de
retraite sont supposées progresser comme la masse des pensions servies
par les régimes, obtenue par agrégation des masses de prestations
projetées par les régimes, et les recettes sont supposées
progresser comme la masse salariale, donc comme le PIB en l’absence de
déformation du partage de la valeur ajoutée. L’écart
entre les recettes et les dépenses constitue l’excédent
– s’il est positif – ou le besoin de financement – s’il
est négatif – du système de retraite.
Les résultats agrégés
pour le scénario de base ont ainsi été élaborés
à partir des résultats provisoires des régimes de retraite.
Les variantes démographiques (fécondité, mortalité
et solde migratoire) sont également étudiées à partir
de la maquette globale, avec l’hypothèse simplificatrice que la
pension moyenne ainsi que le ratio « nombre de retraités / population
des 60 ans et plus » évoluent comme dans le scénario de
base, sachant que les hypothèses concernant d’autres champs que
la démographie (taux de chômage, gains de productivité,
réglementation des régimes…) sont celles du scénario
de base. Les régimes n’ont donc pas eu besoin de travailler sur
ces variantes.
Pour le scénario
de base, le nombre de retraités est obtenu en additionnant les effectifs
de retraités de tous les régimes de base corrigés du taux
de polypensionnés et la pension moyenne est défini comme le rapport
entre la masse des pensions servies par tous les régimes (de base et
complémentaires) et les effectifs de retraités.
Sont successivement présentés
les résultats agrégés du scénario de base et des
variantes démographiques.
Les résultats globaux
dans le cadre du scénario de base Rappelons les principales hypothèses
du scénario de base :
- la démographie
suivrait les évolutions du scénario central de l’INSEE rendu
public à l’été 2006 (taux de fécondité
de 1,9 enfant par femme, solde migratoire de +100 000 par an et gains d’espérance
de vie plus faibles que dans le précédent scénario central)
;
- le taux de chômage diminuerait puis se stabiliserait à 4,5% à
partir de 2015 ; - la productivité du travail et le salaire réel
moyen par tête augmenteraient de 1,8% par an à partir de 2013 (un
peu moins vite au cours des premières années de projection) ;
- le décalage de l’âge moyen de départ à la
retraite lié à la réforme de 2003, très progressif
en début de période de projection, conduirait à terme à
quelques 400 000 actifs supplémentaires ;
- enfin, la réforme de 2003 est intégrée dans la réglementation
des régimes, avec le principe de l’allongement de la durée
d’assurance en fonction des gains d’espérance de vie à
60 ans et celui de la revalorisation sur les prix des pensions et des salaires
portés au compte, jusqu’en 2020 ; au-delà, tous les paramètres
sont stabilisés à leur niveau de 2020.
Jusqu’en 2015, dans
la phase de diminution du taux de chômage, le nombre de cotisants progresserait
vivement, passant de 25,2 millions en 2006 à 26,8 millions en 2015. Au-delà,
il suivrait les évolutions de la population active : quasiment stable
entre 2015 et 2030, il augmenterait légèrement entre 2030 et 2050
(+ 240 000). Dans l’exercice du Conseil de 2005, le nombre de cotisants
évoluait à peu près de façon identique jusqu’en
2015 mais diminuait ensuite fortement pour atteindre en 2050 un niveau plus
faible que son niveau actuel.
Le nombre des retraités
progresserait rapidement jusqu’en 2050, passant de 13,8 millions en 2006
à 22,3 millions en 20502. Sous l’effet de l’arrivée
à l’âge de la retraite des générations nombreuses
du baby boom, la hausse serait particulièrement rapide jusque vers 2035.
Audelà, la croissance du nombre de retraités, plus modérée,
serait tirée par la poursuite de l’allongement de l’espérance
de vie aux âges élevés. Ces évolutions sont comparables
à celles de l’exercice de 2005.
Au total, le rapport démographique,
défini comme le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de
retraités, diminuerait très sensiblement, passant de 182 à
121 cotisants pour 100 retraités entre 2006 et 2050. Dans l’exercice
de 2005, la baisse était plus marquée ; le rapport démographique
en 2050 n’était plus que de 110 cotisants pour 100 retraités.
Jusque vers 2020, le rapport démographique serait un peu plus élevé
que dans l’exercice de 2005 en raison principalement de la révision
à la hausse du nombre de retraités du régime général.La
diminution du rapport démographique contribue à dégrader
la situation financière du système de retraite par rapport à
celle de l’année 2006, point de départ des projections.
Or, un besoin de financement existerait déjà en 2006, surtout
si l’on retient comme référence l’année 2000
pour calculer les taux de contribution publique implicite aux régimes
qui sont équilibrés en dernier ressort par le budget de l’Etat,
dont notamment le régime des fonctionnaires de l’Etat. En effet,
pour éviter de « remettre les compteurs à zéro »
à chaque campagne de projection, le Conseil d’orientation des retraites
a souhaité en 2001 que l’année de référence
reste l’année 2000 pour les futurs exercices de projection. Cette
convention, qui avait été adoptée pour l’exercice
de 2005, conduit à ne pas prendre en compte les efforts de
financement supplémentaires que les pouvoirs publics ont pu être
amenés à faire depuis 2000 pour équilibrer les comptes.
Avec cette convention,
le besoin de financement du système de retraite en 2006 est estimé
à 4,2 milliards d’euros, soit un peu plus de 0,2% du PIB4. En tout
début de période de projection, la masse salariale et donc la
masse des cotisations (les taux de cotisation, explicites et implicites, sont
supposés stables) progresseraient un peu plus vite que le PIB car les
salaires seraient un peu plus dynamiques que la productivité du travail.
Ensuite, en l’absence supposée de déformation du partage
de la valeur ajoutée, la masse des cotisations évoluerait comme
le PIB. Elle représenterait alors 13,0% du PIB, contre 12,9% en 2006.
La pension moyenne augmenterait
en euros constants de +1,1 % par an en moyenne entre 2006 et 2050. De l’ordre
de +0,7 à +0,8% chaque année de 2010 à 2020, la hausse
accélèrerait progressivement et atteindrait +1,5% par an en fin
de période de projection. Elle resterait néanmoins sensiblement
inférieure à la croissance du salaire moyen brut (+1,8% par an)
sur toute la période projection. Ce résultat traduit en particulier
l’impact des réformes de 1993 et de 2003 sur l’évolution
des pensions.
Au total, la masse des pensions
progresserait plus vite que la masse des cotisations jusque vers 2040, du fait
de la très forte croissance du nombre de retraités. Ce ne serait
plus le cas en fin de période de projection car le rapport démographique
serait quasiment stable et la pension moyenne progresserait toujours moins vite
que le salaire moyen. La masse des pensions rapportée au PIB passerait
de 13,1% en 2006 à 14,1% en 2020 puis 14,9% en 2040. Elle diminuerait
ensuite légèrement (14,8% en 2050).
En supposant inchangée
la réglementation actuellement en vigueur, les mesures de la réforme
de 2003 entrant progressivement en oeuvre et les efforts budgétaires
permettant notamment d’équilibrer le régime des fonctionnaires
de l’Etat étant stabilisés à leur niveau de 2000,
le besoin de financement du système de retraite se creuserait jusque
vers 2040. En pourcentage du PIB, il passerait d’environ 0,2% en 2006
à 1,0% en 2020 puis 1,9% en 2040 ; il s’établirait à
1,7% en 2050. Il s’élèverait en particulier à environ
25 milliards d’euros en 2020 et 72 milliards d’euros en 2050.
Québec : Les baby-boomers deviennent leur propre patron à la retraite Document sans titre
Selon le dernier sondage
BMO Groupe financier/Ipsos Reid, plusieurs entrepreneurs baby-boomers canadiens
n'ont aucunement l'intention de ralentir leurs activités à la
retraite; en fait, plusieurs prévoient même exploiter leur propre
entreprise jusqu'à leur mort. Parmi les baby-boomers qui ont indiqué
avoir pris une retraite hâtive pour lancer leur propre entreprise ou qui
prévoient le faire, près de la moitié ont affirmé
qu'ils consacraient ou prévoyaient consacrer de 26 à 40 heures
par semaine à leur entreprise (48 % des hommes et 39 % des femmes). Certains
baby-boomers entrepreneurs prévoient travailler encore avantage, un homme
sur sept (14 %), comparativement à une femme sur dix (10 %), affirmant
même qu'il consacre ou entend consacrer plus de 40 heures par semaine
au travail.
En plus de travailler de
longues heures, les baby-boomers canadiens travaillent longtemps après
l'âge de la retraite. Un nombre légèrement supérieur
d'hommes disent prévoir diriger leur entreprise jusqu'à leur mort
(18 % par rapport à 12 % chez les femmes). Un baby-boomer sur cinq entend
diriger son entreprise pendant plus de dix ans (21 %) et presque quatre sur
dix (38 %) disent vouloir le faire entre 6 et dix ans. "Ces résultats
confirment nos recherches qui indiquent clairement que les baby-boomers entendent
continuer à travailler pendant leurs soi-disant années de retraite.
Plusieurs d'entre eux voient même cette prochaine phase de leur vie comme
une opportunité d'entreprendre une nouvelle carrière ou de lancer
une nouvelle entreprise, précise Kris Vikmanis, chef du Marché
de la retraite de BMO Groupe financier. Chaque baby-boomer a sa propre définition
de ce qu'est la retraite. Notre objectif est de fixer ce portrait afin qu'ils
puissent adopter les plans appropriés à la réalisation
de leurs rêves. Le démarrage d'une entreprise peut s'avérer
une aventure périlleuse, ajoute-t-il. Les baby-boomers entrepreneurs
ont travaillé tellement fort au fil des années pour épargner
en vue de leur retraite que nous voulons, avant toute chose, leur éviter
d'exposer leurs épargnes à des risques inutiles. C'est pourquoi
il importe qu'ils demeurent très réalistes face aux nouvelles
occasions d'affaires et très soigneux dans leur planification. L'une
des premières choses qu'ils doivent faire avant de mettre leurs épargnes
de retraite en jeu, c'est de s'asseoir avec un professionnel pour peaufiner
les détails de ce qu'ils veulent faire et élaborer leur plan d'action."
Les baby-boomers se lancent
en affaires pour toutes sortes de raisons. Plusieurs disent vouloir rester "occupés",
46 pour cent des hommes et 34 pour cent des femmes affirmant que c'est la principale
raison qui les motive. En deuxième place, vient le fait que "c'est
quelque chose dont ils ont toujours rêvé" (hommes : 27 %;
femmes : 31 %); le besoin d'argent est la troisième
raison qui les motive (hommes : 26 %; femmes : 25 %).
Des sondages antérieurs
de BMO/Ipsos Reid ont révélé que, lorsqu'on les interrogeait
sur le travail après l'âge traditionnel de retraite, 58 pour cent
des baby-boomers prévoyaient travailler un peu pour un employeur, tandis
que 50 pour cent d'entre eux s'attendaient à consacrer du temps à
leur propre entreprise ou à l'entreprise familiale à leur retraite.
Le dernier sondage a révélé
que la consultation était le choix de type de travail le plus populaire,
de nombreux baby-boomers masculins affirmant offrir ou prévoir offrir
des services de consultation à la retraite (33 % par rapport à
20 % pour les femmes), tandis que les femmes (17 %) se disaient plus enclines
que les hommes (10 %) à vouloir lancer une entreprise au détail.
Et
plusieurs de ces entreprises compteront plus d'un exploitant, plus d'un tiers
des répondants ayant affirmé que leur famille participait à
l'entreprise ou comptait le faire dans l'avenir.
Lorsqu'on leur demande
de révéler leur plus grande crainte par rapport à l'exploitation
d'une petite entreprise, près d'un quart des répondants affirme
craindre de ne pas avoir assez de clients (22 %) et de ne pas avoir assez d'argent
(22 %). La plupart ont indiqué qu'ils financent ou financeront leur entreprise
à même leurs épargnes (32 %), suivi par ceux qui comptent
le faire au moyen d'un prêt ou d'une marge de crédit (19 %) et
de leurs revenus de placement (13 %). Fait intéressant, un homme sur
cinq (20 %) dit n'avoir aucune crainte, par rapport à 15 pour cent pour
les femmes.
Selon Bob Bissett, premier
vice-président, Services bancaires Particuliers et entreprises, BMO Groupe
financier, "démarrer une entreprise à la retraite n'a rien
de très différent que de le faire à une autre étape
de la vie. La même approche disciplinée d'évaluation de
l'idée d'affaires et de vérification préalable s'applique.
Les principales différences peuvent être l'horizon de rentabilité,
la stratégie de sortie et la source de financement".
M. Bissett propose cinq
trucs aux baby-boomers qui envisagent de lancer une entreprise à la retraite
: (i) faites vos devoirs et assurez-vous d'acquérir une compréhension
approfondie du secteur économique; (ii) élaborez un plan d'affaires;
(iii) faites vos calculs et déterminez de quel montant vous aurez besoin
pour commencer; (iv) identifiez vos clients; (v) embauchez les meilleurs employés.
Pour plus de détails et pour obtenir des trucs sur le démarrage
et l'exploitation d'une petite entreprise, visitez le site www.bmo.com. Vous
y trouverez diverses émissions en baladodiffusion portant sur des thèmes
spécialement destinés au secteur de la petite entreprise.
BMO Groupe financier et
les nouvelles tendances vis-à-vis de la retraite
Compte tenu de l'évolution
des attitudes de la plupart des Canadiens par rapport à la retraite,
BMO Groupe financier entend faire le nécessaire pour aider ses clients
à saisir la portée des nouveaux problèmes et des nouveaux
défis qui se présentent à eux avec l'approche de la retraite,
tout en leur proposant des solutions souples et personnalisées pour mieux
faire face à ces problèmes et à ces défis. Le site
de BMO appelé Une retraite à votre image, accessible à
l'adresse ww.bmo.com/retraiteavotreimage, expose les nouveaux aspects devant
être pris en considération pour planifier la retraite, propose
des études de cas et fournit des ressources externes, le tout étant
mis à jour régulièrement.
Union Mutualiste Retraite : très bonne performance du régime COREM en 2006 Document sans titre
L’UMR, qui regroupe
les principaux acteurs du monde mutualiste, annonce, dans le cadre de son Assemblée
générale du 10 septembre 2007, les bons résultats de son
régime de retraite COREM. Celui-ci a présenté, pour l’année
2006, un taux minimum d’intérêt garanti de 2,95%, auxquels
s’ajoute 1% de revalorisation du point.
Par ailleurs, plusieurs
mesures renforçant la gouvernance de l’UMR ont été
adoptées. Celles-ci vont permettre aux sociétaires de s’impliquer
plus directement dans le fonctionnement des institutions de l’UMR.
Ouvert au grand public
depuis 2005, la performance du Corem s’explique notamment par le niveau
élevé du rendement net comptable des actifs, à 6,13%, avec
un rendement financier du portefeuille d’actifs de 11%. Membre du bureau
de l’Association Française des Investisseurs Institutionnels, l’UMR
est aujourd’hui reconnue comme novatrice et dynamique dans sa gestion
financière, faisant appel aux techniques modernes de gestion actif-passif
et d’allocation de portefeuille, tout en s’inscrivant dans les valeurs
du monde mutualiste.
Par ailleurs, deux principales
mesures, adoptées lors de l’Assemblée générale,
vont renforcer la gouvernance de l’UMR, en développant plus de
proximité avec ses sociétaires :
· Le droit à
l’initiative mutualiste : les propositions recueillant la signature
d’au moins 100 membres participants seront mises à l’ordre
du jour de l’AG,
· Les rencontres régionales : des réunions d’information
pédagogiques seront régulièrement organisées entre
les sociétaires et les représentants du Conseil d’Administration
et du Comité de Direction de l’UMR, dans les principales régions
en France.
« A la veille de
préparer le bilan de nos 5 ans d’activités, nous sommes
très fiers des résultats du Corem. Notre équipe de direction
prouve ainsi sa capacité à piloter un fonds de retraite dans un
contexte réglementaire en pleine évolution » indique Jean-Philippe
Huchet, Président de l’UMR.
A propos de l’Union
Mutualiste Retraite :
Créée en février 2002, l’Union Mutualiste Retraite
est l’union de composantes de la Mutualité Française, constituée
pour proposer une solution retraite solidaire, efficace et ouverte à
tous, le Corem. La particularité du Corem est d’être l’unique
régime français mutualiste de retraite par points, pouvant ainsi
associer efficacité économique et valeurs mutualistes. Il est
ouvert depuis le 1er janvier 2005 à toute la population mutualiste (38
millions de personnes) et représente à ce jour 4,7 Milliards €
d’actifs sous gestion.
Pour tout renseignement
complémentaire : www.corem.com
Dépenses de santé : 51% des Français prêts à payer plus cher Document sans titre
Huit mois après la
réalisation d’un premier baromètre sur la santé, AG2R
a réalisé avec l'institut LH2, en mai 2007, une nouvelle étude
« Les Français, la santé et l’argent ». Ce sondage
révèle principalement l'importance confirmée de la santé
pour les Français, leur attachement croissant à leur système
de soins, l'existence d'une proportion croissante de Français prêts
à accroître leurs dépenses de santé. Il semblerait
que l'on assiste à une periorisation des dépenses.
Les Français estiment que la santé est l’un des facteurs les
plus essentiels pour leur qualité de vie. 71 % déclarent que la
qualité de vie est associée à une longue vie en bonne santé
(+ 2 points/2006). Les considérations matérielles ne représentent
que 57 % et l’environnement 38 %. Plus l'âge est avancé, plus
la santé est considérée comme prioritaire (87 % pour les
65 ans et plus, contre 54 % pour les 18-24 ans).
Cette préoccupation, et notamment les craintes liées
à la vieillesse, se confirme sur la population des 18-65 ans : 61 % des
interviewés, soit une large majorité déclare craindre d’abord
une maladie pouvant conduire à un état de dépendance, devant
les problèmes financiers (13 % concernant le niveau de revenu, et également
13 % concernant le manque d’argent pour se soigner) mais aussi devant
la solitude (10 %). Les plus âgés sont plus catégoriques
(71 % des 50-64 ans citent la peur de la dépendance, contre 51 % des
18-24 ans).
La détérioration du système de soins français se
fait sentir auprès d’une majorité de Français (61%).
Cette perception est toutefois en recul (- 5 points). Cette détérioration
est perçue différemment selon la catégorie sociale. Ainsi,
les cadres sont minoritaires (49 %) à estimer que la qualité des
soins se détériore, alors que les deux tiers des catégories
modestes appuient cette idée. De même, les Franciliens sont moins
critiques que les habitants des autres régions (51 % contre 63 %).
Les personnes interrogées sont satisfaites du système
de soins français. Elles l'estiment meilleur que dans d’autres
pays. Très important en octobre 2006 se sentiment s'est accentué
(86 %, soit +3 points).
Les Français sont désormais majoritairement prêts
à prendre personnellement plus en charge certains soins médicaux
(57 %). Ceci dans une proportion en forte augmentation par rapport à
septembre 2006 (50 %).
51% se disent prêts à augmenter leur contribution
financière "pour un système de soins accessible à
tous". Les Français prêts à dépenser davantage
pour résoudre leurs problèmes de vue (69%) ou dentaires (65%)
sont moins nombreux qu'en octobre 2006 (soit un recul respectivement de 7 et
de 12 points).
Le baromètre a été réalisé
par téléphone les 25 et 26 mai auprès d'un échantillon
de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée
de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Seulement 10 % des Français ont été incités à investir en actions Document sans titre
La 7e vague de notre Baromètre
Épargne réalisée pour La Banque Postale et Les Echos a été
menée en France, en Espagne et en Allemagne.
Principaux enseignements
Nécessité d'épargner
partout, mais difficulté plus relative en Allemagne
En France : légère
baisse dans la nécessité d'épargner (85%). Ce niveau reste
légèrement plus élevé en Espagne (90%) et en Allemagne
(90%).
Épargner semble plus difficile
en Espagne (79%) qu'en France (75%). Les Allemands sont quant à eux plus
optimistes: "seulement" 65% estiment que mettre de l'argent de côté
est difficile.
Stabilité du comportement
d'épargne
Comme en Décembre 2006, et
depuis plus de 2 ans, environ 1 Français sur 2 épargne (48% a
mis de l'argent de côté au cours des 3 derniers mois). Même
proportion en Espagne (48%) et en Allemagne (50%).
Peu d'évolution en France
dans les objectifs d'épargne : matelas, investissements et famille restent
les principaux postes, suivis des loisirs.
La préparation de la retraite
n'est citée que par 37% des Français contre 51% des Allemands
, part qui fléchit néanmoins (baisse de 11 points vs. décembre
2006).
Intentions d'épargne : les
Espagnols sont les moins « prévoyants » avec 46% d'intention
d'épargne (3 prochains mois) contre 52% pour les Allemands et 54% pour
les Français.
Préparation financière
de la retraite : les Français plutôt attentistes
1 Français (non retraités)
sur 3 (32%) « met régulièrement de l'argent de côté
» pour préparer leur retraite, alors qu'ils sont 34% en Espagne
et 53% en Allemagne. Situation globalement stable depuis 2 ans et demi.
31% ont prévu de le faire.
32% n'ont rien prévu , principalement par manque d'argent
Le contexte boursier : des
Français moins « opportunistes »…
Baisse de l'opportunité («
bon moment ») pour investir en Bourse : 27% vs 24% en décembre
2006 pour le Grand Public, 49% vs 42% pour les actionnaires.
Parallèlement, baisse de «
l'appétit personnel » par rapport à la Bourse (incitation
à acheter des actions) : 13% vs 10% en décembre 2006 pour le Grand
Public, 43% vs 29 % pour les actionnaires.
… mais baisse de la notion
de risque attaché aux placements :
SICAV/FCP des placements «
risqués » pour 53% (vs. 64% en décembre 2006)
Actions : 80% vs 84%
Les principales mesures fiscales
du gouvernement Fillon : fort impact médiatique
79% des Français ont entendu
parler de la déductibilité des intérêts d'emprunt
immobilier, 78% de la suppression des droits de succession pour le conjoint
survivant. 2 tiers ont entendu parler des 2 mesures.
Crédit d'impôts sur
intérêts d'emprunt immobilier : une mesure relativement incitative
(40% seraient incités à investir dans l'immobilier).
Suppression des droits de succession
: 6 Français sur 10 pensent que cette mesure pourraient modifier leurs
comportements d'épargne ou consommation, en favorisant essentiellement
la donation aux enfants
Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux
En 2050, un Européen
sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la
plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine
du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre
de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment
vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles
conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance
et des dépenses de santé) ?
La seule notion d’âge
calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement
démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique
de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches,
sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes,
des sociologues et des médecins présentent ici des éléments
objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête
– ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.
Augmentation de l’espérance
de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles
solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie
européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion
sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.
Ont contribué à
cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent
Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève
Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg,
Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican,
Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.
La Documentation française
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Sommaire
Avant-propos Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des
projections État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès
des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement
de la population Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance
en Europe
Les gens devront épargner davantage car les réformes réduisent les promesses de pension Document sans titre
Les populations des pays de
l’OCDE devront épargner davantage en vue de leur retraite suite aux
profondes réformes des pensions introduites ces dernières années,
d’après un nouveau rapport de l’OCDE. La promesse de pension
moyenne dans 16 pays de l’OCDE étudiés a été
réduite de 22 %. Pour les femmes, la réduction est de 25 %.
L’OCDE note, dans l’édition 2007 de la publication
Les pensions dans les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques,
que dans deux pays seulement – Hongrie et Royaume-Uni – les promesses
de pension ont augmenté en moyenne. En Allemagne, en France, en Italie,
au Japon et en Suède, les prestations futures seront réduites
de 15 à 25 % et, au Mexique et au Portugal, elles seront réduites
de plus de 30 % par rapport à ce à quoi les gens auraient eu droit
avant les réformes.
L’impact sur les travailleurs varie à travers les
pays de l’OCDE. Plusieurs pays ont davantage axé leurs prestations
sur les retraités les plus pauvres, et tout particulièrement le
Mexique, le Portugal et le Royaume-Uni. L’Autriche, la France, l’Allemagne
et la Suède ont aussi protégé les personnes à bas
revenus.
Les réformes vont dans le sens opposé dans d’autres
pays. La Pologne et la République slovaque, par exemple, ont durci le
lien entre les droits à pension et les gains durant la vie active, sans
mettre en place de nouvelles mesures à titre de filet de protection sociale
pour les titulaires de faibles revenus. Une des conclusions du rapport de l’OCDE
est que cela peut accroître le risque de pauvreté pour les retraités
qui n’ont pas été couverts par le système durant
toute leur carrière.
L'élément le plus commun des réformes est
un changement de l’âge d’accès à la pension.
Lorsque les réformes auront été menées à
leur terme, la plupart des pays de l’OCDE auront un âge normal de
la retraite de 65 ans, encore qu’en Allemagne, au Danemark, aux États-unis,
en Islande, en Norvège et au Royaume-Uni, l’âge d’accès
à la pension est d’ores et déjà, ou sera, de 67 ans.
Seules la France, la Hongrie, la République slovaque et la République
tchèque prévoient d’avoir un âge d’accès
à la pension inférieur à 65 ans.
Mais, bien que les réformes des pensions introduites
dans l’ensemble de la zone de l’OCDE, aient été importantes
et indispensables pour assurer la viabilité financière des systèmes
de pension pour les actuels retraités et pour les futurs retraités,
il faut faire plus encore.
Dans certains pays, par exemple, les réformes des pensions
sont introduites trop lentement – c’est le cas, notamment, en Autriche,
en Italie, au Mexique et en Turquie. En Turquie, par exemple, le nouvel âge
de la retraite, fixé à 65 ans, ne sera atteint qu’en 2043
pour les hommes, et plus tard encore pour les femmes. Cela signifie que les
dépenses qu’il faudra consacrer aux pensions resteront élevées
pendant de nombreuses décennies, et ces pressions financières
pourraient nécessiter des ajustements à court terme plus difficiles
encore à supporter que si les réformes avaient été
opérées plus rapidement.
Par ailleurs, le problème des départs anticipés
à la retraite demeure dans de nombreux pays, soumettant les budgets publics
à un surcroît de tensions. Entre 1999 et 2004, par exemple, l’âge
moyen de départ à la retraite, pour les hommes, était inférieur
à 60 ans dans huit pays de l’OCDE, notamment en Belgique, en France,
en Hongrie et en Italie.
L’édition 2007 de la publication Les pensions dans
les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques, fournit des indicateurs
qui permettent de comparer les politiques de pension dans les différents
pays de l’OCDE, et inclut un chapitre un chapitre sur le rôle que
les pensions privées auront sur les revenus lors de la retraite à
venir.
Swiss Life lance le Pension Award
En plus de constituer un
défi, le vieillissement est en effet une chance, portée par des
projets dotés d’un intérêt certain
pour la société. Pour permettre à l’une de ces initiatives
de se déployer pleinement, le projet lauréat sera récompensé
par un prix en espèces de € 12.500.
Dans notre société, le concept de « pension » s’accompagne
bien trop souvent d’une connotation négative. Nous nous imaginons
souvent que cette phase de notre vie sera préoccupante avec sa cohorte
de problèmes : manque d’argent pour vivre selon ses aspirations,
pour se divertir, solitude, ennui, lassitude, etc. « La pension doit être
une période
positive que l’on doit pouvoir organiser à sa guise en disposant
de revenus adaptés tout en préservant sa santé au mieux.
Nous savons que c’est possible et nous voulons induire un changement des
mentalités. C’est la raison pour laquelle nous entendons mettre
en exergue et stimuler toute initiative qui présente le vieillissement
et la pension sous un jour favorable »,
indique Tanguy Polet, Chief Market Officer de Swiss Life.
Vieillissement – un défi, certes, mais aussi une chance à
saisir
Chez Swiss Life, nous envisageons le vieillissement sous un angle positif. C’est
dans ce cadre que s’inscrit le Pension Award. Nos seniors ont tellement
d’atouts (connaissances, expérience, coaching, grande disponibilité,
main secourable…) Notre société ne les valorise pas ou trop
peu. Il existe déjà des projets qui développent aujourd’hui
les innombrables avantages et richesses de nos seniors. À titre d’exemple,
citons ce projet où des personnes d’une maison de repos prêtent
leur concours pour l’accueil des plus petits dans une garderie ou une
crèche. Un autre exemple sont les maisons kangourou, la cohabitation
entre des couples plus jeunes et plus seniors qui permet aux couples plus jeunes
d’alléger leur budget.
C’est précisément le type d’initiatives percutantes
et exemplaires recherché par Swiss Life.
Le Pension Award poursuit un double objectif : il entend, d’une part,
faire connaître les meilleurs projets au grand public, de manière
à initier une saine émulation et, d’autre part, développer
plus avant l’initiative gagnante avec une prime d’encouragement
de 12 500 euros.
Pour un débat positif
et constructif sur la pension
Une initiative qui approche le vieillissement sous un éclairage positif
peut se concentrer sur différentes facettes de ce problème de
société. « L’intégration sociale de nos aînés,
la cohabitation harmonieuse des différentes générations,
le rôle social et les responsabilités des plus âgés…
Autant de facettes qui jouent un rôle décisif dans un débat
positif sur la pension », indique Tanguy Polet. « Nous recherchons
des initiatives partageant la même vision ouverte pour aborder le vieillissement
comme un défi. »
Déroulement du concours
La recherche de projets sera soutenue par une campagne d’affichage aux
quatre coins du pays dans les hôpitaux, maisons de repos et établissements
de soins, les universités, associations, les bâtiments d’Administration…
Les candidats peuvent consulter les critères d’inscription et déposer
leur candidature jusque fin octobre via www.pensionaward.be. Les 10 meilleures
propositions seront ensuite soumises à la sagacité d’un
jury professionnel représentant différents segments de la société.
Le Professeur Jos Berghman (Centre d’étude sociologique de la K.U.L.),
Marcia De Wachter (Directeur, Banque Nationale), Mia Van Laeken (Collaboratrice
VIG, prévention des chutes chez les personnes âgées), Michel
Kacenelenbogen (Fondateur, Théâtre Le Public), Dirk De Meirleir
(Responsable du service Discriminations non raciales, Centre pour l’égalité
des chances), etc., confronteront les candidatures aux quatre critères
principaux composés de différents sous-critères. Les voici
en ordre d’importance décroissante : « Le projet place le
vieillissement dans un contexte positif et constructif », « Le projet
est pertinent dans un contexte socio-économique plus large », «
Le projet peut être déployé à plus grande échelle
» et « C’est un projet créatif ».
Le lauréat final sera dévoilé début 2008 dans le
cadre d’une cérémonie officielle.
Daniel RIOT : "Allemagne: les séniors, un 'moteur économique'" Document sans titre
En 2035, l'Allemagne aura
la population la plus âgée du monde. Un inconvénient ? Non,
une chance, estime Ursula von der Leyen. La ministre allemande de la Famille
a profité de la publication d'une étude sur l'évolution
de la pyramide des âges en Allemagne pour renverser l'image trop exclusivement
négative qui colle à la peau des seniors.
On associe souvent l'âgea
à la fragilité et à la dépendance, "or, aujourd'hui,
il est aussi synonyme de quelque chose d'essentiel : activité, nouveau
départ, innovation". Il recèle aussi un potentiel économique
considérable auquel le gouvernement veut sensibiliser les entreprises.
Ursula von der Leyen a annoncé
que le gouvernement allait débloquer près de quatre millions d'euros
entre 2008 et 2010 pour ce faire. "L'Allemagne ne peut pas se permettre
de laisser à d'autres cet important marché d'avenir", estime-t-elle.
Berlin veut faire prendre
conscience aux entreprises de la chance que représente pour elles le
vieillissement. Des structures (une bourse d'information et un forum de dialogue
avec les associations) vont se créer pour leur permettre de développer
des produits et des services adaptés. Le marché des seniors en
est encore "à ses balbutiements", a regretté la ministre.
Pourtant, la "génération argentée" (Generation
Silber), ces seniors dynamiques à la belle crinière blanche plus
éduqués, actifs et en meilleure santé que jamais attendent
des innovations, telles que la multiplication de téléphones portables
à larges touches.
Pour les entreprises, les
seniors sont la cible numéro un pour l'avenir, confirme le cabinet de
conseil Roland Berger dans une étude, intitulée "L'âge,
un moteur économique". La part des plus de 50 ans devrait passer
de 45% aujourd'hui à 58% en 2035. Près d'un Allemand sur deux
aura alors plus de cinquante ans. Le potentiel de croissance le plus important
se situe chez les plus de 65 ans. Leur part de marché devrait croître
d'un peu moins de 18% aujourd'hui à plus de 26% en 2035.
Plus d'informations :www.bmfsfj.de/bmfsfj/generator/Kategorien/Publikationen/P...
www.wirtschaftskraft-alter.de
A voir aussi: L'âge,
un facteur économique
L'Allemagne poursuit les
débats lancés par la Commission européenne sur le thème
du changement démographique en se penchant tout particulièrement
sur le thème de « l'âge, un facteur économique ».
Nous ne pourrons relever les défis soulevés par le changement
démographique que si nous décidons de mettre les potentiels et
les savoirs des générations les plus anciennes au service de l'économie
et de la société. Au vu de l'évolution démographique
actuelle, le potentiel économique de ces générations joue
un rôle essentiel pour les économies nationales européennes
également en termes de compétitivité internationale. L'approche
« L'âge, un facteur économique » a été
l'une des priorités des travaux de la présidence allemande du
Conseil européen. Les 17 et 18 avril 2007, un congrès s'est tenu
à ce sujet sur les thèmes de « L'âge, un facteur économique
- utiliser les savoirs - développer des marchés ».
Daxon innove et donne de la voix sur le web Document sans titre
Plus d’un million
et demi de personnes sont mal voyantes en France. Pour faciliter l’accessibilité
de son site web www.daxon.fr, Daxon propose désormais un assistant vocal
révolutionnaire sur son site e-commerce. Celui-ci permet la lecture audio
sur demande, par l’intermédiaire de voix réalistes, des
textes du site web pointés par la souris de l’internaute.
Cet assistant vocal se présente sous la forme d’une barre d’outils,
très simple d’utilisation, positionnée en bas de la fenêtre
du site www.daxon.fr. Daxon a également intégré au sein
même de son site un bouton d’activation / désactivation de
cet outil.
Les principales fonctionnalités de cette barre d’outils sont les
suivantes :
• Mise en marche de l’assistant vocal : permet d’activer l’assistant
vocal. Celui-ci commencera à lire tout texte survolé par la souris.
Le texte peut être un mot, une phrase, un paragraphe, voire la totalité
de la page.
• Ecouter ou sauvegarder : vous pouvez écouter ou sauvegarder,
au format MP3, les textes de votre choix pour pouvoir les écouter ultérieurement.
• Un Zoom : Cet outil permet d’augmenter ou de diminuer la taille
des textes affichés à l’écran.
• Le Surlignage : Cette commande vous permet de déterminer la couleur
d’arrière plan désirée et donc un meilleur contraste
et une meilleure visibilité des textes.
Ce lancement est couronné de succès : 30% des 225 000 visiteurs
uniques qui ont fréquenté le site Daxon en juin ont en effet utilisé
l’assistant vocal.
Au-delà de l’accessibilité à Internet, la solution
Talklets ouvre de nouvelles perspectives en permettant de diffuser des messages
audio promotionnels, en fonction de l’actualité de la marque. Le
site Daxon.fr ouvre ainsi la voie à une première étape
« multi-sensorielle » de la vente en ligne.
Vieillissement démographique : un défi économique pour la France Document sans titre
Si depuis le ralentissement
de 2001-03 la croissance économique en France a évolué
comme dans l’ensemble de la zone euro, elle souffre d’une faible
compétitivité. L’emploi augmente et le déficit budgétaire
est en baisse, mais la persistance du chômage à un niveau élevé
et un taux d’activité bas sont le reflet de problèmes structurels
sous-jacents qu’il faut continuer à affronter.
Une augmentation renforcée
de l’emploi aurait un effet bénéfique sur la pauvreté
et l’exclusion sociale, ainsi que sur les finances publiques. L’un
des objectifs clé est d’améliorer l’utilisation de
l’ensemble des ressources, en particulier dans le secteur public, pour
s’attaquer d’une façon plus efficace aux problèmes
sociaux et atteindre une meilleure soutenabilité des finances publiques
à long terme. Cette Étude examine certains thèmes essentiels
qui devraient être prioritaires dans l’action réformatrice
du nouveau gouvernement.
• Le système
de protection sociale parvient assez bien à préserver de la pauvreté
la plupart des individus, mais il est moins efficace lorsqu’il s’agit
d’éviter l’exclusion sociale en facilitant l’intégration
sur le marché du travail. Pour atteindre cet objectif, les politiques
et l’action des organismes concernés doivent être mieux coordonnées.
• Le système éducatif produit de très bons diplômés
dans un grand nombre de domaines, mais il n’est pas suffisamment axé
sur le marché du travail. Les résultats ne sont pas à la
hauteur des ambitions d’équité du système éducatif.
• Le problème du vieillissement n’a été que
partiellement traité. Davantage d’attention doit être accordée
à la fois à la participation des seniors au marché du travail
et au financement des pensions de retraite et des dépenses de santé
et de dépendance.
• La décentralisation a profondément modifié l’élaboration
et la mise en oeuvre d’un certain nombre de politiques. Mais le transfert
de compétences à un niveau plus local n’a pas toujours amélioré
l’efficience et a parfois conduit à une certaine déresponsabilisation.
Par OCDE
Un partenariat innovant entre Dexia et le Département du Doubs : personnes âgées Document sans titre
La démarche est novatrice,
car elle permet au Département de bénéficier des compétences
de Dexia Crédit Local en matière d'analyse financière, mais
aussi de ses expertises en lui adossant des études de faisabilité
sur chaque projet.
Mise en accessibilité des
locaux publics pour les personnes en situation de handicap, évaluation
du besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes
et faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel
(CESU) sont autant de volets de ce partenariat. Les études seront réalisées
sur la base d'un état des lieux de chaque projet, réalisé
à titre gracieux par Dexia Crédit Local.
Selon Gérard Bayol, Administrateur-Directeur
Général de Dexia Crédit Local « les lois sur la décentralisation
puis sur l'accessibilité des bâtiment publics aux personnes en
situation de handicap ont mis les enjeux sociaux au coeur des priorités
du secteur public local. En tant que premier acteur financier du secteur public
local, Dexia Crédit Local est particulièrement sensibilisé
sur ces problématiques, qu'il a intégrées à sa stratégie
en proposant une approche globale allant de l'étude de faisabilité
au financement de projet. Ce partenariat est le reflet d'une relation de long
terme avec le Département du Doubs, que nous sommes heureux d'accompagner
dans cette démarche de longue haleine.».
Selon Claude Jeannerot, Président du Conseil général du
Doubs, « dans le cadre du projet Doubs 2010, le Département du
Doubs s'est engagé dans une profonde modernisation de son action, tant
sur le fond que sur la forme. Le Département réalise ainsi depuis
2004 un effort d'investissement sans précédent et développe
fortement les services à la population afin de mieux répondre
aux enjeux sociaux et économiques d'aujourd'hui et de demain. Cette modernisation
de l'action s'est faite aussi sur la forme, avec la mise en oeuvre d'une démarche
participative impliquant les citoyens, nos partenaires institutionnels et les
acteurs économiques. Ce conventionnement avec Dexia Crédit Local
en est l'une des traductions, conscient de la nécessité pour une
collectivité telle que le Département de s'appuyer sur les compétences
du secteur économique pour développer une politique dynamique
et moderne, au service de tous.»
L'état des lieux de chaque
projet comprend :
Etude de mise en accessibilité
des locaux publics pour les personnes en situation de handicap
Dexia Crédit Local accompagne le Département du Doubs pour l'aider
dans la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes
en situation de handicap et plus particulièrement l'accessibilité
aux bâtiments publics. Les travaux à réaliser sont un axe
d'intervention prioritaire pour le Département, l'accessibilité
aux P.M.R. figurant dans son référentiel Qualité, certifié
par l'AFAQ.
Afin de lui permettre de programmer
les éventuels travaux d'adaptation et leur financement, Dexia Crédit
Local mettra à disposition du Département une étude réalisée
par son partenaire Accessmétrie, qui permettra d'apprécier l'accessibilité
d'un bâtiment public du Département, à savoir dans un premier
temps le bâtiment d'internat sur le site de Fort Griffon. L'étude
détaillera les points suivants : analyse fonctionnelle du lieu et de
la construction du schéma d'audit, détermination des obstacles
critiques, détermination de l'indice d'accessibilité, préconisations
pour chaque obstacle critique repéré, tableaux de synthèse
et enfin, niveau global d'accessibilité après mise en oeuvre des
préconisations.
Etude sur le besoin d'hébergement
des personnes âgées dépendantes
Afin d'accompagner le Département
du Doubs en matière d'aide sociale dans le cadre des compétences
qui lui ont été confiées par les lois de décentralisation,
Dexia Crédit Local réalise une étude sur les Etablissements
d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes afin d'évaluer
les investissements à réaliser pour répondre à la
demande à venir. L'étude présentera un panorama de l'évolution
démographique, de l'évolution de l'A.P.A. et de l'offre d'hébergement
pour personnes âgées sur le territoire, qui servira de base à
une prospective sur les besoins en terme d'offre d'hébergement pour personnes
âgées en fonction de 2 hypothèses distinctes : création
de nouvelles places ou rénovation de l'existant. Cette étude s'inscrit
dans le cadre de la révision du schéma gérontologique qui
sera présenté à l'Assemblée départementale
avant la fin de cette année. Ce partenariat fait par ailleurs écho
à l'engagement pris par la collectivité au travers de son programme
d'aide à la pierre de consacrer 4 Meuros par an à l'amélioration
des conditions d'accueil dans les établissements d'hébergement
pour les personnes âgées.
Etude de faisabilité de la
solution Chèque Emploi Service Universel (CESU).
Afin d'apporter son aide au Département
dans l'optimisation de la gestion de l'Aide Personnalisée d'Autonomie
(A.P.A.) et de la Prestation de Compensation du Handicap (P.C.H.), Dexia Crédit
Local propose de réaliser une étude de mise en place de Chèque
Emploi Service Universel (CESU). Sa filiale Domiserve réalisera une étude
destinée à fournir des éléments d'information lui
permettant d'apprécier sous sa seule responsabilité les gains
futurs liés à la mise en place du CESU. L'étude s'appuiera
sur les chiffres de l'A.P.A. du département pour faire ressortir la faisabilité
de la solution CESU en terme notamment d'efficience des dépenses, de
gestion et de suivi statistique. Elle mettra également en lumière
les améliorations possibles dans la relation entre l'administration et
les allocataires grâce au Titre Service Universel.
Les personnes âgées : des tendances encourageantes Document sans titre
La contribution des personnes
de 65 ans et plus au financement des dépenses
publiques est de plus en plus forte, la hausse de la dépense sociale par
personne est modeste depuis 1991, les conditions de vie des aînés
s'améliorent
sous plusieurs aspects, certains groupes demeureront vulnérables et il
faut
s'attendre à des changements dans les caractéristiques sociodémographiques
de
la population âgée. Ces résultats proviennent de l'étude
Vie des générations
et personnes âgées : aujourd'hui et demain, volume 2.
Une contribution de plus en plus
forte des personnes âgées au financement
des dépenses publiques
En 2004, les recettes des administrations
publiques représentent 42 % du
produit intérieur brut (PIB) du Québec et les personnes âgées
en financent
environ 12 %. La contribution moyenne d'une personne de 65 ans et plus au
financement des dépenses publiques, comparativement à celle d'une
personne de
20 à 64 ans, est passée de 50 % en 1981 à 61 % en 2004.
Compte tenu du vieillissement démographique, une part de plus en plus
importante des revenus de l'État dépendra du revenu des aînés.
Ainsi, à profil
constant selon l'âge, celles-ci assureront plus de 20 % des recettes de
l'État
dans environ un quart de siècle. Pour financer l'écart entre l'ensemble
des
dépenses et des recettes engendré par l'effet des seuls changements
démographiques au cours des cinq prochaines décennies (hors le
régime de
rentes du Québec), une hausse additionnelle de 0,29 % par année
des recettes
des administrations publiques est nécessaire (en dollars constants).
Hausse modeste de la dépense
sociale par personne depuis 1991
En 2003, chaque grand groupe démographique
reçoit une part importante des
dépenses sociales : 29,2 % pour les jeunes, 36,6 % pour les adultes d'âge
actif et 34,2 % pour les personnes âgées. Toutefois, comme l'effectif
de
chaque groupe est très différent, leur dépense moyenne
varie beaucoup. La
dépense en faveur d'une personne âgée atteint 2,0 fois en
moyenne celle qui
revient à un jeune et 4,4 fois celle dont bénéficie l'adulte
d'âge actif.
La dépense sociale par personne a augmenté de 9,2 % depuis 1991,
par
rapport à 452 % entre 1961 et 1991. Une autre caractéristique
de la période
1991-2003 est la variation bien différente entre groupes d'âge
: la dépense
moyenne augmente pour une personne âgée (12,6 %) et un peu plus
pour un jeune
(16,4 %), mais diminue chez une personne de 20 à 64 ans (- 4,9 %).
Que ce soit pour les familles, les travailleurs, les défavorisés,
les
aînés, ce qui est en place aujourd'hui ne ressemble en rien à
ce qui existait
au milieu du XXe siècle. Les personnes âgées actuelles ont
connu, à diverses
étapes de leur parcours de vie, l'amélioration des programmes
sociaux. De leur
côté, les nouvelles générations profitent dès
leur naissance d'un système
parvenu à maturité.
Plusieurs tendances socioéconomiques
favorables aux conditions de vie des
personnes âgées
Certaines tendances favoriseront
l'autonomie résidentielle des aînés de
demain. Ainsi, la proportion de ménages âgés qui sont propriétaires
de leur
résidence devrait augmenter. En effet, 68,5 % des ménages ayant
un soutien de
55 à 64 ans sont propriétaires en 2001, soit une amélioration
de 3 points par
rapport aux générations précédentes au même
âge. Deux autres conditions vont
favoriser leur autonomie : de plus en plus d'hommes et de femmes âgés
sont
titulaires d'un permis de conduire et possèdent une automobile.
Le patrimoine moyen a presque doublé pour les unités familiales
dont le
soutien a de 50 à 59 ans entre 1984 et 1999. La hausse de la proportion
de
propriétaires est de nature à augmenter l'avoir non financier
des ménages, car
la résidence principale en constitue l'élément le plus
important (26 % de
l'avoir total).
Les travailleurs âgés seront mieux formés et comprendront
une proportion
de plus en plus grande de femmes. Chez les hommes de 55 à 59 ans, la
probabilité d'être encore au travail à 60-64 ans s'est accrue
de 55 % à 61 %
entre les périodes 1992-1997 et 1997-2002. De leur côté,
les femmes dans la
cinquantaine ont fortement participé au marché du travail : elles
bénéficieront à leur retraite de plus de revenus de sources
autonomes.
Des groupes vulnérables
Une proportion élevée
de ménages locataires doivent assumer un fardeau
plutôt lourd de dépenses liées au logement : 42 % de ces
ménages ayant un
soutien de 65 à 74 ans y allouent 30 % et plus de leur revenu. La proportion
est la même chez les ménages locataires ayant un soutien de 55
à 64 ans :
cette situation n'est certes pas favorable à la préparation financière
du
troisième âge.
L'étude a ciblé plusieurs groupes socioéconomiques vulnérables
chez les
premiers boomers (générations 1946-1955) quant à la préparation
financière du
troisième âge : par exemple, les immigrants et les personnes faiblement
scolarisées. On estime qu'environ 5 % des premiers boomers, soit environ
60 000 personnes, présentent un risque sérieux d'insécurité
financière à la
retraite.
Chez les unités familiales dont le soutien a 65 ans et plus, 37 % n'ont
aucun avoir de retraite privé. La situation est un peu meilleure chez
les
unités dont le soutien est âgé de 55 à 64 ans (27
%). Ces unités, qui gagnent
généralement un faible revenu d'emploi, forment un groupe vulnérable
quant à
la sécurité financière au troisième âge.
Des caractéristiques sociodémographiques
nouvelles
Toutes les régions du Québec
connaîtront une augmentation marquée de la
proportion des personnes de 65 ans et plus. Certaines devront composer avec
des populations comptant plus de 30 % d'aînés en 2026, comparativement
à 24 %
dans l'ensemble du Québec. Ce vieillissement est largement inscrit dans
la
structure par âge actuelle des populations régionales, dominée
par les
cohortes nombreuses du baby-boom dont les premières sont maintenant à
l'orée
du troisième âge. Selon la région, les mouvements migratoires
viendront
amplifier ou atténuer le phénomène.
Il faut s'attendre à des changements chez les immigrants qui auront
65 ans et plus (personnes ayant obtenu le statut d'immigrant canadien à
un
moment ou l'autre de leur vie). Concentrés à 68 % dans l'île
de Montréal, les
futurs immigrants âgés (ceux qui ont 45-64 ans en 2001) seront
d'origines plus
diversifiées, davantage issus des minorités visibles et connaîtront
le
français et l'anglais dans une plus forte proportion.
L'analyse par génération permet d'entrevoir, au cours des prochains
lustres, une vie en couple plus fréquente, une moins grande proportion
de
personnes sans enfants et un réseau de frères et soeurs encore
important. La
situation sera cependant tout autre pour les générations nées
dans la seconde
moitié du XXe siècle qui ont connu une chute importante de la
fécondité et de
profonds bouleversements de la vie matrimoniale.
L'étude, consultable sur le site Web de l'Institut, contient des «Faits
saillants», ainsi que la «Synthèse et conclusion»,
qui permettent d'en
connaître l'essentiel.
L'Institut de la statistique du
Québec produit et diffuse une information
statistique pertinente, fiable et actuelle sur l'évolution socioéconomique
du
Québec et de la société québécoise. Il constitue
le lieu privilégié de
production et de diffusion de l'information statistique officielle pour les
ministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes
les
enquêtes d'intérêt général.
Etude économique de la France 2007 : Faire face au vieillissement démographique
Les dépenses publiques
supplémentaires que la France devra financer à l’horizon de
2050 en raison de l’impact du vieillissement de la population sur les retraites,
sur les soins de santé et sur les services liés à la dépendance
sont estimées par les autorités à plus de 4 points de PIB,
et ce sous des hypothèses relativement optimistes. Après les progrès
qui ont été accomplis avec la réforme des retraites de 2003,
il est maintenant indispensable d’accroître l’emploi des seniors
et de persévérer en 2008 dans cet effort de réduction des
coûts en préservant l’indexation de la durée de cotisation
sur l’espérance de vie comme prévu par la loi de 2003. Cette
solution, et/ou une diminution du taux de remplacement, est préférable
à un relèvement des cotisations ; les impôts et cotisations
sociales sont déjà trop lourds, ce qui nuit à la production
et à l’emploi. L’équité et, dans une moindre
mesure, les préoccupations budgétaires exigent d’engager immédiatement
un processus d’élimination progressive des privilèges des
régimes spéciaux des salariés des entreprises actuellement
ou anciennement publiques, épargnés jusqu’à présent
par les réformes.
Le faible taux d’emploi au delà de 55 ans tient
en partie à une attitude erronée vis à vis du marché
du travail. Durant deux décennies, les travailleurs ont été
encouragés à prendre une retraite précoce en considérant,
à tort, que cela pourrait favoriser l’emploi des jeunes et les
employeurs ont également intériorisé ce raisonnement. Ces
mesures sont en voie de suppression, mais de nombreux dispositifs demeurent
en vigueur dans ce domaine, notamment la dispense d’obligation de recherche
d’un emploi pour les chômeurs indemnisés de plus de 57 ans.
Il est difficile de modifier de telles mentalités : lors de la préparation
de la loi de financement de la sécurité sociale 2007, les discussions
visant à abroger l’exonération fiscale des indemnités
versées par l’employeur lorsqu’un salarié de plus
de 60 ans est mis à la retraite d’office (le plus souvent, il s’agit
de retraites volontaires délibérément qualifiées
d’obligatoires) n’ont pas abouti et cette exonération a été
de facto étendue de façon transitoire à toutes les indemnités
de départ à la retraite. Il faudrait abroger les dispositifs qui
incitent à une retraite anticipée, et donc mettre fin à
la dispense de recherche d’emploi et à l’exonération
fiscale des indemnités de départ à la retraite. En dehors
du problème des mécanismes d’incitation, la difficulté
d’employer des travailleurs âgés pourrait théoriquement
s’expliquer par un décrochage de leur productivité par rapport
à leur rémunération, même si ce point n’est
pas prouvé empiriquement. Par ailleurs, les entreprises sont sans doute
tentées d’“acheter” la paix sociale en licenciant en
période de difficultés les travailleurs plus âgés.
La formation tout au long de la vie est un moyen d’améliorer l’emploi
des seniors, sans être suffisante. Les mesures prises notamment dans le
cadre du Plan National d’Action Concertée pour l’Emploi des
Seniors, comme la suppression de la contribution due par les entreprises licenciant
des travailleurs de plus de 50 ans, l’augmentation de la surcote, la mise
en place du droit individuel à la formation, et une vaste campagne d’information
visant à modifier les mentalités vont dans la bonne direction,
même si les effets du nouveau CDD senior sont encore incertains. Mais
il faut aussi s’assurer que les salaires reflètent la productivité
des seniors.
Le coût du vieillissement démographique au titre
de la santé et de la dépendance est plus incertain que celui des
retraites, parce qu’il dépend du progrès technologique,
de l’évolution des prix des services et des traitements et de la
proportion des dépenses prise en charge par les familles. De plus, il
peut être difficile de dissocier les dépenses de santé de
celles de la dépendance, outre que le degré de dépendance
donne lieu à des évaluations qui ne sont pas uniformes d’une
collectivité territoriale à l’autre. Pour ces raisons, il
est important d’informer le public sur le niveau actuel et l’évolution
prévue des dépenses, et aussi sur la nature des mesures actuelles,
leur financement et le partage des responsabilités. Ces informations
permettraient de décider, collectivement et explicitement, de l’ampleur
du coût qui restera à la charge des familles, et donc d’inciter
les personnes à constituer l’épargne nécessaire.
En 2050 l'Europe sera t-elle encore une puissance économique ?
Il y a quelques semaines
ont été publiés en ligne deux rapports, sans relations
directes apparentes, mais qui éclairent, sous deux angles différents,
les menaces et les défis sans précédent dans son histoire
auxquels va devoir faire face notre continent européen au cours de ce
siècle.
Le premier de ces rapports a été publié
par la Société Générale. Il s’agit d’une
une étude sur l’avenir de la démographie mondiale et ses
répercussions économiques qui va à l’encontre de
bien des idées reçues et mérite d’être analysée
et commentée. Selon cette étude, la forte croissance démographique
dans le monde et particulièrement en Asie au cours des prochaines décennies
devrait entraîner un déplacement considérable des richesses
des pays développés vers les pays émergents et un appauvrissement
de l’Europe.
La Terre devrait compter 9 milliards d’individus d’ici
2050 contre 6 aujourd’hui, soit une croissance de 50 %, tirée par
l’Asie et l’Afrique, tandis que la population des pays développés
devrait plafonner à 1,26 milliard de personnes dès 2030, a indiqué
Véronique Riches-Flores, chef économiste Europe de la Société
Générale. En 2050, les plus de 60 ans seront 2 milliards et la
proportion des inactifs par rapport aux actifs devrait passer de 11 % aujourd’hui
à plus de 25 % en 2050 dans le monde, d’après l’étude.
"Ce choc démographique va induire un déplacement des richesses
spectaculaire", a commenté Véronique Riches-Flores lors d’une
conférence de presse.
En premier lieu, le taux de dépendance, c’est-à-dire
la proportion de seniors inactifs par rapport à la population d’âge
actif (14-64 ans), restée quasiment inchangée au cours du demi
siècle passé (durant lequel la population a gagné 150 %
contre 50 % d’ici 2050), va doubler, passant de 11 % aujourd’hui
à 25 % en 2050.
Au niveau mondial, la baisse du nombre d’actifs équivaudrait
à une perte en termes de PIB par tête de 6,6 % au cours de la période
2005-2050, soit de 0,15 % par an, selon cette étude. Les pays émergents
les plus dynamiques ne sont pas épargnés par ce vieillissement
et la baisse de la population active. L’économiste précise
que les économies en développement sont toutefois mieux parées
que les autres pour affronter cette évolution grâce au potentiel
de gains de productivité.
Avec le taux de fécondité le plus faible du monde,
l’Europe devrait être la plus touchée, avec un manque à
gagner estimé à 18 %, soit 0,35 % par an, suivie par l’Amérique
du Nord (9,3 % soit 0,2 % par an). Tous les pays d’Europe occidentale
se verraient menacés d’un appauvrissement, avec une baisse du revenu
par tête allant de 9 à 23 % selon les cas.
Résultat : une forte redistribution du PIB mondial. Le
poids de l’Asie gagnerait 8 points dans le PIB mondial, celui des Etats-Unis
4 points, celui de l’Afrique un point. Grand perdant de ces bouleversements,
l’Europe, dont le poids se trouverait réduit de plus de 12 points.
Autre phénomène attendu, l’épargne
reculerait avec le vieillissement de la population dans les pays développés
(il n’y a qu’en France que l’épargne concerne avant
tout les personnes âgées), alors que les pays en développement
continueraient de remplir leur bas de laine. Enfin, conséquence du vieillissement
et d’une insuffisante maîtrise des dépenses publiques, le
ratio dette/PIB pourrait être multiplié par cinq dans l’Union
européenne des 25 d’ici deux décennies à peine. En
se fondant sur la théorie du cycle de vie, qui suggère qu’un
individu épargne pendant sa vie active puis consomme son épargne
lors de sa retraite, cette étude prévoit en effet une "désépargne"
marquée dans les pays industrialisés entre 2015 et 2030.
A l’inverse, dans les pays en développement, la
tendance à épargner devrait se développer, d’où
un déplacement massif des sources d’actifs à attendre à
travers la planète.
A l’opposé de notre Europe vieillissante et en
déclin démographique, les Etats-Unis bénéficient
d’une immigration élevée (1 à 1,2 % de la population
active depuis le début des années 1980) et d’une stabilisation
de sa fécondité qui permettra de faire croître la population
active en âge de travailler, c’est-à-dire entre 15 et 64
ans, à peu près au même rythme que les plus âgés.
De son côté, la France, championne européenne
de la natalité, et la Suède, également sauvée par
sa natalité et sa politique d’immigration, permettront de stabiliser
la population en âge de travailler, bien qu’elle décline
proportionnellement aux personnes âgées. En revanche, ce sont le
Japon et l’Allemagne qui présentent les profils les plus inquiétants.
Selon cette étude, seule une série de mesures
combinant une importante hausse de la productivité, un allongement de
la durée du travail, une participation accrue de toutes les tranches
de la société, une réforme des systèmes de retraite
et une immigration très élargie pourrait contrebalancer le coût
du vieillissement de la population.
A cet égard, l’étude souligne que la politique
volontariste d’immigration des Etats-Unis a été d’une
grande pertinence (la population américaine est passée en un siècle
de 100 à 300 millions) et va permettre à la population active
américaine, à l’opposé de la population active européenne,
de continuer à croître d’ici à 2050. A cette date,
les USA pèseront encore 31 % du PIB mondial, contre seulement 20 % pour
l’Europe, 18 % pour la Chine, 8 % pour l’Inde et 5 % pour le Japon.
Cette évolution démographique inéluctable
éclaire d’une lumière nouvelle le débat sur l’immigration
qu’il va falloir aborder d’une manière globale et pragmatique,
en se dégageant des discours idéologiques simplistes. Il faut
en effet admettre qu’en l’Europe, il est trop tard pour se lancer
dans une politique d’immigration comparable à celle que mènent
les Etats-Unis depuis 25 ans, car les pays de l’Europe de l’Est
aussi se trouvent concernés par le vieillissement et il n’y a donc
plus de "réservoir" de main d’oeuvre possible. Rien qu’en
France, pour stabiliser le taux de dépendance, c’est-à-dire
le nombre de seniors rapporté aux actifs, il nous faudrait accueillir
32 millions d’immigrés d’ici à 2050, ce qui n’est
évidemment pas possible.
En outre, l’étude de la Société Générale
rappelle qu’en 2040, les quatre pays qu’on appelle désormais
les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) cumuleront, à eux seuls,
45 % de seniors de la planète. Ils auront donc besoin, eux aussi de bras
pour faire tourner leurs économies.
Selon les termes implacables de cette équation démographique,
l’Afrique restera donc, à l’horizon 2040, le seul continent
susceptible de générer une émigration massive.
L’autre rapport, non moins alarmant et riche d’enseignement,
a été publié par l’ONG Christian Aid et s’intitule
"Marée humaine : la véritable crise migratoire ». Dans
cette étude, l’organisation affirme que les pays développés,
principaux responsables de la pollution à l’origine du réchauffement
climatique, doivent prendre en charge l’aide aux populations les plus
touchées. "Nous pensons que les migrations forcées sont la
menace la plus grave qui se pose pour les populations pauvres des pays en développement",
estime John Davison, un des principaux auteurs de ce rapport.
S’appuyant de manière rigoureuse sur les derniers
travaux du GIEC, qui estime qu’en 2080, 3,2 milliards de personnes, soit
un tiers de la population mondiale, manqueront d’eau et que 600 millions
manqueront de nourriture, ce rapport prévoit qu’en l’absence
de " mesures préventives fortes", le réchauffement climatique
portera à un milliard, en 2050, le nombre de réfugiés.
Selon cette étude, ces flux migratoires envenimeront certains conflits
et en créeront de nouveaux dans les pays en développement. Ces
"réfugiés climatiques chercheront évidemment à
tout prix à quitter leurs pays d’origine pour se rendre dans les
pays développés et notamment en Europe, ce qui provoquera des
tensions économiques et politiques très fortes.
Cette double évolution démographique et migratoire
mondiale, provoquée à la fois par le vieillissement accéléré
de nos sociétés développées et le réchauffement
climatique, va évidemment avoir des conséquences socio-économiques
et géopolitiques majeures et il va falloir qu’en une génération,
nos responsables politiques sachent penser l’avenir à long terme
et ouvrent un grand débat démocratique sur les nouveaux modèles
d’immigration mais aussi de coopération et de co-développement
avec le Sud, qui peuvent le mieux servir les intérêts de notre
pays, si nous voulons, d’une part, que notre pays et l’Europe conservent
leur niveau de vie et demeurent des puissances économiques de niveau
mondial au milieu de ce siècle et, d’autre part et de manière
indissociable, que les pays pauvres ou en voie de développement puissent,
avec notre aide, lutter efficacement contre le réchauffement climatique
et s’engagent dans un développement économique durable et
soucieux de l’environnement.
Face à de tels périls et à ces grandes
évolutions économiques, démographiques et climatiques planétaires,
il va falloir remettre à plat tous nos modèles, dogmes et schémas
d’analyse et de pensée en matière d’immigration, de
développement économique et de coopération avec les pays
les plus démunis et comprendre que notre avenir, notre destin commun
est lié et que nous avons intérêt à prévoir,
gérer et organiser, au niveau mondial comme au niveau européen
et national, ces flux migratoires massifs et durables qui seront inévitables,
à l’horizon 2050.
Cette évolution des esprits sera sans doute très
difficile c’est pourquoi nous devons dès à présent
commencer à construire ensemble, en dehors de toutes références
idéologiques du passé, un nouveau cadre et de nouveaux modèles
qui permettent de penser, d’anticiper et de maîtriser, autant que
faire se peut, cette évolution planétaire irrésistible
qui ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire tourmentée de l’humanité.
Remise des Grands Prix La Fondation de France met en lumière 12 projets exemplaires dont un pour les personnes âgées Document sans titre
Une mise à l’honneur
de tous ceux qui occupent trop rarement le haut de l’affiche alors qu’ils
améliorent chaque jour la vie au quotidien de centaines de personnes
fragilisées.
Sélectionnées parmi des milliers de projets utiles et efficaces,
les initiatives primées ont la particularité d’être
novatrices, locales et exemplaires. Plus encore, les associations lauréates
méritent toutes le label «S’unir pour agir» car elles
fondent leur action sur un savant équilibre, mêlant la compétence
des professionnels, l’engagement des bénévoles et la volonté
des bénéficiaires.
Lumière sur : "Un
habitat regroupé pour les personnes âgées fragilisées"
Activités
générales de l’organisme et contexte du projet:
Le territoire des Entremonts (4 communes et 54 hameaux) doit faire face à
un certain nombre de contraintes, qu’elles soient géographiques
(vallée perchée et relativement enclavée) ou démographiques
(faible densité et vieillissement de la
population) qui suscitent l’expression de solidarités. Dans ce
contexte, l’Association d’Animation et de Développement des
Entremonts en Chartreuse (AADEC) a pour but et missions de maintenir une vie
associative dynamique, de soutenir des projets ou activités permettant
le développement économique des Entremonts, d’animer la
vie sociale, culturelle et sportive, et d’assurer la communication avec
les habitants et institutionnels.
Description du projet
Se maintenir à domicile dans de telles conditions n’est pas toujours
évident pour les personnes âgées fragilisées, en
particulier durant la période hostile de l’hiver. L’AADEC
propose donc la mise en place d’un lieu d’habitat regroupé,
structurant une offre de services pour une meilleure qualité de vie.
Ce lieu de vie sera prioritairement destiné aux personnes âgées
autonomes mais éprouvant certaines difficultés à rester
chez elles, mais aussi à un public plus jeune (étudiants, saisonniers,
jeunes travailleurs…) permettant ainsi une mixité sociale et intergénérationnelle.
Implication de la
Fondation de France
La Fondation de France finance les études juridiques et économiques
menées au préalable pour préciser les moyens nécessaires
à la réalisation du projet.
Partenaires
Ce projet repose sur l’implication d’un nombre important de partenaires
: le Conseil Régional Rhône-Alpes, l’AEP (Association d’Education
Populaire) d’Entremont le vieux pour la mise à disposition d’un
bâtiment, la commune d’Entremont le vieux, l’OPAC de Savoie,
la résidence pour personnes âgées « Béatrice
de Savoie », le Conseil Général de la Savoie.
Points Forts
C’est un projet atypique et innovant qui répond sans aucun doute
à un besoin identifié et participe au développement économique
et social du territoire concerné.
Etat des lieux du projet en 2007
La création de 6 à 8 logements permettant d’accueillir de
8 à 12 personnes est prévue, ainsi qu’un accès simplifié
et économique aux services de santé, d’aide et de repas,
et le maintien d’activités associatives.
Trois questions
à Jean-Marie Bruneau,Président du jury
des prix « S’unir pour agir »
Jean-Marie Bruneau, chef d’entreprise, crée en 1955 une entreprise
de vente par correspondance de mobilier et d'articles de bureau. La réussite
est au rendez vous. En 1991, il a envie de rendre à la société
ce qu'elle lui a apporté et crée la Fondation JM.Bruneau sous
égide de la Fondation de France. Aujourd’hui administrateur, il
participe activement au développement de la Fondation de France et accepte
de devenir le Président du jury des prix S’unir pour agir en 2007.
Quelles ont été vos motivations pour présider le jury 2007
?
J’ai accepté avec honneur et plaisir de présider le jury
2007 des prix S’unir pour agir. Depuis 15 ans, je soutiens en priorité
des projets retenus par la Fondation de France via ma Fondation JM Bruneau.
Ces actions sociales soutenues dans les domaines de l’insertion et de
l’emploi, de l’habitat, des personnes handicapées, de l’accompagnement
des familles et de la santé des jeunes m’ont donné une bonne
connaissance des initiatives les plus innovantes et m’ont permis de me
rendre utile en présidant le jury 2007. Il a cependant été
très difficile de désigner les meilleurs lauréats et les
débats ont été très animés mais les treize
experts qui composaient le jury ont choisi de mettre en avant les idées
les plus innovantes et les plus utiles à la collectivité.
Quelles sont les associations qui concourent et pourquoi ?
Les 2 000 associations soutenues en 2006 par la Fondation de France à
travers des projets novateurs et concrets dans tous les domaines de la vie sociale
: l’insertion, l’emploi, l’habitat, les personnes âgées
ou handicapées, la lutte contre les dépendances, la santé,
l’environnement et la culture.
Ces prix mettent à l’honneur celles et ceux qui occupent rarement
le haut de l’affiche, alors qu’ils améliorent la vie quotidienne
de nombreuses personnes en difficulté et sont une reconnaissance de leur
action.
Comment sont sélectionnés les lauréats ?
Par des jurys d’experts départementaux, régionaux puis nationaux
qui sélectionnent les projets de la Fondation de France selon cinq critères
: ils sont innovants et exemplaires, encouragent le travail en équipe,
visent à améliorer ou à restaurer la qualité de
la relation sociale, s’inscrivent dans une démarche durable et
dans un environnement local.
Des risques liés au vieillissement démographique en Europe de l'Est et dans les pays de l'ex Union Soviétique Document sans titre
En 2025, les populations
de nombreux pays d’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique
compteront parmi les plus âgées au monde, ce qui pourrait mettre
en péril la réussite économique récente de la région
si des réformes satisfaisantes des régimes de retraite et de santé
ne sont pas conduites et si des mesures ne sont pas mises en place pour favoriser
la hausse de la productivité.
Partout dans le monde, de
graves menaces économiques pèsent sur les sociétés
vieillissantes. Néanmoins, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale,
la région de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique
qui, de la Russie à l’Albanie, regroupe 27 pays, est la seule qui
soit confrontée au problème cumulé d’un vieillissement
rapide, d’une relative pauvreté et d’une transition incomplète
à une économie de marché bien développée.
Comme l’indique le rapport, intitulé From Red to Gray: The “Third
Transition” of Aging Populations in Eastern Europe and the Former Soviet
Union, ce problème est d’autant plus grave pour ces pays qu’il
leur faut simultanément accélérer leur transition économique
et engager d’urgence des réformes de plus long terme pour parer
aux conséquences démographiques.
« Les pays plus riches
et plus développés comme la France, l’Italie et le Japon,
sont bien plus en mesure de relever le défi du vieillissement que les
pays vieillissants de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique
», explique Arup Banerji, Chef du département Économie du
développement humain de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. «
Aucun pays vieillissant au monde n’est aussi pauvre que la Géorgie.
Avec un revenu national brut par habitant à peine supérieur à
1000 dollars, elle va perdre près d’un cinquième de sa population
au cours des vingt prochaines années. Qui plus est, le développement
institutionnel piétine dans de nombreux pays, même ceux qui ont
adhéré à l’Union européenne. C’est l’interaction
de ces trois transitions - démographique, économique et politique
– qui fait de la région et des défis auxquels elle est confrontée
un cas hors du commun ».
La région devrait
voir sa population totale diminuer de près de 24 millions de personnes
au cours des deux prochaines décennies. La Russie à elle seule
devrait perdre 17 millions d’habitants. Ces populations moins nombreuses
seront aussi nettement plus âgées. En 2025, entre un cinquième
et un quart des habitants de neuf pays d’Europe de l’Est et de l’ex-Union
soviétique (de l’Azerbaïdjan à la République
slovaque) seront âgés de plus de 65 ans. Ce sera alors le cas de
plus d’un Bulgare sur cinq. En Slovénie, l’âge moyen
sera de 47 ans – l’un des plus élevés au monde.
Les principaux enjeux viennent
de ce que les populations vieillissantes risquent d’exercer des pressions
nouvelles – et éventuellement ruineuses – sur les dépenses
publiques, en termes de retraites et de soins de longue durée pour les
personnes âgées notamment. Les craintes sont d’autant plus
vives que dans de nombreux pays anciennement communistes, le financement de
ces régimes est déjà insuffisant.
« La mise en œuvre
de politiques avisées peut modérer l’impact du vieillissement
sur les dépenses. Une hausse des dépenses publiques est certes
inévitable, mais il est possible d’amortir le choc. Pour cela,
les pays de la région doivent adopter des politiques visant à
assurer la viabilité financière des régimes de retraite
malgré l’augmentation du nombre de retraités, et prendre
des mesures anticipatives pour le financement des soins de santé à
long terme », observe Mukesh Chawla, économiste principal à
la Banque mondiale et co-auteur du rapport.
La poussée des dépenses
de retraite va inévitablement s’accentuer avec le vieillissement
des populations, mais le rapport constate que dans tous les pays où des
projections détaillées ont été établies,
des réformes suffiraient en grande part à y parer. La meilleure
méthode consisterait à relever l’âge de la retraite,
généralement très bas dans la région, mais la modification
des formules de calcul des taux de prestation permettrait aussi de réaliser
des économies. Le dosage des réformes nécessaires variera
selon les pays, depuis la Lituanie et la République slovaque, qui devront
combiner ces deux mesures, jusqu’à l’Albanie, la Roumanie,
la Serbie et la Turquie, qui devront donner priorité à la réforme
de l’âge des retraites.
L’explosion des dépenses
liées aux soins de santé à long terme suscite de vives
inquiétudes ; en effet, le nombre de personnes âgées dépendantes
augmente, et le placement en institution constitue une solution coûteuse
et souvent inefficace. Il est indispensable d’établir des services
de soins substantiellement moins onéreux que les services hospitaliers.
Pour cela, il convient d’accréditer et de soutenir les prestataires
de soins informels. Des prestations en espèces et en services pourraient
être intégrées à la prise en charge des personnes
âgées de manière à maintenir une offre suffisante
de prestataires. Les pays de la région ont toutefois été
lents à prendre la mesure du problème et à entamer la mise
en place des mesures et des institutions nécessaires pour atténuer
le choc potentiel des dépenses.
Il est généralement
admis que l’évolution démographique actuelle de la région
mettra un terme à sa croissance économique. Avec le vieillissement
démographique, la population active va s’amenuiser, et les personnes
âgées épargneront moins, ces deux phénomènes
se traduisant par une baisse de la main d’œuvre et du capital nécessaires
aux pays de la région pour maintenir un rythme dynamique de croissance.
« Le rapport fait
valoir qu’il est possible de prévenir un ralentissement de la croissance
», déclare Gordon Betcherman, économiste principal à
la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « Des mesures visant à
rehausser la productivité compenseraient nettement les pertes dérivant
du rétrécissement de la population active. Les pays vieillissants
peuvent aussi doper leur production en augmentant le taux d’activité
; ils doivent pour cela relever l’âge de la retraite et encourager
la flexibilité de l’emploi. Par ailleurs, si les conditions politiques
le permettent, la migration interrégionale permettra d’atténuer
les pénuries de main d’œuvre. »
Selon la Banque mondiale,
une productivité soutenue sera absolument indispensable pour que les
pays de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique
puissent maintenir une croissance dynamique et se rapprocher de l’Union
européenne en termes de revenus et de niveau de vie. Il devront pour
cela procéder à des réformes afin de diversifier les marchés
financiers, ce qui augmentera l’épargne et l’investissement,
et d’assouplir les marchés du travail. Enfin, il leur faut améliorer
l’éducation et mettre en place des systèmes d’apprentissage
tout au long de la vie et d’innovation pour tirer le meilleur parti de
leurs ressources humaines en diminution.
Un retraité gagne 41% de moins qu’un actif Document sans titre
Le montant moyen des retraites
dans les 30 pays de l'OCDE atteint 59% des revenus d'activité, selon une
étude publiée jeudi, qui appelle par ailleurs les pays membres de
l'Organisation à aller plus loin dans les réformes de leurs systèmes
de retraites.
Le taux de remplacement brut moyen, c'est-à-dire le montant
des retraites comparé aux revenus d'activité avant la retraite,
est de 59%, contre 57% lors de la précédente édition de
cette étude de l'Organisation pour la coopération et le développement
économiques publiée en mai 2005.
Les variations sont cependant très importantes d'un pays à l'autre,
puisque le taux de remplacement brut moyen est de près de 96% en Grèce
et de moins de 31% en Grande-Bretagne. En France, il se situe à 51,2%.
Ces écarts reflètent la disparité des systèmes de
retraites, la part du financement par capitalisation étant très
importante dans des pays comme la Grande-Bretagne.
Le taux de remplacement net, qui tient compte du fait que les retraités
paient généralement moins d'impôts que les actifs, est plus
élevé: il atteint 70% des revenus moyens d'activité sur
l'ensemble des 30 pays membres (de 110% en Grèce, 102% en Hongrie, 97%
aux Pays-Bas et 96% au Luxembourg, à 42% en Nouvelle-Zélande et
41% en Grande-Bretagne).
Le rapport s'attarde aussi sur les réformes des retraites
mises en oeuvre depuis le début des années 1990.
Les moyens utilisés (élévation de l'âge légal
de la retraite, incitations à rester plus longtemps sur le marché
du travail, changement du mode de calcul des retraites...) avaient généralement
pour but de garantir la pérennité du système, face à
la diminution du nombre d'actifs par rapport aux inactifs en diminuant les engagements
de retraite.
Mais l'OCDE appelle ses membres à aller plus loin dans
les réformes, dont elle juge l'application trop lente dans certains pays
comme l'Italie, où la réforme votée en 1995 n'entrera en
vigueur qu'en 2017, ce qui pourrait provoquer des problèmes de financement
à plus court terme.
Avis défavorable du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse
Les délégations
se sont prononcées comme suit :
- 11 avis négatifs : CGT (3
voix), FO (3 voix), CFDT (3 voix), CFE-CGC (2 voix)
- 3 avis favorables : UPA (3 voix)
- 3 personnes se sont abstenues : CFTC (2 voix) et une personne qualifiée.
Rappelons que l’article
1er de ce projet de loi prévoit l’exonération d’impôt
sur le revenu des heures supplémentaires, ainsi qu’un allègement
de cotisations sociales salariales et patronales.
Le vieillissement de la population européenne au cœur des travaux du nouveau groupe d'experts
Un groupe d'experts gouvernementaux
s'est réunit pour la première fois ce mercredi à Bruxelles
pour étudier les questions démographiques. Le groupe - mis en
place par la Commission européenne à la demande des Etats membres
en réponse au Livre vert de 2005 sur la démographie - a pour objectif
d'aider la Commission à élaborer des politiques adaptées
à la nouvelle réalité du vieillissement de la population
et de l'amenuisement de la main d'œuvre en Europe. Le groupe servira également
de plateforme aux Etats membres pour échanger leurs expériences
et leurs bonnes pratiques dans des domaines tels que le vieillissement actif,
la politique familiale, les soins aux personnes âgées dépendantes
et les migrations.
Composé de représentants de tous les Etats membres et d'un petit
nombre d'experts indépendants, le groupe est présidé par
Eleonora Hostasch, ancienne ministre autrichienne du travail et des affaires
sociales. Le groupe a pour tâche de conseiller la Commission sur le processus
de suivi du changement démographique et de mise en œuvre des orientations
politiques définies dans la communication de la Commission de 2006 sur
la démographie. Par l'intermédiaire du groupe, les États
membres pourront également donner leur avis sur les réponses à
apporter globalement au défi démographique auquel l'Europe est
confrontée, ainsi que sur des initiatives spécifiques. Le groupe
prendra aussi en considération l'opinion des partenaires sociaux et de
la société civile.
La première réunion est consacrée à la politique
familiale, l'un des domaines clés identifiés par la Commission
dans sa communication sur la démographie et qui fait l'objet de la nouvelle
communication sur la promotion de la solidarité entre les générations,
adoptée par la Commission le 10 mai dernier. Les membres du groupe ont
également procédé à un échange de vues sur
le premier rapport sur la démographie, examiné les priorités
pour l'année à venir et pour le prochain forum démographique.
source : commission européenne
Missions, portage salarial Document sans titre
"Je ne me sentais pas
assez vieille pour partir à la retraite, et j'avais besoin de sentir que
j'étais encore utile", explique Nicole Borwin, qui a liquidé
sa retraite en 2006, avant de reprendre, six mois plus tard, son métier
de comptable chez son précédent employeur, une PME de cinq salariés.
"Ce n'est pas très fatigant, car je travaille deux jours par semaine",
et en plus, "c'est appréciable d'avoir un supplément de revenus,
qui me permet de sortir et de gâter mes enfants", souligne-t-elle.
"J'arrêterai de travailler à 64 ans", dit cette retraitée,
plutôt satisfaite du dispositif, même si elle déplore l'existence
d'un plafond interdisant aux "cumulards" de gagner plus que leur dernier
salaire d'activité une fois additionnés leur pension et leur nouveau
salaire.
"C'est d'abord pour
m'assurer un complément de revenu que je continue à travailler",
explique Yves qui a choisi la formule du portage salarial, qui permet d'être
salarié d'une entreprise de portage, tout en exerçant des missions
comme un travailleur indépendant.
Responsable de projet dans une filiale de Mittal Steel, il a pris sa retraite
en avril 2006, puis enchainé dans la foulée une mission de six
mois, à temps partiel, dans une TPE de câbles d'acier.
"Maintenant, je suis pour neuf mois chez Vallourec, à temps plein",
explique cet ingénieur très demandé qui a depuis "décliné
deux ou trois propositions". "J'aurais préféré
une mission à temps partiel un peu plus cool, mais le jeu en vaut la
chandelle", ajoute-t-il, en avouant "ne pas s'être fixé
d'âge limite: je continuerai tant que je serai en forme".
Robert Huet, 66 ans, formateur
dans l'automobile, a pris sa retraite en 2004, mais continue depuis à
animer des formations, à raison d'"une trentaine de jours dans l'année",
explique-t-il. "Je fais une activité intellectuelle qui ne demande
pas d'effort physique, mais surtout de l'envie et de la curiosité",
explique-t-il, "mais si j'étais maçon, je ne pense pas que
je continuerais".
Encore peu répandu
(300.000 "cumulards" selon une estimation du Conseil d'orientation
des retraites (COR) datant de début 2006), le cumul emploi retraite commence
malgré tout à susciter l'intérêt. La société
de portage salarial Ad'Missions, qui compte plus de 3.500 consultants, "a
doublé, entre 2005 et 2006, le nombre de ses retraités qui pratiquent
le cumul, pour atteindre une centaine de retraités en activité"
explique sa DRH, Sabrina Cohen.
"C'est un phénomène
récent qui se développe, surtout dans la banque, l'informatique
et l'industrie", souligne-t-elle, "les entreprises étant inquiètes
de la perte de savoir-faire avec l'augmentation des départs à
la retraite".
Le réseau d'intérim Creyf's, numero six en France, a décidé
quant à lui d'expérimenter dans les Pyrénées-Atlantiques
une activité spécifique d'intérim pour les retraités.
"Les entreprises peuvent employer des personnes très qualifiées
à un coût moins élevé que pour un senior lambda",
justifie ainsi sans détour Creyf's, qui recherche des "profils spécialisés"
dans le BTP et le forage pétrolier.
Une dérive dénoncée
notamment par la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse
(CNAV) Danièle Karniewicz, qui met en garde contre les effets pervers
du dispositif qui permet de "réembaucher" des retraités
"à des tarifs inférieurs".
Le défi des pensions - comment financer les retraites ? Q. Parmi tous les
arguments mettant en avant la défaillance du marché pour justifier
l'intervention des pouvoirs publics dans le domaine des pensions, le plus convaincant,
à mon sens, est l'insuffisance des rentes versées par les prestataires
privés. En l'absence de régimes de retraite obligatoires, les problèmes
d'anti-sélection ainsi que la préférence pour la flexibilité
que manifestent la plupart des consommateurs suffisent pour vouer ce produit à
la disparition. Si l'on ajoute à cela, du côté de l'offre,
l'absence d'instruments à long terme de protection contre le risque d'allongement
sans précédent de l'espérance de vie, il semble y avoir peu
d'espoir que le marché puisse satisfaire ceux qui misent sur l'assurance
contre le risque de longévité. Ainsi, les régimes obligatoires
à cotisations définies visent ils à faire en sorte que l'objectif
de lissage de la consommation fixé par les pouvoirs publics ne soit pas
compromis au bout du compte lorsque l'épargne-retraite accumulée
pendant toute une vie est dilapidée, dépensée ou perdue bien
avant la fin de la période de consommation.
Si l'on admet qu'il faut un régime de retraite obligatoire, du moins à
un niveau minimum, est ce au secteur privé d'intervenir ? Les compagnies
d'assurance n'ont toujours pas d'instruments de couverture appropriés.
Les compagnies prudentes se sentiront toujours obligées de tenir compte
du risque de longévité excessive que peuvent entraîner les
progrès de la médecine (le problème se pose déjà
sur le marché du Royaume-Uni, par exemple) et elles majoreront donc leurs
commissions. Celles qui sont moins prudentes pourraient prendre trop de risques.
Compte tenu du caractère obligatoire du régime de retraite et des
conséquences sociales de la défaillance, une garantie publique implicite
semble nécessaire.
Il paraît aussi peu justifié d'autoriser une grande différenciation
des produits compte tenu des objectifs simples des pouvoirs publics. Par contre,
la période d'accumulation pourrait permettre, dans certaines limites, une
plus grande variation dans l'arbitrage risque-rémunération. La concurrence
entre prestataires ne semblerait justifiée que du point de vue de la qualité
du service. Est-ce suffisant pour justifier la présence de prestataires
de pensions concurrents dans un système obligatoire ?
L'autre possibilité serait que les pouvoirs publics assument cette fonction
eux-mêmes ou qu'ils procèdent à un appel d'offres pour un
produit de pension minimum comportant une garantie explicite en cas d'augmentation
extrême de la longévité. Les économies d'échelle
réalisées dans l'administration réduiraient les coûts
ainsi que le besoin d'une réglementation et d'une surveillance publiques
des prestataires.
Il s'agit alors de savoir si, et dans quels cas, il serait judicieux que les pouvoirs
publics jouent le rôle d'un prestataire de pensions, soit directement soit
par voie de sous-traitance pour le compte des membres d'un régime obligatoire
de pensions à cotisations définies.
Robert Palacios, Banque mondiale
R. Comme on l'a vu dans une question
précédente concernant les obligations indexées sur la longévité,
les pouvoirs publics sont déjà exposés au risque de longévité
puisqu'ils servent des rentes dans le cadre des régimes publics de retraite.
Ils ne prendront donc probablement pas davantage de risques de longévité
en offrant des pensions dans le cadre du système privé. Ils pourraient
cependant encourager le développement des marchés de pensions
en établissant des indices de longévité que le secteur
privé pourrait utiliser pour émettre des obligations indexées
sur la longévité. Du côté de la demande, les gouvernements
pourraient aider à stimuler le marché des produits de pension
en améliorant l'éducation financière et en faisant ainsi
mieux comprendre les avantages de ces produits.
Q. Le Royaume-Uni a conçu
le système de comptes individuels pour couvrir les personnes qui n'ont
pas de pension. Est-ce le meilleur moyen pour ce pays de résoudre la
crise des pensions ?
Raji Menon, Royaume-Uni
R. Avec la baisse des niveaux de
revenu garantis par les pensions publiques, de nombreux gouvernements encouragent
les individus à compléter ces ressources par une épargne-retraite
privée. Il s'avère toutefois difficile de porter le taux de couverture
des pensions du secteur privé au-delà d'environ 50 % de la population
active sans une certaine forme d'obligation. Telle est la difficulté
à laquelle le Royaume-Uni est aussi confronté.
Les comptes individuels sont un moyen
innovant d'étendre la couverture des pensions, qui donne de bons résultats
en Amérique latine et en Europe orientale. Il s'agit cependant de systèmes
obligatoires et il sera par conséquent intéressant de voir si
la méthode d'"affiliation automatique" (selon laquelle les
individus sont affiliés au système par défaut et disposent
d'un délai pour "en sortir") - expérimentée au
Royaume Uni et en Nouvelle-Zélande - donnera des résultats analogues.
Il convient de noter, toutefois,
que les comptes individuels ne résolvent pas tous les problèmes
de couverture des pensions puisqu'ils concernent seulement les personnes qui
font partie de la population active. Dans de nombreux pays, comme le Chili,
il y a toujours une forte proportion des personnes sans emploi, des travailleurs
indépendants ou des travailleurs non déclarés qui ne bénéficie
d'aucune pension. Aussi les réformes proposées dans le système
de comptes individuels au Chili visent-elles à rendre ces comptes obligatoires
pour les travailleurs indépendants et à offrir des aides financières
aux jeunes travailleurs ayant un faible revenu afin de les encourager à
prendre des emplois déclarés.
Q. D'aucuns pensent que
des systèmes notionnels de pensions à cotisations définies
résoudraient les problèmes de pensions. Quels sont les pays qui
ont ce type de systèmes ? Qu'en pense l'OCDE ?
Montserrat Pallares-Miralles, Banque mondiale
R. L'Italie, la Lettonie, la Pologne
et la Suède ont adopté des comptes notionnels ou systèmes
notionnels de pensions à cotisations définies.
Les comptes notionnels sont une sorte
de système public de pensions dans lequel la prestation dépend
des gains des individus. Les cotisations des affiliés sont créditées
à un compte " notionnel ", en ce sens que l'argent n'y reste
pas. Chaque année, les intérêts notionnels sont ajoutés
au compte, généralement en fonction d'une variable macroéconomique
telle que le taux de croissance dans l'économie ou la progression des
gains moyens. Au moment de la retraite, le solde du compte est transformé
en un versement périodique de rente dont le montant est actualisé
en fonction de l'espérance de vie.
Les comptes notionnels présentent
un certain nombre d'aspects positifs. En premier lieu, la prestation de retraite
est calculée sur les gains de toute la carrière et non sur le
salaire final perçu pendant une période plus courte. Il est plus
équitable de fonder les pensions sur les gains de toute la vie active
et cela fausse moins le marché du travail. En deuxième lieu, la
pension dépend de l'âge du départ en retraite, le taux étant
plus faible en cas de retraite anticipée et plus élevé
en cas de départ plus tardif. En troisième lieu, la prestation
est liée à l'espérance de vie, si bien que, avec l'augmentation
de la longévité, la pension diminue ou il faut travailler plus
longtemps pour toucher la même pension.
Il n'est cependant pas nécessaire
de recourir à des comptes notionnels pour atteindre ces objectifs : tout
régime public bien conçu offre des pensions calculées sur
la rémunération de toute la carrière et plus ou moins élevées
selon l'âge du départ en retraite. Par ailleurs, de nombreux pays,
dont la Finlande, l'Allemagne et le Portugal, ont des régimes traditionnels
de pensions publiques dans lesquels les pensions varient en fonction de l'espérance
de vie. De surcroît, les comptes notionnels ne suffisent pas, en eux mêmes,
pour atteindre ces objectifs : tout dépend de leur conception précise.
Q. Quel est le pays qui
a le meilleur système de pensions ?
Andrew Clark, Royaume-Uni
R. C'est une question difficile.
Il y a beaucoup d'éléments des systèmes de pensions des
pays de l'OCDE qui fonctionnent bien et qui peuvent être considérés
comme " meilleure pratique ". Il n'y a cependant pas de modèle
unique qui puisse ou qui doive être appliqué dans tous les pays.
Les régimes de pensions des pays de l'OCDE se sont développés
petit à petit et ont été façonnés en fonction
de l'économie, des valeurs sociétales et des normes culturelles
de chaque pays. Ce qui fonctionne bien en Suisse ou en Suède ne sera
pas forcément la meilleure solution pour le Mexique ou le Japon.
Il faut aussi préciser les
critères que l'on utilise pour évaluer le meilleur système.
Est-ce le système qui offre les taux de remplacement les plus élevés
? À cet égard, les systèmes de pensions liées aux
gains qui existent en Grèce et au Luxembourg seraient les meilleurs,
mais du point de vue de la viabilité financière, ils seraient
beaucoup moins bien classés. Ou est-ce le système qui est le plus
ciblé sur les pauvres ? Selon ce critère, les systèmes
de pension universelle à taux uniforme de l'Irlande et de la Nouvelle-Zélande
ou la pension de base du Royaume-Uni seraient les meilleurs. L'on pourrait prendre
comme autre critère la diversification des sources de pensions. Sur ce
plan, le meilleur système serait celui de la Suède puisque, dans
ce pays, les retraités reçoivent des prestations de cinq composantes
différentes : programmes par capitalisation et par répartition,
à prestations définies et à cotisations définies,
public et privé. Si l'on veut avoir le meilleur système au monde,
il faut déterminer les divers objectifs du régime de pensions
et analyser minutieusement l'expérience acquise par les différents
pays. L'OCDE tente d'y contribuer par ses travaux sur les régimes de
pensions publics et privés.
Q. Les individus comprennent-ils
la nécessité d'épargner en vue de la retraite et savent-ils
quelle est la meilleure façon de le faire ?
Ingeborg Scheven, Allemagne
R. Les enquêtes menées
dans les pays de l'OCDE et dans le monde entier font apparaître régulièrement
des niveaux extrêmement bas de connaissances financières en général
et de compréhension de la nécessité et de l'importance
de l'épargne-retraite en particulier. Les enquêtes réalisées
aux États-Unis, par exemple, montrent que quatre travailleurs sur dix
n'épargnent pas du tout en vue de la retraite, tandis qu'un rapport établi
en Nouvelle-Zélande indique que beaucoup de gens ne sont ni "disposés"
à épargner suffisamment pour la retraite ni "en mesure"
de le faire, environ 30 % des ménages dépensant plus qu'ils ne
gagnent. Au Japon, 71 % des personnes ayant répondu au questionnaire
d'enquête ne savaient rien des placements en actions et en obligations
et, au Canada, il a été répondu qu'il était plus
pénible de choisir un bon plan d'épargne-retraite que d'aller
chez le dentiste !
Même s'il est difficile de
mesurer l'impact de l'éducation financière, des programmes de
sensibilisation peuvent aider à faire mieux comprendre l'évolution
des conditions de fonctionnement des régimes de pensions, la nécessité
d'épargner et les formules de placement. En Allemagne, par exemple, on
a observé que l'information sur les droits à pensions contribue
grandement à une meilleure préparation de la retraite. Aux États-Unis,
l'affiliation aux régimes 401(k) a progressé de 12 % après
la mise en place de programmes d'éducation financière pour les
travailleurs, et les taux de cotisations augmentent aussi, tandis que, dans
une étude réalisée au Chili, on estime que les travailleurs
indépendants ayant une connaissance du système de pensions supérieure
à la moyenne ont 14 % plus de chances de cotiser à des plans de
retraite.
Les gouvernements des pays de l'OCDE
prennent donc de plus en plus conscience de l'importance de l'éducation
financière, en particulier dans le domaine de l'épargne-retraite,
et des campagnes nationales ont été lancées au Royaume-Uni,
en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Pays-Bas notamment. L'OCDE continuera
de faire connaître l'expérience internationale en la matière
et de fournir des analyses sur ce sujet important.
Q. À mon avis,
le passage de l'imposition sur le revenu à l'imposition sur la consommation
que nous observons dans de nombreux pays d'Europe n'est pas motivé seulement
par des questions d'efficience (qui ne sont pas si claires et convaincantes
que cela dans la théorie économique).
N'est-ce pas un moyen dérobé, pour de nombreux gouvernements,
de transférer la charge fiscale davantage sur les retraités ?
Actuellement, dans la plupart des pays, l'imposition sur le revenu est très
faible sur les retraites et, comme il est politiquement très risqué
de diminuer les pensions, le passage à l'imposition sur la consommation
est un moyen dérobé de réduire la générosité
des pensions.
Cette interprétation est-elle plausible et avez-vous, en tant qu'économistes
de l'OCDE, un avis bien établi sur les questions d'efficience et d'équité
que pose ce changement et sur son impact intergénérationnel (dans
la théorie économique, l'analyse de Ramsey, le théorème
de Corlett et Hague et le théorème de la séparabilité
de Atkinson-Stiglitz font école mais ils ne sont pas d'un grand secours
dans la pratique) ?
Patrick Broullard, France
R. Le passage à l'impôt
sur la consommation est un phénomène mondial, qui ne se limite
pas à l'Europe. L'Australie, le Canada, le Japon et la Suisse, par exemple,
ont adopté des taxes générales nationales sur la consommation
(telles que la taxe sur la valeur ajoutée, TVA), tout comme de nombreux
pays en développement. Les raisons du passage de la fiscalité
directe à la fiscalité indirecte sont nombreuses. Une de ces raisons
est l'argument relatif à l'efficience : taxer la consommation réduit
la nécessité de prélever des impôts directs sur le
travail et le capital. Les effets de ce déplacement de la fiscalité
sont complexes et il importe de considérer le cycle de vie. Les impôts
sur le revenu, par exemple, frappent tout ou partie de l'épargne, ce
qui n'est pas le cas des impôts sur la consommation. Cependant, l'épargne
constitue un moyen de consommation pour l'avenir, et les impôts sur la
consommation seront payés dans l'avenir, lorsque l'argent épargné
sera dépensé. Le passage à l'impôt sur la consommation
peut donc alourdir la charge fiscale pesant sur les retraités, mais une
fois la réforme opérée, ils auront payé moins d'impôts
sur le revenu lorsqu'ils travaillaient.
Dans beaucoup de pays, il est vrai,
les personnes âgées bénéficient d'allégements
fiscaux qui font que la charge effective de l'impôt sur le revenu payé
sur les pensions est faible. Il est cependant difficile de justifier le fait
qu'un retraité ayant le même revenu qu'un actif paie moins d'impôts.
La plupart des systèmes d'impôt sur le revenu sont progressifs,
ce qui signifie que les retraités paient, de toute façon, moins
d'impôt sur le revenu, même sans allégements particuliers.
Les récentes réformes
ont, dans bien des cas, réduit fortement les pensions des futurs retraités
: dans les 16 pays de l'OCDE qui ont mis en œuvre d'importantes réformes
dans ce domaine depuis 1990, les prestations pour un travailleur entrant dans
la vie active aujourd'hui sont, en moyenne, inférieures de 25 % à
ce qu'elles auraient été en l'absence de réforme. Cela
amoindrit l'effet, sur les retraités, du passage de l'impôt sur
le revenu à l'impôt sur la consommation.
Q. Plusieurs pays de
l'OCDE ont récemment relevé l'âge de la retraite dans les
secteurs public et/ou privé. Y a-t-il, dans les pays de l'OCDE, des exemples
de bonnes pratiques pour encourager les travailleurs à travailler plus
longtemps ? S'il en existe, y a-t-il des études qui font apparaître
un effet vraiment positif de ces mesures ?
Anne Gosselin, Canada
R. Un relèvement de l'âge
effectif de la retraite, qui a baissé en dépit d'un rapide allongement
de l'espérance de vie et d'une amélioration de la santé,
aiderait grandement à faire face à la charge démographique
du vieillissement de la population. Cela aura un double effet positif : réduire
les dépenses au titre des pensions tout en augmentant les recettes procurées
par l'impôt et les cotisations.
L'analyse de l'OCDE montre que de nombreux pays continuent de subventionner
le départ en retraite précoce, par le biais des systèmes
de pensions et d'autres filières d'accès à la retraite
anticipée. Dans les systèmes de pensions de vieillesse, par exemple
: (i) certains autorisent le départ en retraite avec peu ou pas de réduction
des prestations compte tenu de l'allongement de la durée de paiement
des pensions ; (ii) la prise en compte des ressources encourage les personnes
ayant un petit salaire à prendre la retraite dès que possible
; (iii) dans certains systèmes, il y a peu ou pas d'avantage financier
pour une année de cotisation supplémentaire ; (iv) la prise en
compte des ressources empêche de cumuler revenu du travail et pension.
La position de l'OCDE est donc tout à la fois de supprimer les subventions
en faveur de la retraite anticipée et d'obliger les gens à travailler
plus longtemps.
On observe généralement
que les incitations liées à la pension influent sur les décisions
concernant le départ en retraite (en même temps que bien d'autres
facteurs tels que la santé, la situation du marché du travail
etc.). Les réformes récentes visant à améliorer
les incitations ont eu un net effet sur les taux d'emploi des travailleurs âgés
en Finlande, en France, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et aux États
Unis, par exemple.
Q. En Europe, la réglementation
et les modifications des normes comptables conduisent un nombre croissant de
fonds de pensions à adopter des stratégies plus prudentes. Cela
ne va-t-il pas à l'encontre de l'objectif de maximisation des rendements
pour le bénéficiaire final qu'est le retraité ?
Raji Menon, Royaume-Uni
R. Le "cyclone" qui a balayé
le secteur des pensions au début du millénaire a déprimé
les marchés des actions et réduit de façon draconienne
les actifs des fonds de pensions. En même temps, les promesses faites
par les fonds de pensions, leurs engagements, ont augmenté du fait de
la baisse des taux d'intérêt - les pensions, qui sont des promesses
à long terme équivalant, en fait, à une dette, reviennent
plus cher lorsque les taux d'intérêt sont peu élevés.
Ce sous-financement, qui apparaît toujours comme une menace pour de nombreux
fonds de pensions, a conduit les gouvernements et les autorités chargées
de la réglementation, en réaction, à durcir les règles
de financement et de comptabilité, obligeant les fonds de pensions à
faire mieux correspondre leurs actifs et leurs engagements et exigeant des promoteurs
de plans de retraite qu'ils déclarent les déficits au titre des
pensions dans leurs bilans. Ces réformes de la réglementation
ont eu des répercussions sur les bilans des fonds de pensions - provoquant
une diminution des ressources allouées aux fonds propres et une demande
accrue d'obligations publiques indexées à long terme, par exemple.
Les fonds de pensions doivent toujours
assurer un délicat équilibre entre la gestion des risques et la
maximisation du rendement potentiel de leurs portefeuilles. Les nouvelles normes
réglementaires font, de fait, pencher la balance en faveur de la réduction
des risques, mais la réaction des fonds de pensions à ces réformes
de la réglementation a été intéressante. Non seulement
ils font de plus en plus concorder leurs actifs et leurs engagements, mais ils
recherchent aussi des moyens de gérer leurs portefeuilles de manière
plus efficiente - en privilégiant les placements absolument rentables,
en renforçant la diversification (investissements dans l'immobilier et
les produits de base, par exemple) et en cherchant de nouveaux investissements
d'un autre type. L'on espère que, avec ces diverses évolutions
dans la réglementation, la gestion des risques et l'investissement, les
pensions seront dans l'avenir plus confortables et plus sûres pour les
retraités.
Q. Peut-on
s'attendre, dans un avenir prévisible, à l'émission d'obligations
publiques indexées sur la mortalité ? En quoi cela pourrait-il
réduire le risque pour les régimes de pensions ? Peut-être
un groupe multinational d'assurance-vie serait-il en mesure d'offrir ce type
de titres ?
Paul Bowden, Royaume-Uni
R. Les pouvoirs publics pourraient
soutenir et encourager le développement d'un marché pour les obligations
indexées sur la mortalité ou sur la longévité dans
le cas où les fonds de pensions et les participants en général
seraient protégés contre le risque lié à la longévité.
Pour ce faire, ils pourraient émettre des obligations indexées
sur la longévité et établir un indice de la longévité.
Malheureusement, ce rôle d'intervention publique est entravé par
le fait que les gouvernements sont eux-mêmes déjà exposés
à un risque important lié à la longévité,
à travers leurs systèmes de pensions publics. Il ne faut par conséquent
pas s'attendre à ce qu'ils émettent ce type d'instruments dans
un avenir proche. Ils pourraient cependant prendre d'autres mesures pour aider
à développer un marché pour ces obligations, notamment
en établissant un indice de la longévité. S'agissant de
l'émission d'obligations indexées sur la longévité
par le secteur privé, EIB-BNParibas a effectivement tenté de lancer
cet instrument l'an dernier sur le marché du Royaume-Uni, mais la demande
n'a pas été suffisante (en raison, pour partie, de problèmes
structurels tels que le fait que l'obligation était limitée à
25 ans et à cause d'autres réglementations plus contraignantes
à respecter).
Les obligations indexées sur
la longévité contribueraient à réduire le risque
pour les régimes de pensions. Une personne de 65 ans, par exemple, ayant
l'espérance de vie actuelle (qui augmente d'un an par décennie),
avec des taux d'intérêt de 5.5 %, pourrait compter sur une rente
de 100. Si son espérance de vie augmentait de 2 ans par décennie,
la rente passerait à 102.4. Les obligations indexées sur la longévité
pourraient par conséquent aider les prestataires de retraite à
se protéger contre le risque d'avoir à verser un supplément
de 2.4 %. Il ne faut cependant pas surestimer l'impact du risque lié
à la longévité. La même personne pourrait, par exemple,
compter sur une rente de 118.6 si les taux d'intérêt tombaient
à 3.5 %, même si l'espérance de vie ne changeait pas, ce
qui montre qu'il est plus important, pour les prestataires de retraite, de se
protéger contre le risque lié aux taux d'intérêt.
Ce qui est intéressant, malgré tout, c'est l'interaction entre
le risque lié aux taux d'intérêt et le risque lié
à la longévité. Si les taux d'intérêt tombaient
à 3.5 % et si la longévité augmentait de 2 ans, la rente
des retraités serait de 122.3. Il importe aussi de noter que l'effet
de la longévité s'amplifie notablement pour les personnes plus
jeunes.
Q. L'OCDE a publié
en mars 2007 un rapport sur la réforme des plans de retraite des salariés
du secteur public. Une des conclusions du rapport est que de nombreux pays Membres
doivent faire face à des coûts très lourds liés aux
pensions publiques. Plus précisément, l'OCDE a indiqué
que les pays Membres dépensent, en moyenne, près de 2 % de leur
PIB au titre des pensions publiques.
Plusieurs stratégies communes de réforme des plans de retraite
des agents du secteur public sont identifiées dans ce rapport, mais une
question importante semble être celle de savoir dans quelle mesure une
meilleure information financière influe sur les choix stratégiques.
À combien les pays de l'OCDE estiment-ils les coûts à long
terme des pensions du secteur public ? Les pays calculent-ils des estimations,
sur la base du fait générateur, des paiements futurs au titre
des pensions ? En quoi une meilleure information financière sur les coûts
attendus des pensions du secteur public a-t-elle influé sur les propositions
de réforme dans les pays de l'OCDE ?
Michael O'Neill, United States Government Accountability Office
R. La plupart des pays de l'OCDE
ont des systèmes de pensions différents pour les salariés
du secteur public et ceux du secteur privé : seuls les pays de l'ancien
bloc socialiste d'Europe centrale et orientale, comme la Hongrie, la Pologne,
la République tchèque et la République slovaque, ont un
programme national unique. Les dépenses au titre des pensions du secteur
public représentent, en moyenne, environ un quart des dépenses
publiques totales consacrées aux pensions.
La plupart des pays tiennent compte,
effectivement, des pensions du secteur public dans les prévisions de
dépenses au titre des pensions : voyez, par exemple, les récentes
prévisions établies pour les États membres de l'UE*. L'utilisation
de la comptabilité sur la base du fait générateur n'est
pas particulièrement répandue : les paiements de pensions sont
généralement financés sur les budgets courants selon le
principe de répartition. Il est par conséquent difficile d'évaluer
l'effet des méthodes comptables sur le processus de réforme des
pensions.
* Union européenne, Comité
pour la politique économique (2006), " The Impact of Ageing on Public
Expenditure: projections for the EU-25 Member States on pensions, health care,
long-term care, education and unemployment transfers (2004-2005) ", European
Economy, Special Reports No. 1/2006.
Q. Du
fait de la diminution des pensions publiques, les futurs retraités devront
épargner davantage par eux-mêmes. Cependant, les travailleurs ont
le choix entre épargner dans des actifs tels que l'immobilier ou des
actifs financiers et acheter des produits d'épargne-retraite à
régime fiscal souvent avantageux qui imposent la conversion en rente.
Que pensez-vous de ces choix ?
Thomas Durand, France
R. Les gens peuvent faire différents
montages financiers pour leur retraite. D'après ce qu'on peut observer
dans la plupart des pays, les travailleurs sont souvent myopes : ils sous-estiment
presque toujours leurs besoins financiers pendant la retraite et beaucoup pensent
qu'ils vivront moins longtemps que ce n'est le cas. Avec un produit financier
converti en rente, le retraité est sûr que son épargne suffira
pour couvrir ses besoins jusqu'à la fin de sa vie puisque les paiements
sont garantis jusqu'au décès du bénéficiaire. Mais
si les comptes ne sont pas convertis en rente, le retraité risque de
ne plus avoir d'argent pour finir ses jours. C'est pourquoi de nombreux gouvernements
insistent pour qu'au moins une partie de l'épargne-retraite bénéficiant
d'avantages fiscaux soit versée sous forme de rente.
La réponse à la question
dépend aussi de ce que le système public obligatoire de pensions
offre dans les différents pays. Si les pensions du régime public
sont relativement élevées, les gens n'ont peut-être pas
besoin d'un revenu complémentaire sous forme de rente. Ils préfèrent
peut-être, dans ce cas, épargner davantage afin d'utiliser leur
argent pour voyager, acheter une résidence secondaire ou pour d'autres
choses. En autorisant les gens à acheter des contrats volontaires offrant
comme seule formule possible la conversion en rente, l'on pourrait créer
une situation où les rentes jouent un rôle excessif. Cependant,
dans les systèmes qui n'offrent qu'une faible pension publique de base,
les décideurs voudront probablement limiter le risque de voir les retraités
dépenser tout leur argent et dépendre uniquement du filet de sécurité.
Enfin, le choix est probablement aussi d'ordre personnel. En France, les gens
semblent préférer l'assurance-vie au nouveau PERP car l'épargne
sous forme de plan d'assurance-vie à régime fiscal avantageux
n'est bloquée que pendant 8 ans, après quoi l'argent est accessible,
tandis que le PERCO impose la conversion en rente. Pour le moment, c'est sans
doute un choix rationnel puisque les taux de remplacement pour les retraités
actuels sont encore très élevés. Cependant, les travailleurs
plus jeunes doivent s'attendre à des pensions beaucoup plus faibles dans
l'avenir, et beaucoup d'entre eux devraient penser à s'assurer dès
maintenant un revenu complémentaire sûr pour la retraite.
Q. Dans le système
à cotisations définies, comment pouvons-nous concilier stabilité
de vie des anciens et stabilité financière ?
Kim, Kun Min, du Ministère de l'administration publique et de l'intérieur,
Corée
R. Face à la hausse des coûts
des pensions (due à l'augmentation de la longévité et à
la diminution des rendements des actifs), de nombreux organismes de retraite
à prestations définies ont été contraints de restructurer
leurs régimes et ont choisi d'offrir des pensions à cotisations
définies. Dans ces régimes, seules les cotisations sont fixes,
aucune prestation particulière n'étant garantie - ce qui les rend
"plus stables financièrement" pour les prestataires. Cependant,
ces régimes transfèrent la totalité des risques, tels que
le risque lié à l'investissement et le risque lié à
la longévité, sur les bénéficiaires - ce qui soulève
la question de savoir s'ils peuvent assurer un revenu stable pour la vieillesse.
Pourtant, le risque n'est pas forcément
inhérent aux régimes à cotisations définies et,
de fait, les risques liés à l'investissement et à la longévité
sont gérables. Pendant la "phase d'accumulation", il est possible
d'investir dans des actifs sûrs, à rendement stable, ou les individus
peuvent rééquilibrer leur portefeuille en remplaçant des
actifs à risque et rendement élevés par des placements
plus sûrs lorsqu'ils approchent de l'âge de la retraite. Cette approche
dite "du cycle de vie" est le mécanisme utilisé dans
de nombreux systèmes de pensions en Amérique latine, par exemple.
De même, il existe des produits sous forme de rente pour assurer un revenu
stable durant la "phase de versement", lorsque les bénéficiaires
commencent à utiliser leur pension. Les décideurs peuvent et doivent
être encouragés à veiller à ce qu'il existe une réglementation
qui assure la stabilité aussi bien pendant la phase d'accumulation que
pendant la phase de versement. Il faudrait aussi souligner l'importance de l'éducation
et de la sensibilisation aux questions financières pour aider les gens
à comprendre et à gérer le risque avec efficacité.
Par ailleurs, la stabilité
peut être encore accrue, dans les systèmes à cotisations
définies, par le partage ou la mise en commun des risques. Des régimes
"hybrides", par exemple, se développent actuellement dans certains
pays de l'OCDE, qui comportent une certaine forme de garantie et permettent
aux prestataires de retraite et aux bénéficiaires de partager
les risques (le promoteur du plan ou le prestataire garantissant un certain
rendement sur les actifs des fonds de pensions, par exemple). Parallèlement,
dans des pays comme les Pays-Bas, il existe des régimes "collectifs
à cotisations définies" dans lesquels les membres ou le fonds
de pensions mettent en commun les risques (en partageant les rendements de l'investissement).
Dans les systèmes de rentes offerts par des compagnies d'assurance, le
risque lié à la longévité est, de la même
façon, mis en commun durant la phase de versement.
L’Italie a la population la plus vieillissante d’Europe Document sans titre
Les démographes ont atteints cette conclusion en comparant
les statistiques sur le nombre de personnes dans la tranche d’âge
al plus élevée, ceux de lus de 65 ans, avec celle de la tranche
d’âge la lus basse, les personnes de moins de 15 ans.
En Italie, il y a à ce jour 141 personnes de lus de 65 ans pour 100
personnes de moins de 15 ans. Ce même ratio pour la population Japonaise
est de 154 pour 100, ce qui le place encore bien en avance par rapport à
l’Italie.
Un des facteurs clefs qui explique le vieillissement de la population Italienne
est le taux très faible de natalité. En 2006, le nombre moyen
de naissance par femme Italienne était de 1,35.
Le taux d’espérance de vie est également nettement en hausse,
particulièrement en Italie qui détient une moyenne record d’Europe
: 84 ans pour les femmes et 78,3 ans pour les hommes.
En travaillant sur les 2 extrêmes des moyennes d’âges en
Italie, on remarque que le nombre d’Italien de lus de 65 ans a augmenté
de 50 % depuis 1980, ce qui représente aujourd’hui environ 12 millions
de personnes sur une population totale de 59 millions.
Le choc des générations Document sans titre
D'après un nouveau
sondage de Monster Canada,
environ neuf employeurs sur dix utilisent les services de quatre générations
de travailleurs et près de la moitié des Canadiens qui travaillent
dans un
milieu multigénérationnel admettent vivre certains conflits avec
des collègues
plus jeunes ou plus âgés.
" Pour la première
fois dans l'histoire du pays, la population active est
composée de quatre générations de Canadiens, a déclaré
Gabriel Bouchard,
vice-président et directeur général de Monster Canada.
Ces générations ont
évolué au rythme d'événements très différents
qui ont façonné leurs valeurs et
leurs croyances. Lorsque ces diverses générations se croisent
au travail, nous
assistons parfois à un entrechoc des attitudes, de l'éthique,
des valeurs et
des comportements pouvant déboucher sur l'incompréhension et mener
à des
conflits potentiels. "
Des 1 263 Canadiens qui
ont participé au récent sondage en ligne sur
Monster.ca, quatre travailleurs sur 10 ont indiqué qu'un milieu de travail
multigénérationnel complique davantage le travail.
Parallèlement, 22
% des répondants ont précisé qu'un milieu de travail à
générations multiples offrait une occasion d'apprentissage pour
tous, tandis
que 27 % sont d'avis que leurs collègues ne prêtent même
pas attention à l'âge
des autres. Neuf pour cent ont indiqué que leur milieu de travail n'était
pas
constitué de plusieurs générations.
Dans un autre sondage de
Monster auquel ont répondu 2 182 personnes, près
de 50 % affirment que les Canadiens plus jeunes, soit ceux des générations
X
et Y, éprouvent le plus de difficulté à travailler avec
les baby boomers.
Seulement 19 % indiquent que les employés issus des générations
X et Y ont de
la difficulté à travailler ensemble, suivi de 17 % qui sont d'avis
que les
baby boomers et les traditionalistes peinent à se côtoyer, tandis
que 14 %
répondent que la coexistence est difficile entre les membres de la génération
Y et les traditionalistes.
Bien que les périodes
précises diffèrent selon certains sociologues, la
répartition la plus courante des quatre générations est
la suivante :
<<
Traditionalistes : nés entre 1922 et 1945
Baby boomers : nés entre 1946 et 1964
Membres de la génération X : nés entre 1965 et 1980
Membres de la génération Y : nés entre 1981 et 1999
>>
" La pénurie
chronique de main-d'oeuvre et l'élimination progressive de
la retraite obligatoire dans presque tout le pays font en sorte que bien des
baby boomers vieillissants étirent considérablement leur carrière
et côtoient
au travail des jeunes qui viennent tout juste d'obtenir leurs diplômes
",
affirme M.Bouchard.
En raison de cette pénurie
d'effectifs que connaît le Canada, il devient
de plus en plus important pour les employeurs de mieux comprendre les valeurs
générationnelles. M. Bouchard ajoute qu'il sera essentiel de comprendre
ces
différences afin d'attirer et de conserver une main-d'oeuvre productive.
" Maintenant que la
main-d'oeuvre multigénérationnelle est une réalité,
les employeurs doivent élaborer une stratégie axée sur
les générations, a
indiqué M. Bouchard. Elle devra notamment permettre de comprendre ce
qui
dérange leurs employés, de faire ressortir toute l'importance
du travail
d'équipe et de la communication efficace, et de favoriser un milieu de
travail
" sans âge " où chaque employé est égal
peu importe son âge.
Pour consulter les résultats
des derniers sondages de Monster et pour
lire l'article de fond intitulé " Le choc des générations
", visitez
http://francais.monster.ca/.
Bruno Larivière "La chasse au marché cible est lancée : les ‘retraités actifs’" Document sans titre
Dans le Figaro économique
du 17 mai dernier, Eric de la Chesnais annonce une acquisition dans le secteur
des villages de vacances et résidences de loisir. Le groupe Pierre &
Vacances achète pour 23 millions d’euros une entreprise pourtant
non concurrente, spécialisée dans les résidences pour retraités
ingambes et bronzés. Si l’on s’en tient à l’article,
le nouveau propriétaire découvre brusquement ce secteur. Il trouve
là l’occasion de rentrer de plein pied sur ce marché et
récupère une équipe affûtée, un carnet d’adresse
et des commandes fermes. P. & V. avait déjà étendu
la gamme de ses produits en investissant dans l’immobilier urbain, source
de confortables bénéfices dans les deux dernières décennies.
Cette nouvelle diversification rentre donc dans le cadre d’une stratégie
apparemment sans risques. « Le marché des seniors actifs et autonomes
croit de 10 % par an grâce à l’arrivée des classes
d’âge du baby-boom, soit 800 000 personnes. » explique le
co-fondateur de la société rachetée (Les Senioriales).
31 millions d’€
de chiffres d’affaires, 4 millions de résultat opérationnel
et 8 millions prévus d’ici au mois de mars prochain : compte tenu
de ce bilan flatteur – je laisse le soin aux experts de juger mieux que
je ne puis le faire – l’intérêt des vendeurs ne se
situait-il pas ailleurs, dans l’indépendance de l’entreprise
? Sans écarter l’hypothèse que les vendeurs cherchent à
tirer des dividendes propres, on peut supposer qu’ils se trouvaient dans
une sorte d’impasse paradoxale, face à un marché énorme
(10 % de croissance) et une concurrence peut-être limitée (?).
Dans ces conditions, Les Senioriales ne pouvaient se développer sans
partenaires, ou sans apport d’argent extérieur… « Après
la construction de neuf résidences dans le sud de la France, onze complexes
sont en cours de commercialisation et douze autres à l’étude.
» A ce niveau de la réflexion, je ne dispose d’aucune information
supplémentaire, et m’en tiens à de simples supputations.
Pierre & Vacances achète
donc une Pme qui a bâti sa croissance sur le choix d’une cible (segmentation),
l’achat de « résidences réservées aux retraités,
mais non médicalisées. Elles accueillent des seniors dits actifs
âgés de 55 à 75 ans qui veulent échapper à
l’isolement et à la solitude, et recherchent la sécurité
tout en étant indépendants. » Le slogan est bien rodé,
mais ne doit pas tromper. Les résidences répondent à un
vœu plus ou moins assumé d’homogénéisation sociale
caractéristique de la société occidentale contemporaine
: c’est l’entre soi des quartiers périurbains reproduit un
peu plus loin, la réserve de personnes âgées en bonne santé
« où chacun se connaît », pour reprendre l’argumentaire
de vente. Pour entretenir le rêve (fiction ?), les résidents disposent
d’un club-house (sic), d’une piscine et d’une salle de gym,
c’est-à-dire des services collectifs propres ; ils sont à
ce titre plus onéreux qu’une location des mêmes installations
communales, à l’heure ou à la demi-journée.
Sur ce détail des
installations sportives, le refus de l’externalisation renforce l’idée
d’une homogénéisation des candidats par le prix d’achat
: « 3.000 euros le mètre carré. Ce qui correspond à
un investissement de 180 000 euros pour un T3 et 270 000 d’euros pour
un T3 de 90 mètres carrés. » Le succès financier
des Senioriales passe – on le devine – par l’exclusion des
retraités modestes, mais aussi des impotents, consommateurs de soins
médicaux lourds et onéreux. N’y a-t-il pas également
un objectif d’ordre psychologique ? Ces résidences plaisent parce
qu’elles désencombrent à l’avance l’espace collectif
du spectacle du matériel médical, des vieillards séniles
ou déments, de la souffrance et de la solitude. Les retraités
résidents manifestent ici l’envie de maintenir un lien social,
et veulent accueillir les membres de leurs familles, leurs amis de l’extérieur,
sans effaroucher personne. « Ces résidences sont situées
de préférence dans le sud de la France, dans des gros bourgs où
les services de proximité existent. » Ni maison de retraite –
expression honnie – ni hôpital.
Les concepteurs des Senioriales
disent s’inspirer des villages méditerranéens. Je ne saisis
pas tout à fait la comparaison : elles ne comptent ni pêcheurs,
ni cultivateurs, ni viticulteurs, ni éleveurs de chèvres ou de
moutons. Si l’on s’en tient aux gazons et à la piscine présentés
sur le site, il semble que personne ne songe à économiser l’eau.
Dans ces villages méditerranéens atypiques, ne cherchez pas une
église, une place, ou un marché. Il faut comprendre l’adjectif
méditerranéen comme substitut langagier, à la place d’une
périphrase telle que n’importe quel lieu géographique bénéficiant
d’un ensoleillement constant. Et si les pluies disparaissent, tendance
désert d’Arizona, ce n’est pas plus mal. Aux Etats-Unis,
Sun City annonce sans détour la couleur, à tous les sens du terme.
Car l’Afrique du Nord
devrait concurrencer le sud de la France et, de façon générale,
le nord du bassin méditerranéen, et non pas seulement par l’allongement
de la durée de l’ensoleillement. Eric de la Chesnais n’en
cache rien « Pour l’instant, les complémentarités
avec le groupe Pierre & Vacances se limitent à la recherche de terrains
à bâtir, à l’extension de l’offre des Senioriales
à l’Espagne et au Maroc, et à l’offre des séjours
touristiques Pierre & Vacances à une nouvelle clientèle de
troisième âge afin d’allonger la saison. » Au sud de
l’Arizona, comme sur le littoral espagnol ou au Maroc, les petites mains
mexicaines ou maghrébines bon marché ne manquent pas : personnels
employés pour le gardiennage, la propreté et l’entretien,
le jardinage, etc.
Entendons-nous bien : nul
ne niera raisonnablement l’existence d’une demande. Et si Les Senioriales
dégagent des bénéfices, grand bien leur fasse ! Une entreprise
ne vise pas d’autres objectifs. Ces résidences prouvent a contrario
l’importance cruciale de la question refoulée du vieillissement
dans nos sociétés occidentales. Qu’a réussie cette
entreprise, dans sa segmentation du « marché des personnes âgées
de plus de 60 ans » ? Elle a isolé les clients les plus intéressants,
ceux qui disposent des revenus les plus confortables et qui lui permettent de
gagner de l’argent. C’est de bonne guerre ! Mais à l’échelle
de la société, des comptes publics et du financement du vieillissement,
la logique n’est pas la même. Les Occidentaux négligent manifestement
les enjeux du vieillissement et s’en tiennent à un non –
choix. Les sur – bénéfices réalisés grâce
aux retraités actifs vont aux entreprises privées – je le
répète, il n’y a aucune raison de s’indigner –
alors que les sur – coûts causés par la prise en charge du
grand âge, des maladies dégénératives, ou l’impotence
plombent d’ores et déjà les budgets de la santé,
des Conseils généraux (en charge des maisons de retraite) ou encore
des hôpitaux. Un raccordement des deux logiques s’impose.
L'apport des gens âgés se chiffre par milliards CNW Group
Au Royaume-Uni, l'apport global des sexagénaires et des septuagénaires à l'économie représente 59 milliards de livres(1)
Les septuagénaires sont les nouveaux quinquagénaires, car les gens vivent en bonne santé plus longtemps
Plus vaste enquête sur les personnes âgées à ce jour : 21 pays, 21 000 personnes
Selon la troisième enquête annuelle de la HSBC sur l'avenir de la retraite, la plus importante à ce jour sur le vieillissement et la retraite, les gens âgés, loin d'exercer une ponction sur
la société, représentent un formidable apport économique et culturel. Réalisée par l'Oxford Institute of Ageing de l'université d'Oxford, l'enquête L'avenir de la retraite a donné lieu à un sondage auprès de 21 000 personnes réparties
dans 21 pays et territoires.
Les résultats de l'étude démentent le mythe voulant que les personnes âgées soient des personnes à charge ayant besoin de soins qui ponctionnent les ressources vitales des sociétés aux prises avec le phénomène de vieillissement
de la population. Dans les faits, la HSBC a constaté que la contribution fiscale, le travail bénévole et la prestation de soins aux membres de la famille par les sexagénaires et par les septuagénaires constituent les bases
sur lesquelles les sociétés s'édifient.
Au Canada, par exemple, selon les calculs de la HSBC, la contribution fiscale et le travail bénévole des sexagénaires et des septuagénaires représentent respectivement 2,2 milliards de dollars et 3,1 milliards de
dollars par année. "Nous vivons plus longtemps et, dans de nombreuses sociétés, nous vivons mieux que jamais, explique Stephen Green, président du conseil
d'administration du Groupe. Cela devrait être un motif de réjouissance, mais la reconnaissance du phénomène est trop souvent occultée par le sujet de préoccupation que représente le financement de la retraite. Cette étude unique
montre que l'inquiétude ne doit pas nous empêcher de reconnaître l'énorme apport des gens de 60 ans et plus à nos vies à tous."
Clive Bannister, directeur général du Groupe, services d'assurance de la HSBC, poursuit. "A l'évidence, nous devons repenser notre approche des dernières étapes de la vie ainsi que reconnaître et apprécier la valeur du
travail de tous les jours effectué par les personnes âgées. Le vieillissement de la population mondiale qui se produira au cours des vingt-cinq prochaines années entraînera une transformation majeure de nos sociétés. Nous devons
comprendre les problèmes liés à l'évolution des faits sociaux pour pouvoir répondre aux besoins de nos clients et de nos employés."
Ponction ou apport?
D'après les résultats de l'enquête, un cinquième (19 %) des gens de 60 à 70 ans travaillent bénévolement, et une personne sur six dans ce groupe d'âge (15 %) travaille bénévolement une demi-journée par semaine. Aux Etats-Unis,
les plus de 60 ans font 3,67 milliards d'heures de bénévolat par année. Au salaire minimum fédéral de 5,15 $ US l'heure, cela représente 18,9 milliards de dollars américains par année. Au Royaume-Uni, les plus de 60 ans font 792
millions d'heures de bénévolat par année, ce qui représente, au salaire minimum de 5,35 (pnds stlg) l'heure, 4,2 milliards de livres par année. Au Canada, ils font 416 millions d'heures de bénévolat par année, ce qui
représente, au salaire minimum de 7,55 $ CA l'heure, 3,1 milliards de dollars canadiens par année.
Le phénomène n'est pas propre aux économies avancées. Les gens âgés font également beaucoup de bénévolat dans les économies en transition. En Inde, par exemple, les plus de 60 ans font plus de 1,3 milliard d'heures de bénévolat
par année, ce qui représente un apport de 192 millions de livres (15,8 milliards de roupies) à l'économie.
A l'échelle mondiale, une importante proportion des plus de 60 ans continue de travailler. Dans les économies avancées, entre 20 %et 50 % des plus de 60 ans sont toujours actifs; dans les économies en transition, un
grand nombre de sexagénaires et de septuagénaires sont toujours actifs.
Voir à l'annexe 1 les tableaux donnant des chiffres sur l'apport des plus de 60 dans le monde
L'enquête révèle également que la tendance à un départ à la retraite de plus en plus jeune fléchit, sauf en Allemagne. Non seulement les gens prévoient-ils continuer de travailler, mais c'est ce qu'ils veulent. A
l'échelle mondiale, sept personnes sur dix (71 %) actives actuellement, qui prévoient continuer de travailler plutôt que de prendre une retraite anticipée, disent que c'est ce qu'elles veulent. Il n'y a qu'en Russie, en
Inde, aux Philippines et en Corée du Sud que les gens ont le net sentiment qu'ils devront travailler jusqu'à un âge plus avancé que ce qu'ils souhaiteraient.
"L'enquête de la HSBC a révélé que les plus de 60 ans contribuent de manière importante à la famille sur le plan pécuniaire, sur le plan pratique ainsi que sur le plan des soins et du soutien personnels, soutient la
professeure Sarah Harper, directrice de l'Oxford Institute of Ageing. Au Royaume-Uni seulement, la valeur des soins et du soutien apportés à la famille dépasse les 50 milliards de livres, soit environ 3 % du PIB."
Globalement, les gens âgés sont plus nombreux, sur le plan pécuniaire, sur le plan pratique et même, dans certains cas, sur le plan des soins, à donner qu'à recevoir. Par exemple, pour ce qui est du soutien financier, 16 %
des sexagénaires et près des deux tiers des plus de 70 ans aident financièrement leurs petits-enfants. Dans toutes les économies avancées et dans presque toutes les économies en transition où l'enquête a eu lieu,
exception faite de l'Inde et de la Malaisie, les gens âgés donnent plus, sur le plan pécuniaire et pratique, qu'ils ne reçoivent.
Les septuagénaires sont les nouveaux quinquagénaires
Selon l'enquête, partout dans le monde, on est maintenant en mesure, à 70 ans, de vivre comme les générations précédentes à 50 ans. Sexagénaires et septuagénaires se sentent en bonne santé, et il n'y a que de petites différences entre eux et les gens de 40 ou 50 ans pour ce qui concerne la
maîtrise de l'existence et la qualité de vie.
Dans les économies avancées, les trois quarts (75 %) des sexagénaires se sentent en bonne ou en très bonne santé. Les plus fortes proportions de septuagénaires en bonne santé se trouvent au Canada (76 %), au Royaume-Uni (73
%) et aux Etats-Unis (72 %). Le phénomène n'est pas restreint à l'Occident. De façon générale, les économies en transition connaissent également de bons niveaux de santé.
En outre, pour aller au-delà de l'opinion sur la santé, l'enquête a relevé 11 tâches journalières que la plupart des gens accomplissent et a demandé aux personnes interrogées si elles les accomplissaient sans
difficulté. Globalement, moins de 50 % des personnes interrogées ont dit avoir de la difficulté à accomplir l'une ou l'autre des tâches indiquées.
Les personnes âgées sont le ciment des familles
La morphologie des familles évolue. Dans les économies avancées, la baisse du taux de natalité et l'allongement de la durée de vie ont entraîné une diminution de la taille de la famille en même temps qu'une augmentation du
nombre de ses membres vivants, d'où la formation de familles filiformes. Nous avons maintenant des familles allégées, regroupant de plus en plus souvent quatre ou cinq générations, chaque génération comptant de moins en moins de
personnes. Ces familles filiformes sont souvent regroupées par suite de remariages, ce qui donne des familles reconstituées.
Et d'ajouter : "Nous avons moins de frères, de soeurs et de cousins, mais plus de parents, de grands-parents et d'arrière-grands-parents vivants que jamais, ainsi que des liens de famille établis par alliance, ajoute le
professeur Harper. Alors que certains observateurs déplorent le déclin de la famille, celle-ci est en réalité florissante grâce à l'augmentation de la longévité, comme l'atteste l'enquête de la HSBC."
C'est par la famille que nous nous définissons. Partout dans le monde, sauf en Arabie saoudite, où la réponse est la religion, la majorité des gens disent que c'est par la famille qu'ils se définissent.
Pour de plus amples renseignements, rendez-vous sur le site www.ageingforum.org
Notes
1. Leur apport est de 4,2 milliards de livres en travail bénévole, 5,5 milliards de livres en impôt sur le revenu et 50 milliards de livres en soins familiaux. Ces chiffres sont fondés sur le salaire minimum et les
taux d'imposition de base. Selon les estimations de l'Oxford Institute of Ageing, au Royaume-Uni, les soins non professionnels prodigués par des personnes de 50 ans et plus totalisaient en 2006 de 19 à 75 milliards de
livres, soit de 1,51 à 5,83 % du PIB. Les soins fournis par des personnes de 60 ans et plus représentent de 11 à 50 milliards de livres, soit de 0,9 à 3,9 % du PIB, selon la méthode de calcul utilisée. En fait, la
valeur des soins peut correspondre soit au salaire minimum (actuellement de 5,35 (pnds stlg) l'heure), soit au coût unitaire moyen dans une maison de retraite (actuellement de 9,40 (pnds stlg) l'heure), soit encore au
salaire moyen gagné par les hommes et les femmes (actuellement de 12,11 et de 14,62 (pnds stlg) l'heure, respectivement). Ce calcul dépend également du fait qu'on fasse correspondre le nombre d'heures consacrées
aux soins à celui qui serait fourni par un professionnel ou qu'on considère ces heures de soins familiaux comme incluant des périodes d'accompagnement sans soins".
L'avenir de la retraite : le nouvel âge d'or v : consultez le site www.ageingforum.org
Annexe 1 - International Contribution Tables
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Heures travaillées
Personnes de plus de 60 par les personnes Contributions
ans dans la population active de plus de 60 ans fiscales
(plein temps et temps partiel) chaque année globales (GBP)
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R.-U. 3,2 M 4,2 G 5,5 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
E.-U. 11,5 M 15,3 G 9,6 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Canada 1 M 1,3 G 1 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Hong Kong 0,1 M 186 M 81,5 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Brésil 2,7 M 4,5 G 196,6 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Mexique 2 M 3,4 G 104,6 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
France 0,3 M 380 M 782,9 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Japon 7,7 M 11,1 G 7,6 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Chine 14,2 M 21,2 G 491,3 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Inde 17 M 32,4 G 1 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Singapour 0,1 M 184 M 169,3 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Arabie saoudite 0,2 M 273 M 13,9 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Malaisie 0,3 M 484 M 93,4 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Allemagne 3,3 M 4,6 G 11,4 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Russie 4,6 M 7,8 G 425,2 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Turquie 0,1 M 225 M 70,8 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Danemark 0,9 M 115 M 272,4 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Philippines 1,8 M 3,1 G 162,4 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Corée du Sud 1,2 M 2,1 G 369,3 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Taiwan 0,3 M 548 M 162,5 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Afrique du Sud 0,5 M 801 M 191,4 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Heures de travail bénévole par Contribution
les personnes de plus globale en travail
de 60 ans chaque année bénévole (GBP)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
R.-U. 776,6 M 4,2 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
E.-U. 3,7 G 9,5 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Canada 415,7 M 1,4 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Hong Kong 22,7 M 97,1 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Brésil 201,8 M 41,8 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Mexique 201 M 36,8 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
France 908,3 M 5,1 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Japon 1,6 G 4,6 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Chine 2,1 G 192,3 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Inde 1,3 G 192 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Singapour 19,4 M 156,9 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Arabie saoudite 7,8 M 15,8 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Malaisie 59,7 M 75,8 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Allemagne 1,3 G 11,3 G
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Russie 214 M 89,5 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Turquie 83,9 M 108,9 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Danemark 58,4 M 953,3 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Philippines 207,9 M 54 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Corée du Sud 304,1 M 249 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Taiwan 86,9 M 117,2 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Afrique du Sud 55,1 M 42,4 M
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
>>
Annexe 2 - Sommaire de l'enquête L'avenir de la retraite : Le nouvel âge d'or
L'accroissement du nombre de personnes âgées semble plus souvent une source de préoccupation que de réjouissance. Nous entendons parler de la crise
du financement, du rapport de dépendance, de la pression exercée sur les services de santé et du relâchement des liens familiaux - tous des facteurs censés découler de la hausse rapide du nombre de gens âgés frêles et
dépendants. Mais à quel point cette fragilité et cette dépendance sont-elles répandues dans la population mondiale vieillissante et devrait-on vraiment s'inquiéter du fait que les gens vivent plus longtemps?
Le présent rapport représente la troisième enquête mondiale annuelle de la HSBC sur les personnes âgées, le travail et la retraite. Il révèle que les sexagénaires et les septuagénaires sont d'une importance cruciale pour les
familles, les collectivités et le monde du travail. En fait, les résultats de l'enquête montrent que même si les pressions croissantes exercées sur les systèmes de santé par les personnes de plus de 80 ans peuvent susciter un
questionnement, les sexagénaires et les septuagénaires sont plus en forme, plus heureux et plus énergiques que jamais. Peut-être sont-ils plus nombreux, mais ce sont pour la plupart des adultes productifs sans qui les familles, les
collectivités et même, dans certains cas, les milieux de travail ne pourraient pas prospérer.
Les personnes âgées fournissent un apport important à la société
L'enquête de la HSBC indique que les personnes âgées sont des collaborateurs importants. Voici ce que les données montrent à propos des personnes de plus de 60 ans.
<<
- Apport à la société - le travail bénévole effectué par les personnes âgées représente des milliards de dollars dans l'économie mondiale.
- Participation à la population active - par leur travail et leurs impôts, les personnes âgées apportent leur contribution à la société et à l'économie.
- Apport à la famille - nombre de personnes âgées fournissent à leur famille et à leurs amis plus d'argent, d'aide et de soins qu'elles n'en reçoivent.
>>
Les personnes âgées peuvent faire ce qui précède parce qu'elles sont en meilleure santé et plus actives que jamais. Elles se sentent en pleine possession de leurs moyens, autonomes, et envisagent en général avec optimisme
les 20 à 30 prochaines années de leur vie. Sur le plan du bénévolat seulement, les personnes de plus de 60 ans fournissent un apport considérable à la collectivité. Parmi toutes les personnes sondées, près du tiers font du
bénévolat ou en ou déjà fait. Et chez les personnes qui font du bénévolat, plus de la moitié y consacrent une demi-journée par semaine. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni seulement, le bénévolat représente près de 23 milliards de
dollars par an. Partout dans le monde, d'importantes proportions de gens de plus de 60 ans continuent de travailler. Dans les économies en pleine maturité, entre un cinquième et la moitié des hommes et des femmes font encore
partie de la population active après 60 ans, tandis qu'aux Etats-Unis, un cinquième des personnes de plus de 70 ans travaillent encore. Dans les économies en transition, de nombreuses personnes demeurent actives après avoir
atteint 60 ans, voire 70 ans dans l'économie parallèle, bien qu'elles soient plus rares dans les secteurs modernes des services et de la fabrication. Les gens âgés procurent à leur famille et à leurs amis une quantité appréciable de
soins et de soutien, de même qu'une aide financière considérable aux jeunes membres de leur famille et de leur foyer. L'enquête de la HSBC montre que plus de personnes âgées offrent un soutien à leur famille qu'elles en reçoivent
d'elles. En fait, l'apport des personnes âgées est fondamental quant au soutien et aux soins prodigués dans les familles contemporaines.
Les familles sont unies et importantes
L'enquête de la HSBC révèle que malgré l'évolution du concept et de la nature de la famille, celle-ci est encore choisie par une écrasante majorité des répondants comme étant ce qui les définit. Par ailleurs, la plupart des
gens croient que les familles devraient être responsables de leurs membres.
Dans les économies en pleine maturité, la baisse du taux de natalité entraîne une réduction de la taille des familles. Toutefois, l'allongement de l'espérance de vie fait que chaque famille compte un plus grand nombre de ses
membres toujours vivants. Ce phénomène donne lieu à des familles "allégées" comptant un nombre croissant de générations (quatre ou cinq), lesquelles incluent de moins en moins de gens. Ces familles ont plus de liens verticaux
qu'horizontaux et peuvent être qualifiées de filiformes. On craint parfois que ces nouvelles formes de famille amènent les gens à considérer leur famille comme moins importante et à moins vouloir prendre soin des membres plus âgés
et des moins autonomes. Dans les économies en transition, on pense que la migration et d'autres transformations sociales entraîneront une baisse du soutien familial, laissant ainsi les personnes âgées fragiles plus vulnérables
et dans le besoin. Cependant, l'enquête de la HSBC sur l'avenir de la retraite montre qu'à l'échelle planétaire, les gens maintiennent des liens solides avec les autres membres de leur famille et qu'ils se sentent responsables de leur
bien-être. Partout dans le monde, on considère qu'il incombe à la famille d'offrir un soutien pratique et personnel aux personnes âgées dans le besoin, mais que l'Etat doit également fournir un soutien financier. De plus, les gens
s'identifient fortement aux membres de leur famille et croient en très grande majorité que la famille les définit en tant que personnes.
Santé, autonomie et contrôle
Partout dans le monde, les gens qui vivent dans des sociétés en pleine maturité et ceux qui font les tendances dans les économies en transition ne emblent éprouver qu'un léger déclin, le cas échéant, dans leur qualité de vie lorsqu'ils vieillissent et prennent leur retraite. L'enquête montre que les
sexagénaires et les septuagénaires se sentent généralement en bonne santé et qu'il y a peu de différences entre eux et les quadragénaires et quinquagénaires sur le plan du contrôle et de la qualité de vie. En fait, pour certaines personnes, ces éléments s'améliorent après 60 ans. Dans les pays en
transition, les personnes que nous avons interrogées, celles qui font les tendances, sont en général en meilleure santé que les populations rurales.
Toutefois, nous constatons encore qu'à l'échelle mondiale les sexagénaires et les septuagénaires mènent souvent une vie autonome et sont optimistes quant à eux-mêmes et à l'avenir. Le fait que les personnes qui vivent dans des milieux
urbains modernes en Asie, en Amérique latine et en Afrique semblent adopter des modèles de santé et de qualité de vie comparables à ceux des citoyens des économies en pleine maturité est un important indicateur de l'avènement du
nouvel âge d'or partout sur la planète. Immédiatement après la retraite, en particulier dans les économies en pleine maturité, les gens semblent éprouver un regain tant sur le plan de la santé qu'au chapitre de la qualité de vie et
des sentiments de contrôle et d'autonomie. C'est ce qu'on appelle "la prime de départ à la retraite".
Dépassement des attentes
L'expérience de la vie à la retraite, après 60 ans, dépasse presque partout les attentes, que ce soit au chapitre de la nostalgie du travail, de la sécurité financière ou du niveau de vie. Les données tirées de l'enquête de
la HSBC sur l'avenir de la retraite montrent que, loin d'être une période de misère, de pénurie et de fragilité, la vie de la plupart des sexagénaires et des septuagénaires se caractérise par une bonne santé, l'autonomie, le
contrôle et la qualité de vie. En ce qui concerne la façon dont les gens se sentent et ce qu'ils se considèrent capables d'accomplir, nous croyons que les septuagénaires d'aujourd'hui sont semblables aux quinquagénaires d'hier. De
telles conclusions ont des répercussions considérables : les sexagénaires et les septuagénaires constituent un atout précieux pour la société et non un fardeau. Les politiciens doivent en tenir compte et mettre en place des
politiques qui permettront aux personnes âgées de rester aussi actives qu'elles le désirent et le peuvent. Les employeurs doivent reconnaître la valeur des travailleurs âgés et comprendre qu'ils peuvent jouer un rôle
important sur le marché du travail. Dans les familles et dans la collectivité, les personnes âgées donnent plus qu'elles ne reçoivent. Mais les conséquences sont probablement plus importantes pour les personnes elles-mêmes. Nous
pouvons jouir dans nos vieux jours d'une vie active, saine et productive qu'il nous incombe de planifier.
Les Français et le grand âge
Depuis plusieurs années,
la FHF étudie l’évolution de cette thématique auprès
des Français. Cette année cette étude montre une perception
positive de la vieillesse mais un jugement critique sur les conditions de prise
en charge des personnes âgées dépendantes par les établissements
et les pouvoirs publics.
La vieillesse bénéficie
d’une image positive dans la société française...
· Elle signifie l’expérience
(45%), la sagesse (40%), une richesse pour la société (30%) et
dans une moindre mesure, les français associent vieillesse et charge
(23%), signe de déclin (18%) et handicap (16%).
· A noter des écarts de perception entre catégories socioprofessionnelles
et classes d’âge. Les cadres et professions libérales citent
plus souvent que la moyenne des représentations positives.
· Ce sont la dépendance et les maladies que les français
redoutent le plus à cette étape de leur vie.
...mais d’une prise en charge jugée insatisfaisante par les Français.
· 68% des Français
estiment qu’à l’heure actuelle la prise en charge des personnes
âgées par les pouvoirs publics n’est pas satisfaisante (3
points de plus qu’en 2005). Le déficit de politique publique est
aggravé d’un déficit de parole et d’information.
· 71% des répondants jugent qu’on ne parle pas assez des
problèmes de prise en charge des personnes âgées et dépendantes
(8% de plus qu’en 2005) et 59% déclarent avoir le sentiment d’être
mal informés sur les dispositifs d’aide (2 point de plus qu’en
2005).
L’image de la maison de retraite
se dégrade en 2007 : cadre de vie imparfait et financièrement
inabordable.
· 49% des Français
ont une mauvaise opinion des maisons de retraite (11% d’opinion négative
de plus qu’en 2005). Cette perception est socialement homogène
mais varie selon les classes d’âge. Les plus critiques sont les
35-49 ans et à l’inverse les 65 ans et + sont une majorité
à émettre une bonne opinion. Cette opinion est meilleure parmi
les français qui déclarent avoir dans leur entourage une personne
âgée dépendante.
· La mauvaise image des maisons de retraite s’articule autour des
craintes suivantes : tarifs trop élevés (96%), places disponibles
insuffisantes (86%), coût d’hébergement inassumable (69%).
· La maison de retraite est une solution par défaut pour les Français.
Quelque soit leur âge les Français partagent la même réticence
à l’égard de cette solution d’hébergement.
Les Français prêts à s’impliquer dans la prise en
charge des personnes âgées selon leurs moyens : du temps ou de
l’argent
Le choix des alternatives à
l’hébergement en établissement :
· 87% des Français sont prêts à consacrer du temps
à une personne âgée de leur entourage.
· 75% seraient prêts à payer une aide à domicile
pour favoriser le maintien à domicile de leur proche
· 60% prêts à prendre en charge un parent âgé
à leur domicile.
Prise en charge des frais de maison
de retraite :
· 44% des Français sont prêts à payer une place en
maison de retraite à une personne âgée de leur entourage
(17% de moins qu’il y a 2 ans).
· 24% des répondants déclarent pouvoir assumer 1500 €
de coût moyen par mois pour cet hébergement et consentent à
le payer.
· 14% se disent prêts à accueillir chez eux à titre
onéreux une personne âgée qu’ils ne connaissent pas.
Les Français choisissent la
solution dont ils ont les moyens : schématiquement les plus aisés
sont prêts à dépenser de l’argent et les foyers plus
fragiles économiquement à dépenser du temps.
Solution pour l’avenir : les
Français favorables à un financement individuel de la dépendance
· 52% des Français
estiment qu’il faut laisser à chacun la possibilité de souscrire
une assurance qui couvre le moment venu les frais liés à la dépendance.
· 32% des répondants privilégient au contraire l’augmentation
des prélèvements obligatoires et des cotisations sociales, en
d’autres termes une prise en charge de la dépendance par la solidarité
nationale.
En conclusion :
Les Français ne semblent pas prendre conscience de la montée en
puissance de la dépendance dans les années à venir mais
la considère plutôt comme un risque aléatoire (79% des Français
n’ont pas de personne âgée dans leur entourage proche). Pourtant,
la France va devoir faire face d’ici 2 ans à une augmentation considérable
et sans précédent des personnes âgées dépendantes
due à l’arrivée des papy boomer issus du pic des naissances
de l’après 1ère guerre mondiale. La position nationale face
à cet enjeu crucial de société reste ambivalente, les Français
ont une bonne image de la vieillesse mais ne sont pas prêts à la
financer ni à faire le pari de la solidarité s’ils ne sont
pas directement concernés et pourtant ils vont le devenir…
Détail de l’étude
et dossier de presse disponibles sur www.fhf.fr .
* Mention obligatoire : Enquête TNS SOFRES - Fédération
Hospitalière de France réalisée les 11 et 12 avril 2007
auprès de 1000 personnes représentatives de la population française
âgée de 18 ans et plus interrogées en face à face
à leur domicile par les réseau des enquêteurs de TNS SOFRES
** GERONT’EXPO-HANDICAP EXPO
2007 - www.gerontexpo.com
Du 22 au 24 mai 2007 - Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 7.2 - Horaires
d'ouverture : du mardi au jeudi de 9h à 18h
*** 350 millions d’euros ont
été engagés en 2006, pour la modernisation des établissements
d’accueil des personnes âgées. En 2007, 180 millions d’euros
seront à nouveau investis (sources : Ministère délégué
aux Personnes âgées.)
Sondage 2007 les français et le grand âge : images de la vieillesse, de la dépendance, du financement Document sans titre
Ce sont les plus âgés
(personnes de plus de 75 ans) qui ont l'image la plus négative de la vieillesse.
Perte d'autonomie, dépendance
: c'est la principale crainte des français par rapport à la vieillesse
(40 %). On note une grande évolution sur la question de la dépendance
par rapport au précédent sondage réalisé en février
2005. Pas étonnant quand on sait que près d'un français
sur trois (31 %) a une personne âgée dépendante dans son
entourage. Pour 21 %, il s'agit d'un parent proche : père, mère,
grands-parents.
La peur de la maladie vient en seconde position (21 %), loin devant la solitude
et l'isolement.
Les français sont 71 % à
estimer qu'on ne parle pas suffisament des personnes âgées. On
note un décalage entre la propre prise de conscience des français
et la prise en charge des pouvoirs publics. 68 % des personnes interrogées
estiment que la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs
publics ne sont pas satisfaisants. Déficit de parole associé à
un déficit d'information : 59 % se disent mal informés sur les
dispositifs d'aide ou de prise en charge.
Conscients du problème de
la prise en charge de la dépendance, les français se disent prêts
à s'impliquer. Neuf personnes sur dix donneraient du temps à une
personne âgée de leur entourage. Trois sur quatre seraient prêts
à payer une aide à domicile, et trois sur cinq à prendre
en charge leur parent âgé à leur domicile. En d'autres termers,
des alternatives à l'hébergement en établissement. La maison
de retraite continue à avoir mauvaise presse malgré les efforts
et les améliorations de la qualité des établissements.
En ce qui concerne le financement,
l'opinion se prononce majoritairement (52 %) pour un financement individuel
des dépenses liées à la dépendance chez les personnes
âgées. 32 % sont pour une augmentation des prélèvements
obligatoires et des cotisations sociales au titre de la solidarité nationale.
Ce sondage montre l'importance de
la prise de conscience en quelques années, en particulier depuis l'été
2003, des français sur la problèmatique de lé dapendance
et de son financement . On en appelle aux pouvoirs publics pour y répondre.
(* sondage réalisé le 11 et 12 avril 2007 par TNS Sofres pour
la Fédération Hospitalière de France et le Mensuel des
Maisons de retraite, auprès de 1000 personnes représentatives
de l'ensemble de la population)
Défi démographique : Bruxelles met en garde la zone euro Document sans titre
La Commission a annoncé,
lors de sa déclaration économique annuelle, que la croissance
de la zone euro avait atteint son niveau le plus élevé depuis
des années, et a conseillé aux gouvernements de tirer profit de
cette situation pour consolider leurs finances publiques et mettre en place
des réformes structurelles pour se préparer au vieillissement
de la société.
La croissance de la zone
euro a atteint 2,7% en 2006 - son taux le plus haut depuis 2000, se situant
bien au-delà de la moyenne à long terme du bloc. Dans le même
temps, le taux de chômage est tombé à 7,5% - son plus bas
niveau depuis 15 ans - et 2 millions de nouveaux emplois ont été
créés.
Le rapport recommande aux
13 pays de la zone euro de profiter à plein de cette robuste croissance
pour poursuivre leurs efforts de réduction de la dette et du déficit
public, en allant même au-delà des programmes de stabilité
pour mettre en place des réformes structurelles, notamment sur le marché
du travail et les systèmes de retarites et de santé.
Selon la déclaration
annuelle de la Commission sur l'économie de la zone euro, publiée
le 3 mai, ces bonnes performances "reflètent la reprise conjoncturelle
des politiques macro-économiques mais illustrent également les
premiers effets des réformes structurelles".
Selon le commissaire aux
affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, "les
décideurs politiques doivent battre le fer quand qu'il est chaud".
L'Europe doit notamment
trouver le moyen de faire augmenter sa croissance potentielle si elle veut être
capable de relever les défis que pose le vieillissement de sa population.
Au cours des prochaines décennies, on ne comptera plus que deux actifs
par retraité, ce qui implique, au rythme actuel, un plafonnement de la
croissance à environ 1% par an sur la période 2031-2050.
Selon les recommandations
du rapport, l'adaptation des systèmes fiscaux et l'orientation des dépenses
vers les secteurs de l'éducation et de la R&D pourraient contribuer
à l'augmentation de la productivité et du potentiel de croissance.
Enfin, le rapport engage
vivement les pays de la zone euro à prendre la tête des grandes
questions internationales afin d'aborder le problème des déséquilibres
croissants des comptes courants à l'échelle mondiale, ce qui selon
des experts pourrait conduire à une crise des marchés financiers,
entraînant une récession mondiale et perturber gravement le système
commercial international.
La vie devient-elle plus chère pour nos aînés? Document sans titre
L’indice des prix
à la consommation reflète l’évolution des prix d’un
panier de biens et de services qui est censé être représentatif
des dépenses des ménages. Ce panier n’est toutefois nécessairement
représentatif pour certains groupes de la population comme les personnes
âgées. Etant donné que les pensions sont ajustées
en fonction du coût de la vie ‘moyen’, il convient assurément
d’en tenir compte lors de la détermination des efforts en matière
d’épargne.
Cet article se penche sur la question de savoir si la vie n’est pas devenue
plus chère plus rapidement pour nos aînés en raison de leurs
habitudes de consommation. Pour l’avenir, il semble également important
de se faire une idée de la dynamiquedes prix des soins de santé
et de choses telles que le coût journalier des maisons de repos.
L’indexation des pensions à l’indice santé ne semble
procurer qu’une protection incomplète du pouvoir d’achat.
Le coût de
la vie pour nos aînés
Habitudes de consommation différentes
Le coût de la vie de nos aînés peut augmenter plus fort ou
plus faiblement que celui de la population totale étant donné
que cette catégorie d’âge se distingue par des habitudes
de consommation spécifiques. Le tableau 1 montre que ces différences
se manifestent déjà pour de très grands groupes de biens
et de services. Pourtant, des expériences anecdotiques ainsi que des
études de marketing nous apprennent que plus on considère des
groupes détaillés (par exemple dans la catégorie ‘alimentation’
: ‘margarine vs beurre’, ‘marque de la margarine’…),
plus les différences sont importantes. Les informations que nous procurent
les grandes catégories de dépenses (tableau 1) doivent dès
lors probablement être plutôt considérées comme une
estimation minimale des différences en matière de coût de
la vie.
La part de la catégorie ‘alimentation et boissons non alcoolisées’
est ainsi plus importante chez les personnes âgées (18,2%) que
pour la population totale (17,1%). Au sein de cette catégorie, il existe
indéniablement des différences considérables : les aînés
consomment ainsi moins de boissons sucrées et moins de poisson frais
et de crustacés. Hélas, des chiffres distincts pour les personnes
âgées et la population totale ne sont pas disponibles à
un tel niveau.
L’une des différences les plus frappantes porte sur les soins de
santé : chez les personnes âgées, la part des soins de santé
dans les dépenses est supérieure de 3% à celle de la population
totale. Pourtant, le tableau ne contient que la partie payée par le consommateur,
le ticket modérateur. Il est clair que les coûts de santé
vont augmenter très fortement pendant plusieurs décennies. Cette
évolution ne sera pas principalement due au vieillissement de la population,
mais bien aux progrès réalisés par la technologie médicale
et aux modifications des attentes de la population vis-à-vis du monde
médical. Il conviendra dès lors de prendre des décisions
difficiles en ce qui concerne la mesure dans laquelle ces dépenses supplémentaires
pourront/devront être absorbées par les finances publiques1. Il
va de soi que la part de cette catégorie de dépenses augmentera
encore fortement, comme elle l’a par ailleurs déjà fait
: en 1978, les tickets modérateurs relatifs aux dépenses de santé
ne s’élevaient qu’à 408 euros par ménage sur
une base annuelle, contre 1435 euros en 2004, soit une augmentation de 251%
(voir aussi tableau 2). Durant cette période, les dépenses totales
des ménages n’ont crû que de 145%.
Une autre différence
notable relative à la structure de la consommation se situe au niveau
de la part du logement et des coûts connexes : pour les personnes âgées,
cette part atteint 17,4% des dépenses, contre 14,8% pour la population
totale. En outre, le coût du logement pour nos aînés est
probablement largement sous-estimé dans ces enquêtes. L’un
des défauts de l’indice des prix à la consommation est en
effet que le prix des maisons de repos et de soins n’y est pas inclus.
Les personnes faisant partie de ménages collectifs comme les maisons
de repos et de soins n’ont pas été incorporées dans
l’enquête sur le budget des ménages non plus. Pourtant, nul
n’ignore que le coût de ces institutions ne cesse d’augmenter
: en 1992, on payait 790 euros par mois pour une chambre individuelle dans une
maison de repos, contre 1250 euros aujourd’hui. La Fédération
des Mutualités chrétiennes a encore calculé récemment
qu’il valait mieux épargner dès sa vingtième année
111 euros par mois pour être certain de pouvoir payer plus tard la facture
de sa maison de repos.
Estimation minimaliste du coût de la vie de nos aînés
Si l’on applique les données relatives à la structure de
la consommation des personnes âgées et de la population totale
aux augmentations de prix par catégorie entre 2004 (introduction du nouvel
indice) et 2006, il apparaît que durant cette période, les prix
ont augmenté de 1,9% pour la population totale et de 2,1% pour nos aînés.
Cette différence n’est pas négligeable, d’autant plus
qu’elle est indéniablement sous-estimée pour les raisons
mentionnées ci-dessus. Si les allocations telles que les pensions ne
sont qu’indexées à l’indice santé, cela entraîne
dès lors une érosion croissante du pouvoir d’achat relatif
des personnes âgées vis-à-vis de la population totale.
GRANDE BRETAGNE : La génération des baby boomers est plus riche que jamais Document sans titre
Les résultats de
l’enquête menée par Abbaye Survey indiquent que les résidants
les plus âgés du R-U ont plus d'argent que le total du produit
intérieur brut (PIB) de chaque pays sur la planète en dehors de
l'Amérique.
En fait, même si vous combinez le PIB de l'Allemagne, de la France et
d l’Angleterre, les plus de 50 ans britanniques une richesse encore supérieure
« d'un niveau sans précédent de la richesse personnelle.
« Le segment des 50+ dans nos société transforme déjà
la manière dont nous vivons et travaillons. Ils détiennent 60%
de toute l'épargne et sont responsables de plus de 40 % de la totalité
de la demande des consommateurs, » selon la société Abbaye
Survey.
« Si la richesse personnelle et la population continuent à se développer
de cette manière, les plus de 50 ans deviendront démographique
dominants. »
Abbaye calcule, si les tendances courantes continuent, que le PIB des plus de
50 ans en Grande-Bretagne rattrapera bientôt celle des Etats-Unis d’ici
2012.
Durant ces 5 dernières années la richesse personnelle des ménages
de la génération des 50+ a augmenté de 45.6 % soit plus
de £5 trillion.
Les plus de 50 ans représentent maintenant 75 % de la richesse du R-U
en et 34 % de la population.
La génération Y et les baby boomers ont des attitudes semblables en matière de technologie Document sans titre
Tandis que les baby boomers
rencontrent plus de difficultés avec la technologie que leurs enfants,
les deux générations conviennent que l’expérience
dans ce domaine est plus importante pour connaître le succès professionnel
qu’aucune connaissance en matière de technologie, selon un étude
récente.
American Express a publié une partie de l’étude qui montre
que 66 % des entrepreneurs de la génération Y se considèrent
comme spécialistes des technologies, comparé à 47 % de
boomers de bébé.
La génération Y propriétaires de leurs business (86 %)
et les baby boomers (76 %) sont d'accord avec l’étude « la
technologie est essentielle à mes affaires. » 69% des entrepreneurs
plus jeunes ont convenu que la technologie est essentielle à leurs vies
personnelles, comparé à 54 % des baby boomers.
Les deux groupes ont convenu qu'il est important de « se déconnecter
» de la technologie plusieurs fois dans la journée. 71% des répondants
de la génération Y et 74 % des boomers l’affirment.
Plus de la moitié des répondants affirment que la technologie
empiète sur leurs vies personnelles, mais est indispensable au sein de
leur entreprise (56 % de la génération Y et 58 % de celle des
boomers).
Les générations sont globalement en désaccord au sujet
de l'innovation en matière de technologie et ce, partout dans le monde.
Seulement 38 % de répondants de la génération Y disent
que les USA sont le pays le plus avancé technologiquement dans le monde.
57% des boomers pensent que les USA sont à la tête de l'innovation
technologique dans le monde.
L'étude, menée par téléphone par la recherche internationale
de communications entre les 8 mars et 23 mars, a sondé 602 propriétaires
d'entreprises de PME/PMI. La moitié des sondés avait entre 18
et 29 ans, tandis que l’autre moitié se trouvait avoir entre 42
et 64 ans.
Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? Document sans titre
La Division de la population
du Département des affaires économiques et sociales a publié
un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement: est-ce une
solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le
concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale
dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement
de la population qui résultent des taux bas de fécondité
et de mortalité.
Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995
et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays
d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie,
la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers
de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé,
élevant l’age médian de la population à des hauts
niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’age
médian augmentera de 41 ans en 2000 à 53 ans en 2050. Le rapport
de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en age
de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent
de moitié, de 4 ou 5 à 2.
Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables
et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse
fécondité (Allemagne, Etats-Unis, Fédération de
Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni)
et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas
on considère différents scénarios pour la période
1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux
d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.
Les principaux
résultats de ce rapport comprennent:
* Les projections indiquent
que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les
pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en
conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement
de la longévité. Par contre, la population des Etats-Unis augmentera
de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations-Unies indique
que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie
qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre
1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle
des Etats-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions
en 2050.
* Le déclin de la
population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement.
La fécondité peut rebondir dans les décades à venir,
mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment
dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur
prévisible.
* Tous les pays et régions
étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour
éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration,
relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour
l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration
observés dans les années 1990s suffirait à peu près
à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour
l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration
observé dans les années 1990s. La République de Corée
n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais
c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici
était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient
besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par
contre, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis pourraient conserver leur
nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont
reçu dans le passé récent.
* Les nombres d’immigrants
nécessaires pour éviter un déclin de la population totale
sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés
dans les projections des Nations-Unies. La seule exception concerne les Etats-Unis.
* Les nombres d’immigrants
nécessaires pour éviter les déclins de la population en
age de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter
les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de
la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis,
ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants
se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants
constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2050
– entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne
et de l’Italie.
* Relativement à
la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin
du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations
d’age actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année
de 6.500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6.000.
Les Etats-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1.300 immigrants
annuellement par million d’habitants.
* Les niveaux d’immigration
nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont
beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires
pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs
niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des
volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience
passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.
* En l’absence d’immigration,
on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support
potentiel en augmentant la limite supérieure de l’age actif à
environ 75 ans.
* Les nouveaux défis
posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront
le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis,
avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il
faut examiner comprennent: (a) les ages appropriés pour la retraite;
(b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de
santé pour les personnes âgées; (c) la participation à
l’activité économique; (d) les montants des contributions
des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé
des retraités; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations
internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration
de grands nombres d’immigrants récents et de leurs descendants.
On peut accéder à
ce rapport sur le site internet de la Division de la population du site de l'ONU
(http://www.un.org/esa/population/unpop.htm).
Ségolène Royal répond aux questions du manifeste pour tous les âges
Mesdames, Messieurs,
J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations
que vous représentez s’était réuni afin d’élaborer
collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à
l’élection présidentielle.
Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même
temps, à saluer l’action que mènent vos organisations au
service des personnes âgées.
Plutôt que de répondre point par point aux questions posées,
j’ai souhaité en faire la synthèse et développer
à votre intention les grands axes de la politique que je compte mener
en faveur des personnes âgées.
Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier
point : la France n’a pas encore tiré toutes les conséquences
du vieillissement de sa population.Au
demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai
volontiers une autre notion : celle de l’allongement de la durée
de la vie. Car c’est bien là que réside un des progrès
les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle
passé.
Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui
en moyenne 80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement
positive, ne se transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes
âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre
société change profondément le regard qu’elle porte
sur la vieillesse et sur le vieillissement.
Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société
véhicule parfois une image dévalorisante de la vieillesse, nos
compatriotes, pris individuellement, continuent à témoigner une
forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a
montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est
aussi sur cette solidarité intergénérationnelle, vivace
dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer pour faire évoluer
les mentalités.
Confrontée au vieillissement de la population, notre société
est face à plusieurs attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente
notamment en raison de l’absence d’associations puissantes qui puissent
régulièrement rappeler les pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un
signe du déclin de nos sociétés et un motif de charges
nouvelles importantes.
Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement
constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les
individus mais aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.
Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à
intégrer les problématiques liées au vieillissement dans
l’ensemble de nos politiques publiques : politique de santé publique,
politique d’aide à domicile, politique d’accessibilité
des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat
etc…
Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il
convient de mener une politique publique active en faveur du grand âge,
il convient parallèlement d’engager ce que vous appelez vous-même
une « politique du vieillissement ». Cela nécessite non seulement
d’appréhender globalement les problématiques liées
à l’avancée en âge mais cela doit nous permettre également
de faire prendre conscience à nos concitoyens que le vieillissement est
un processus progressif et qu’en la matière il existe aussi une
politique de prévention.
A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler
dans notre société à une forme de couperet qui séparerait
activité productive et inactivité sociale. Voici encore quelques
dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie
après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire
plus après la cessation de son activité professionnelle. Nous
sommes passés d’une époque où la retraite sonnait
le début de la fin de la vie à une époque où la
retraite constitue en réalité le début d’une nouvelle
vie. C’est toute notre société qui doit désormais
tirer les conséquences de ce phénomène heureux.
D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial
que les retraités jouent dans l’affirmation du lien social. Dans
quel état serait notre tissu associatif si les retraités ne s’y
impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence
si de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités
d’élu ? Il convient donc de valoriser ce qui doit l’être
et mener une politique permettant à un plus grand nombre de retraités
de trouver leur place et d’être utiles à une société
qui a besoin de leur expérience, de leur sagesse, de leur expertise.
Je veux mettre fin au gâchis social consistant à se passer de la
richesse de nos retraités.
Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des
organisations les représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le
rôle du Comité National des Retraités et Personnes Agées
avec pour objectif que les retraités et personnes âgées
de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.
Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan
de campagne : elle doit être présente partout dans la société.
C’est la raison pour laquelle il conviendra non seulement d’harmoniser
les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés
auprès des Conseils Régionaux.
Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant
des départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur
conseil lorsqu’il sera consulté par l’Etat. Je sais le poids
et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la Fédération
Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est
parce que les pouvoirs publics donneront aux organisations représentant
les retraités et personnes âgées la voix qui leur revient
qu’une politique contractuelle pourra se mettre en place.
Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations
dont sont victimes aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat
sera sur ce point un peu moins alarmant que celui que vous tirez.
Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment
amélioré au cours des dernières décennies même
s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte
Présidentiel, la revalorisation immédiate des petites pensions
de 5%. Je souhaite également que la place des personnes âgées
dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion
collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la
population qui a le plus recours tant aux soins libéraux qu’aux
soins hospitaliers : notre système de santé doit donc s’adapter
aux patients âgés et non l’inverse.
Cela entraîne notamment comme conséquence le développement
de la gériatrie à l'hôpital non seulement par la création
de filières gériatriques, de court et de moyen séjours
gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique
dans les
services hospitaliers. Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion
sur les conséquences du vieillissement sur l'aménagement du territoire.
Car nos territoires ne sont pas égaux face au vieillissement. Certains
départements cumulent une population jeune et un potentiel fiscal important
quand d'autres cumulent un taux important de personnes âgées et
de faibles ressources fiscales.
Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie
(APA) devait initialement être financée à 50% par l’Etat
et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé
dériver le système de telle manière depuis 2002 que les
conseils généraux financent aujourd’hui 70% des dépenses
d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité nationale
et la faculté de péréquation entre départements.
Ce constat m’amène à évoquer la question centrale
du financement de la dépendance.
Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million
de bénéficiaires, je ne crois pas utile de supprimer un système
qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il convient de l’améliorer.
Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes
âgées, en tirer un bilan d’application. Or, ce bilan, que
la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié
par le gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de
réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous
verrons alors ce qui a bien fonctionné – et de ce point de vue,
je pense que le travail accompli par les conseils généraux a été
globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.
Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles
vis-à-vis de la survenance d’une situation de dépendance
d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver
une place en maison de retraite ou une aide à domicile.
Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration
de la qualité des services.
En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la
durée du quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents.
Cette moyenne nous mettra au même niveau d’encadrement que beaucoup
de pays européens comparables et améliorera sensiblement le temps
de présence auprès des personnes âgées.
L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et
le maintien à domicile, toute une série de formules existent et
méritent d’être développées (domicile collectif,
accueil de jour, petites unités de vie…).
Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle
pour le confort des personnes âgées. La fermeture d’établissements
anciens et inadaptés sera d’autant plus aisée que chaque
fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi
que nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.
A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations,
l’Etat et les conseils généraux devra s’engager. J’ai
dans d’autres domaines évoqué le schéma « gagnant-gagnant
». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.
Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le
fonctionnement des Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà
encore une belle idée inventée par la gauche et qui depuis 2002
a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier
des charges des CLIC sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui,
réussissent.
Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin
que la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.
L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose
de théorique. Ce sont, très concrètement, des salariés
qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire et
leur humanité au service de nos aînés.
Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation
et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur
la formation continue.
Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois
les formations en alternance et de se doter de diplômes intermédiaires
(type BTS) permettant de former des cadres intermédiaires de l’action
sociale.
En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir
à coeur de soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur
social ». Peut-être faudra-t-il dans ce but adapter un certain nombre
de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés
en profite.
En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler,
comme ce fut parfois fait dans le passé, l’aide aux personnes âgées
à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent
une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi.
Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment
également par une politique dynamique en terme de rémunération
et par une baisse des temps partiels souvent bien plus subis que souhaités.
Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie
d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments
les meilleurs.
Ségolène ROYAL
Nicolas Sarkozy répond aux questions du manifeste pour tous les âges
Evolution de la
société : 5 questions
Il est évident que notre société va devoir inventer le
troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la
vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge.
C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement
de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement
de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle
formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société
qui va avec.
Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps
possible actifs et bien insérés dans la société.
J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution
est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge
leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat
multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de
succession, à l’exception des très gros héritages,
pour encourager et valoriser la générosité des seniors
qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter
les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible
en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant
des possibilités d’activité rémunérée
à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les
écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à
ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les
seniors à avoir une activité sportive régulière.
Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément
parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui
jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose
de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès,
elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux
dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il
faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi
je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter
par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir
abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité
en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe
pas.
Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il
faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises
doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus
longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à
cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même
façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions
à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions
de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et,
par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera
d’un conflit intergénérationnel.
Discrimination par l’âge : 4 questions
Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations,
évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit,
et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il
faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la
conséquence de l’échec de nos politiques économiques
et sociales.
En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui
est à l’origine de nos maux. Dans une société où
tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi,
les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir
le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif
grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation
de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre
aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.
En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire
menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas
capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer
le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens
absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui
représentent actuellement plus d’argent que le déficit de
l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux
pour qu’il soit gaspillé.
Quant à la prise en charge des personnes très âgées,
de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière
égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième
branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société
y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa
création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous
nos territoires soient préparés à faire face à cette
question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre
le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite.
Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une
civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes
âgées.
Solidarité et financements : 8 questions
La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité,
notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas
égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point
notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même
pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes
âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation.
Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre
les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.
Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite,
c’est dans un souci d’équité avec les salariés
du privé et du régime général des fonctionnaires.
C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à
l’amélioration de la situation des personnes âgées
pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25%
le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60%
le taux des pensions de réversion.
Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de
la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements
obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir
la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés.
C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers
le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies
ailleurs. C’est le but de la révision générale des
politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste
à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité
de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques
nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons
besoin.
Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à
assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent
et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication
des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter
l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà
pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire
soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de
personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat
régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes
de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier
des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps
pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé
de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper
d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire
une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service
des autres et de l’intérêt général.
Le changement démographique : une chance pour l’Europe Document sans titre
Sous le titre « Faire
du changement démographique une chance : le potentiel économique
des personnes âgées », le ministère fédéral
de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse
organise, en coopération avec la Commission européenne, les 17
et 18 avril 2007, un congrès européen à Berlin.
La ministre fédérale
de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse,
Ursula von der Leyen, et le commissaire européen à l’emploi,
aux affaires sociales et à l’égalité des chances,
Vladimír Špidla, soulignent aujourd’hui, à l’heure
où s’ouvre ce congrès, l’importance des générations
âgées pour l’Europe : « Les personnes âgées
peuvent apporter une contribution importante à la croissance et au développement
économique grâce à leurs expériences, leur engagement,
mais également à leur pouvoir économique. ».
Dans son discours, prononcé devant quelque 400 congressistes
venus de tous les pays de l’UE, Ursula von der Leyen a déclaré
: « Cet événement doit véhiculer les messages suivants
:
* Les personnes âgées
sont une richesse pour notre société. Elles ont des compétences
et des potentiels.
* Les personnes âgées ont un rôle à jouer dans notre
société – nous voulons bénéficier de leur
savoir, fruit de l’expérience, pour créer de meilleurs
rapports entre les générations, pour la croissance économique
et pour le marché de l’emploi.
* Avec la « silver economy », l’Europe peut s’ouvrir
à un marché lucratif, en pleine croissance, et créer
la tendance au niveau mondial. »
Quasiment tous les États
membres de l’Union Européenne enregistrent les mêmes développements
: le taux de natalité a baissé depuis le milieu des années
60. En 1970, le taux de natalité dans l’Union Européenne
des 25 était de 2,35, il se situe aujourd’hui à 1,52. Le
nombre d’habitants, qui est actuellement d’environ 500 millions,
va nettement baisser dans les 27 États actuels, au cours des prochaines
décennies. La catégorie des personnes en âge de travailler,
allant de 15 à 65 ans, va diminuer d’environ 50 millions, tandis
que le nombre de plus de 80 ans va plus que quadrupler. Le grand potentiel de
cette « silver economy » est attesté par une nouvelle étude
de l’Institut allemand d’études économiques (DIW).
D’après ce dernier, la génération des plus de 60
ans dispose en Allemagne d’un pouvoir d’achat de 316 milliards d’euros
– avec lequel elle réalise près d’un tiers de l’ensemble
de la consommation privée. Pour de simples raisons démographiques,
cette part atteindra 386 milliards d’euros d’ici à 2050,
représentant donc plus de 41% des dépenses totales.
L’objectif de ce congrès
de deux jours est de se pencher plus en détail sur les potentiels économiques
des personnes âgées et de poursuivre le discours transnational
en Europe. Les congressistes, issus de la politique, de l’économie,
de l’administration, des sciences et de la société civile,
échangeront leurs expériences et s’entretiendront au sujet
de stratégies relatives au changement démographique.
Le congrès présentera
des exemples pratiques venus de plusieurs États de l’Union Européenne,
qui mettent en évidence quelles chances le changement démographique
peut représenter pour la croissance économique et l’emploi.
Ces exemples montreront comment l’économie peut profiter d’une
intégration active des personnes âgées, par exemple lors
du développement de produits ou dans le conseil aux entreprises. Ils
montreront également comment les personnes âgées peuvent
profiter de bons produits et services pour gagner en qualité de vie au
soir de la vie, dès lors que les entreprises prennent en compte leurs
désirs de consommation et leurs besoins. Des experts de renom de l’économie,
de la science, de la politique et de la société, présenteront
leurs idées à ce sujet.
Le ministère fédéral
de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse,
place la présidence du Conseil de l’Union Européenne sous
l’idée phare : « Percevoir le changement démographique
comme une chance et promouvoir l’égalité des chances pour
tous dans le travail et la société ». L’axe principal
« L’expérience, c’est l’avenir : reconnaître
les chances – profiter du savoir tiré de l’expérience
– ouvrir des marchés » est soutenu par les initiatives suivantes
:
* Le Conseil Emploi,
Politique sociale, Santé et Consommateurs a adopté, le 22 février,
une résolution proposée par l’Allemagne « Chances
et défis du changement démographique en Europe : contribution
des personnes âgées au développement économique
et social ». La résolution comporte des propositions concrètes
sur la manière d’utiliser de manière ciblée les
potentiels des personnes âgées pour l’économie et
la société, pour plus de coopération et un meilleur rapport
entre les générations.
* Dans le cadre de la présidence de l’équipe, l’Allemagne,
la Slovénie et le Portugal se sont mis d’accord sur un programme
de travail assurant au « sujet du changement démographique »
une place durable à l’ordre du jour de l’Europe.
* La Commission européenne a mis en place un groupe d’experts
de haut niveau chargés de traiter des questions du changement démographique,
notamment avec l’Alliance européenne pour les familles initiée
par l’Allemagne.
On trouvera de plus amples
informations sur les axes de travail et les événements du ministère
fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes
et de la jeunesse dans le cadre de la présidence allemande du Conseil
de l’UE sur Internet sur : www.bmfsfj.de/eu
Epargne pour la génération du baby boom Document sans titre
Alors que les baby boomers attendent avec intérêt la retraite,
la recherche prouve que presque deux tiers d’entre eux (60%), particulièrement
les 55 à 64 ans, participent toujours à aider financièrement
leurs enfants, et un quart (25%) complètent également la retraite
de leurs parents.
L’étude a été menée sur un groupe représentatif
de plus de 2.000 adultes sur le thème de l'aide financière qu'elles
fournissent aux membres de famille.
Un quart (25%) des baby boomers en Grande-Bretagne, âgés de 55
à 64 ans, ont soutenu leurs parents financièrement au cours de
ces six derniers mois. De ces derniers, 11% ont aidé à couvrir
les coûts des factures quotidiennes, 12 % ont contribué à
payer les factures liées au soins ou à la maison de retraite.
Les Enfants des années 70 se reposent toujours sur leurs parents boomers
Presque 2 parents sur 3(soit 60%) ayant des enfants de plus de 25 ans ont aidé
leur enfant financièrement durant ces 6 derniers mois. Arrivent en premières
positions les remboursements de dettes (26%) et les frais liés aux petits
enfants (21%). 1 couple sur 5 (19%) de 55 à 64 ans ont également
aidé leurs enfants à couvrir les frais de liés à
leur habitation : remboursement de crédit, rénovation, etc.
Karl Elliott, le porte-parole de 3GB pour EngageMutual annonce: « Les
circonstances financières en Grande-Bretagne ont changé considérablement
au cours des cinquante dernières années. La génération
de baby boom, est concernée par les difficultés économiques
d'après-guerre, ils prennent maintenant leur retraite dans un certain
confort. Cependant, avec des augmentations continues du coût de la vie,
de l’éducation et des soins, la richesse que cette génération
a accumulé sera plus importante que celle de leurs parents.
« Avec des enfants qui accèdent maintenant à leur indépendance
financière plus tard dans la vie et des parents vivant plus longtemps,
il est important que cette génération soient préparées
à l'éventualité qu'ils soutiendront leur famille plus longtemps
qu'ils l’avaient prévu. Économiser peu mais plus souvent
peut aider à accumuler un pécule pour répondre à
ces circonstances financières changeantes. »
Nicolas Sarkozy : "réponse des questions sur le vieillissement du manifeste de "une société pour tous les âges"
Evolution de la
société : 5 questions
Il est évident que notre société va devoir inventer le
troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la
vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge.
C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement
de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement
de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle
formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société
qui va avec.
Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps
possible actifs et bien insérés dans la société.
J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution
est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge
leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat
multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de
succession, à l’exception des très gros héritages,
pour encourager et valoriser la générosité des seniors
qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter
les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible
en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant
des possibilités d’activité rémunérée
à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les
écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à
ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les
seniors à avoir une activité sportive régulière.
Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément
parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui
jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose
de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès,
elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux
dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il
faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi
je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter
par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir
abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité
en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe
pas.
Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il
faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises
doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus
longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à
cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même
façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions
à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions
de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et,
par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera
d’un conflit intergénérationnel.
Discrimination par l’âge : 4 questions
Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations,
évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit,
et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il
faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la
conséquence de l’échec de nos politiques économiques
et sociales.
En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui
est à l’origine de nos maux. Dans une société où
tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi,
les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir
le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif
grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation
de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre
aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.
En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire
menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas
capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer
le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens
absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui
représentent actuellement plus d’argent que le déficit de
l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux
pour qu’il soit gaspillé.
Quant à la prise en charge des personnes très âgées,
de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière
égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième
branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société
y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa
création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous
nos territoires soient préparés à faire face à cette
question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre
le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite.
Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une
civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes
âgées.
Solidarité et financements : 8 questions
La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité,
notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas
égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point
notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même
pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes
âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation.
Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre
les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.
Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite,
c’est dans un souci d’équité avec les salariés
du privé et du régime général des fonctionnaires.
C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à
l’amélioration de la situation des personnes âgées
pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25%
le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60%
le taux des pensions de réversion.
Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de
la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements
obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir
la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés.
C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers
le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies
ailleurs. C’est le but de la révision générale des
politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste
à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité
de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques
nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons
besoin.
Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à
assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent
et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication
des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter
l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà
pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire
soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de
personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat
régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes
de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier
des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps
pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé
de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper
d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire
une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service
des autres et de l’intérêt général.
La retraite dans le monde ou le choc des cultures
AXA publie les résultats
de son baromètre annuel sur la retraite. Dans seize pays du monde2, 11
590 personnes actives et retraitées ont été interrogées.
Les actifs ont donné leur vision de la retraite et les retraités
se sont exprimés sur la réalité de leur statut. Des résultats
très contrastés.
Même si toutes les
nations du monde sont concernées par le vieillissement de leur population
(en 2050, le tiers de la population
des pays industrialisés aura 60 ans et plus), toutes n’ont pas
le même rapport social et culturel à la retraite.
D’un point de vue
financier, en revanche, toutes les populations interrogées sans exception
réalisent qu’elles n’ont pas d’autre choix que de se
prendre aussi en charge individuellement.
UN RAPPORT CULTUREL
A LA RETRAITE DIFFÉRENCIÉ
Les actifs prévoyants
s’organisent de 28 à 37 ans
Le pourcentage d’actifs
ayant déjà commencé à préparer sa retraite
varie considérablement d’un pays à l’autre : 85% aux
Etats-Unis, 66% en Allemagne, 49% en France, 37% en Italie et seulement 16%
au Japon. Chez ces actifs prévoyants, l’âge de préparation
de la retraite varie de 28 à 37 ans. Les plus précoces sont les
Britanniques qui s’y consacrent dès 28 ans, soit neuf ans plus
tôt que les Chinois. Entre ces deux extrêmes, les Anglo-saxons commencent
à épargner en moyenne vers 30 ans, les Européens vers 32
ans et les Asiatiques vers 36 ans.
Néanmoins, l’âge
de préparation de la retraite est plus homogène chez les actifs
d’aujourd’hui qu’il ne l’a été chez leurs
aînés (de 30 ans pour les retraités italiens à 55
ans pour les retraités japonais).
Le montant épargné
mensuellement par les actifs représente entre 13 et 64% du revenu actuel
des retraités
13% pour la France, 64%
pour la Chine : le rapport entre l’épargne retraite constituée
par les actifs et le revenu actuel des retraités varie très sensiblement
d’un pays à l’autre. En Allemagne, le rapport est de 14%.
Dans les autres pays, il oscille entre 17% pour la Belgique et 25% pour le Royaume-Uni.
Pour l’Australie, le taux s’élève à 37%.
On aborde la retraite
de façon plus ou moins sereine
C’est sans conteste
dans les pays anglo-saxons et en France que l’on vit le mieux son statut
de retraité : 78% à 82% d’images positives associées.
En revanche, un tiers à
un quart des retraités chinois, japonais, espagnols et italiens vivent
mal leur nouveau statut social.
UN RAPPORT SOCIAL
A LA RETRAITE DIFFERENCIÉ
Un différentiel
de 9 ans pour l’âge supposé de départ en retraite
Si les actifs chinois pensent
partir à la retraite à 55 ans pour la Chine, les actifs américains
s’attendent à prendre leur retraite à 64. En matière
d’âge de départ à la retraite, les actifs sont loin
d’être logés à la même enseigne. En Europe,
c’est en Espagne et en Allemagne que l’on pense devoir travailler
le plus longtemps (63 ans) ; en Belgique et en France que l’on suppose
devoir travailler le moins longtemps (61 ans).
Aux Etats-Unis, il existe
un écart de six années entre l’âge de départ
en retraite des retraités et l’âge auquel les actifs pensent
réellement pouvoir partir à la retraite. Cet écart est
de 4 ans pour l’Italie et l’Australie ; de trois ans pour l’Allemagne
et le Royaume-Uni et de 2 ans seulement pour la France et le Canada. Cet écart
reflète les politiques plus ou moins interventionnistes développées
par les Etats pour minorer les effets du vieillissement des populations et programmer
le financement des retraites sur le court terme. La France, le Canada et la
Belgique figurent à la marge de cette tendance mondiale.
La retraite avant
l’âge minimum légal ?
34% des retraités
français sont partis en retraite avant l’âge minimum légal.
C’est, avec l’Italie, le plus faible taux de départ par anticipation
enregistré. Dans les autres pays du monde, hors Asie, plus d’un
retraité sur deux est parti en retraite avant l’heure.
Les plus coutumiers du fait
sont les Anglo-saxons, notamment les Canadiens (concernés à 80%),
les Américains (68%) et les Australiens (65%).
Un âge limite
pour travailler ?
La perception d’un
âge limite pour travailler s’échelonne de 56 à 69
ans. En Europe comme en Asie, actifs et retraités pensent que l’on
est apte à travailler jusqu’à 63-64 ans en moyenne ; les
Anglo-saxons mettent la barre à 67-68 ans en moyenne. En Chine, en Italie
et en Allemagne, on est plus critique sur les capacités des plus de 65
ans à fournir un travail de qualité que dans le reste du monde.
Le travail des retraités
Bien que de plus en plus
d’actifs envisagent de travailler au cours de leur retraite, c’est
en Europe que les retraités travaillent le moins (et que les actifs envisagent
le moins de travailler une fois à la retraite), particulièrement
en France, où seuls 4% des retraités exercent une activité
rémunérée, soit 4 fois moins qu’au Canada, aux Etats-Unis
ou encore en Chine. Le Japon détient le record en matière de travail
des retraités avec un taux de 50% !
D’ailleurs, c’est
également en Europe qu’actifs comme retraités sont le plus
farouchement opposés à l’augmentation de l’âge
limite de départ en retraite. Sur ce point, les Français sont
les plus nuancés avec un taux d’acceptation de 52 %.
FINANCEMENT DES
RETRAITES : COMMENT LES ACTIFS ANTICIPENT L’AVENIR
Il est loin le
temps de l’Etat Providence
Plus de 70% des populations
interrogées associent la retraite à une baisse de revenu, Français,
Allemands et Japonais étant les plus pessimistes (à 85%), en particulier
du côté des retraités.
Hors Royaume-Uni et Allemagne,
les Européens considèrent à plus de 50% que le montant
de leur retraite est ou sera insuffisant. Une situation qui se vérifie
quand on compare les revenus de retraite des retraités et les besoins
mensuels de leur foyer. En France, en Italie, en Belgique et en Espagne, les
retraités estiment qu’il leur manque environ 250 euros pour «
boucler les fins de mois ».
Au Royaume-Uni, en Italie
et en Allemagne, un tiers des actifs estime que le système de retraite
de son pays est en crise.
Vers un équilibre
public-privé
Dans tous les pays, les
populations s’attendent à une réforme de la retraite ; pour
plus de 80% des sondés, elle induira d’abord une augmentation du
nombre d’années travaillées, et, pour 70% des personnes
interrogées, une réduction du montant de la retraite publique.
Sur ces questions, Italiens et Espagnols, qui sont parmi les plus confiants
dans le rôle de l’Etat, sont plus optimistes que la moyenne.
Si les Européens
restent traditionnellement plus attachés que les Anglo-saxons à
la prépondérance de l’Etat sur l’individu dans le
financement des retraites, les nouvelles générations tous pays
confondus s’accordent à penser que l’avenir des retraites
est désormais aussi une question de responsabilité individuelle.
Résultats de l’enquête
disponibles sur demande ou sur www.retirement-scope.axa.com
Baby Boomers – ils suivent la voie du Télétravail Document sans titre
Ils méritent pourtant
cette retraite, mais l’idée de ne plus rien faire de constructif
les désoriente. Pour certains le vide peut être comblé par
du bénévolat ou de l’humanitaire. Pour d'autres une rémunération
est nécessaire pour satisfaire ce sentiment d’accomplissement.
L’objectif de commencer une nouvelle carrière, de se mettre à
son compte, ou de s’intéresser à Internet, commence à
devenir de plus en plus séduisant pour la génération des
baby boomers et pour certains, le rythme du travail domicile représente
un alternative afin de continuer à rester actifs pendant la retraite.
Les personnes peuvent sélectionner et choisir le nombre d’heures
travaillées par semaine. Ils peuvent décider de l’effort
qu’ils sont prêts à fournir. La plupart activités
travaillées du domicile donnent l'avantage de pouvoir voyager tout en
continuant à travailler grâce aux ordinateurs portables.
La chose la plus importante n'est pas combien d'argent la nouvelle entreprise
dégage ou combien d'heures lui sont consacré, mais le sentiment
de l'accomplissement obtenu de produire un nouveau business et d'être
une force productive.
Cette alternative oblige à avoir confiance en soi-même. La génération
des baby boomers en est dotée, elle croit en ses capacités et
représente un force de compétence très importante aujourd’hui
dans le monde du travail.
"Inciter" les Français à "s'assurer contre le risque dépendance"
"Le nombre de personnes
de plus de 85 ans va passer de 1,1 à 1,9 million en dix ans", rappelle
M. Bas, qui doit publier ce mardi un rapport sur le financement de la dépendance
rédigé par Hélène Gisserot. Or le coût moyen
des prix de journée dans les maisons de retraite "représentent
en moyenne 1.500 euros par mois, alors que le revenu moyen des plus de 80 ans
se situe à 1.200 euros", souligne le ministre. Face au défi
du financement de la dépendance, M. Bas propose "de diminuer de 25%
le reste à charge des familles". "Il faut concentrer cet effort
de solidarité sur les classes moyennes, qui ne bénéficient
ni des systèmes d'aide sociale, ni des exonérations fiscales",
précise-t-il, à un mois de l'élection présidentielle.
Parallèlement, ajoute le ministre, "en complément
des financements solidaires, nous devons inciter davantage nos compatriotes
à s'assurer contre le risque dépendance". Selon lui, il faut
améliorer les incitations fiscales à l'acquisition de couvertures
complémentaires, mais aussi "mobiliser davantage le patrimoine des
personnes âgées, via le nouveau mécanisme du viager hypothécaire
ou encore via l'assurance-vie pour financer des prestations dépendance".
Dans tous les pays, les actifs épargnent de plus en plus tôt Document sans titre
Dans toutes les régions du monde, les actifs qui épargnent
pour leur retraite commencent de plus en plus tôt, avec toutefois des écarts
considérables selon les pays, l'âge moyen de préparation variant
entre 28 et 37 ans, relève un baromètre Axa publié jeudi22
mars.
Les actifs britanniques sont les plus prévoyants, l'âge moyen
de préparation à la retraite étant de 28 ans, quand la
moyenne européenne est de 32 ans.
Les actifs asiatiques commencent, eux, vers 36 ans, précise l'étude.
Les retraités actuels avaient commencé à épargner
plus tard, l'âge moyen variant selon les pays entre 30 ans (Italie) et
55 ans (Japon).
85% des actifs américains ont déjà commencé à
épargner pour leur retraite, contre 66% en Allemagne, 49% en France,
37% en Italie et seulement 16% au Japon.
Le montant épargné mensuellement par les actifs représente
13% en France, 25% au Royaume-Uni, 37% en Australie, et 64% en Chine. L'étude
note par ailleurs que "de plus en plus d'actifs envisagent de travailler
au cours de leur retraite". Pour l'heure, c'est en Europe qu'ils travaillent
le moins, et notamment en France, où seuls 4% des retraités exercent
une activité rémunérée, contre 12% aux Etats-Unis
et un taux record de 50% au Japon.
En 2050, le tiers de la population des pays industrialisés aura 60 ans
et plus, rappelle l'assureur. Ces données sont issues du 3e baromètre
Axa de la Retraite, une étude menée par le groupe GFK du 30 août
au 8 septembre, dans 16 pays dont huit pays européens, auprès
d'un échantillon de 11.590 actifs et retraités.
Suisse : Le pays de l’héritage
En Suisse, les sommes léguées
par les hommes sont supérieures d’un cinquième à celles
léguées par les femmes. La fréquence et le volume des héritages
y sont supérieurs à ceux de l'étranger. L'héritage
y est considéré comme une affaire privée, d’ordre familial,
et non comme un problème d’équité sociale. Tels sont
les principaux résultats d'une étude sur l’héritage
réalisée dans le cadre du Programme national de recherche «L’enfance,
la jeunesse et les relations entre générations dans une société
en mutation» (PNR 52).
En Suisse, le volume des héritages s’est élevé
à 28,5 milliards de francs en l’an 2000. A lui seul, ce chiffre
montre l’importance de l’héritage pour l’économie
nationale. Mais ce phénomène joue également un rôle
essentiel au niveau individuel. En effet, les deux tiers des Suissesses et des
Suisses ont déjà hérité ou vont hériter.
Cependant, il n’existait jusqu’à présent aucune étude
empirique sur cette thématique en Suisse. Heidi Stutz, Tobias Bauer et
Susanne Schmugge du Bureau d'études de politique du travail et de politique
sociale (BASS) présentent aujourd’hui une analyse socio-économique,
réalisée dans le cadre du Programme national de recherche «L’enfance,
la jeunesse et les relations entre générations dans une société
en mutation» (PNR 52), se fondant entre autres sur des données
de l'administration des contributions de Zurich et sur un sondage effectué
auprès de la population. Les sommes léguées par les hommes
sont supérieures d’un cinquième à celles que lèguent
les femmes. De plus, les hommes procèdent plus fréquemment à
des donations, dont les montants sont par ailleurs beaucoup plus élevés.
Dans la génération qui transmet actuellement son héritage,
il semblerait que les anciens règlements discriminatoires du droit matrimonial
et du droit du divorce se fassent encore sentir. Du côté des légataires
et des donataires, les écarts entre sexes sont faibles. Les fils ne sont
pas systématiquement privilégiés. Les différences
constatées se situent essentiellement au niveau des transmissions d’entreprises.
En Suisse, la fréquence des héritages et leur
volume sont supérieurs à ceux de l’étranger. Le volume
global atteint plus de six pour cent du produit national brut. Cette valeur
est deux fois plus élevée par exemple qu'en Allemagne. Cet écart
ne s'explique pas uniquement par l’existence de fortunes privées
plus importantes. Dans la Suisse épargnée par la seconde guerre
mondiale, les héritages se sont poursuivis de manière plus continue
que dans les pays voisins. Les générations, notamment les plus
âgées, dont la fortune a déjà été léguée
ou va l’être sont donc plus riches.
L’héritage est une affaire de famille. La majeure
partie de la somme léguée demeure au sein de celle-ci: 58 pour
cent reviennent aux enfants, 15 pour cent à la conjointe ou au conjoint
et à d’autres membres de la famille. Six pour cent sont légués
à des personnes extérieures à la famille et quatre pour
cent, à des organismes d'utilité publique. Pour les questions
d’héritage, les points de vue sont souvent ambivalents, notamment
sur la question de savoir si les personnes âgées peuvent dépenser
librement leur fortune ou s’il existe une obligation morale de laisser
un héritage à ses descendants. La plupart des gens se prononce
en faveur de la liberté de dépenser sa fortune: il n'existe pas
de droit à l'héritage, bien que parallèlement, le legs
soit considéré comme souhaitable. Pour la répartition de
l’héritage entre les enfants, c’est la norme qui prévaut,
à savoir l’égalité des parts. L’attitude relativement
critique à l’égard de l’impôt sur les successions
montre que l’héritage est davantage considéré comme
une affaire de famille que comme un problème d’équité
sociale. Le regard porté sur les écarts de fiscalité importants
entre les cantons est lui aussi critique. La majorité de la population
pourrait se rallier à une solution unifiée au niveau fédéral.
Du fait de l’allongement de l’espérance de
vie, l’héritage entraîne des bouleversements dans la structure
des générations. Les fortunes sont de plus en plus concentrées
dans la génération des retraités. Alors qu’en 1980
plus des deux tiers des héritages revenaient à des personnes de
moins de 55 ans, cette proportion ne sera plus que d’un tiers en 2020.
Pour la plupart d’entre elles, les héritages ne contribuent cependant
pas à la prévoyance vieillesse. Ils sont répartis de manière
bien trop inégale pour cela. La moitié des légataires,
auxquels reviennent les plus petits héritages, se partage deux pour cent
de la somme totale alors que les dix pour cent qui reçoivent les plus
gros héritages s’en partagent les trois quarts. «On donne
à ceux qui ont déjà», tel est le principe selon lequel
s’effectue de manière générale la répartition.
Parallèlement, et même s’ils sont petits en comparaison avec
la fortune des personnes les plus aisées, les héritages sont importants
pour les couches de population les plus pauvres. Pour elles, ils sont souvent
l’unique possibilité d’accéder à un quelconque
patrimoine. Exception faite du sommet de la pyramide des fortunes, les héritages
ne sont pas le facteur dominant dans le contexte de la transmission de l’inégalité
sociale d’une génération à une autre. Le niveau de
formation et les attentes, transmises au sein de la famille, à l’égard
de sa propre vie jouent ici un rôle beaucoup plus important.
Publication:
Heidi Stutz, Tobias Bauer, Susanne Schmugge: Erben in der Schweiz. Eine Familiensache
mit volkswirtschaftlichen Folgen (Hériter en Suisse – Une affaire
de famille avec des conséquences sur l’économie nationale).
Edition Rüegger, Zurich 2007.
Réponse des principaux candidats aux questions des organisations signatiares du manifeste pour tous les âges: Ségolène Royal
Mesdames, Messieurs,
J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations
que vous représentez s’était
réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à
l’attention des candidats à
l’élection présidentielle.
Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même
temps, à saluer l’action
que mènent vos organisations au service des personnes âgées.
Plutôt que de répondre point par point aux questions posées,
j’ai souhaité en faire la
synthèse et développer à votre intention les grands axes
de la politique que je compte
mener en faveur des personnes âgées.
Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier
point : la
France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement
de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai
volontiers une autre
notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est
bien là que réside un
des progrès les plus formidables que notre société ait
connu au cours du siècle passé.
Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui
en moyenne
80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive,
ne se
transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées
et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre
société change
profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le
vieillissement.
Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société
véhicule parfois une
image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement,
continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre
de nos anciens comme l’a
montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est
aussi sur cette
solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays,
qu’il convient de s’appuyer
pour faire évoluer les mentalités.
Confrontée au vieillissement de la population, notre société
est face à plusieurs
attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente
notamment en raison
de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement
rappeler les
pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un
signe du
déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles
importantes.
Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement
constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les
individus mais
aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.
Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à
intégrer
les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble
de nos politiques
publiques : politique de santé publique, politique d’aide à
domicile, politique
d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation
de l’habitat
etc…
Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il
convient de mener une
politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement
d’engager
ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement
». Cela nécessite
non seulement d’appréhender globalement les problématiques
liées à l’avancée en âge
mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à
nos
concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en
la matière il
existe aussi une politique de prévention.
A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler
dans notre société à une
forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité
sociale. Voici encore
quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie
après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire
plus après la
cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés
d’une époque où la
retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque
où la retraite constitue
en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est
toute notre société qui doit désormais
tirer les conséquences de ce phénomène heureux.
D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial
que les retraités jouent dans
l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu
associatif si les retraités
ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence
si
de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu
? Il convient donc de
valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à
un plus grand nombre
de retraités de trouver leur place et d’être utiles à
une société qui a besoin de leur
expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au
gâchis social
consistant à se passer de la richesse de nos retraités.
Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des
organisations les
représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité
National des
Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités
et personnes âgées
de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.
Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan
de campagne : elle doit
être présente partout dans la société. C’est
la raison pour laquelle il conviendra non
seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition
des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés
auprès
des Conseils Régionaux.
Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant
des
départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur
conseil lorsqu’il sera
consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations
comme la C.F.R, la
Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres
encore. C’est parce que les
pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités
et
personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique
contractuelle pourra se
mettre en place.
Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations
dont sont victimes
aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce
point un peu moins alarmant
que celui que vous tirez.
Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment
amélioré au cours des
dernières décennies même s’il reste encore beaucoup
de chemin à faire.
Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte
Présidentiel, la
revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également
que la
place des personnes âgées dans le système de santé
fasse l’objet d’une réflexion
collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la
population qui a le plus
recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre
système de santé doit
donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.
Cela entraîne notamment comme conséquence le développement
de la gériatrie à
l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques,
de court et de moyen
séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une
culture gériatrique dans les
services hospitaliers.
Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences
du
vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne
sont pas égaux
face au vieillissement. Certains départements cumulent une population
jeune et un
potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes
âgées et de faibles ressources fiscales.
Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie
(APA) devait initialement être
financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils
généraux, la droite a laissé dériver
le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux
financent
aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant
le champ de la solidarité
nationale et la faculté de péréquation entre départements.
Ce constat m’amène à évoquer la question centrale
du financement de la
dépendance.
Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million
de bénéficiaires, je ne
crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche
qu’il
convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse,
avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes
âgées, en tirer un bilan
d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a
jamais été publié par le
gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de réunir
les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous
verrons alors ce qui a
bien fonctionné – et de ce point de vue, je pense que le travail
accompli par les
conseils généraux a été globalement bon –
et ce qui nécessite d’être amélioré.
Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles
vis-à-vis de la survenance d’une
situation de dépendance d’un parent s’ajoute l’angoisse
de ne pas pouvoir trouver une
place en maison de retraite ou une aide à domicile.
Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration
de la qualité
des services.
En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la
durée du
quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents. Cette moyenne nous
mettra au
même niveau d’encadrement que beaucoup de pays européens
comparables et
améliorera sensiblement le temps de présence auprès des
personnes âgées.
L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et
le maintien à domicile,
toute une série de formules existent et méritent d’être
développées (domicile collectif,
accueil de jour, petites unités de vie…).
Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle
pour le confort des
personnes âgées. La fermeture d’établissements anciens
et inadaptés sera d’autant
plus aisée que chaque fermeture sera gagée par une création
nouvelle. C’est ainsi que
nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.
A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations,
l’Etat et les
conseils généraux devra s’engager. J’ai dans d’autres
domaines évoqué le schéma
« gagnant-gagnant ». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.
Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le
fonctionnement des
Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà encore une
belle idée
inventée par la gauche et qui depuis 2002 a été laissée
en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier
des charges des CLIC
sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui, réussissent.
Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin
que
la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.
L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose
de théorique. Ce sont, très
concrètement, des salariés qui à domicile ou en établissement
mettent leur savoir-faire
et leur humanité au service de nos aînés.
Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation
et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur
la
formation continue.
Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois
les formations en
alternance et de se doter de diplômes intermédiaires (type BTS)
permettant de former
des cadres intermédiaires de l’action sociale.
En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir
à coeur de
soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur social ».
Peut-être faudra-t-il dans ce
but adapter un certain nombre de dispositions en matière de Validation
des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés
en profite.
En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler,
comme ce fut parfois fait dans
le passé, l’aide aux personnes âgées à des
« petits boulots ». Ces métiers nécessitent
une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi.
Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment
également par une politique
dynamique en terme de rémunération et par une baisse des temps
partiels souvent
bien plus subis que souhaités.
Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie
d’agréer, Mesdames,
Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Ségolène ROYAL
A l’attention des
Organisations signataires
du Manifeste pour tous les âges
le programme FLARE : Future Leaders of ageing research in Europe
qu'est ce que l e programme FLARE?
FLARE financera des projets de recherche portant sur des domaines de la recherche
sur le vieillissement de nature interdisciplinaire (ou multidisciplinaire) et
se positionnant dans un cadre international.
Le programme doit donner la possibilité à de jeunes chercheurs
ayant obtenu leur doctorat en France ou dans un autre pays européen de
conduire un projet de recherche dans le cadre d’un cursus post doctoral
d’une durée maximale de trois années.
Les chercheurs sélectionnés recevront des fonds - 150 000 €
sur trois années - pour conduire une recherche indépendante sur
un sujet qui devra s’inscrire dans l’un des champs proposés
par les organisations parties prenantes de l’appel d’offre.
Le centre d’accueil (de support) sera soit une Université soit
un centre de recherche d’un des pays partenaires de FLARE.
Une partie du cursus - de 6 (mini) à 12 mois (maxi)- devra nécessairement
être accomplie dans un ou deux centres de recherche situés dans
un autre pays mais faisant partie de l’UE (EU 25 et associés).
2. Qui est à son initiative ?
Le programme FLARE a été défini et engagé en 1984
dans le cadre du projet ERA-AGE, financé par la Commission européenne
pour promouvoir le développement d'une stratégie communautaire
pour la recherche sur le vieillissement afin de :
- Faciliter la coordination entre les programmes de recherche en cours et la
diffusion des savoirs.
- Promouvoir des recherches interdisciplinaires entre les pays.
- Partager les bonnes pratiques dans la coordination et la gestion des programmes
de recherche dans le domaine du vieillissement.
- Favoriser la définition - au niveau européen - de priorités
pour la recherche dans le domaine du vieillissement et veiller à leur
prise en compte par les procédures de financement nationales et/ou régionales.
- Contribuer à casser les barrières entre les programmes de recherche,
les politiques et les pratiques sociales de telle sorte que la société
puisse bénéficier rapidement des résultats de ces travaux.
Le projet ERA-AGE compte douze pays partenaires qui représentent des
institutions publiques ou des organismes qui financent et coordonnent des programmes
nationaux de recherche : Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël,
Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume Uni, Roumanie, Suède.
3. Pourquoi a-t-il été lancé ?
Pour comprendre et traiter les phénomènes d’allongement
de la durée de vie et du vieillissement qui en résultera, les
compétences de plusieurs champs scientifiques devront être mobilisées.
Le consortium ERA-AGE a considéré que la formation multidisciplinaire
de jeunes chercheurs sur une base internationale constituait un objectif prioritaire
de manière à former des experts dotés de larges compétences.
Huit pays - Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël, Luxembourg,
Roumanie, Royaume Uni, Suède – ont donc décidé de
lancer FLARE, avec pour objectifs de :
- Stimuler en Europe les coopérations interdisciplinaires dans le domaine
des recherches sur le vieillissement de manière à contribuer à
la construction d’un espace de recherche européen.
- Offrir aux jeunes chercheurs des opportunités de développer
leur carrière tout en acquérant des compétences pluri ou
interdisciplinaires
- Combler les lacunes de la recherche sur le vieillissement européenne
en renforçant des équipes inter ou multidisciplinaires et en mettant
en relation des chercheurs post doc. avec les équipes scientifiques et
les centres de recherche leaders
- Renforcer la communication, la coopération et la mise en réseau
de ce domaine de recherche.
4. Les thèmes retenus proposés par les partenaires français
de FLARE
La CNAV et la CNSA ont décidé le financement de trois allocations.
Les thèmes de recherche devront porter soit sur les déterminants
de l’âge de prise de retraite (une allocation) soit sur la dépendance
et la perte d’autonomie (deux allocations).
5. Les critères d’éligibilité des candidats
et des projets
- Les candidats doivent être de jeunes chercheurs post-doc travaillant,
depuis moins de six ans, dans le domaine du vieillissement ou dans le domaine
au sens large de la retraite et des trajectoires de fin d’activité,
selon l’appel d’offre.
- Les projets doivent concerner la recherche sur le vieillissement et doivent
correspondre à une approche multi ou interdisciplinaire.
- Quelle que soit leur nationalité, les chercheurs devront conduire la
majeure partie de leurs travaux dans un pays participant au programme.
- Les projets devront être rédigés en anglais.
- Ils devront être réalisés entre le 1/01/2008 et le 31/12/2010.
- Au cours de ces trois années, le projet doit comporter une période
de mobilité de 6 à 12 mois dans une institution d’accueil
travaillant sur un domaine de recherche différent (ou une discipline
différente) dans un pays différent.
- Les dossiers de candidature devront comporter le nom des institutions de recherche
qui l’accueilleront et dont l’une d’entre elle au moins devra
être une institution de recherche européenne travaillant dans le
domaine du vieillissement (Europe des 25 plus pays associés).
- L’institution d’accueil proposée devra être agréée
comme éligible par l’organisme finançant le programme.
- Les candidats doivent présenter leur projet (objectifs de recherche,
méthodologie, activités …) dans le cadre des formulaires
du programme FLARE (cf. annexes).
- L’Institution d’accueil devra manifester par écrit le soutien
qu’il apporte au projet.
- Les établissements d’accueil (national et à l’étranger)
devront s’engager à procurer les moyens nécessaires (locaux,
équipement, frais de fonctionnement).
- Le sujet de recherche du jeune chercheur devra être cohérent
avec les caractéristiques de l’établissement et l’Institution
devra prouver qu’il a la volonté et les moyens d’intégrer
le candidat dans une équipe de recherche multidisciplinaire travaillant
dans le domaine du vieillissement.
Une liste - non-exclusive - des instituts ou organismes de recherche travaillant
sur le vieillissement peut être consultée sur le site Internet
d’ERA-AGE : www.shef.ac.uk/era-age
6. Critères de sélection des projets.
- Qualité scientifique et intérêt méthodologique
du projet et du programme de recherche dans lequel il s’insère.
- Intérêt et originalité du projet et du programme de recherche
au regard de l’existant.
- L’excellence scientifique du candidat (travaux antérieurs et
distinctions obtenues, publications dans revues scientifiques, …
- Notoriété nationale et internationale des institutions d’accueil.
- Qualité de l’intégration du projet dans le programme de
travail des organismes d’accueil.
- Degré d’interdisciplinarité ou de multidisciplinarité
du projet.
7. Les dossiers de candidature
Chaque candidat ne peut soumettre qu’un seul dossier.
Les dossiers doivent utiliser les formulaires disponibles (en annexes) :
• Form Main Part : cette fiche doit comporter la description du projet
• Une annexe 1 : à signer par les responsables scientifique et
administratif de l’institution d’accueil, elle correspond à
la déclaration de l’employeur d’accueillir et soutenir le
porteur du projet et énonce les conditions de cette intégration
au sein de l’établissement.
• Une annexe 2 : à signer par les responsables scientifique et
administratif de l’autre institution d’accueil, elle correspond
à la déclaration de l’employeur de recevoir le candidat
pour une période de 6 à 12 mois et précise ses conditions
de travail.
• Deux lettres (maxi) à de recommandation
Les dossiers doivent comporter une version papier (sans reliure) et une autre
électronique.
Le descriptif du projet ne devra pas excéder 15 pages. Vingt copies (format
A4), imprimés recto-verso devront être fournies en même temps
qu’une version électronique (version PDF - éventuellement
RTF - sur CD-ROM).
Afin de faciliter le traitement des dossiers, les éléments du
dossier doivent pouvoir être lus, copiés et reproduits sans obstacle.
Les candidats doivent fournir séparément une copie de leur thèse
et un CV.
8. Procédure de sélection
L’appel d’offre est ouvert simultanément dans tous les pays
partenaires. Les règles générales et le cadre d’ensemble
définis dans ce document sont identiques dans tous les pays participants.
8.1. La CNAV collectera les candidatures correspondant aux thèmes de
recherches définis ci-dessus (âge de la retraite et dépendance)
et, après un premier examen concernant leur éligibilité,
transmettra les dossiers au comité de gestion d’administration
du programme.
Les candidats recevront un accusé de réception de leur dossier
dans délai de trois jours ouvrables après la transmission de leur
dossier.
8.2. Traitement des dossiers
- Dans une première étape, l’éligibilité
des dossiers sera vérifiée par le comité de gestion du
programme FLARE.
- Les candidatures seront ensuite évaluées par un jury international
composé d’experts représentant les différentes disciplines
qui contribuent aux recherches sur le vieillissement. Le jury appréciera
tous les dossiers qui lui auront été transmis. Il explicitera
son appréciation pour chaque proposition sur la base de ses discussions
et des évaluations préliminaires.
Des représentants des organisations finançant le programme aideront
le jury dans son travail, pourront participer à ses réunions et
l’assister dans la préparation de ses appréciations finales.
- Tous les candidats recevront un retour écrit à leur projet.
- Les résultats de l’évaluation ainsi que les commentaires
relatifs à chacun des projets seront ensuite transmis au partenaire financeur
du programme du pays où est localisée l’institution d’accueil
du projet. C’est lui qui, en dernière instance prendra la décision
de financement au cours de l’automne 2007.
9. Confirmation de l’attribution des allocations
Chaque candidat sera informé des résultats de la sélection
durant l’automne 2007, après la réunion du jury et la décision
finale des institutions qui financent le programme.
10. Envoi des candidatures
Les dossiers de candidature sur les deux thèmes proposés par
la France doivent être adressés - avant le 30 avril 2007 - à
l’attention de
Madame Isabelle Loscos
CNAV - Direction des Recherches sur le Vieillissement
49, rue Mirabeau,
F-75016 Paris
Vous pourrez obtenir des informations complémentaires auprès
de Michel Tuchman au
01 53 92 50 29 ou 01 53 92 50 20 (michel.tuchman@cnav.fr).
Calendrier
- 30 avril 2007 : Date limite de dépôts des dossiers.
- Automne 2007 : Réunion du comité de sélection (Berlin).
- 01/01/2008 : Démarrage effectif du programme.
- Eté 2008 : Ouverture de l’Université d’été
à Stockholm.
- Octobre 2010 : Conférence conclusive avec présentation des
projets et de leurs résultats et évaluation par des experts externes
au projet.
- 31/12/2010 : Fin du Programme
Singapour : Rapide profil des seniors actifs Document sans titre
La participation et le taux
d'emploi des hommes de plus de 60 ans à Singapour ont maintenant atteint
un taux record. Tandis que le taux des femmes seniors actives augmente également,
leur participation et taux d'emploi sont toujours relativement inférieurs
à celui d’autres pays développés. Ces chiffres sont
les résultats publiés par le ministère du travail et du
département des statistiques, rapport intitulé «profil statistique
des actifs plus âgés ».
Encouragés par la croissance des offres d'emploi au cours des deux dernières
années, une proportion élevée de la population âgée
de plus de 55 ans compte parmi la population active. Le taux de participation
de main-d'oeuvre pour les hommes et les femmes était beaucoup plus élevé
en 2006 qu'il y a 10 ans. Ceci a été accentué également
par la prolongation de l'âge de retraite à 62 ans en 1999. Spécifiquement,
le taux de participation parmi les hommes âgés entre 60 ans et
64 ans a augmenté de 49% en 1996 à 63% de 2006. Parmi les femmes
dans la même catégorie d'âge, le taux a augmenté de
15% à 26%.
le taux de participation de hommes âgés entre 60 et 64 ans à
Singapour était de 63% en 2006 (53% en 2005) est plus élevé
qu'à Hong Kong (45%), Taiwan (47%), en Allemagne (41%), Pays Bas (31%),
en France (19%), au Royaume-Uni (56%) et aux Etats-Unis (59%). Il est battu
seulement par le Japon, la Corée du Sud et la Suède où
environ 7 hommes sur 10 appartenant au même groupe étaient économiquement
en activité. De plus, la proportion des hommes âgés entre
55 et 59 ans à Singapour est plus élevée que dans beaucoup
de pays, excepté le Japon et la Suède.
En revanche, en dépit de l'amélioration du taux de participation
active des femmes plus âgées à Singapour, leurs taux ne
sont toujours pas comparables à plusieurs des pays développés
comprenant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suède, la Corée
du Sud et le Japon.
Les personnes de plus de 50 ans représentent près d'un quart (24%)
de la population active en 2006. La majorité (68%) des ouvriers plus
âgés ont été employés dans les emplois manuels.
Plus de trois employés seniors sur quatre (77%) sont actifs dans le secteur
de services en 2006, avec une proportion plus haute de femmes seniors (84%)
comparées aux hommes (74%). Les services administratifs (42%) et les
hôtels et les restaurants (38%) ont eu le taux le plus élevé
de salariés seniors en 2006 où environ 4 employés sur 10
avaient 50 ou plus. À l'autre extrémité, le taux de seniors
était la plus limitée dans les secteurs de l'information et des
communications (8.3%), les services professionnels et les services financiers
(les deux 14%).
vieillissement de la population : quel impact en clair? Document sans titre
Le départ à la retraite, puis la mort des baby-boomers nés
après guerre va peser dans les 50 prochaines années sur l'emploi,
les besoins liés à la dépendance, les activités
autour de la mort, mais de façon différente selon les pays de
l'UE, indique une étude de l'Ined ( Institut national des études
démographiques) publiée mardi 20 février.
Si le phénomène du baby-boom en Europe, après guerre et
jusqu'au début des années 70, n'a pas été la première
vague de forte natalité dans l'histoire de la démographie, "aucune
n'a eu sa durée ni son ampleur", ni "n'a marqué l'histoire
sociale et économique d'un si vaste ensemble humain", souligne Alain
Monnier, chercheur à l'Ined.
Mais tous les pays concernés, situés surtout dans le quart Nord-Ouest
du continent, ne vont pas vivre de la même façon la fin des baby-boomers.En
2005, il y avait encore dans trois pays (France, Royaume-Uni, Espagne) plus
de jeunes entrant dans la vie active que de départs en retraite. Vers
2010, l'Union européenne sera en équilibre de ce point de vue,
puis chaque pays va évoluer différemment mais tous seront en déséquilibre
en 2030.
La France frôlera cependant l'équilibre, grâce à une
fécondité depuis les années 80 relativement élevée,
le Royaume-Uni suivra, mais en Allemagne et en Italie, où le baby-boom
fut modeste et la fécondité très basse dans les dernières
décennies du 20ème siècle, le rapport entre les 20-24 ans
et les 60-64 ans sera le plus faible des pays concernés.
La retraite des baby-boomers "peut créer les conditions d'une réduction
du chômage mais ne la garantit pas", souligne l'Ined, notamment parce
qu'il n'y a pas forcément adéquation entre les emplois laissés
vacants et les demandes d'emploi. Le déséquilibre entre pays voisins
peut créer des opportunités d'emploi, souligne Alain Monnier,
par exemple pour les jeunes Français. Comment accueillir ces nouvelles
personnes âgées? Là encore, la situation est très
différente, selon les "modèles culturels" mais aussi
le manque de structures.
La proportion, parmi les plus de 75 ans, de personnes vivant en institution
est la plus forte (au-dessus de 12%) aux Pays-Bas, Luxembourg, Irlande, Belgique
et France. Elle est la moins élevée en Pologne (2%), en Espagne
et Italie (4%). Entre ces extrêmes, se situent les pays nordiques, l'Autriche,
le Royaume-Uni ou le Portugal (entre 6 et 8%). Pour maintenir ce taux d'accueil,
la capacité des institutions devrait augmenter de plus de 60%.
A moins que d'autres schémas dominent, comme l'aide au maintien à
domicile. Car on vit plus vieux mais aussi en meilleure santé et le nombre
d'années vécues sans incapacités tend à augmenter
plus vite que l'espérance de vie.Ainsi, si l'entrée en institution
se faisait à partir de 80 ans, le nombre de places nécessaires
diminuerait de l'ordre de 25% dans l'Europe des 15, plus fortement parmi les
nouveaux accédants. Cela correspond d'ailleurs aux souhaits des personnes
âgées et à l'orientation des politiques de la vieillesse.
Finalement, les baby-boomers vont mourir.
Stable depuis une cinquantaine d'années, le nombre de décès
va augmenter dans les pays du baby-boom, de l'ordre de 40% en France ou en Italie
par exemple. Les implications socio-économiques seront importantes, souligne
l'Ined, concernant le système de santé lié à la
fin de vie et le secteur d'activités autour de la mort, dont le chiffre
d'affaires est actuellement en France de 1,5 milliard d'euros.
Nexity signe un partenariat avec Emera portant sur un nouveau type de résidences seniors Document sans titre
Le Groupe EMERA un des leaders français des maisons de retraite médicalisées
et NEXITY annoncent leur entrée en négociation exclusive en vue
d'un partenariat exclusif portant sur la création d'un produit inédit,
regroupant d'un coté Résidence seniors services et Maison de retraite
médicalisée de l'autre. L'objectif est d’apporter une réponse
novatrice au parcours résidentiel des seniors.
Ces résidences, destinées à la location, offriront des
prestations hôtelières haut de gamme et seront principalement situées
en centre-ville des principales agglomérations françaises et lieux
de villégiatures des seniors.
NEXITY sera responsable de la promotion des nouvelles résidences, le
Groupe EMERA en assurera l’exploitation. Le Groupe EMERA et NEXITY seront
respectivement actionnaires à hauteur de 60% des structures d’exploitation
et de promotion de ces résidences.
Le Groupe EMERA gère et exploite aujourd'hui 18 maisons de retraite médicalisées,
regroupant 1.824 lits en France. Il gère également en Suisse près
de Lausanne une résidence senior services avec maison de retraite médicalisée
de 220 lits.
Services à la personne et chèque emploi service universel Document sans titre
Le Conseil économique et social et les 18 groupes (syndicats, patronats,
société civile) qui le composent, a approuvé mercredi 24
janvier, à l'unanimité, l'avis défendu mardi par le rapporteur
de la section des Affaires sociales, Yves Verollet. Dans cet avis, le CES fait
au total 52 recommandations, dont celle de «faire entrer le Cesu (Chèque
emploi service universel - utilisé pour payer un service à domicile)
dans les négociations sociales obligatoires dans l'entreprise». Pour
"revaloriser les conditions de travail des salariés du secteur".
Le CES propose aussi de :
- "baisser le seuil d'acquisition des droits sociaux",
- "développer les groupements d'employeurs" pour lutter contre
le temps partiel subi,
- de renforcer les efforts de formation et de qualification.
- "de créer un crédit d'impôt" pour les personnes
à revenus modestes - proposition qui fait déjà l'objet
d'un projet de loi soumis au Sénat -,
- "de développer une offre de services collectifs"
- de "renforcer la coordination entre les départements et les services
d'aide à domicile" pour améliorer les modes de financement,
- de rendre les "conventionnements plus systématiques" de manière
à prendre en "compte les coûts réels de formation et
d'encadrement".
ISRAEL : Le rapport sur la situation de pauvreté a montré un déclin de la pauvreté chez les personnes âgées Document sans titre
Le rapport, qui couvre le deuxième semestre de 2005 et le premier semestre
de 2006, reflète des augmentations faites pendant cette période
de certains types d'allocations d'état.
Dans le dernier rapport, édité il y a cinq mois, le pourcentage
des personnes âgées défini en tant que pauvres a chuté
de 25.1 % à 24.4%. Cependant, les prévisions annonçaient
une baisse plus conséquente de la pauvreté parmi les personnes
âgées.
Le nouveau rapport devrait également refléter, en partie, l'ajustement
fait de toutes les allocations attribuées en janvier 2006.
Les allocations pour les personnes âgées et pour les veuves et
les veufs ont augmenté de 1.8 %, alors que toutes les autres allocations
augmentaient de 2.7 %.
Fin 2005, le nombre d'Israéliens vivant sous le seuil de pauvreté
avait atteint 1.630.500 million de personnes, représentant 24.7 % de
la population totale. Parmi ces derniers, 768.000 étaient des enfants,
représentant 35.2 % de tous les enfants israéliens.
La mise en œuvre du plan "solidarité-grand âge" Document sans titre
Les personnes âgées de 85 ans et plus sont aujourd’hui 1,1
million. Dans dix ans, elles seront près du double. L’espérance
de vie des Français croît chaque année de plus d’un
trimestre. Anticiper le vieillissement et agir en faveur des personnes âgées
constituent l’une des grandes priorités du Gouvernement.
1. L’action en faveur des personnes âgées repose
sur des moyens financiers sans précédent.
Grâce aux efforts de tous les Français à travers la journée
de solidarité, le financement de l’allocation personnalisée
à l’autonomie est assuré. Les deux milliards d’euros
récoltés permettent de créer chaque année des places
supplémentaires dans les services et établissements pour personnes
âgées.
Pour la deuxième année consécutive, l’effort de l’assurance
maladie pour les personnes âgées est accru de plus de 13 % en 2007
; celle-ci consacre ainsi 5,6 milliards d’euros au soin et à l’accueil
des personnes âgées.
Pour financer durablement la dépendance et pour préserver notre
haut niveau de protection sociale, une mission de réflexion sur les financements
complémentaires qui pourraient être mobilisés à long
terme a été confiée à Mme Hélène Gisserot
; les conclusions de cette mission seront rendues prochainement.
2. Les services et les capacités d’accueil pour les personnes
âgées sont développés.
Pour faire face au défi de la longévité, notre système
de prise en charge, au domicile, en établissement et à l’hôpital,
doit être adapté. C’est tout l’enjeu du plan "solidarité-grand
âge" présenté en juin 2006.
Les personnes âgées doivent être libre de choisir de rester
chez elles si leur état de santé le permet. En 2006, 6 000 places
supplémentaires de services de soins infirmiers à domicile ont
été créées et, en 2007, 6 000 places nouvelles le
seront. L’objectif de 8 000 places d’hospitalisation à domicile
a été atteint. Cette année, davantage de services à
la personne seront exonérés de charges sociales et bénéficieront
d’un taux réduit de TVA.
Pour les personnes les plus dépendantes qui ne peuvent plus rester chez
elles, 5 000 places en maisons de retraite médicalisées ont été
créées en 2006 ; 5 000 le seront en 2007 et cet effort se poursuivra
sur cinq ans.
A l’hôpital, l’Assurance maladie consacrera 80 millions chaque
année, à partir de 2007, au développement d’une filière
gériatrique (court séjour, soins de suite et de réadaptation,
hôpitaux de jour, équipes mobiles). Le patient âgé
bénéficiera ainsi d’une prise en charge personnalisée.
3. Les conditions d’accueil des personnes âgées
en établissement sont améliorées.
Grâce au plan de modernisation doté de 350 millions d’euros,
engagé en 2006, les établissements ont pu améliorer leur
cadre de vie. En 2007, 100 millions d’euros seront investis. Des prêts
à taux zéro sont autorisés pour leur permettre d’investir
à hauteur de 400 millions d’euros.
Des moyens nouveaux ont été prévus pour accroître
le nombre de personnels soignants dans les établissements qui accueillent
les personnes âgées les plus dépendantes, pour parvenir,
dans cinq ans, à un professionnel pour un résident. La professionnalisation
des métiers du grand âge a été renforcée et
la validation des acquis de l’expérience est ouverte depuis 2006
à un grand nombre d’entre eux.
L’Agence nationale des services et de la qualité des établissements
et des services sociaux et médico-sociaux sera créée au
premier trimestre 2007.
Enfin, pour lutter plus efficacement contre la maltraitance, la formation des
professionnels va être renforcée. Les inspections seront intensifiées,
les pratiques abusives sévèrement sanctionnées. Le réseau
d’écoute téléphonique sera renforcé.
4. L’effort de prévention et de recherche est amplifié.
Début 2007, la consultation de prévention, proposée à
toutes les personnes de plus de 70 ans, sera expérimentée dans
trois départements et généralisée au second semestre.
Le programme national "Bien vieillir" est reconduit en 2007, avec
plus de trois millions d’euros consacrés aux projets qui favorisent
une alimentation saine, l’activité physique et le maintien des
liens sociaux.
Le plan recherche sur les maladies du cerveau donne par ailleurs toute sa place
à la maladie d’Alzheimer, grande cause nationale 2007, ainsi qu’aux
pathologies apparentées.
« Services à la Personne : créer et développer son entreprise » Document sans titre
Destinée aux porteurs de projets, créateurs et entreprises de services
à la personne en
développement, cette journée réunira les grands intervenants
du secteur autour de plusieurs
temps forts:
Stands d’information (ouverts de 9h à 18h) sur la création
d’entreprise, les possibilités d’aide
au financement, les spécificités juridiques, l’emploi et
la formation des salariés, les normes
qualité, les possibilités de référencement par les
grandes enseignes, la gestion informatique
spécialisée dans le secteur…
Ateliers techniques*
- « Services à la personne : état des lieux et perspectives
» (9h30-11h et 11h-12h30)
- « Créer son entreprise de services à la personne »
(9h30-11h et 11h-12h30)
- « Aspects juridiques et formalités » (14h30-16h et 16h-17h30)
- « L’emploi et la professionnalisation des acteurs : un enjeu pour
votre entreprise » (14h30-16h et
16h-17h30)
Conférence de clôture* (de 18h à 19h30) en présence
de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Emploi,
de la Cohésion sociale et du Logement, Laurent Hénart, Président
de l’Agence Nationale des
Services à la Personne, Pierre Simon, Président de la CCIP.
La dynamique d’épargne tend à s’émousser avec l’âge Document sans titre
La dynamique d’épargne
tend à s’émousser avec l’âge de l’épargnant
, dès lors que ses besoins fondamentaux sont couverts (immobilier et
éducation des enfants). La baisse des revenus à la retraite, les
nouveaux investissements de loisir des premières années de la
retraite, ainsi que la solidarité intergénérationnelle
expliquent probablement en partie la diminution de la part épargnée
au- delà de 55 ans.
La part des revenus consacrée
à l’épargne est plus importante chez les épargnants
dans la première partie de leur vie active.
Source : Étude I.D.A.
2006 - Les Investisseurs Decideurs Actifs et les réseaux bancaires. Copyright
TLB, 60 rue de Londres 75008 Paris
Internet : Pas seulement pour les enfants ! Document sans titre
La seule chose, c’est que Sue n'est pas une adolescente ou une étudiante
d'université - elle est une historienne d'art de 58 ans. Et le site qu’elle
parcours, Eons.com, est pour les baby boomers (et plus vieux) seulement : Vous
devez avoir au moins 50 ans pour s’inscrire. Les « sites spécialisés
sont merveilleux pour les personnes de ma génération, »
dit Sue, qui habite dans le Maryland. « Nous avons toujours été
vraiment friands d’échanges humains, et c’est une excellente
manière de développer notre communauté. »
Plus d’ 1 million des 215 millions d’internautes réguliers
a aujourd’hui plus de 50 ans. Mais d’ici la fin de l'année,
ce nombre pourrait éclater à 20 millions, selon une nouvelle étude
de Deloitte. Les « surfers argentés » pourraient s'avérer
être un groupe d’Internaute bien plus convoité que leurs
prédécesseurs adolescents. « Ils sont le futur de la gestion
sociale des réseaux » affirme Paul Lee, directeur de recherche
des technologies chez Deloitte.
L’augmentation significative des boomers Internautes a quelque chose à
voir avec la saturation du marché des adolescents. En Irlande par exemple,
90 % des adolescents utilisent déjà activement Bebo ; aux Etats-Unis,
il est difficile de trouver un étudiant d'université sans page
« MySpace » ou de Facebook. La « future croissance doit venir
des personnes plus âgées » dit le fondateur de Bebo, de Michael
Birch. « Il n'y a plus le choix. »
Les baby boomers, d'une part, ont le temps et l'argent. Ils sont également
plus raffinés dans les messages qui les touchent, qui font appel aux
annonceurs. Jeff Taylor, l'entrepreneur qui a fait des millions grâce
à Monster.com qu'il a fondé en 1993, semble être sur un
autre « bon coup », des sites pour les « 50 ans et plus et
heureux de l’être ». Il a commencé en Juillet avec
$10 millions de capitaux à risques, et maintenant revendique plus de
100.000 membres et a accueilli presque 1 million de visiteurs uniques. En seulement
quelques mois, se sont connectés de nombreux annonceurs, y compris les
hôtels de Hyatt, la radio de Verizon, etc... Au delà de cela, la
nouvelle étude de Deloitte sur l’augmentation des internautes plus
âgées prévoit que les boomers, à la différence
de ceux de la génération de MySpace, seront disposés à
payer des frais d'abonnement aux sites qui offrent une technologie adaptée
à eux, des services et l'intimité qu'ils désirent.
Pendant que les nouveaux sites connaissent un vrai succès, les sites
exisatnts les plus populaires du monde adaptent leurs stratégies de développement
afin de cibler le marché des plus de 50 ans. Six millions de personnes
de plus de 55 ans visitent maintenant MySpace chaque mois - contre 1.5 million
il y a 1 an, selon une nouvelle étude de comScore.
Le site le plus populaire du Japon, mixi, qui compte presque 7 millions d'utilisateurs,
a annoncé le mois dernier mois dernier qu'il renforçait son effort
d'augmenter la cible des plus de 35 ans, y compris les baby boomers. Bebo, le
site le plus populaire en Grande-Bretagne, en Irlande et en Nouvelle Zélande,
avec 29 millions d'utilisateurs, observe l'âge moyen de ses visiteurs
augmenter chaque mois, tiré vers le haut par un nombre toujours croissant
des 50 ans et plus.
Qu’est ce qui fait que les boomers s’intéressent de plus
en plus à Internet et aux sites qui leurs sont dédiés ?
Une chose est sûre, les boomers les plus anciens - qui ont eu 60 ans l’année
dernière – prennent leur retraite. Cela signifie qu'ils ont le
temps de se balader sur les sites Internet. À la différence de
leurs parents, les boomers ne recherchent pas une retraite tranquille. Ils veulent
rester actifs, avoir une vie sociale et être reliés à leurs
proches, pendant leur retraite dans laquelle ils sont susceptibles de vivre
jusqu’à plus de 80 ans.
Aux Etats-Unis, il y a 44 millions de personnes au-dessus de l'âge de
50 ans qui utilisent fréquemment internet.
Si vous êtes intéressé(e) par cette problématique,
n’hésitez pas à nous contacter et télécharger
la plaquette de l’étude de marché «le Marketing Online
et les seniors », Mai 2005 : http://www.lemarchedesseniors.com/Strategie_Marketing/marketing_internet_seniors_etude--111-2.html
USA: Les générations se mixent au travail Document sans titre
Les entreprises veulent que leurs ouvriers plus âgés et plus jeunes
se mélangent bien, et ont trouvé quelques nouveaux moyens de les
aider à le faire, selon un étude réalisée par ClearRock,
entreprise spécialisée dans la réinsertion professionnelle
:
- 6 entreprises sur 10 emploient des salariés plus âgés
qui occupent une place de « mentors » pour les plus jeunes salariés.
- 1/3 des entreprises soutiennent la « retraite active » et gardent
des places pour obliger les employés d’âges différents
à continuer à travailler après l’âge de la
retraite, avec un temps aménagé.
- 44% des entreprises disent que les relations entre les générations
sont excellentes, alors que 46 % les évaluent comme bonnes. Seulement
10% ont déclaré qu’elles étaient « tendues
»
- 15 % des entreprises ont l'habitude de sensibiliser les salariés
afin d’aider à établir les liens entre générations.
Les « plus jeunes et plus âgés peuvent s'aider mutuellement à se
développer professionnellement, » affirme le gérant-associé
de Clearclock, Greg Gostanian.
Être prêt pour plus de diversité
Presque un quart de sociétés augmentera son attention sur cette
problématique
23 % des employeurs Américains projettent de se pencher encore plus sur
ce sujet durant le premier trimestre de cette année:
- 28 pour cent des entreprises ont affirmé qu'ils augmenteraient leur budget d’un
quart, et jusqu'à 31% , ce qui était le pourcentage le plus élevé
de l’année dernière
- 11 % des compagnies comptent réduire l'emploi durant le premier trimestre,
alors que 60 % ne s'attendent à aucun changement. 6% des compagnies sont
incertaines de leurs plans.
- Dans le sud, 25 % des compagnies projettent d’augmenter les niveaux
de recrutement, contre 30 % l’année dernière.
Il est trop tôt pour indiquer si cet pobjectif se transformera en tendance,
a dit Jonas Prising, président de ManPower en Amérique du Nord.
Les entreprises dans l'ensemble semblent toujours être stables, a-t-il
dit.
« Ils n'ont pas de plans de croissances étendus, mais ils ne s'engagent
pas non plus dans des licenciements impromptus » dit Prising.
Estimer le montant de votre rachat au titre des années d’études ou années incomplètes Document sans titre
La réforme des retraites d’août 2003 permet de racheter des
trimestres (dans la limite de 12) pour les années d’études
supérieures validées par un diplôme ou pour les anné