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vieillissement démographique : vieillissement de la population
Date 4/07/2009
 
   
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L’impact du choc démographique sur l’économie du Québec
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Le Québec s’apprête à vivre deux ondes de choc simultanées au plan démographique, soit celle du vieillissement de son bassin de main-d’oeuvre qui va s’accélérer et, dans quelques années, celle d’une baisse de la population active.

Au-delà des conséquences sur le marché du travail, déjà analysées dans un récent Point de vue économique, c’est toute la dynamique de la croissance économique qui sera affectée. Comme la vitesse de croisière du PIB réel repose à la fois sur la progression de la population active et sur les gains de productivité, le potentiel de croissance de l’économie québécoise sera réduit à coup sûr.

Même une productivité accrue pourra difficilement, à elle seule, combler le fossé qui se creusera au plan démographique. Le cas du Québec n’est cependant pas unique : d’autres pays industrialisés, notamment le Japon et certains pays d’Europe, ont déjà commencé à subir les effets du vieillissement de leur population. La progression de l’économie y a par conséquent ralenti, ce qui confirme que le Québec, sans être condamné à la décroissance, devra bientôt composer avec une cadence économique moins soutenue.

La présente analyse permettra de mieux évaluer l’ampleur des ajustements auxquels sera confrontée l’économie de la province, fera le point sur les principales implications et tentera de dégager des pistes de solutions pour amoindrir les conséquences prévisibles d’une progression plus lente de l’activité économique d’ici quelques années à peine. Il faut éviter que la écession actuelle occulte cet enjeu de moyen terme. Le prochain cycle d’expansion, qui débutera probablement l’an prochain, ne tardera pas à être rattrapé par les tendances démographiques défavorables. La présente période de contraction de l’économie donne cependant un avant-goût des choix difficiles qui s’imposeront pour la société québécoise. L’état déjà précaire des finances publiques aura peine à s’améliorer dans un contexte de croissance économique plus lente qui limitera l’augmentation des entrées fiscales. Le Québec peut-il éviter de se retrouver malgré lui dans un tel cul de sac?

> Lire l'étude

 

Le niveau de vie évolue avec l’âge
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Le niveau de vie moyen est globalement croissant avec l’âge jusqu’à 59 ans, puis décroissant. L’allure du graphique est en partie liée aux différentes étapes du cycle de vie.

Les revenus d’activité ont tendance à augmenter avec l’âge, mais sont contrebalancés par l’arrivée des enfants en début de cycle de vie. À partir de 50 ans, la taille des ménages commence au contraire à se réduire avec le départ des grands enfants. Le niveau de vie moyen est ainsi maximumpour la tranche d’âge de 55-59 ans.Au-delà de 60 ans, le revenu est principalement composé de pensions et retraites, qui sont inférieures aux revenus d’activité de la période précédente.

Les écarts de niveau de vie entre les personnes âgées de 55 à 59 ans (classe d’âge la plus aisée) et leurs aînées sont en moyenne plus faibles qu’avec les plus jeunes. Après 75 ans, le niveau de vie moyen est ainsi proche de celui des quadragénaires et supérieur à celui des trentenaires. Lameilleure prise en compte des revenus financiers dans lamesure du niveau de vie avec les enquêtes Revenus fiscaux et sociaux (ERFS) a amélioré le niveau de vie relatif des personnes âgées Le patrimoine financier est en effet croissant avec l’âge, même s’il a tendance à se stabiliser au cours de la retraite (voir le dossier « Le patrimoine des ménages retraités »).

Source Insee - Lire le document, cliquez-ici

 

Réduction des dettes : une priorité pour 62% des Boomers - Canada
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Selon une nouvelle étude sur la retraite effectuée par RBC, le pourcentage de baby-boomers canadiens affirmant que la réduction de leurs dettes constitue une priorité a doublé au cours des six derniers mois, passant de 31 % à 62 %.

"Compte tenu de la volatilité actuelle des marchés et de la conjoncture économique, tout particulièrement, de nombreux baby-boomers doivent composer avec des priorités financières divergentes, a déclaré Lee Anne Davies, chef, Stratégies de retraite anticipée, RBC. Notre étude a révélé, en effet, que même si les baby-boomers accordent une importance accrue au désendettement, la majorité (61 %) d'entre eux veulent néanmoins continuer d'épargner pour leur retraite. Pour y arriver, vous devez définir clairement vos objectifs, faire le point sur les possibilités qui s'offrent à vous, déterminer l'incidence potentielle des imprévus sur votre mode de vie et concevoir un plan d'action réaliste."

Selon l'étude, la vision de la retraite de la moitié des baby-boomers (50%) a changé à la suite de l'instabilité de l'économie. Un baby-boomer sur quatre (26 %) s'attend à devoir demeurer sur le marché du travail plus longtemps que prévu. Un sur cinq (20 %) reconnaît qu'il ne pourra peut-être pas bénéficier du mode de vie anticipé à la retraite et 14 % disent qu'ils devront revoir leur planification de la retraite.

"En ce qui a trait à la planification de la retraite, les cinq années précédant le départ à la retraite sont primordiales, a expliqué Mme Davies. L'épargne est importante, certes, mais le pré-retraité doit également visualiser le mode de vie qu'il désire pouvoir s'offrir à la retraite. C'est pourquoi nous avons créé Votre avenir à définir : Programme d'apprentissage, transition vers la retraite, un outil interactif conçu pour aider les clients à planifier leur retraite conformément à leurs priorités en matière de
finances et de mode de vie."

Votre avenir à définir : Programme d'apprentissage, transition vers la retraite est un atelier pratique de 75 minutes animé par les conseillers en placements et retraite de RBC pour aider les baby-boomers à planifier leur départ à la retraite et leur retraite elle-même. Cette approche innovatrice permet aux clients d'effectuer une planification globale de la retraite tant sur plan financier qu'en ce qui a trait au mode de vie, y compris la famille, la santé, la maison, le travail, la vie mentale et l'héritage.

Les cinq sources de renseignements financiers les plus consultées par les baby-boomers :

1. Conseillers financiers professionnels (50 %)
2. Journaux, revues et télévision (39 %)
3. Renseignements ou bulletins diffusés par les institutions financières (23 %)
4. Renseignements puisés ailleurs (23 %)
5. Famille ou amis (19 %)


Le prix du vieillissement démographique de l'Europe
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Selon le rapport 2009 sur le vieillissement de la population, l'Europe s'attaque à ce problème, mais la récession menace de lui infliger un sérieux contretemps.

Ces derniers mois, les pays de l'Union européenne ont injecté des milliards d'euros dans leur économie afin de stabiliser le système financier et de stimuler la croissance. Les gouvernements reconnaissent que ces dépenses sont nécessaires pour faire face à une récession d'une rare ampleur, mais elles ont alimenté les déficits budgétaires, au moment où certains pays commençaient seulement à sortir du rouge. Or, comment gérer les incidences du vieillissement de la population sans moyens budgétaires?

Régler le problème du vieillissement pendant la récession ne sera pas une tâche facile, convient Joaquín Almunia, commissaire européen chargé des affaires économiques. Mais il estime que l'on peut y arriver en élaborant des politiques bien pensées, visant à renforcer l'efficacité des dépenses sociales, à accroître la productivité, à améliorer l'éducation et à relever le taux d'emploi.

Plus important encore, les gouvernements européens devront s'appliquer à réduire leurs déficits budgétaires dès que l'économie sera rétablie, comme le souligne la Commission dans son analyse du rapport sur le vieillissement.

Dans cinquante ans, la population sera beaucoup plus âgée, alors qu'elle sera à peine plus nombreuse. L'âge médian, qui s'établit aujourd'hui à environ 40 ans, devrait passer à 48 ans en raison de la hausse de l'espérance de vie, de la faiblesse du taux de natalité et du ralentissement de l'immigration. Les revenus diminueront à mesure que la population active deviendra moins nombreuse, tandis que le coût des pensions, des soins de santé et des traitements de longue durée ne cessera d'augmenter.

Ces dépenses pèseront de plus en plus lourdement sur les finances publiques si l'Union européenne ne change pas de cap. Selon le rapport, d'ici 2060, les dépenses augmenteront en moyenne de 4,7 % du PIB, en raison du nombre croissant de seniors. Pour chaque personne de plus de 65 ans, il ne restera plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans), contre quatre aujourd'hui.

Ces chiffres portent sur la moyenne européenne, mais les tendances démographiques varient considérablement d'un État à l'autre: certains pays connaîtront une augmentation nettement supérieure de leurs dépenses liées à la vieillesse, surtout en ce qui concerne les pensions. Les années à venir, qui seront les dernières avant que les «baby-boomers» prennent leur retraite en masse, seront cruciales. Le rapport conclut qu'il n'est pas trop tard pour agir.

Des réformes sont encore nécessaires en matière de retraites et d'autres systèmes de soutien aux personnes âgées. Il faudrait également essayer de maintenir les seniors plus longtemps sur le marché du travail: le rapport note en effet qu'à peine la moitié de la population travaille encore à l'âge de 60 ans.

 

Crise économique : les Seniors moins touchés
Document sans titre Face à la crise économique, les Seniors (55 ans+) économisent mais pas de changement radical de consommation pour le moment. Ils vont néanmoins initier une restructuration de leur consommation.

D'après une étude publiée le 1er avril 2009, par Senior Strategic, réseau d'experts du marché des Seniors, les Seniors sont et seront moins touchés par la crise économique que les jeunes générations. Voici quelques résultats de l’étude sur la crise économique et les Seniors:

* Question : Avez-vous rencontré ces situations durant les 2 derniers mois ?

Décallage d'achat: 46%
Décallage de voyage: 47%
Moins de loisirs: 61%
Moins de sortie de restaurant: 62%
Rencontre des difficultés pour payer l'alimentation, ou la santé ou le chauffage: 66%

* Question : Avez-vous rencontré ces situations durant les 2 derniers mois ?

Déménagement dans un plus petit logement: 8%
Pensent qu'ils devront prendre un emploi dans les prochains mois: 26%
Ont déjà un autre emploi: 8%
Aménagement de la maison pour y vivre plus longtemps: 29%
Réduction des soins de santé: 4%

« Les Seniors n'opèrent pas pour le moment des changements radicaux » explique Frédéric Serrière, Président Senior Strategic. Par exemple, seul 8% ont déménagé dans un plus petit logement.

* Les Seniors moins touchés globalement par la crise économique:

Même si les Seniors se disent inquiets pour l'avenir et la crise économique, ils devraient être moins touchés par la crise économique pour deux principales raisons : ils ont des revenus stables et principalement indexés sur l'inflation et ils sont majoritairement propriétaires de leur logement contrairement aux autres générations plus nombreuses à être locataires ou toujours en train de rembourser un prêt immobilier. De plus, contrairement à une idée souvent répandue, les revenues des retraités se sont largement améliorés durant les dernières années.

* Revenus des Seniors:

=>Artisants, Commerçants, Patrons:

Master: 50-53 ans à 62-65 ans : 40190 euros
Seniors: 62-65 ans à 75 ans : 23896 euros
Grands Seniors: De 75 ans et plus : 18780 euros

=>Cadres supérieurs, Professions libérales

Master : 50-53 ans à 62-65 ans : 45032 euros
Seniors : 62-65 ans à 75 ans : 39259 euros
Grands Seniors : De 75 ans et plus : 35553 euros

=>Professions intermédiaires:

Master : 50-53 ans à 62-65 ans : 31340 euros
Seniors : 62-65 ans à 75 ans : 24264 euros
Grands Seniors : De 75 ans et plus : 20205 euros

L’étude quantitative a été réalisée les 27, 28, 29 mars 2009, par téléphone auprès de 1300 personnes âgées de 55 à 75 ans. L’étude statistique des revenus des 55 ans et plus à partir de l'Etude sur les revenus de l'Insee. Avec la reconstitution des revenus de retraités en fonction de leur CSP+ ce qu'ils avaient lors de leur vie active.

Patrice Darfeuille : la société Paetrarque créée en 1995 agit sur le marché médico-social
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Patrice Darfeuille nous explique les activités de la société Pétrarque dont il est président, qui s'active autour de 5 pôles d'activités dans le domaine du médico social est plus particulièrement, celui des EHPAD. Interview Audio...

 

Christophe Tesseraud : Popgom.fr est un site internet bien adapté aux seniors
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Popgom.fr est un site internet de vente et montage de pneumatiques en ligne. Christophe Tesseraud, son fondateur a perçu un intérêt et une réponse aux besoins de la clientèle seniors à travers un site internet bien adapté. Il nous explique le fondement de sa société, et ses objectifs stratégiques à travers cette cible... Interview audio

 

Hubert Morin : Senior Boutique référence des produits pour favoriser le maintien à domicile
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SeniorBoutique est un site Web dédié aux thématiues de la santé, bien-être et autonomie qui référence des centaines de produits innovants pour les seniors et personnes handicapées. Hubert Morin, son fondateur nous parle de son histoire et nous explique comment tout a commencé... Interview Audio

 

Paulin Llech Age d'Or Services
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Paulin Llech, Directeur général de la société pionnière du marché du service à la personne, Age d'Or services, nous explique sa démarche et son fonctionnement actuel. Les stratégies évoluent, les marchés et les besoins également, ainsi Mr Llech nous parle du nouveau partenariat créé avec PC 30, société de dépannage et formation à l'informatique, qui intéresse de plus en plus les seniors. Interview audio...

 

 

Claire Chambrier Les seniors sont une cible prioritaire en communication
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Le Centre d'information des Viandes a pour mission de communiquer sur les bienfaits des protéines animales sur la santé. La cible des seniors est prioritaires dans la stratégie depuis déjà plusieurs années, et reste incontournable, car encore aujourd'hui beaucoup d'amalgames sont faits sur l'impact de la viande sur la santé. Claire Chambrier, chef de projet nutrition Grand Public nous parle des actions développés dans le passé et celles à venir pour 2009.

EA Pharma développe des compléments alimentaires
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Amine Achite, médecin et dirigeant et de la société EA Pharma nous parle ici de la société et des produits développés pour la cible des plus de 50 ans entre autres. des produits déjà existants en passant par les nouveautés comme Granio+ Ménopause, jusqu'aux projets de développement, cette société s'est donnée comme vocation de répondre au mieux aux besoins d'une clientèle en attente de produits sains et attentive aux composants ingérés. INTERVIEW...

 

 

Etude économique Danemark 2008 : Épargne retraite et fiscalité du capital
Document sans titre Le régime de retraite professionnel arrive à maturité…

Le système de retraite professionnel a atteint une large couverture au début des années 90. Fondé sur des accords entre syndicats et employeurs, il a pour but de compléter la pension publique. Les taux de cotisation ayant désormais atteint les niveaux initialement prévus, l’heure est venue de faire le bilan et d’évaluer le système et ses résultats.

Conjugué à la composante de base et à la composante sous conditions de ressources de la pension publique, le régime professionnel s’est traduit par des actifs de fonds de pension, des taux de remplacement et des prévisions de patrimoine qui sont aujourd’hui parmi les plus élevés de la zone OCDE. Le système de retraite dans son ensemble assure une couverture complète et est presque le seul à obtenir des niveaux élevés de prestations privées de retraite sans pratiquement aucun recours à la contrainte réglementaire. Toutefois, les personnes qui n’ont que des liens marginaux avec le marché du travail risquent de ne pas profiter de ces gains.

La meilleure façon de résoudre ce problème serait peut-être de mettre en œuvre des politiques du marché du travail destinées à accroître l’emploi parmi ces groupes. D’un autre côté, des travailleurs à bas revenu ayant des liens étroits avec le marché du travail sont susceptibles d’avoir un revenu à la retraite supérieur à leur revenu d’activité. À cet égard, il y a lieu de réduire le montant des avantages spéciaux et des prestations hors retraite en faveur des personnes âgées.

On pourrait également envisager de développer les choix et la flexibilité pour différents aspects du système de retraite, notamment le profil des cotisations et l’étendue de la couverture d’assurance.

…mais l’imposition des revenus du capital hors pensions appelle l’attention

Il existe des différences sensibles entre les impôts perçus sur différents types de revenu du capital, le produit des fonds de pension étant taxé bien plus légèrement que les revenus des actifs détenus ailleurs. En outre, les allègements fiscaux en faveur des retraites conjugués à une déductibilité fiscale généreuse des paiements d’intérêts peuvent encourager la planification fiscale, par exemple au moyen de nouveaux produits hypothécaires flexibles. Abaisser les taux d’imposition des revenus du capital hors du système de retraite, ainsi que la valeur fiscale des revenus du capital négatifs, aurait pour effet de réduire l’allègement d’impôt en faveur des pensions et, du même coup, d’atténuer les incitations à la planification fiscale.

> Lire le rapport

 

Europe : Le travail indépendant passé 50 ans

Par Raquel Fonseca, Pierre-Carl Michaud et Thepthida Sopraseuth - Economie et Statistique - Insee

Dans une économie avec contraintes de liquidité, les individus ont plus de difficultés à créer leur entreprise faute d’un financement suffisant de la part des banques. Nous étudions l’effet de telles contraintes et aussi celle des coûts de création d’entreprise sur la relation entre la richesse individuelle et la proportion de travailleurs indépendants dans l’économie.

Les banques acceptent d’accorder des crédits dès lors que la richesse individuelle est susceptible de constituer une garantie suffisante aux prêts. Dans une telle économie, la probabilité de se mettre à son compte augmente donc avec la richesse individuelle. Le modèle dynamique de choix de création d’entreprise, développé dans cet article, prédit effectivement une relation croissante entre le niveau de richesse et la proportion de travailleurs indépendants dans l’économie.

Il prédit également que cette relation croissante s’affaiblit lorsque nous tenons compte des coûts de création d’entreprise. Trois bases de données (Share, Elsa et HRS) fournissent des informations comparables sur les individus de plus de 50 ans dans neuf pays caractérisés par des niveaux semblant très hétérogènes de coûts de création d’entreprise et de contraintes de liquidité.

Les estimations tendent à confirmer que les contraintes de liquidité pèsent effectivement sur la décision de se mettre à son compte. De plus, les coûts de création d’entreprise affaiblissent la relation entre la richesse individuelle et la probabilité d’être travailleur indépendant : l’influence des contraintes de liquidité sur la création d’entreprise est moins grande quand les coûts de création d’entreprise sont plus importants.

Notre résultat souligne l’importance de l’impact conjoint des contraintes de liquidité et des coûts de création d’entreprise dans la décision de se mettre à son compte. Une politique d’aide financière aux entrepreneurs serait peu efficace si les coûts de création d’entreprise demeurent élevés.

> Lire le document

 

Financement des retraites : l'avenir s'assombrit
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Les principaux régimes de retraite (CNAV, régime de la fonction publique de l’Etat, CNRACL, ARRCO, AGIRC et IRCANTEC) ont réalisé, avec leurs modèles spécifiques, une projection à long terme de leur situation financière dans le cadre du scénario de base retenu par le Conseil d’orientation des retraites. Pour les autres régimes, les résultats du scénario de base obtenus en 2005 ont été actualisés sommairement en les recalant sur les nouvelles perspectives démographiques. Les résultats agrégés pour l’ensemble du système de retraite ont été obtenus en utilisant la maquette globale de projection élaborée par le secrétariat général du Conseil (voir l’annexe 1).

Cette maquette constitue en fait un cadre comptable, calé sur les comptes de la protection sociale1 élaborés par la DREES. Les dépenses du système de retraite sont supposées progresser comme la masse des pensions servies par les régimes, obtenue par agrégation des masses de prestations projetées par les régimes, et les recettes sont supposées progresser comme la masse salariale, donc comme le PIB en l’absence de déformation du partage de la valeur ajoutée. L’écart entre les recettes et les dépenses constitue l’excédent – s’il est positif – ou le besoin de financement – s’il est négatif – du système de retraite.

Les résultats agrégés pour le scénario de base ont ainsi été élaborés à partir des résultats provisoires des régimes de retraite. Les variantes démographiques (fécondité, mortalité et solde migratoire) sont également étudiées à partir de la maquette globale, avec l’hypothèse simplificatrice que la pension moyenne ainsi que le ratio « nombre de retraités / population des 60 ans et plus » évoluent comme dans le scénario de base, sachant que les hypothèses concernant d’autres champs que la démographie (taux de chômage, gains de productivité, réglementation des régimes…) sont celles du scénario de base. Les régimes n’ont donc pas eu besoin de travailler sur ces variantes.

Pour le scénario de base, le nombre de retraités est obtenu en additionnant les effectifs de retraités de tous les régimes de base corrigés du taux de polypensionnés et la pension moyenne est défini comme le rapport entre la masse des pensions servies par tous les régimes (de base et complémentaires) et les effectifs de retraités.

Sont successivement présentés les résultats agrégés du scénario de base et des variantes démographiques.

Les résultats globaux dans le cadre du scénario de base Rappelons les principales hypothèses du scénario de base :

- la démographie suivrait les évolutions du scénario central de l’INSEE rendu public à l’été 2006 (taux de fécondité de 1,9 enfant par femme, solde migratoire de +100 000 par an et gains d’espérance de vie plus faibles que dans le précédent scénario central) ;
- le taux de chômage diminuerait puis se stabiliserait à 4,5% à partir de 2015 ; - la productivité du travail et le salaire réel moyen par tête augmenteraient de 1,8% par an à partir de 2013 (un peu moins vite au cours des premières années de projection) ;
- le décalage de l’âge moyen de départ à la retraite lié à la réforme de 2003, très progressif en début de période de projection, conduirait à terme à quelques 400 000 actifs supplémentaires ;
- enfin, la réforme de 2003 est intégrée dans la réglementation des régimes, avec le principe de l’allongement de la durée d’assurance en fonction des gains d’espérance de vie à 60 ans et celui de la revalorisation sur les prix des pensions et des salaires portés au compte, jusqu’en 2020 ; au-delà, tous les paramètres sont stabilisés à leur niveau de 2020.

Jusqu’en 2015, dans la phase de diminution du taux de chômage, le nombre de cotisants progresserait vivement, passant de 25,2 millions en 2006 à 26,8 millions en 2015. Au-delà, il suivrait les évolutions de la population active : quasiment stable entre 2015 et 2030, il augmenterait légèrement entre 2030 et 2050 (+ 240 000). Dans l’exercice du Conseil de 2005, le nombre de cotisants évoluait à peu près de façon identique jusqu’en 2015 mais diminuait ensuite fortement pour atteindre en 2050 un niveau plus faible que son niveau actuel.

Le nombre des retraités progresserait rapidement jusqu’en 2050, passant de 13,8 millions en 2006 à 22,3 millions en 20502. Sous l’effet de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations nombreuses du baby boom, la hausse serait particulièrement rapide jusque vers 2035. Audelà, la croissance du nombre de retraités, plus modérée, serait tirée par la poursuite de l’allongement de l’espérance de vie aux âges élevés. Ces évolutions sont comparables à celles de l’exercice de 2005.

Au total, le rapport démographique, défini comme le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités, diminuerait très sensiblement, passant de 182 à 121 cotisants pour 100 retraités entre 2006 et 2050. Dans l’exercice de 2005, la baisse était plus marquée ; le rapport démographique en 2050 n’était plus que de 110 cotisants pour 100 retraités. Jusque vers 2020, le rapport démographique serait un peu plus élevé que dans l’exercice de 2005 en raison principalement de la révision à la hausse du nombre de retraités du régime général.La diminution du rapport démographique contribue à dégrader la situation financière du système de retraite par rapport à celle de l’année 2006, point de départ des projections. Or, un besoin de financement existerait déjà en 2006, surtout si l’on retient comme référence l’année 2000 pour calculer les taux de contribution publique implicite aux régimes qui sont équilibrés en dernier ressort par le budget de l’Etat, dont notamment le régime des fonctionnaires de l’Etat. En effet, pour éviter de « remettre les compteurs à zéro » à chaque campagne de projection, le Conseil d’orientation des retraites a souhaité en 2001 que l’année de référence reste l’année 2000 pour les futurs exercices de projection. Cette convention, qui avait été adoptée pour l’exercice de 2005, conduit à ne pas prendre en compte les efforts de
financement supplémentaires que les pouvoirs publics ont pu être amenés à faire depuis 2000 pour équilibrer les comptes.

Avec cette convention, le besoin de financement du système de retraite en 2006 est estimé à 4,2 milliards d’euros, soit un peu plus de 0,2% du PIB4. En tout début de période de projection, la masse salariale et donc la masse des cotisations (les taux de cotisation, explicites et implicites, sont supposés stables) progresseraient un peu plus vite que le PIB car les salaires seraient un peu plus dynamiques que la productivité du travail. Ensuite, en l’absence supposée de déformation du partage de la valeur ajoutée, la masse des cotisations évoluerait comme le PIB. Elle représenterait alors 13,0% du PIB, contre 12,9% en 2006.

La pension moyenne augmenterait en euros constants de +1,1 % par an en moyenne entre 2006 et 2050. De l’ordre de +0,7 à +0,8% chaque année de 2010 à 2020, la hausse accélèrerait progressivement et atteindrait +1,5% par an en fin de période de projection. Elle resterait néanmoins sensiblement inférieure à la croissance du salaire moyen brut (+1,8% par an) sur toute la période projection. Ce résultat traduit en particulier l’impact des réformes de 1993 et de 2003 sur l’évolution des pensions.

Au total, la masse des pensions progresserait plus vite que la masse des cotisations jusque vers 2040, du fait de la très forte croissance du nombre de retraités. Ce ne serait plus le cas en fin de période de projection car le rapport démographique serait quasiment stable et la pension moyenne progresserait toujours moins vite que le salaire moyen. La masse des pensions rapportée au PIB passerait de 13,1% en 2006 à 14,1% en 2020 puis 14,9% en 2040. Elle diminuerait ensuite légèrement (14,8% en 2050).

En supposant inchangée la réglementation actuellement en vigueur, les mesures de la réforme de 2003 entrant progressivement en oeuvre et les efforts budgétaires permettant notamment d’équilibrer le régime des fonctionnaires de l’Etat étant stabilisés à leur niveau de 2000, le besoin de financement du système de retraite se creuserait jusque vers 2040. En pourcentage du PIB, il passerait d’environ 0,2% en 2006 à 1,0% en 2020 puis 1,9% en 2040 ; il s’établirait à 1,7% en 2050. Il s’élèverait en particulier à environ 25 milliards d’euros en 2020 et 72 milliards d’euros en 2050.

> Lire le rapport complet

 

 

Québec : Les baby-boomers deviennent leur propre patron à la retraite
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Selon le dernier sondage BMO Groupe financier/Ipsos Reid, plusieurs entrepreneurs baby-boomers canadiens n'ont aucunement l'intention de ralentir leurs activités à la retraite; en fait, plusieurs prévoient même exploiter leur propre entreprise jusqu'à leur mort. Parmi les baby-boomers qui ont indiqué avoir pris une retraite hâtive pour lancer leur propre entreprise ou qui prévoient le faire, près de la moitié ont affirmé qu'ils consacraient ou prévoyaient consacrer de 26 à 40 heures par semaine à leur entreprise (48 % des hommes et 39 % des femmes). Certains baby-boomers entrepreneurs prévoient travailler encore avantage, un homme sur sept (14 %), comparativement à une femme sur dix (10 %), affirmant même qu'il consacre ou entend consacrer plus de 40 heures par semaine au travail.

En plus de travailler de longues heures, les baby-boomers canadiens travaillent longtemps après l'âge de la retraite. Un nombre légèrement supérieur d'hommes disent prévoir diriger leur entreprise jusqu'à leur mort (18 % par rapport à 12 % chez les femmes). Un baby-boomer sur cinq entend diriger son entreprise pendant plus de dix ans (21 %) et presque quatre sur dix (38 %) disent vouloir le faire entre 6 et dix ans. "Ces résultats confirment nos recherches qui indiquent clairement que les baby-boomers entendent continuer à travailler pendant leurs soi-disant années de retraite. Plusieurs d'entre eux voient même cette prochaine phase de leur vie comme une opportunité d'entreprendre une nouvelle carrière ou de lancer une nouvelle entreprise, précise Kris Vikmanis, chef du Marché de la retraite de BMO Groupe financier. Chaque baby-boomer a sa propre définition de ce qu'est la retraite. Notre objectif est de fixer ce portrait afin qu'ils puissent adopter les plans appropriés à la réalisation de leurs rêves. Le démarrage d'une entreprise peut s'avérer une aventure périlleuse, ajoute-t-il. Les baby-boomers entrepreneurs ont travaillé tellement fort au fil des années pour épargner en vue de leur retraite que nous voulons, avant toute chose, leur éviter d'exposer leurs épargnes à des risques inutiles. C'est pourquoi il importe qu'ils demeurent très réalistes face aux nouvelles occasions d'affaires et très soigneux dans leur planification. L'une des premières choses qu'ils doivent faire avant de mettre leurs épargnes de retraite en jeu, c'est de s'asseoir avec un professionnel pour peaufiner les détails de ce qu'ils veulent faire et élaborer leur plan d'action."

Les baby-boomers se lancent en affaires pour toutes sortes de raisons. Plusieurs disent vouloir rester "occupés", 46 pour cent des hommes et 34 pour cent des femmes affirmant que c'est la principale raison qui les motive. En deuxième place, vient le fait que "c'est quelque chose dont ils ont toujours rêvé" (hommes : 27 %; femmes : 31 %); le besoin d'argent est la troisième
raison qui les motive (hommes : 26 %; femmes : 25 %).

Des sondages antérieurs de BMO/Ipsos Reid ont révélé que, lorsqu'on les interrogeait sur le travail après l'âge traditionnel de retraite, 58 pour cent des baby-boomers prévoyaient travailler un peu pour un employeur, tandis que 50 pour cent d'entre eux s'attendaient à consacrer du temps à leur propre entreprise ou à l'entreprise familiale à leur retraite.

Le dernier sondage a révélé que la consultation était le choix de type de travail le plus populaire, de nombreux baby-boomers masculins affirmant offrir ou prévoir offrir des services de consultation à la retraite (33 % par rapport à 20 % pour les femmes), tandis que les femmes (17 %) se disaient plus enclines que les hommes (10 %) à vouloir lancer une entreprise au détail. Et
plusieurs de ces entreprises compteront plus d'un exploitant, plus d'un tiers des répondants ayant affirmé que leur famille participait à l'entreprise ou comptait le faire dans l'avenir.

Lorsqu'on leur demande de révéler leur plus grande crainte par rapport à l'exploitation d'une petite entreprise, près d'un quart des répondants affirme craindre de ne pas avoir assez de clients (22 %) et de ne pas avoir assez d'argent (22 %). La plupart ont indiqué qu'ils financent ou financeront leur entreprise à même leurs épargnes (32 %), suivi par ceux qui comptent le faire au moyen d'un prêt ou d'une marge de crédit (19 %) et de leurs revenus de placement (13 %). Fait intéressant, un homme sur cinq (20 %) dit n'avoir aucune crainte, par rapport à 15 pour cent pour les femmes.

Selon Bob Bissett, premier vice-président, Services bancaires Particuliers et entreprises, BMO Groupe financier, "démarrer une entreprise à la retraite n'a rien de très différent que de le faire à une autre étape de la vie. La même approche disciplinée d'évaluation de l'idée d'affaires et de vérification préalable s'applique. Les principales différences peuvent être l'horizon de rentabilité, la stratégie de sortie et la source de financement".

M. Bissett propose cinq trucs aux baby-boomers qui envisagent de lancer une entreprise à la retraite : (i) faites vos devoirs et assurez-vous d'acquérir une compréhension approfondie du secteur économique; (ii) élaborez un plan d'affaires; (iii) faites vos calculs et déterminez de quel montant vous aurez besoin pour commencer; (iv) identifiez vos clients; (v) embauchez les meilleurs employés. Pour plus de détails et pour obtenir des trucs sur le démarrage et l'exploitation d'une petite entreprise, visitez le site www.bmo.com. Vous y trouverez diverses émissions en baladodiffusion portant sur des thèmes spécialement destinés au secteur de la petite entreprise.

BMO Groupe financier et les nouvelles tendances vis-à-vis de la retraite

Compte tenu de l'évolution des attitudes de la plupart des Canadiens par rapport à la retraite, BMO Groupe financier entend faire le nécessaire pour aider ses clients à saisir la portée des nouveaux problèmes et des nouveaux défis qui se présentent à eux avec l'approche de la retraite, tout en leur proposant des solutions souples et personnalisées pour mieux faire face à ces problèmes et à ces défis. Le site de BMO appelé Une retraite à votre image, accessible à l'adresse ww.bmo.com/retraiteavotreimage, expose les nouveaux aspects devant être pris en considération pour planifier la retraite, propose des études de cas et fournit des ressources externes, le tout étant mis à jour régulièrement.

 

Union Mutualiste Retraite : très bonne performance du régime COREM en 2006
Document sans titre

L’UMR, qui regroupe les principaux acteurs du monde mutualiste, annonce, dans le cadre de son Assemblée générale du 10 septembre 2007, les bons résultats de son régime de retraite COREM. Celui-ci a présenté, pour l’année 2006, un taux minimum d’intérêt garanti de 2,95%, auxquels s’ajoute 1% de revalorisation du point.

Par ailleurs, plusieurs mesures renforçant la gouvernance de l’UMR ont été adoptées. Celles-ci vont permettre aux sociétaires de s’impliquer plus directement dans le fonctionnement des institutions de l’UMR.

Ouvert au grand public depuis 2005, la performance du Corem s’explique notamment par le niveau élevé du rendement net comptable des actifs, à 6,13%, avec un rendement financier du portefeuille d’actifs de 11%. Membre du bureau de l’Association Française des Investisseurs Institutionnels, l’UMR est aujourd’hui reconnue comme novatrice et dynamique dans sa gestion financière, faisant appel aux techniques modernes de gestion actif-passif et d’allocation de portefeuille, tout en s’inscrivant dans les valeurs du monde mutualiste.

Par ailleurs, deux principales mesures, adoptées lors de l’Assemblée générale, vont renforcer la gouvernance de l’UMR, en développant plus de proximité avec ses sociétaires :

· Le droit à l’initiative mutualiste : les propositions recueillant la signature d’au moins 100 membres participants seront mises à l’ordre du jour de l’AG,
· Les rencontres régionales : des réunions d’information pédagogiques seront régulièrement organisées entre les sociétaires et les représentants du Conseil d’Administration et du Comité de Direction de l’UMR, dans les principales régions en France.

« A la veille de préparer le bilan de nos 5 ans d’activités, nous sommes très fiers des résultats du Corem. Notre équipe de direction prouve ainsi sa capacité à piloter un fonds de retraite dans un contexte réglementaire en pleine évolution » indique Jean-Philippe Huchet, Président de l’UMR.

A propos de l’Union Mutualiste Retraite :
Créée en février 2002, l’Union Mutualiste Retraite est l’union de composantes de la Mutualité Française, constituée pour proposer une solution retraite solidaire, efficace et ouverte à tous, le Corem. La particularité du Corem est d’être l’unique régime français mutualiste de retraite par points, pouvant ainsi associer efficacité économique et valeurs mutualistes. Il est ouvert depuis le 1er janvier 2005 à toute la population mutualiste (38 millions de personnes) et représente à ce jour 4,7 Milliards € d’actifs sous gestion.

Pour tout renseignement complémentaire : www.corem.com

 

Dépenses de santé : 51% des Français prêts à payer plus cher
Document sans titre Huit mois après la réalisation d’un premier baromètre sur la santé, AG2R a réalisé avec l'institut LH2, en mai 2007, une nouvelle étude « Les Français, la santé et l’argent ». Ce sondage révèle principalement l'importance confirmée de la santé pour les Français, leur attachement croissant à leur système de soins, l'existence d'une proportion croissante de Français prêts à accroître leurs dépenses de santé. Il semblerait que l'on assiste à une periorisation des dépenses.
Les Français estiment que la santé est l’un des facteurs les plus essentiels pour leur qualité de vie. 71 % déclarent que la qualité de vie est associée à une longue vie en bonne santé (+ 2 points/2006). Les considérations matérielles ne représentent que 57 % et l’environnement 38 %. Plus l'âge est avancé, plus la santé est considérée comme prioritaire (87 % pour les 65 ans et plus, contre 54 % pour les 18-24 ans).

Cette préoccupation, et notamment les craintes liées à la vieillesse, se confirme sur la population des 18-65 ans : 61 % des interviewés, soit une large majorité déclare craindre d’abord une maladie pouvant conduire à un état de dépendance, devant les problèmes financiers (13 % concernant le niveau de revenu, et également 13 % concernant le manque d’argent pour se soigner) mais aussi devant la solitude (10 %). Les plus âgés sont plus catégoriques (71 % des 50-64 ans citent la peur de la dépendance, contre 51 % des 18-24 ans).
La détérioration du système de soins français se fait sentir auprès d’une majorité de Français (61%). Cette perception est toutefois en recul (- 5 points). Cette détérioration est perçue différemment selon la catégorie sociale. Ainsi, les cadres sont minoritaires (49 %) à estimer que la qualité des soins se détériore, alors que les deux tiers des catégories modestes appuient cette idée. De même, les Franciliens sont moins critiques que les habitants des autres régions (51 % contre 63 %).

Les personnes interrogées sont satisfaites du système de soins français. Elles l'estiment meilleur que dans d’autres pays. Très important en octobre 2006 se sentiment s'est accentué (86 %, soit +3 points).

Les Français sont désormais majoritairement prêts à prendre personnellement plus en charge certains soins médicaux (57 %). Ceci dans une proportion en forte augmentation par rapport à septembre 2006 (50 %).

51% se disent prêts à augmenter leur contribution financière "pour un système de soins accessible à tous". Les Français prêts à dépenser davantage pour résoudre leurs problèmes de vue (69%) ou dentaires (65%) sont moins nombreux qu'en octobre 2006 (soit un recul respectivement de 7 et de 12 points).

Le baromètre a été réalisé par téléphone les 25 et 26 mai auprès d'un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Source : Agevillage.com

 

 

 

Seulement 10 % des Français ont été incités à investir en actions
Document sans titre La 7e vague de notre Baromètre Épargne réalisée pour La Banque Postale et Les Echos a été menée en France, en Espagne et en Allemagne.

Principaux enseignements

Nécessité d'épargner partout, mais difficulté plus relative en Allemagne

En France : légère baisse dans la nécessité d'épargner (85%). Ce niveau reste légèrement plus élevé en Espagne (90%) et en Allemagne (90%).

Épargner semble plus difficile en Espagne (79%) qu'en France (75%). Les Allemands sont quant à eux plus optimistes: "seulement" 65% estiment que mettre de l'argent de côté est difficile.

Stabilité du comportement d'épargne

Comme en Décembre 2006, et depuis plus de 2 ans, environ 1 Français sur 2 épargne (48% a mis de l'argent de côté au cours des 3 derniers mois). Même proportion en Espagne (48%) et en Allemagne (50%).

Peu d'évolution en France dans les objectifs d'épargne : matelas, investissements et famille restent les principaux postes, suivis des loisirs.

La préparation de la retraite n'est citée que par 37% des Français contre 51% des Allemands , part qui fléchit néanmoins (baisse de 11 points vs. décembre 2006).

Intentions d'épargne : les Espagnols sont les moins « prévoyants » avec 46% d'intention d'épargne (3 prochains mois) contre 52% pour les Allemands et 54% pour les Français.

Préparation financière de la retraite : les Français plutôt attentistes

1 Français (non retraités) sur 3 (32%) « met régulièrement de l'argent de côté » pour préparer leur retraite, alors qu'ils sont 34% en Espagne et 53% en Allemagne. Situation globalement stable depuis 2 ans et demi.

31% ont prévu de le faire. 32% n'ont rien prévu , principalement par manque d'argent

Le contexte boursier : des Français moins « opportunistes »…

Baisse de l'opportunité (« bon moment ») pour investir en Bourse : 27% vs 24% en décembre 2006 pour le Grand Public, 49% vs 42% pour les actionnaires.

Parallèlement, baisse de « l'appétit personnel » par rapport à la Bourse (incitation à acheter des actions) : 13% vs 10% en décembre 2006 pour le Grand Public, 43% vs 29 % pour les actionnaires.

… mais baisse de la notion de risque attaché aux placements :

SICAV/FCP des placements « risqués » pour 53% (vs. 64% en décembre 2006)

Actions : 80% vs 84%

Les principales mesures fiscales du gouvernement Fillon : fort impact médiatique

79% des Français ont entendu parler de la déductibilité des intérêts d'emprunt immobilier, 78% de la suppression des droits de succession pour le conjoint survivant. 2 tiers ont entendu parler des 2 mesures.

Crédit d'impôts sur intérêts d'emprunt immobilier : une mesure relativement incitative (40% seraient incités à investir dans l'immobilier).

Suppression des droits de succession : 6 Français sur 10 pensent que cette mesure pourraient modifier leurs comportements d'épargne ou consommation, en favorisant essentiellement la donation aux enfants

http://www.tns-sofres.com/etudes/finance/200707_baroepargne.htm

 

 

Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux

En 2050, un Européen sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance et des dépenses de santé) ?

La seule notion d’âge calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches, sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes, des sociologues et des médecins présentent ici des éléments objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête – ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.

Augmentation de l’espérance de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.

Ont contribué à cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg, Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican, Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.

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Sommaire


Avant-propos

Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des projections
État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement de la population
Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe
Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance en Europe

 

Les gens devront épargner davantage car les réformes réduisent les promesses de pension
Document sans titre Les populations des pays de l’OCDE devront épargner davantage en vue de leur retraite suite aux profondes réformes des pensions introduites ces dernières années, d’après un nouveau rapport de l’OCDE. La promesse de pension moyenne dans 16 pays de l’OCDE étudiés a été réduite de 22 %. Pour les femmes, la réduction est de 25 %.

L’OCDE note, dans l’édition 2007 de la publication Les pensions dans les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques, que dans deux pays seulement – Hongrie et Royaume-Uni – les promesses de pension ont augmenté en moyenne. En Allemagne, en France, en Italie, au Japon et en Suède, les prestations futures seront réduites de 15 à 25 % et, au Mexique et au Portugal, elles seront réduites de plus de 30 % par rapport à ce à quoi les gens auraient eu droit avant les réformes.

L’impact sur les travailleurs varie à travers les pays de l’OCDE. Plusieurs pays ont davantage axé leurs prestations sur les retraités les plus pauvres, et tout particulièrement le Mexique, le Portugal et le Royaume-Uni. L’Autriche, la France, l’Allemagne et la Suède ont aussi protégé les personnes à bas revenus.

Les réformes vont dans le sens opposé dans d’autres pays. La Pologne et la République slovaque, par exemple, ont durci le lien entre les droits à pension et les gains durant la vie active, sans mettre en place de nouvelles mesures à titre de filet de protection sociale pour les titulaires de faibles revenus. Une des conclusions du rapport de l’OCDE est que cela peut accroître le risque de pauvreté pour les retraités qui n’ont pas été couverts par le système durant toute leur carrière.

L'élément le plus commun des réformes est un changement de l’âge d’accès à la pension. Lorsque les réformes auront été menées à leur terme, la plupart des pays de l’OCDE auront un âge normal de la retraite de 65 ans, encore qu’en Allemagne, au Danemark, aux États-unis, en Islande, en Norvège et au Royaume-Uni, l’âge d’accès à la pension est d’ores et déjà, ou sera, de 67 ans. Seules la France, la Hongrie, la République slovaque et la République tchèque prévoient d’avoir un âge d’accès à la pension inférieur à 65 ans.

Mais, bien que les réformes des pensions introduites dans l’ensemble de la zone de l’OCDE, aient été importantes et indispensables pour assurer la viabilité financière des systèmes de pension pour les actuels retraités et pour les futurs retraités, il faut faire plus encore.

Dans certains pays, par exemple, les réformes des pensions sont introduites trop lentement – c’est le cas, notamment, en Autriche, en Italie, au Mexique et en Turquie. En Turquie, par exemple, le nouvel âge de la retraite, fixé à 65 ans, ne sera atteint qu’en 2043 pour les hommes, et plus tard encore pour les femmes. Cela signifie que les dépenses qu’il faudra consacrer aux pensions resteront élevées pendant de nombreuses décennies, et ces pressions financières pourraient nécessiter des ajustements à court terme plus difficiles encore à supporter que si les réformes avaient été opérées plus rapidement.

Par ailleurs, le problème des départs anticipés à la retraite demeure dans de nombreux pays, soumettant les budgets publics à un surcroît de tensions. Entre 1999 et 2004, par exemple, l’âge moyen de départ à la retraite, pour les hommes, était inférieur à 60 ans dans huit pays de l’OCDE, notamment en Belgique, en France, en Hongrie et en Italie.

L’édition 2007 de la publication Les pensions dans les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques, fournit des indicateurs qui permettent de comparer les politiques de pension dans les différents pays de l’OCDE, et inclut un chapitre un chapitre sur le rôle que les pensions privées auront sur les revenus lors de la retraite à venir.

 

 

Swiss Life lance le Pension Award

En plus de constituer un défi, le vieillissement est en effet une chance, portée par des projets dotés d’un intérêt certain
pour la société. Pour permettre à l’une de ces initiatives de se déployer pleinement, le projet lauréat sera récompensé par un prix en espèces de € 12.500.


Dans notre société, le concept de « pension » s’accompagne bien trop souvent d’une connotation négative. Nous nous imaginons souvent que cette phase de notre vie sera préoccupante avec sa cohorte de problèmes : manque d’argent pour vivre selon ses aspirations, pour se divertir, solitude, ennui, lassitude, etc. « La pension doit être une période
positive que l’on doit pouvoir organiser à sa guise en disposant de revenus adaptés tout en préservant sa santé au mieux. Nous savons que c’est possible et nous voulons induire un changement des mentalités. C’est la raison pour laquelle nous entendons mettre en exergue et stimuler toute initiative qui présente le vieillissement et la pension sous un jour favorable »,
indique Tanguy Polet, Chief Market Officer de Swiss Life.


Vieillissement – un défi, certes, mais aussi une chance à saisir
Chez Swiss Life, nous envisageons le vieillissement sous un angle positif. C’est dans ce cadre que s’inscrit le Pension Award. Nos seniors ont tellement d’atouts (connaissances, expérience, coaching, grande disponibilité, main secourable…) Notre société ne les valorise pas ou trop peu. Il existe déjà des projets qui développent aujourd’hui les innombrables avantages et richesses de nos seniors. À titre d’exemple, citons ce projet où des personnes d’une maison de repos prêtent leur concours pour l’accueil des plus petits dans une garderie ou une crèche. Un autre exemple sont les maisons kangourou, la cohabitation entre des couples plus jeunes et plus seniors qui permet aux couples plus jeunes d’alléger leur budget.


C’est précisément le type d’initiatives percutantes et exemplaires recherché par Swiss Life.
Le Pension Award poursuit un double objectif : il entend, d’une part, faire connaître les meilleurs projets au grand public, de manière à initier une saine émulation et, d’autre part, développer plus avant l’initiative gagnante avec une prime d’encouragement de 12 500 euros.

Pour un débat positif et constructif sur la pension
Une initiative qui approche le vieillissement sous un éclairage positif peut se concentrer sur différentes facettes de ce problème de société. « L’intégration sociale de nos aînés, la cohabitation harmonieuse des différentes générations, le rôle social et les responsabilités des plus âgés… Autant de facettes qui jouent un rôle décisif dans un débat positif sur la pension », indique Tanguy Polet. « Nous recherchons des initiatives partageant la même vision ouverte pour aborder le vieillissement comme un défi. »


Déroulement du concours
La recherche de projets sera soutenue par une campagne d’affichage aux quatre coins du pays dans les hôpitaux, maisons de repos et établissements de soins, les universités, associations, les bâtiments d’Administration…
Les candidats peuvent consulter les critères d’inscription et déposer leur candidature jusque fin octobre via www.pensionaward.be. Les 10 meilleures propositions seront ensuite soumises à la sagacité d’un jury professionnel représentant différents segments de la société.


Le Professeur Jos Berghman (Centre d’étude sociologique de la K.U.L.), Marcia De Wachter (Directeur, Banque Nationale), Mia Van Laeken (Collaboratrice VIG, prévention des chutes chez les personnes âgées), Michel Kacenelenbogen (Fondateur, Théâtre Le Public), Dirk De Meirleir (Responsable du service Discriminations non raciales, Centre pour l’égalité des chances), etc., confronteront les candidatures aux quatre critères principaux composés de différents sous-critères. Les voici en ordre d’importance décroissante : « Le projet place le vieillissement dans un contexte positif et constructif », « Le projet est pertinent dans un contexte socio-économique plus large », « Le projet peut être déployé à plus grande échelle » et « C’est un projet créatif ».


Le lauréat final sera dévoilé début 2008 dans le cadre d’une cérémonie officielle.

Daniel RIOT : "Allemagne: les séniors, un 'moteur économique'"
Document sans titre

Par Daniel RIOT, http://relatio.blogspirit.com

En 2035, l'Allemagne aura la population la plus âgée du monde. Un inconvénient ? Non, une chance, estime Ursula von der Leyen. La ministre allemande de la Famille a profité de la publication d'une étude sur l'évolution de la pyramide des âges en Allemagne pour renverser l'image trop exclusivement négative qui colle à la peau des seniors.

On associe souvent l'âgea à la fragilité et à la dépendance, "or, aujourd'hui, il est aussi synonyme de quelque chose d'essentiel : activité, nouveau départ, innovation". Il recèle aussi un potentiel économique considérable auquel le gouvernement veut sensibiliser les entreprises.

Ursula von der Leyen a annoncé que le gouvernement allait débloquer près de quatre millions d'euros entre 2008 et 2010 pour ce faire. "L'Allemagne ne peut pas se permettre de laisser à d'autres cet important marché d'avenir", estime-t-elle.

Berlin veut faire prendre conscience aux entreprises de la chance que représente pour elles le vieillissement. Des structures (une bourse d'information et un forum de dialogue avec les associations) vont se créer pour leur permettre de développer des produits et des services adaptés. Le marché des seniors en est encore "à ses balbutiements", a regretté la ministre. Pourtant, la "génération argentée" (Generation Silber), ces seniors dynamiques à la belle crinière blanche plus éduqués, actifs et en meilleure santé que jamais attendent des innovations, telles que la multiplication de téléphones portables à larges touches.

Pour les entreprises, les seniors sont la cible numéro un pour l'avenir, confirme le cabinet de conseil Roland Berger dans une étude, intitulée "L'âge, un moteur économique". La part des plus de 50 ans devrait passer de 45% aujourd'hui à 58% en 2035. Près d'un Allemand sur deux aura alors plus de cinquante ans. Le potentiel de croissance le plus important se situe chez les plus de 65 ans. Leur part de marché devrait croître d'un peu moins de 18% aujourd'hui à plus de 26% en 2035.

Plus d'informations :www.bmfsfj.de/bmfsfj/generator/Kategorien/Publikationen/P...

www.wirtschaftskraft-alter.de

A voir aussi: L'âge, un facteur économique

L'Allemagne poursuit les débats lancés par la Commission européenne sur le thème du changement démographique en se penchant tout particulièrement sur le thème de « l'âge, un facteur économique ». Nous ne pourrons relever les défis soulevés par le changement démographique que si nous décidons de mettre les potentiels et les savoirs des générations les plus anciennes au service de l'économie et de la société. Au vu de l'évolution démographique actuelle, le potentiel économique de ces générations joue un rôle essentiel pour les économies nationales européennes également en termes de compétitivité internationale. L'approche « L'âge, un facteur économique » a été l'une des priorités des travaux de la présidence allemande du Conseil européen. Les 17 et 18 avril 2007, un congrès s'est tenu à ce sujet sur les thèmes de « L'âge, un facteur économique - utiliser les savoirs - développer des marchés ».

Par Daniel RIOT, http://relatio.blogspirit.com

 

 

Daxon innove et donne de la voix sur le web
Document sans titre

Plus d’un million et demi de personnes sont mal voyantes en France. Pour faciliter l’accessibilité de son site web www.daxon.fr, Daxon propose désormais un assistant vocal révolutionnaire sur son site e-commerce. Celui-ci permet la lecture audio sur demande, par l’intermédiaire de voix réalistes, des textes du site web pointés par la souris de l’internaute.


Cet assistant vocal se présente sous la forme d’une barre d’outils, très simple d’utilisation, positionnée en bas de la fenêtre du site www.daxon.fr. Daxon a également intégré au sein même de son site un bouton d’activation / désactivation de cet outil.


Les principales fonctionnalités de cette barre d’outils sont les suivantes :


• Mise en marche de l’assistant vocal : permet d’activer l’assistant vocal. Celui-ci commencera à lire tout texte survolé par la souris. Le texte peut être un mot, une phrase, un paragraphe, voire la totalité de la page.


• Ecouter ou sauvegarder : vous pouvez écouter ou sauvegarder, au format MP3, les textes de votre choix pour pouvoir les écouter ultérieurement.


• Un Zoom : Cet outil permet d’augmenter ou de diminuer la taille des textes affichés à l’écran.


• Le Surlignage : Cette commande vous permet de déterminer la couleur d’arrière plan désirée et donc un meilleur contraste et une meilleure visibilité des textes.


Ce lancement est couronné de succès : 30% des 225 000 visiteurs uniques qui ont fréquenté le site Daxon en juin ont en effet utilisé l’assistant vocal.


Au-delà de l’accessibilité à Internet, la solution Talklets ouvre de nouvelles perspectives en permettant de diffuser des messages audio promotionnels, en fonction de l’actualité de la marque. Le site Daxon.fr ouvre ainsi la voie à une première étape « multi-sensorielle » de la vente en ligne.

Vieillissement démographique : un défi économique pour la France
Document sans titre

Si depuis le ralentissement de 2001-03 la croissance économique en France a évolué comme dans l’ensemble de la zone euro, elle souffre d’une faible compétitivité. L’emploi augmente et le déficit budgétaire est en baisse, mais la persistance du chômage à un niveau élevé et un taux d’activité bas sont le reflet de problèmes structurels sous-jacents qu’il faut continuer à affronter.

Une augmentation renforcée de l’emploi aurait un effet bénéfique sur la pauvreté et l’exclusion sociale, ainsi que sur les finances publiques. L’un des objectifs clé est d’améliorer l’utilisation de l’ensemble des ressources, en particulier dans le secteur public, pour s’attaquer d’une façon plus efficace aux problèmes sociaux et atteindre une meilleure soutenabilité des finances publiques à long terme. Cette Étude examine certains thèmes essentiels qui devraient être prioritaires dans l’action réformatrice du nouveau gouvernement.

• Le système de protection sociale parvient assez bien à préserver de la pauvreté la plupart des individus, mais il est moins efficace lorsqu’il s’agit d’éviter l’exclusion sociale en facilitant l’intégration sur le marché du travail. Pour atteindre cet objectif, les politiques et l’action des organismes concernés doivent être mieux coordonnées.


• Le système éducatif produit de très bons diplômés dans un grand nombre de domaines, mais il n’est pas suffisamment axé sur le marché du travail. Les résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions d’équité du système éducatif.


• Le problème du vieillissement n’a été que partiellement traité. Davantage d’attention doit être accordée à la fois à la participation des seniors au marché du travail et au financement des pensions de retraite et des dépenses de santé et de dépendance.


• La décentralisation a profondément modifié l’élaboration et la mise en oeuvre d’un certain nombre de politiques. Mais le transfert de compétences à un niveau plus local n’a pas toujours amélioré l’efficience et a parfois conduit à une certaine déresponsabilisation.

Par OCDE

 

Un partenariat innovant entre Dexia et le Département du Doubs : personnes âgées
Document sans titre La démarche est novatrice, car elle permet au Département de bénéficier des compétences de Dexia Crédit Local en matière d'analyse financière, mais aussi de ses expertises en lui adossant des études de faisabilité sur chaque projet.

Mise en accessibilité des locaux publics pour les personnes en situation de handicap, évaluation du besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes et faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel (CESU) sont autant de volets de ce partenariat. Les études seront réalisées sur la base d'un état des lieux de chaque projet, réalisé à titre gracieux par Dexia Crédit Local.

Selon Gérard Bayol, Administrateur-Directeur Général de Dexia Crédit Local « les lois sur la décentralisation puis sur l'accessibilité des bâtiment publics aux personnes en situation de handicap ont mis les enjeux sociaux au coeur des priorités du secteur public local. En tant que premier acteur financier du secteur public local, Dexia Crédit Local est particulièrement sensibilisé sur ces problématiques, qu'il a intégrées à sa stratégie en proposant une approche globale allant de l'étude de faisabilité au financement de projet. Ce partenariat est le reflet d'une relation de long terme avec le Département du Doubs, que nous sommes heureux d'accompagner dans cette démarche de longue haleine.».
Selon Claude Jeannerot, Président du Conseil général du Doubs, « dans le cadre du projet Doubs 2010, le Département du Doubs s'est engagé dans une profonde modernisation de son action, tant sur le fond que sur la forme. Le Département réalise ainsi depuis 2004 un effort d'investissement sans précédent et développe fortement les services à la population afin de mieux répondre aux enjeux sociaux et économiques d'aujourd'hui et de demain. Cette modernisation de l'action s'est faite aussi sur la forme, avec la mise en oeuvre d'une démarche participative impliquant les citoyens, nos partenaires institutionnels et les acteurs économiques. Ce conventionnement avec Dexia Crédit Local en est l'une des traductions, conscient de la nécessité pour une collectivité telle que le Département de s'appuyer sur les compétences du secteur économique pour développer une politique dynamique et moderne, au service de tous.»

L'état des lieux de chaque projet comprend :

Etude de mise en accessibilité des locaux publics pour les personnes en situation de handicap
Dexia Crédit Local accompagne le Département du Doubs pour l'aider dans la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap et plus particulièrement l'accessibilité aux bâtiments publics. Les travaux à réaliser sont un axe d'intervention prioritaire pour le Département, l'accessibilité aux P.M.R. figurant dans son référentiel Qualité, certifié par l'AFAQ.

Afin de lui permettre de programmer les éventuels travaux d'adaptation et leur financement, Dexia Crédit Local mettra à disposition du Département une étude réalisée par son partenaire Accessmétrie, qui permettra d'apprécier l'accessibilité d'un bâtiment public du Département, à savoir dans un premier temps le bâtiment d'internat sur le site de Fort Griffon. L'étude détaillera les points suivants : analyse fonctionnelle du lieu et de la construction du schéma d'audit, détermination des obstacles critiques, détermination de l'indice d'accessibilité, préconisations pour chaque obstacle critique repéré, tableaux de synthèse et enfin, niveau global d'accessibilité après mise en oeuvre des préconisations.

Etude sur le besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes

Afin d'accompagner le Département du Doubs en matière d'aide sociale dans le cadre des compétences qui lui ont été confiées par les lois de décentralisation, Dexia Crédit Local réalise une étude sur les Etablissements d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes afin d'évaluer les investissements à réaliser pour répondre à la demande à venir. L'étude présentera un panorama de l'évolution démographique, de l'évolution de l'A.P.A. et de l'offre d'hébergement pour personnes âgées sur le territoire, qui servira de base à une prospective sur les besoins en terme d'offre d'hébergement pour personnes âgées en fonction de 2 hypothèses distinctes : création de nouvelles places ou rénovation de l'existant. Cette étude s'inscrit dans le cadre de la révision du schéma gérontologique qui sera présenté à l'Assemblée départementale avant la fin de cette année. Ce partenariat fait par ailleurs écho à l'engagement pris par la collectivité au travers de son programme d'aide à la pierre de consacrer 4 Meuros par an à l'amélioration des conditions d'accueil dans les établissements d'hébergement pour les personnes âgées.

Etude de faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel (CESU).

Afin d'apporter son aide au Département dans l'optimisation de la gestion de l'Aide Personnalisée d'Autonomie (A.P.A.) et de la Prestation de Compensation du Handicap (P.C.H.), Dexia Crédit Local propose de réaliser une étude de mise en place de Chèque Emploi Service Universel (CESU). Sa filiale Domiserve réalisera une étude destinée à fournir des éléments d'information lui permettant d'apprécier sous sa seule responsabilité les gains futurs liés à la mise en place du CESU. L'étude s'appuiera sur les chiffres de l'A.P.A. du département pour faire ressortir la faisabilité de la solution CESU en terme notamment d'efficience des dépenses, de gestion et de suivi statistique. Elle mettra également en lumière les améliorations possibles dans la relation entre l'administration et les allocataires grâce au Titre Service Universel.

Les personnes âgées : des tendances encourageantes
Document sans titre La contribution des personnes de 65 ans et plus au financement des dépenses
publiques est de plus en plus forte, la hausse de la dépense sociale par
personne est modeste depuis 1991, les conditions de vie des aînés s'améliorent
sous plusieurs aspects, certains groupes demeureront vulnérables et il faut
s'attendre à des changements dans les caractéristiques sociodémographiques de
la population âgée. Ces résultats proviennent de l'étude Vie des générations
et personnes âgées : aujourd'hui et demain, volume 2.

Une contribution de plus en plus forte des personnes âgées au financement
des dépenses publiques

En 2004, les recettes des administrations publiques représentent 42 % du
produit intérieur brut (PIB) du Québec et les personnes âgées en financent
environ 12 %. La contribution moyenne d'une personne de 65 ans et plus au
financement des dépenses publiques, comparativement à celle d'une personne de
20 à 64 ans, est passée de 50 % en 1981 à 61 % en 2004.
Compte tenu du vieillissement démographique, une part de plus en plus
importante des revenus de l'État dépendra du revenu des aînés. Ainsi, à profil
constant selon l'âge, celles-ci assureront plus de 20 % des recettes de l'État
dans environ un quart de siècle. Pour financer l'écart entre l'ensemble des
dépenses et des recettes engendré par l'effet des seuls changements
démographiques au cours des cinq prochaines décennies (hors le régime de
rentes du Québec), une hausse additionnelle de 0,29 % par année des recettes
des administrations publiques est nécessaire (en dollars constants).

Hausse modeste de la dépense sociale par personne depuis 1991

En 2003, chaque grand groupe démographique reçoit une part importante des
dépenses sociales : 29,2 % pour les jeunes, 36,6 % pour les adultes d'âge
actif et 34,2 % pour les personnes âgées. Toutefois, comme l'effectif de
chaque groupe est très différent, leur dépense moyenne varie beaucoup. La
dépense en faveur d'une personne âgée atteint 2,0 fois en moyenne celle qui
revient à un jeune et 4,4 fois celle dont bénéficie l'adulte d'âge actif.
La dépense sociale par personne a augmenté de 9,2 % depuis 1991, par
rapport à 452 % entre 1961 et 1991. Une autre caractéristique de la période
1991-2003 est la variation bien différente entre groupes d'âge : la dépense
moyenne augmente pour une personne âgée (12,6 %) et un peu plus pour un jeune
(16,4 %), mais diminue chez une personne de 20 à 64 ans (- 4,9 %).
Que ce soit pour les familles, les travailleurs, les défavorisés, les
aînés, ce qui est en place aujourd'hui ne ressemble en rien à ce qui existait
au milieu du XXe siècle. Les personnes âgées actuelles ont connu, à diverses
étapes de leur parcours de vie, l'amélioration des programmes sociaux. De leur
côté, les nouvelles générations profitent dès leur naissance d'un système
parvenu à maturité.

Plusieurs tendances socioéconomiques favorables aux conditions de vie des
personnes âgées

Certaines tendances favoriseront l'autonomie résidentielle des aînés de
demain. Ainsi, la proportion de ménages âgés qui sont propriétaires de leur
résidence devrait augmenter. En effet, 68,5 % des ménages ayant un soutien de
55 à 64 ans sont propriétaires en 2001, soit une amélioration de 3 points par
rapport aux générations précédentes au même âge. Deux autres conditions vont
favoriser leur autonomie : de plus en plus d'hommes et de femmes âgés sont
titulaires d'un permis de conduire et possèdent une automobile.
Le patrimoine moyen a presque doublé pour les unités familiales dont le
soutien a de 50 à 59 ans entre 1984 et 1999. La hausse de la proportion de
propriétaires est de nature à augmenter l'avoir non financier des ménages, car
la résidence principale en constitue l'élément le plus important (26 % de
l'avoir total).
Les travailleurs âgés seront mieux formés et comprendront une proportion
de plus en plus grande de femmes. Chez les hommes de 55 à 59 ans, la
probabilité d'être encore au travail à 60-64 ans s'est accrue de 55 % à 61 %
entre les périodes 1992-1997 et 1997-2002. De leur côté, les femmes dans la
cinquantaine ont fortement participé au marché du travail : elles
bénéficieront à leur retraite de plus de revenus de sources autonomes.

Des groupes vulnérables

Une proportion élevée de ménages locataires doivent assumer un fardeau
plutôt lourd de dépenses liées au logement : 42 % de ces ménages ayant un
soutien de 65 à 74 ans y allouent 30 % et plus de leur revenu. La proportion
est la même chez les ménages locataires ayant un soutien de 55 à 64 ans :
cette situation n'est certes pas favorable à la préparation financière du
troisième âge.
L'étude a ciblé plusieurs groupes socioéconomiques vulnérables chez les
premiers boomers (générations 1946-1955) quant à la préparation financière du
troisième âge : par exemple, les immigrants et les personnes faiblement
scolarisées. On estime qu'environ 5 % des premiers boomers, soit environ
60 000 personnes, présentent un risque sérieux d'insécurité financière à la
retraite.
Chez les unités familiales dont le soutien a 65 ans et plus, 37 % n'ont
aucun avoir de retraite privé. La situation est un peu meilleure chez les
unités dont le soutien est âgé de 55 à 64 ans (27 %). Ces unités, qui gagnent
généralement un faible revenu d'emploi, forment un groupe vulnérable quant à
la sécurité financière au troisième âge.

Des caractéristiques sociodémographiques nouvelles

Toutes les régions du Québec connaîtront une augmentation marquée de la
proportion des personnes de 65 ans et plus. Certaines devront composer avec
des populations comptant plus de 30 % d'aînés en 2026, comparativement à 24 %
dans l'ensemble du Québec. Ce vieillissement est largement inscrit dans la
structure par âge actuelle des populations régionales, dominée par les
cohortes nombreuses du baby-boom dont les premières sont maintenant à l'orée
du troisième âge. Selon la région, les mouvements migratoires viendront
amplifier ou atténuer le phénomène.
Il faut s'attendre à des changements chez les immigrants qui auront
65 ans et plus (personnes ayant obtenu le statut d'immigrant canadien à un
moment ou l'autre de leur vie). Concentrés à 68 % dans l'île de Montréal, les
futurs immigrants âgés (ceux qui ont 45-64 ans en 2001) seront d'origines plus
diversifiées, davantage issus des minorités visibles et connaîtront le
français et l'anglais dans une plus forte proportion.
L'analyse par génération permet d'entrevoir, au cours des prochains
lustres, une vie en couple plus fréquente, une moins grande proportion de
personnes sans enfants et un réseau de frères et soeurs encore important. La
situation sera cependant tout autre pour les générations nées dans la seconde
moitié du XXe siècle qui ont connu une chute importante de la fécondité et de
profonds bouleversements de la vie matrimoniale.
L'étude, consultable sur le site Web de l'Institut, contient des «Faits
saillants», ainsi que la «Synthèse et conclusion», qui permettent d'en
connaître l'essentiel.

L'Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une information
statistique pertinente, fiable et actuelle sur l'évolution socioéconomique du
Québec et de la société québécoise. Il constitue le lieu privilégié de
production et de diffusion de l'information statistique officielle pour les
ministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes les
enquêtes d'intérêt général.

Etude économique de la France 2007 : Faire face au vieillissement démographique
Les dépenses publiques supplémentaires que la France devra financer à l’horizon de 2050 en raison de l’impact du vieillissement de la population sur les retraites, sur les soins de santé et sur les services liés à la dépendance sont estimées par les autorités à plus de 4 points de PIB, et ce sous des hypothèses relativement optimistes. Après les progrès qui ont été accomplis avec la réforme des retraites de 2003, il est maintenant indispensable d’accroître l’emploi des seniors et de persévérer en 2008 dans cet effort de réduction des coûts en préservant l’indexation de la durée de cotisation sur l’espérance de vie comme prévu par la loi de 2003. Cette solution, et/ou une diminution du taux de remplacement, est préférable à un relèvement des cotisations ; les impôts et cotisations sociales sont déjà trop lourds, ce qui nuit à la production et à l’emploi. L’équité et, dans une moindre mesure, les préoccupations budgétaires exigent d’engager immédiatement un processus d’élimination progressive des privilèges des régimes spéciaux des salariés des entreprises actuellement ou anciennement publiques, épargnés jusqu’à présent par les réformes.

Le faible taux d’emploi au delà de 55 ans tient en partie à une attitude erronée vis à vis du marché du travail. Durant deux décennies, les travailleurs ont été encouragés à prendre une retraite précoce en considérant, à tort, que cela pourrait favoriser l’emploi des jeunes et les employeurs ont également intériorisé ce raisonnement. Ces mesures sont en voie de suppression, mais de nombreux dispositifs demeurent en vigueur dans ce domaine, notamment la dispense d’obligation de recherche d’un emploi pour les chômeurs indemnisés de plus de 57 ans. Il est difficile de modifier de telles mentalités : lors de la préparation de la loi de financement de la sécurité sociale 2007, les discussions visant à abroger l’exonération fiscale des indemnités versées par l’employeur lorsqu’un salarié de plus de 60 ans est mis à la retraite d’office (le plus souvent, il s’agit de retraites volontaires délibérément qualifiées d’obligatoires) n’ont pas abouti et cette exonération a été de facto étendue de façon transitoire à toutes les indemnités de départ à la retraite. Il faudrait abroger les dispositifs qui incitent à une retraite anticipée, et donc mettre fin à la dispense de recherche d’emploi et à l’exonération fiscale des indemnités de départ à la retraite. En dehors du problème des mécanismes d’incitation, la difficulté d’employer des travailleurs âgés pourrait théoriquement s’expliquer par un décrochage de leur productivité par rapport à leur rémunération, même si ce point n’est pas prouvé empiriquement. Par ailleurs, les entreprises sont sans doute tentées d’“acheter” la paix sociale en licenciant en période de difficultés les travailleurs plus âgés. La formation tout au long de la vie est un moyen d’améliorer l’emploi des seniors, sans être suffisante. Les mesures prises notamment dans le cadre du Plan National d’Action Concertée pour l’Emploi des Seniors, comme la suppression de la contribution due par les entreprises licenciant des travailleurs de plus de 50 ans, l’augmentation de la surcote, la mise en place du droit individuel à la formation, et une vaste campagne d’information visant à modifier les mentalités vont dans la bonne direction, même si les effets du nouveau CDD senior sont encore incertains. Mais il faut aussi s’assurer que les salaires reflètent la productivité des seniors.

Le coût du vieillissement démographique au titre de la santé et de la dépendance est plus incertain que celui des retraites, parce qu’il dépend du progrès technologique, de l’évolution des prix des services et des traitements et de la proportion des dépenses prise en charge par les familles. De plus, il peut être difficile de dissocier les dépenses de santé de celles de la dépendance, outre que le degré de dépendance donne lieu à des évaluations qui ne sont pas uniformes d’une collectivité territoriale à l’autre. Pour ces raisons, il est important d’informer le public sur le niveau actuel et l’évolution prévue des dépenses, et aussi sur la nature des mesures actuelles, leur financement et le partage des responsabilités. Ces informations permettraient de décider, collectivement et explicitement, de l’ampleur du coût qui restera à la charge des familles, et donc d’inciter les personnes à constituer l’épargne nécessaire.

 

 

En 2050 l'Europe sera t-elle encore une puissance économique ?

www.tregouet.org et www.altivis.fr

Il y a quelques semaines ont été publiés en ligne deux rapports, sans relations directes apparentes, mais qui éclairent, sous deux angles différents, les menaces et les défis sans précédent dans son histoire auxquels va devoir faire face notre continent européen au cours de ce siècle.

Le premier de ces rapports a été publié par la Société Générale. Il s’agit d’une une étude sur l’avenir de la démographie mondiale et ses répercussions économiques qui va à l’encontre de bien des idées reçues et mérite d’être analysée et commentée. Selon cette étude, la forte croissance démographique dans le monde et particulièrement en Asie au cours des prochaines décennies devrait entraîner un déplacement considérable des richesses des pays développés vers les pays émergents et un appauvrissement de l’Europe.

La Terre devrait compter 9 milliards d’individus d’ici 2050 contre 6 aujourd’hui, soit une croissance de 50 %, tirée par l’Asie et l’Afrique, tandis que la population des pays développés devrait plafonner à 1,26 milliard de personnes dès 2030, a indiqué Véronique Riches-Flores, chef économiste Europe de la Société Générale. En 2050, les plus de 60 ans seront 2 milliards et la proportion des inactifs par rapport aux actifs devrait passer de 11 % aujourd’hui à plus de 25 % en 2050 dans le monde, d’après l’étude. "Ce choc démographique va induire un déplacement des richesses spectaculaire", a commenté Véronique Riches-Flores lors d’une conférence de presse.

En premier lieu, le taux de dépendance, c’est-à-dire la proportion de seniors inactifs par rapport à la population d’âge actif (14-64 ans), restée quasiment inchangée au cours du demi siècle passé (durant lequel la population a gagné 150 % contre 50 % d’ici 2050), va doubler, passant de 11 % aujourd’hui à 25 % en 2050.

Au niveau mondial, la baisse du nombre d’actifs équivaudrait à une perte en termes de PIB par tête de 6,6 % au cours de la période 2005-2050, soit de 0,15 % par an, selon cette étude. Les pays émergents les plus dynamiques ne sont pas épargnés par ce vieillissement et la baisse de la population active. L’économiste précise que les économies en développement sont toutefois mieux parées que les autres pour affronter cette évolution grâce au potentiel de gains de productivité.

Avec le taux de fécondité le plus faible du monde, l’Europe devrait être la plus touchée, avec un manque à gagner estimé à 18 %, soit 0,35 % par an, suivie par l’Amérique du Nord (9,3 % soit 0,2 % par an). Tous les pays d’Europe occidentale se verraient menacés d’un appauvrissement, avec une baisse du revenu par tête allant de 9 à 23 % selon les cas.

Résultat : une forte redistribution du PIB mondial. Le poids de l’Asie gagnerait 8 points dans le PIB mondial, celui des Etats-Unis 4 points, celui de l’Afrique un point. Grand perdant de ces bouleversements, l’Europe, dont le poids se trouverait réduit de plus de 12 points.

Autre phénomène attendu, l’épargne reculerait avec le vieillissement de la population dans les pays développés (il n’y a qu’en France que l’épargne concerne avant tout les personnes âgées), alors que les pays en développement continueraient de remplir leur bas de laine. Enfin, conséquence du vieillissement et d’une insuffisante maîtrise des dépenses publiques, le ratio dette/PIB pourrait être multiplié par cinq dans l’Union européenne des 25 d’ici deux décennies à peine. En se fondant sur la théorie du cycle de vie, qui suggère qu’un individu épargne pendant sa vie active puis consomme son épargne lors de sa retraite, cette étude prévoit en effet une "désépargne" marquée dans les pays industrialisés entre 2015 et 2030.

A l’inverse, dans les pays en développement, la tendance à épargner devrait se développer, d’où un déplacement massif des sources d’actifs à attendre à travers la planète.

A l’opposé de notre Europe vieillissante et en déclin démographique, les Etats-Unis bénéficient d’une immigration élevée (1 à 1,2 % de la population active depuis le début des années 1980) et d’une stabilisation de sa fécondité qui permettra de faire croître la population active en âge de travailler, c’est-à-dire entre 15 et 64 ans, à peu près au même rythme que les plus âgés.

De son côté, la France, championne européenne de la natalité, et la Suède, également sauvée par sa natalité et sa politique d’immigration, permettront de stabiliser la population en âge de travailler, bien qu’elle décline proportionnellement aux personnes âgées. En revanche, ce sont le Japon et l’Allemagne qui présentent les profils les plus inquiétants.

Selon cette étude, seule une série de mesures combinant une importante hausse de la productivité, un allongement de la durée du travail, une participation accrue de toutes les tranches de la société, une réforme des systèmes de retraite et une immigration très élargie pourrait contrebalancer le coût du vieillissement de la population.

A cet égard, l’étude souligne que la politique volontariste d’immigration des Etats-Unis a été d’une grande pertinence (la population américaine est passée en un siècle de 100 à 300 millions) et va permettre à la population active américaine, à l’opposé de la population active européenne, de continuer à croître d’ici à 2050. A cette date, les USA pèseront encore 31 % du PIB mondial, contre seulement 20 % pour l’Europe, 18 % pour la Chine, 8 % pour l’Inde et 5 % pour le Japon.

Cette évolution démographique inéluctable éclaire d’une lumière nouvelle le débat sur l’immigration qu’il va falloir aborder d’une manière globale et pragmatique, en se dégageant des discours idéologiques simplistes. Il faut en effet admettre qu’en l’Europe, il est trop tard pour se lancer dans une politique d’immigration comparable à celle que mènent les Etats-Unis depuis 25 ans, car les pays de l’Europe de l’Est aussi se trouvent concernés par le vieillissement et il n’y a donc plus de "réservoir" de main d’oeuvre possible. Rien qu’en France, pour stabiliser le taux de dépendance, c’est-à-dire le nombre de seniors rapporté aux actifs, il nous faudrait accueillir 32 millions d’immigrés d’ici à 2050, ce qui n’est évidemment pas possible.

En outre, l’étude de la Société Générale rappelle qu’en 2040, les quatre pays qu’on appelle désormais les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) cumuleront, à eux seuls, 45 % de seniors de la planète. Ils auront donc besoin, eux aussi de bras pour faire tourner leurs économies.

Selon les termes implacables de cette équation démographique, l’Afrique restera donc, à l’horizon 2040, le seul continent susceptible de générer une émigration massive.

L’autre rapport, non moins alarmant et riche d’enseignement, a été publié par l’ONG Christian Aid et s’intitule "Marée humaine : la véritable crise migratoire ». Dans cette étude, l’organisation affirme que les pays développés, principaux responsables de la pollution à l’origine du réchauffement climatique, doivent prendre en charge l’aide aux populations les plus touchées. "Nous pensons que les migrations forcées sont la menace la plus grave qui se pose pour les populations pauvres des pays en développement", estime John Davison, un des principaux auteurs de ce rapport.

S’appuyant de manière rigoureuse sur les derniers travaux du GIEC, qui estime qu’en 2080, 3,2 milliards de personnes, soit un tiers de la population mondiale, manqueront d’eau et que 600 millions manqueront de nourriture, ce rapport prévoit qu’en l’absence de " mesures préventives fortes", le réchauffement climatique portera à un milliard, en 2050, le nombre de réfugiés. Selon cette étude, ces flux migratoires envenimeront certains conflits et en créeront de nouveaux dans les pays en développement. Ces "réfugiés climatiques chercheront évidemment à tout prix à quitter leurs pays d’origine pour se rendre dans les pays développés et notamment en Europe, ce qui provoquera des tensions économiques et politiques très fortes.

Cette double évolution démographique et migratoire mondiale, provoquée à la fois par le vieillissement accéléré de nos sociétés développées et le réchauffement climatique, va évidemment avoir des conséquences socio-économiques et géopolitiques majeures et il va falloir qu’en une génération, nos responsables politiques sachent penser l’avenir à long terme et ouvrent un grand débat démocratique sur les nouveaux modèles d’immigration mais aussi de coopération et de co-développement avec le Sud, qui peuvent le mieux servir les intérêts de notre pays, si nous voulons, d’une part, que notre pays et l’Europe conservent leur niveau de vie et demeurent des puissances économiques de niveau mondial au milieu de ce siècle et, d’autre part et de manière indissociable, que les pays pauvres ou en voie de développement puissent, avec notre aide, lutter efficacement contre le réchauffement climatique et s’engagent dans un développement économique durable et soucieux de l’environnement.

Face à de tels périls et à ces grandes évolutions économiques, démographiques et climatiques planétaires, il va falloir remettre à plat tous nos modèles, dogmes et schémas d’analyse et de pensée en matière d’immigration, de développement économique et de coopération avec les pays les plus démunis et comprendre que notre avenir, notre destin commun est lié et que nous avons intérêt à prévoir, gérer et organiser, au niveau mondial comme au niveau européen et national, ces flux migratoires massifs et durables qui seront inévitables, à l’horizon 2050.

Cette évolution des esprits sera sans doute très difficile c’est pourquoi nous devons dès à présent commencer à construire ensemble, en dehors de toutes références idéologiques du passé, un nouveau cadre et de nouveaux modèles qui permettent de penser, d’anticiper et de maîtriser, autant que faire se peut, cette évolution planétaire irrésistible qui ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire tourmentée de l’humanité.

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Remise des Grands Prix La Fondation de France met en lumière 12 projets exemplaires dont un pour les personnes âgées
Document sans titre

Une mise à l’honneur de tous ceux qui occupent trop rarement le haut de l’affiche alors qu’ils améliorent chaque jour la vie au quotidien de centaines de personnes fragilisées.


Sélectionnées parmi des milliers de projets utiles et efficaces, les initiatives primées ont la particularité d’être novatrices, locales et exemplaires. Plus encore, les associations lauréates méritent toutes le label «S’unir pour agir» car elles fondent leur action sur un savant équilibre, mêlant la compétence des professionnels, l’engagement des bénévoles et la volonté des bénéficiaires.

Lumière sur : "Un habitat regroupé pour les personnes âgées fragilisées"

Activités générales de l’organisme et contexte du projet:


Le territoire des Entremonts (4 communes et 54 hameaux) doit faire face à un certain nombre de contraintes, qu’elles soient géographiques (vallée perchée et relativement enclavée) ou démographiques (faible densité et vieillissement de la
population) qui suscitent l’expression de solidarités. Dans ce contexte, l’Association d’Animation et de Développement des Entremonts en Chartreuse (AADEC) a pour but et missions de maintenir une vie associative dynamique, de soutenir des projets ou activités permettant le développement économique des Entremonts, d’animer la vie sociale, culturelle et sportive, et d’assurer la communication avec les habitants et institutionnels.


Description du projet
Se maintenir à domicile dans de telles conditions n’est pas toujours évident pour les personnes âgées fragilisées, en particulier durant la période hostile de l’hiver. L’AADEC propose donc la mise en place d’un lieu d’habitat regroupé, structurant une offre de services pour une meilleure qualité de vie. Ce lieu de vie sera prioritairement destiné aux personnes âgées autonomes mais éprouvant certaines difficultés à rester chez elles, mais aussi à un public plus jeune (étudiants, saisonniers, jeunes travailleurs…) permettant ainsi une mixité sociale et intergénérationnelle.

Implication de la Fondation de France
La Fondation de France finance les études juridiques et économiques menées au préalable pour préciser les moyens nécessaires à la réalisation du projet.


Partenaires
Ce projet repose sur l’implication d’un nombre important de partenaires : le Conseil Régional Rhône-Alpes, l’AEP (Association d’Education Populaire) d’Entremont le vieux pour la mise à disposition d’un bâtiment, la commune d’Entremont le vieux, l’OPAC de Savoie, la résidence pour personnes âgées « Béatrice de Savoie », le Conseil Général de la Savoie.

Points Forts
C’est un projet atypique et innovant qui répond sans aucun doute à un besoin identifié et participe au développement économique et social du territoire concerné.


Etat des lieux du projet en 2007
La création de 6 à 8 logements permettant d’accueillir de 8 à 12 personnes est prévue, ainsi qu’un accès simplifié et économique aux services de santé, d’aide et de repas, et le maintien d’activités associatives.

 

Trois questions à Jean-Marie Bruneau, Président du jury des prix « S’unir pour agir »


Jean-Marie Bruneau, chef d’entreprise, crée en 1955 une entreprise de vente par correspondance de mobilier et d'articles de bureau. La réussite est au rendez vous. En 1991, il a envie de rendre à la société ce qu'elle lui a apporté et crée la Fondation JM.Bruneau sous égide de la Fondation de France. Aujourd’hui administrateur, il participe activement au développement de la Fondation de France et accepte de devenir le Président du jury des prix S’unir pour agir en 2007.


Quelles ont été vos motivations pour présider le jury 2007 ?


J’ai accepté avec honneur et plaisir de présider le jury 2007 des prix S’unir pour agir. Depuis 15 ans, je soutiens en priorité des projets retenus par la Fondation de France via ma Fondation JM Bruneau. Ces actions sociales soutenues dans les domaines de l’insertion et de l’emploi, de l’habitat, des personnes handicapées, de l’accompagnement des familles et de la santé des jeunes m’ont donné une bonne connaissance des initiatives les plus innovantes et m’ont permis de me rendre utile en présidant le jury 2007. Il a cependant été très difficile de désigner les meilleurs lauréats et les débats ont été très animés mais les treize experts qui composaient le jury ont choisi de mettre en avant les idées les plus innovantes et les plus utiles à la collectivité.


Quelles sont les associations qui concourent et pourquoi ?


Les 2 000 associations soutenues en 2006 par la Fondation de France à travers des projets novateurs et concrets dans tous les domaines de la vie sociale : l’insertion, l’emploi, l’habitat, les personnes âgées ou handicapées, la lutte contre les dépendances, la santé, l’environnement et la culture.
Ces prix mettent à l’honneur celles et ceux qui occupent rarement le haut de l’affiche, alors qu’ils améliorent la vie quotidienne de nombreuses personnes en difficulté et sont une reconnaissance de leur action.


Comment sont sélectionnés les lauréats ?
Par des jurys d’experts départementaux, régionaux puis nationaux qui sélectionnent les projets de la Fondation de France selon cinq critères : ils sont innovants et exemplaires, encouragent le travail en équipe, visent à améliorer ou à restaurer la qualité de la relation sociale, s’inscrivent dans une démarche durable et dans un environnement local.

Des risques liés au vieillissement démographique en Europe de l'Est et dans les pays de l'ex Union Soviétique
Document sans titre

En 2025, les populations de nombreux pays d’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique compteront parmi les plus âgées au monde, ce qui pourrait mettre en péril la réussite économique récente de la région si des réformes satisfaisantes des régimes de retraite et de santé ne sont pas conduites et si des mesures ne sont pas mises en place pour favoriser la hausse de la productivité.

Partout dans le monde, de graves menaces économiques pèsent sur les sociétés vieillissantes. Néanmoins, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, la région de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique qui, de la Russie à l’Albanie, regroupe 27 pays, est la seule qui soit confrontée au problème cumulé d’un vieillissement rapide, d’une relative pauvreté et d’une transition incomplète à une économie de marché bien développée. Comme l’indique le rapport, intitulé From Red to Gray: The “Third Transition” of Aging Populations in Eastern Europe and the Former Soviet Union, ce problème est d’autant plus grave pour ces pays qu’il leur faut simultanément accélérer leur transition économique et engager d’urgence des réformes de plus long terme pour parer aux conséquences démographiques.

« Les pays plus riches et plus développés comme la France, l’Italie et le Japon, sont bien plus en mesure de relever le défi du vieillissement que les pays vieillissants de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique », explique Arup Banerji, Chef du département Économie du développement humain de la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « Aucun pays vieillissant au monde n’est aussi pauvre que la Géorgie. Avec un revenu national brut par habitant à peine supérieur à 1000 dollars, elle va perdre près d’un cinquième de sa population au cours des vingt prochaines années. Qui plus est, le développement institutionnel piétine dans de nombreux pays, même ceux qui ont adhéré à l’Union européenne. C’est l’interaction de ces trois transitions - démographique, économique et politique – qui fait de la région et des défis auxquels elle est confrontée un cas hors du commun ».

La région devrait voir sa population totale diminuer de près de 24 millions de personnes au cours des deux prochaines décennies. La Russie à elle seule devrait perdre 17 millions d’habitants. Ces populations moins nombreuses seront aussi nettement plus âgées. En 2025, entre un cinquième et un quart des habitants de neuf pays d’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique (de l’Azerbaïdjan à la République slovaque) seront âgés de plus de 65 ans. Ce sera alors le cas de plus d’un Bulgare sur cinq. En Slovénie, l’âge moyen sera de 47 ans – l’un des plus élevés au monde.

Les principaux enjeux viennent de ce que les populations vieillissantes risquent d’exercer des pressions nouvelles – et éventuellement ruineuses – sur les dépenses publiques, en termes de retraites et de soins de longue durée pour les personnes âgées notamment. Les craintes sont d’autant plus vives que dans de nombreux pays anciennement communistes, le financement de ces régimes est déjà insuffisant.

« La mise en œuvre de politiques avisées peut modérer l’impact du vieillissement sur les dépenses. Une hausse des dépenses publiques est certes inévitable, mais il est possible d’amortir le choc. Pour cela, les pays de la région doivent adopter des politiques visant à assurer la viabilité financière des régimes de retraite malgré l’augmentation du nombre de retraités, et prendre des mesures anticipatives pour le financement des soins de santé à long terme », observe Mukesh Chawla, économiste principal à la Banque mondiale et co-auteur du rapport.

La poussée des dépenses de retraite va inévitablement s’accentuer avec le vieillissement des populations, mais le rapport constate que dans tous les pays où des projections détaillées ont été établies, des réformes suffiraient en grande part à y parer. La meilleure méthode consisterait à relever l’âge de la retraite, généralement très bas dans la région, mais la modification des formules de calcul des taux de prestation permettrait aussi de réaliser des économies. Le dosage des réformes nécessaires variera selon les pays, depuis la Lituanie et la République slovaque, qui devront combiner ces deux mesures, jusqu’à l’Albanie, la Roumanie, la Serbie et la Turquie, qui devront donner priorité à la réforme de l’âge des retraites.

L’explosion des dépenses liées aux soins de santé à long terme suscite de vives inquiétudes ; en effet, le nombre de personnes âgées dépendantes augmente, et le placement en institution constitue une solution coûteuse et souvent inefficace. Il est indispensable d’établir des services de soins substantiellement moins onéreux que les services hospitaliers. Pour cela, il convient d’accréditer et de soutenir les prestataires de soins informels. Des prestations en espèces et en services pourraient être intégrées à la prise en charge des personnes âgées de manière à maintenir une offre suffisante de prestataires. Les pays de la région ont toutefois été lents à prendre la mesure du problème et à entamer la mise en place des mesures et des institutions nécessaires pour atténuer le choc potentiel des dépenses.

Il est généralement admis que l’évolution démographique actuelle de la région mettra un terme à sa croissance économique. Avec le vieillissement démographique, la population active va s’amenuiser, et les personnes âgées épargneront moins, ces deux phénomènes se traduisant par une baisse de la main d’œuvre et du capital nécessaires aux pays de la région pour maintenir un rythme dynamique de croissance.

« Le rapport fait valoir qu’il est possible de prévenir un ralentissement de la croissance », déclare Gordon Betcherman, économiste principal à la Banque mondiale et co-auteur du rapport. « Des mesures visant à rehausser la productivité compenseraient nettement les pertes dérivant du rétrécissement de la population active. Les pays vieillissants peuvent aussi doper leur production en augmentant le taux d’activité ; ils doivent pour cela relever l’âge de la retraite et encourager la flexibilité de l’emploi. Par ailleurs, si les conditions politiques le permettent, la migration interrégionale permettra d’atténuer les pénuries de main d’œuvre. »

Selon la Banque mondiale, une productivité soutenue sera absolument indispensable pour que les pays de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique puissent maintenir une croissance dynamique et se rapprocher de l’Union européenne en termes de revenus et de niveau de vie. Il devront pour cela procéder à des réformes afin de diversifier les marchés financiers, ce qui augmentera l’épargne et l’investissement, et d’assouplir les marchés du travail. Enfin, il leur faut améliorer l’éducation et mettre en place des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie et d’innovation pour tirer le meilleur parti de leurs ressources humaines en diminution.

 

 

Un retraité gagne 41% de moins qu’un actif
Document sans titre Le montant moyen des retraites dans les 30 pays de l'OCDE atteint 59% des revenus d'activité, selon une étude publiée jeudi, qui appelle par ailleurs les pays membres de l'Organisation à aller plus loin dans les réformes de leurs systèmes de retraites.

Le taux de remplacement brut moyen, c'est-à-dire le montant des retraites comparé aux revenus d'activité avant la retraite, est de 59%, contre 57% lors de la précédente édition de cette étude de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques publiée en mai 2005.
Les variations sont cependant très importantes d'un pays à l'autre, puisque le taux de remplacement brut moyen est de près de 96% en Grèce et de moins de 31% en Grande-Bretagne. En France, il se situe à 51,2%.
Ces écarts reflètent la disparité des systèmes de retraites, la part du financement par capitalisation étant très importante dans des pays comme la Grande-Bretagne.
Le taux de remplacement net, qui tient compte du fait que les retraités paient généralement moins d'impôts que les actifs, est plus élevé: il atteint 70% des revenus moyens d'activité sur l'ensemble des 30 pays membres (de 110% en Grèce, 102% en Hongrie, 97% aux Pays-Bas et 96% au Luxembourg, à 42% en Nouvelle-Zélande et 41% en Grande-Bretagne).

Le rapport s'attarde aussi sur les réformes des retraites mises en oeuvre depuis le début des années 1990.
Les moyens utilisés (élévation de l'âge légal de la retraite, incitations à rester plus longtemps sur le marché du travail, changement du mode de calcul des retraites...) avaient généralement pour but de garantir la pérennité du système, face à la diminution du nombre d'actifs par rapport aux inactifs en diminuant les engagements de retraite.

Mais l'OCDE appelle ses membres à aller plus loin dans les réformes, dont elle juge l'application trop lente dans certains pays comme l'Italie, où la réforme votée en 1995 n'entrera en vigueur qu'en 2017, ce qui pourrait provoquer des problèmes de financement à plus court terme.

Source : www.agevillage.com

 

 

Avis défavorable du conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance vieillesse
Les délégations se sont prononcées comme suit :

- 11 avis négatifs : CGT (3 voix), FO (3 voix), CFDT (3 voix), CFE-CGC (2 voix)
- 3 avis favorables : UPA (3 voix)
- 3 personnes se sont abstenues : CFTC (2 voix) et une personne qualifiée.

Rappelons que l’article 1er de ce projet de loi prévoit l’exonération d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires, ainsi qu’un allègement de cotisations sociales salariales et patronales.

Le vieillissement de la population européenne au cœur des travaux du nouveau groupe d'experts

Un groupe d'experts gouvernementaux s'est réunit pour la première fois ce mercredi à Bruxelles pour étudier les questions démographiques. Le groupe - mis en place par la Commission européenne à la demande des Etats membres en réponse au Livre vert de 2005 sur la démographie - a pour objectif d'aider la Commission à élaborer des politiques adaptées à la nouvelle réalité du vieillissement de la population et de l'amenuisement de la main d'œuvre en Europe. Le groupe servira également de plateforme aux Etats membres pour échanger leurs expériences et leurs bonnes pratiques dans des domaines tels que le vieillissement actif, la politique familiale, les soins aux personnes âgées dépendantes et les migrations.


Composé de représentants de tous les Etats membres et d'un petit nombre d'experts indépendants, le groupe est présidé par Eleonora Hostasch, ancienne ministre autrichienne du travail et des affaires sociales. Le groupe a pour tâche de conseiller la Commission sur le processus de suivi du changement démographique et de mise en œuvre des orientations politiques définies dans la communication de la Commission de 2006 sur la démographie. Par l'intermédiaire du groupe, les États membres pourront également donner leur avis sur les réponses à apporter globalement au défi démographique auquel l'Europe est confrontée, ainsi que sur des initiatives spécifiques. Le groupe prendra aussi en considération l'opinion des partenaires sociaux et de la société civile.


La première réunion est consacrée à la politique familiale, l'un des domaines clés identifiés par la Commission dans sa communication sur la démographie et qui fait l'objet de la nouvelle communication sur la promotion de la solidarité entre les générations, adoptée par la Commission le 10 mai dernier. Les membres du groupe ont également procédé à un échange de vues sur le premier rapport sur la démographie, examiné les priorités pour l'année à venir et pour le prochain forum démographique.

source : commission européenne

Missions, portage salarial
Document sans titre "Je ne me sentais pas assez vieille pour partir à la retraite, et j'avais besoin de sentir que j'étais encore utile", explique Nicole Borwin, qui a liquidé sa retraite en 2006, avant de reprendre, six mois plus tard, son métier de comptable chez son précédent employeur, une PME de cinq salariés. "Ce n'est pas très fatigant, car je travaille deux jours par semaine", et en plus, "c'est appréciable d'avoir un supplément de revenus, qui me permet de sortir et de gâter mes enfants", souligne-t-elle.
"J'arrêterai de travailler à 64 ans", dit cette retraitée, plutôt satisfaite du dispositif, même si elle déplore l'existence d'un plafond interdisant aux "cumulards" de gagner plus que leur dernier salaire d'activité une fois additionnés leur pension et leur nouveau salaire.

"C'est d'abord pour m'assurer un complément de revenu que je continue à travailler", explique Yves qui a choisi la formule du portage salarial, qui permet d'être salarié d'une entreprise de portage, tout en exerçant des missions comme un travailleur indépendant.
Responsable de projet dans une filiale de Mittal Steel, il a pris sa retraite en avril 2006, puis enchainé dans la foulée une mission de six mois, à temps partiel, dans une TPE de câbles d'acier.
"Maintenant, je suis pour neuf mois chez Vallourec, à temps plein", explique cet ingénieur très demandé qui a depuis "décliné deux ou trois propositions". "J'aurais préféré une mission à temps partiel un peu plus cool, mais le jeu en vaut la chandelle", ajoute-t-il, en avouant "ne pas s'être fixé d'âge limite: je continuerai tant que je serai en forme".

Robert Huet, 66 ans, formateur dans l'automobile, a pris sa retraite en 2004, mais continue depuis à animer des formations, à raison d'"une trentaine de jours dans l'année", explique-t-il. "Je fais une activité intellectuelle qui ne demande pas d'effort physique, mais surtout de l'envie et de la curiosité", explique-t-il, "mais si j'étais maçon, je ne pense pas que je continuerais".

Encore peu répandu (300.000 "cumulards" selon une estimation du Conseil d'orientation des retraites (COR) datant de début 2006), le cumul emploi retraite commence malgré tout à susciter l'intérêt. La société de portage salarial Ad'Missions, qui compte plus de 3.500 consultants, "a doublé, entre 2005 et 2006, le nombre de ses retraités qui pratiquent le cumul, pour atteindre une centaine de retraités en activité" explique sa DRH, Sabrina Cohen.

"C'est un phénomène récent qui se développe, surtout dans la banque, l'informatique et l'industrie", souligne-t-elle, "les entreprises étant inquiètes de la perte de savoir-faire avec l'augmentation des départs à la retraite".
Le réseau d'intérim Creyf's, numero six en France, a décidé quant à lui d'expérimenter dans les Pyrénées-Atlantiques une activité spécifique d'intérim pour les retraités.
"Les entreprises peuvent employer des personnes très qualifiées à un coût moins élevé que pour un senior lambda", justifie ainsi sans détour Creyf's, qui recherche des "profils spécialisés" dans le BTP et le forage pétrolier.

Une dérive dénoncée notamment par la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) Danièle Karniewicz, qui met en garde contre les effets pervers du dispositif qui permet de "réembaucher" des retraités "à des tarifs inférieurs".

source : www.agevillage.com

 

Le défi des pensions - comment financer les retraites ?
Q. Parmi tous les arguments mettant en avant la défaillance du marché pour justifier l'intervention des pouvoirs publics dans le domaine des pensions, le plus convaincant, à mon sens, est l'insuffisance des rentes versées par les prestataires privés. En l'absence de régimes de retraite obligatoires, les problèmes d'anti-sélection ainsi que la préférence pour la flexibilité que manifestent la plupart des consommateurs suffisent pour vouer ce produit à la disparition. Si l'on ajoute à cela, du côté de l'offre, l'absence d'instruments à long terme de protection contre le risque d'allongement sans précédent de l'espérance de vie, il semble y avoir peu d'espoir que le marché puisse satisfaire ceux qui misent sur l'assurance contre le risque de longévité. Ainsi, les régimes obligatoires à cotisations définies visent ils à faire en sorte que l'objectif de lissage de la consommation fixé par les pouvoirs publics ne soit pas compromis au bout du compte lorsque l'épargne-retraite accumulée pendant toute une vie est dilapidée, dépensée ou perdue bien avant la fin de la période de consommation.
Si l'on admet qu'il faut un régime de retraite obligatoire, du moins à un niveau minimum, est ce au secteur privé d'intervenir ? Les compagnies d'assurance n'ont toujours pas d'instruments de couverture appropriés. Les compagnies prudentes se sentiront toujours obligées de tenir compte du risque de longévité excessive que peuvent entraîner les progrès de la médecine (le problème se pose déjà sur le marché du Royaume-Uni, par exemple) et elles majoreront donc leurs commissions. Celles qui sont moins prudentes pourraient prendre trop de risques. Compte tenu du caractère obligatoire du régime de retraite et des conséquences sociales de la défaillance, une garantie publique implicite semble nécessaire.
Il paraît aussi peu justifié d'autoriser une grande différenciation des produits compte tenu des objectifs simples des pouvoirs publics. Par contre, la période d'accumulation pourrait permettre, dans certaines limites, une plus grande variation dans l'arbitrage risque-rémunération. La concurrence entre prestataires ne semblerait justifiée que du point de vue de la qualité du service. Est-ce suffisant pour justifier la présence de prestataires de pensions concurrents dans un système obligatoire ?
L'autre possibilité serait que les pouvoirs publics assument cette fonction eux-mêmes ou qu'ils procèdent à un appel d'offres pour un produit de pension minimum comportant une garantie explicite en cas d'augmentation extrême de la longévité. Les économies d'échelle réalisées dans l'administration réduiraient les coûts ainsi que le besoin d'une réglementation et d'une surveillance publiques des prestataires.
Il s'agit alors de savoir si, et dans quels cas, il serait judicieux que les pouvoirs publics jouent le rôle d'un prestataire de pensions, soit directement soit par voie de sous-traitance pour le compte des membres d'un régime obligatoire de pensions à cotisations définies.
Robert Palacios, Banque mondiale

R. Comme on l'a vu dans une question précédente concernant les obligations indexées sur la longévité, les pouvoirs publics sont déjà exposés au risque de longévité puisqu'ils servent des rentes dans le cadre des régimes publics de retraite. Ils ne prendront donc probablement pas davantage de risques de longévité en offrant des pensions dans le cadre du système privé. Ils pourraient cependant encourager le développement des marchés de pensions en établissant des indices de longévité que le secteur privé pourrait utiliser pour émettre des obligations indexées sur la longévité. Du côté de la demande, les gouvernements pourraient aider à stimuler le marché des produits de pension en améliorant l'éducation financière et en faisant ainsi mieux comprendre les avantages de ces produits.

Q. Le Royaume-Uni a conçu le système de comptes individuels pour couvrir les personnes qui n'ont pas de pension. Est-ce le meilleur moyen pour ce pays de résoudre la crise des pensions ?
Raji Menon, Royaume-Uni

R. Avec la baisse des niveaux de revenu garantis par les pensions publiques, de nombreux gouvernements encouragent les individus à compléter ces ressources par une épargne-retraite privée. Il s'avère toutefois difficile de porter le taux de couverture des pensions du secteur privé au-delà d'environ 50 % de la population active sans une certaine forme d'obligation. Telle est la difficulté à laquelle le Royaume-Uni est aussi confronté.

Les comptes individuels sont un moyen innovant d'étendre la couverture des pensions, qui donne de bons résultats en Amérique latine et en Europe orientale. Il s'agit cependant de systèmes obligatoires et il sera par conséquent intéressant de voir si la méthode d'"affiliation automatique" (selon laquelle les individus sont affiliés au système par défaut et disposent d'un délai pour "en sortir") - expérimentée au Royaume Uni et en Nouvelle-Zélande - donnera des résultats analogues.

Il convient de noter, toutefois, que les comptes individuels ne résolvent pas tous les problèmes de couverture des pensions puisqu'ils concernent seulement les personnes qui font partie de la population active. Dans de nombreux pays, comme le Chili, il y a toujours une forte proportion des personnes sans emploi, des travailleurs indépendants ou des travailleurs non déclarés qui ne bénéficie d'aucune pension. Aussi les réformes proposées dans le système de comptes individuels au Chili visent-elles à rendre ces comptes obligatoires pour les travailleurs indépendants et à offrir des aides financières aux jeunes travailleurs ayant un faible revenu afin de les encourager à prendre des emplois déclarés.

Q. D'aucuns pensent que des systèmes notionnels de pensions à cotisations définies résoudraient les problèmes de pensions. Quels sont les pays qui ont ce type de systèmes ? Qu'en pense l'OCDE ?
Montserrat Pallares-Miralles, Banque mondiale

R. L'Italie, la Lettonie, la Pologne et la Suède ont adopté des comptes notionnels ou systèmes notionnels de pensions à cotisations définies.

Les comptes notionnels sont une sorte de système public de pensions dans lequel la prestation dépend des gains des individus. Les cotisations des affiliés sont créditées à un compte " notionnel ", en ce sens que l'argent n'y reste pas. Chaque année, les intérêts notionnels sont ajoutés au compte, généralement en fonction d'une variable macroéconomique telle que le taux de croissance dans l'économie ou la progression des gains moyens. Au moment de la retraite, le solde du compte est transformé en un versement périodique de rente dont le montant est actualisé en fonction de l'espérance de vie.

Les comptes notionnels présentent un certain nombre d'aspects positifs. En premier lieu, la prestation de retraite est calculée sur les gains de toute la carrière et non sur le salaire final perçu pendant une période plus courte. Il est plus équitable de fonder les pensions sur les gains de toute la vie active et cela fausse moins le marché du travail. En deuxième lieu, la pension dépend de l'âge du départ en retraite, le taux étant plus faible en cas de retraite anticipée et plus élevé en cas de départ plus tardif. En troisième lieu, la prestation est liée à l'espérance de vie, si bien que, avec l'augmentation de la longévité, la pension diminue ou il faut travailler plus longtemps pour toucher la même pension.

Il n'est cependant pas nécessaire de recourir à des comptes notionnels pour atteindre ces objectifs : tout régime public bien conçu offre des pensions calculées sur la rémunération de toute la carrière et plus ou moins élevées selon l'âge du départ en retraite. Par ailleurs, de nombreux pays, dont la Finlande, l'Allemagne et le Portugal, ont des régimes traditionnels de pensions publiques dans lesquels les pensions varient en fonction de l'espérance de vie. De surcroît, les comptes notionnels ne suffisent pas, en eux mêmes, pour atteindre ces objectifs : tout dépend de leur conception précise.

Q. Quel est le pays qui a le meilleur système de pensions ?
Andrew Clark, Royaume-Uni

R. C'est une question difficile. Il y a beaucoup d'éléments des systèmes de pensions des pays de l'OCDE qui fonctionnent bien et qui peuvent être considérés comme " meilleure pratique ". Il n'y a cependant pas de modèle unique qui puisse ou qui doive être appliqué dans tous les pays. Les régimes de pensions des pays de l'OCDE se sont développés petit à petit et ont été façonnés en fonction de l'économie, des valeurs sociétales et des normes culturelles de chaque pays. Ce qui fonctionne bien en Suisse ou en Suède ne sera pas forcément la meilleure solution pour le Mexique ou le Japon.

Il faut aussi préciser les critères que l'on utilise pour évaluer le meilleur système. Est-ce le système qui offre les taux de remplacement les plus élevés ? À cet égard, les systèmes de pensions liées aux gains qui existent en Grèce et au Luxembourg seraient les meilleurs, mais du point de vue de la viabilité financière, ils seraient beaucoup moins bien classés. Ou est-ce le système qui est le plus ciblé sur les pauvres ? Selon ce critère, les systèmes de pension universelle à taux uniforme de l'Irlande et de la Nouvelle-Zélande ou la pension de base du Royaume-Uni seraient les meilleurs. L'on pourrait prendre comme autre critère la diversification des sources de pensions. Sur ce plan, le meilleur système serait celui de la Suède puisque, dans ce pays, les retraités reçoivent des prestations de cinq composantes différentes : programmes par capitalisation et par répartition, à prestations définies et à cotisations définies, public et privé. Si l'on veut avoir le meilleur système au monde, il faut déterminer les divers objectifs du régime de pensions et analyser minutieusement l'expérience acquise par les différents pays. L'OCDE tente d'y contribuer par ses travaux sur les régimes de pensions publics et privés.

Q. Les individus comprennent-ils la nécessité d'épargner en vue de la retraite et savent-ils quelle est la meilleure façon de le faire ?
Ingeborg Scheven, Allemagne

R. Les enquêtes menées dans les pays de l'OCDE et dans le monde entier font apparaître régulièrement des niveaux extrêmement bas de connaissances financières en général et de compréhension de la nécessité et de l'importance de l'épargne-retraite en particulier. Les enquêtes réalisées aux États-Unis, par exemple, montrent que quatre travailleurs sur dix n'épargnent pas du tout en vue de la retraite, tandis qu'un rapport établi en Nouvelle-Zélande indique que beaucoup de gens ne sont ni "disposés" à épargner suffisamment pour la retraite ni "en mesure" de le faire, environ 30 % des ménages dépensant plus qu'ils ne gagnent. Au Japon, 71 % des personnes ayant répondu au questionnaire d'enquête ne savaient rien des placements en actions et en obligations et, au Canada, il a été répondu qu'il était plus pénible de choisir un bon plan d'épargne-retraite que d'aller chez le dentiste !

Même s'il est difficile de mesurer l'impact de l'éducation financière, des programmes de sensibilisation peuvent aider à faire mieux comprendre l'évolution des conditions de fonctionnement des régimes de pensions, la nécessité d'épargner et les formules de placement. En Allemagne, par exemple, on a observé que l'information sur les droits à pensions contribue grandement à une meilleure préparation de la retraite. Aux États-Unis, l'affiliation aux régimes 401(k) a progressé de 12 % après la mise en place de programmes d'éducation financière pour les travailleurs, et les taux de cotisations augmentent aussi, tandis que, dans une étude réalisée au Chili, on estime que les travailleurs indépendants ayant une connaissance du système de pensions supérieure à la moyenne ont 14 % plus de chances de cotiser à des plans de retraite.

Les gouvernements des pays de l'OCDE prennent donc de plus en plus conscience de l'importance de l'éducation financière, en particulier dans le domaine de l'épargne-retraite, et des campagnes nationales ont été lancées au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Pays-Bas notamment. L'OCDE continuera de faire connaître l'expérience internationale en la matière et de fournir des analyses sur ce sujet important.

Q. À mon avis, le passage de l'imposition sur le revenu à l'imposition sur la consommation que nous observons dans de nombreux pays d'Europe n'est pas motivé seulement par des questions d'efficience (qui ne sont pas si claires et convaincantes que cela dans la théorie économique).
N'est-ce pas un moyen dérobé, pour de nombreux gouvernements, de transférer la charge fiscale davantage sur les retraités ? Actuellement, dans la plupart des pays, l'imposition sur le revenu est très faible sur les retraites et, comme il est politiquement très risqué de diminuer les pensions, le passage à l'imposition sur la consommation est un moyen dérobé de réduire la générosité des pensions.
Cette interprétation est-elle plausible et avez-vous, en tant qu'économistes de l'OCDE, un avis bien établi sur les questions d'efficience et d'équité que pose ce changement et sur son impact intergénérationnel (dans la théorie économique, l'analyse de Ramsey, le théorème de Corlett et Hague et le théorème de la séparabilité de Atkinson-Stiglitz font école mais ils ne sont pas d'un grand secours dans la pratique) ?
Patrick Broullard, France

R. Le passage à l'impôt sur la consommation est un phénomène mondial, qui ne se limite pas à l'Europe. L'Australie, le Canada, le Japon et la Suisse, par exemple, ont adopté des taxes générales nationales sur la consommation (telles que la taxe sur la valeur ajoutée, TVA), tout comme de nombreux pays en développement. Les raisons du passage de la fiscalité directe à la fiscalité indirecte sont nombreuses. Une de ces raisons est l'argument relatif à l'efficience : taxer la consommation réduit la nécessité de prélever des impôts directs sur le travail et le capital. Les effets de ce déplacement de la fiscalité sont complexes et il importe de considérer le cycle de vie. Les impôts sur le revenu, par exemple, frappent tout ou partie de l'épargne, ce qui n'est pas le cas des impôts sur la consommation. Cependant, l'épargne constitue un moyen de consommation pour l'avenir, et les impôts sur la consommation seront payés dans l'avenir, lorsque l'argent épargné sera dépensé. Le passage à l'impôt sur la consommation peut donc alourdir la charge fiscale pesant sur les retraités, mais une fois la réforme opérée, ils auront payé moins d'impôts sur le revenu lorsqu'ils travaillaient.

Dans beaucoup de pays, il est vrai, les personnes âgées bénéficient d'allégements fiscaux qui font que la charge effective de l'impôt sur le revenu payé sur les pensions est faible. Il est cependant difficile de justifier le fait qu'un retraité ayant le même revenu qu'un actif paie moins d'impôts. La plupart des systèmes d'impôt sur le revenu sont progressifs, ce qui signifie que les retraités paient, de toute façon, moins d'impôt sur le revenu, même sans allégements particuliers.

Les récentes réformes ont, dans bien des cas, réduit fortement les pensions des futurs retraités : dans les 16 pays de l'OCDE qui ont mis en œuvre d'importantes réformes dans ce domaine depuis 1990, les prestations pour un travailleur entrant dans la vie active aujourd'hui sont, en moyenne, inférieures de 25 % à ce qu'elles auraient été en l'absence de réforme. Cela amoindrit l'effet, sur les retraités, du passage de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur la consommation.

Q. Plusieurs pays de l'OCDE ont récemment relevé l'âge de la retraite dans les secteurs public et/ou privé. Y a-t-il, dans les pays de l'OCDE, des exemples de bonnes pratiques pour encourager les travailleurs à travailler plus longtemps ? S'il en existe, y a-t-il des études qui font apparaître un effet vraiment positif de ces mesures ?
Anne Gosselin, Canada

R. Un relèvement de l'âge effectif de la retraite, qui a baissé en dépit d'un rapide allongement de l'espérance de vie et d'une amélioration de la santé, aiderait grandement à faire face à la charge démographique du vieillissement de la population. Cela aura un double effet positif : réduire les dépenses au titre des pensions tout en augmentant les recettes procurées par l'impôt et les cotisations.
L'analyse de l'OCDE montre que de nombreux pays continuent de subventionner le départ en retraite précoce, par le biais des systèmes de pensions et d'autres filières d'accès à la retraite anticipée. Dans les systèmes de pensions de vieillesse, par exemple : (i) certains autorisent le départ en retraite avec peu ou pas de réduction des prestations compte tenu de l'allongement de la durée de paiement des pensions ; (ii) la prise en compte des ressources encourage les personnes ayant un petit salaire à prendre la retraite dès que possible ; (iii) dans certains systèmes, il y a peu ou pas d'avantage financier pour une année de cotisation supplémentaire ; (iv) la prise en compte des ressources empêche de cumuler revenu du travail et pension. La position de l'OCDE est donc tout à la fois de supprimer les subventions en faveur de la retraite anticipée et d'obliger les gens à travailler plus longtemps.

On observe généralement que les incitations liées à la pension influent sur les décisions concernant le départ en retraite (en même temps que bien d'autres facteurs tels que la santé, la situation du marché du travail etc.). Les réformes récentes visant à améliorer les incitations ont eu un net effet sur les taux d'emploi des travailleurs âgés en Finlande, en France, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni et aux États Unis, par exemple.

Q. En Europe, la réglementation et les modifications des normes comptables conduisent un nombre croissant de fonds de pensions à adopter des stratégies plus prudentes. Cela ne va-t-il pas à l'encontre de l'objectif de maximisation des rendements pour le bénéficiaire final qu'est le retraité ?
Raji Menon, Royaume-Uni

R. Le "cyclone" qui a balayé le secteur des pensions au début du millénaire a déprimé les marchés des actions et réduit de façon draconienne les actifs des fonds de pensions. En même temps, les promesses faites par les fonds de pensions, leurs engagements, ont augmenté du fait de la baisse des taux d'intérêt - les pensions, qui sont des promesses à long terme équivalant, en fait, à une dette, reviennent plus cher lorsque les taux d'intérêt sont peu élevés. Ce sous-financement, qui apparaît toujours comme une menace pour de nombreux fonds de pensions, a conduit les gouvernements et les autorités chargées de la réglementation, en réaction, à durcir les règles de financement et de comptabilité, obligeant les fonds de pensions à faire mieux correspondre leurs actifs et leurs engagements et exigeant des promoteurs de plans de retraite qu'ils déclarent les déficits au titre des pensions dans leurs bilans. Ces réformes de la réglementation ont eu des répercussions sur les bilans des fonds de pensions - provoquant une diminution des ressources allouées aux fonds propres et une demande accrue d'obligations publiques indexées à long terme, par exemple.

Les fonds de pensions doivent toujours assurer un délicat équilibre entre la gestion des risques et la maximisation du rendement potentiel de leurs portefeuilles. Les nouvelles normes réglementaires font, de fait, pencher la balance en faveur de la réduction des risques, mais la réaction des fonds de pensions à ces réformes de la réglementation a été intéressante. Non seulement ils font de plus en plus concorder leurs actifs et leurs engagements, mais ils recherchent aussi des moyens de gérer leurs portefeuilles de manière plus efficiente - en privilégiant les placements absolument rentables, en renforçant la diversification (investissements dans l'immobilier et les produits de base, par exemple) et en cherchant de nouveaux investissements d'un autre type. L'on espère que, avec ces diverses évolutions dans la réglementation, la gestion des risques et l'investissement, les pensions seront dans l'avenir plus confortables et plus sûres pour les retraités.

Q. Peut-on s'attendre, dans un avenir prévisible, à l'émission d'obligations publiques indexées sur la mortalité ? En quoi cela pourrait-il réduire le risque pour les régimes de pensions ? Peut-être un groupe multinational d'assurance-vie serait-il en mesure d'offrir ce type de titres ?
Paul Bowden, Royaume-Uni

R. Les pouvoirs publics pourraient soutenir et encourager le développement d'un marché pour les obligations indexées sur la mortalité ou sur la longévité dans le cas où les fonds de pensions et les participants en général seraient protégés contre le risque lié à la longévité. Pour ce faire, ils pourraient émettre des obligations indexées sur la longévité et établir un indice de la longévité. Malheureusement, ce rôle d'intervention publique est entravé par le fait que les gouvernements sont eux-mêmes déjà exposés à un risque important lié à la longévité, à travers leurs systèmes de pensions publics. Il ne faut par conséquent pas s'attendre à ce qu'ils émettent ce type d'instruments dans un avenir proche. Ils pourraient cependant prendre d'autres mesures pour aider à développer un marché pour ces obligations, notamment en établissant un indice de la longévité. S'agissant de l'émission d'obligations indexées sur la longévité par le secteur privé, EIB-BNParibas a effectivement tenté de lancer cet instrument l'an dernier sur le marché du Royaume-Uni, mais la demande n'a pas été suffisante (en raison, pour partie, de problèmes structurels tels que le fait que l'obligation était limitée à 25 ans et à cause d'autres réglementations plus contraignantes à respecter).

Les obligations indexées sur la longévité contribueraient à réduire le risque pour les régimes de pensions. Une personne de 65 ans, par exemple, ayant l'espérance de vie actuelle (qui augmente d'un an par décennie), avec des taux d'intérêt de 5.5 %, pourrait compter sur une rente de 100. Si son espérance de vie augmentait de 2 ans par décennie, la rente passerait à 102.4. Les obligations indexées sur la longévité pourraient par conséquent aider les prestataires de retraite à se protéger contre le risque d'avoir à verser un supplément de 2.4 %. Il ne faut cependant pas surestimer l'impact du risque lié à la longévité. La même personne pourrait, par exemple, compter sur une rente de 118.6 si les taux d'intérêt tombaient à 3.5 %, même si l'espérance de vie ne changeait pas, ce qui montre qu'il est plus important, pour les prestataires de retraite, de se protéger contre le risque lié aux taux d'intérêt. Ce qui est intéressant, malgré tout, c'est l'interaction entre le risque lié aux taux d'intérêt et le risque lié à la longévité. Si les taux d'intérêt tombaient à 3.5 % et si la longévité augmentait de 2 ans, la rente des retraités serait de 122.3. Il importe aussi de noter que l'effet de la longévité s'amplifie notablement pour les personnes plus jeunes.

Q. L'OCDE a publié en mars 2007 un rapport sur la réforme des plans de retraite des salariés du secteur public. Une des conclusions du rapport est que de nombreux pays Membres doivent faire face à des coûts très lourds liés aux pensions publiques. Plus précisément, l'OCDE a indiqué que les pays Membres dépensent, en moyenne, près de 2 % de leur PIB au titre des pensions publiques.
Plusieurs stratégies communes de réforme des plans de retraite des agents du secteur public sont identifiées dans ce rapport, mais une question importante semble être celle de savoir dans quelle mesure une meilleure information financière influe sur les choix stratégiques. À combien les pays de l'OCDE estiment-ils les coûts à long terme des pensions du secteur public ? Les pays calculent-ils des estimations, sur la base du fait générateur, des paiements futurs au titre des pensions ? En quoi une meilleure information financière sur les coûts attendus des pensions du secteur public a-t-elle influé sur les propositions de réforme dans les pays de l'OCDE ?
Michael O'Neill, United States Government Accountability Office

R. La plupart des pays de l'OCDE ont des systèmes de pensions différents pour les salariés du secteur public et ceux du secteur privé : seuls les pays de l'ancien bloc socialiste d'Europe centrale et orientale, comme la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la République slovaque, ont un programme national unique. Les dépenses au titre des pensions du secteur public représentent, en moyenne, environ un quart des dépenses publiques totales consacrées aux pensions.

La plupart des pays tiennent compte, effectivement, des pensions du secteur public dans les prévisions de dépenses au titre des pensions : voyez, par exemple, les récentes prévisions établies pour les États membres de l'UE*. L'utilisation de la comptabilité sur la base du fait générateur n'est pas particulièrement répandue : les paiements de pensions sont généralement financés sur les budgets courants selon le principe de répartition. Il est par conséquent difficile d'évaluer l'effet des méthodes comptables sur le processus de réforme des pensions.

* Union européenne, Comité pour la politique économique (2006), " The Impact of Ageing on Public Expenditure: projections for the EU-25 Member States on pensions, health care, long-term care, education and unemployment transfers (2004-2005) ", European Economy, Special Reports No. 1/2006.

Q. Du fait de la diminution des pensions publiques, les futurs retraités devront épargner davantage par eux-mêmes. Cependant, les travailleurs ont le choix entre épargner dans des actifs tels que l'immobilier ou des actifs financiers et acheter des produits d'épargne-retraite à régime fiscal souvent avantageux qui imposent la conversion en rente. Que pensez-vous de ces choix ?
Thomas Durand, France

R. Les gens peuvent faire différents montages financiers pour leur retraite. D'après ce qu'on peut observer dans la plupart des pays, les travailleurs sont souvent myopes : ils sous-estiment presque toujours leurs besoins financiers pendant la retraite et beaucoup pensent qu'ils vivront moins longtemps que ce n'est le cas. Avec un produit financier converti en rente, le retraité est sûr que son épargne suffira pour couvrir ses besoins jusqu'à la fin de sa vie puisque les paiements sont garantis jusqu'au décès du bénéficiaire. Mais si les comptes ne sont pas convertis en rente, le retraité risque de ne plus avoir d'argent pour finir ses jours. C'est pourquoi de nombreux gouvernements insistent pour qu'au moins une partie de l'épargne-retraite bénéficiant d'avantages fiscaux soit versée sous forme de rente.

La réponse à la question dépend aussi de ce que le système public obligatoire de pensions offre dans les différents pays. Si les pensions du régime public sont relativement élevées, les gens n'ont peut-être pas besoin d'un revenu complémentaire sous forme de rente. Ils préfèrent peut-être, dans ce cas, épargner davantage afin d'utiliser leur argent pour voyager, acheter une résidence secondaire ou pour d'autres choses. En autorisant les gens à acheter des contrats volontaires offrant comme seule formule possible la conversion en rente, l'on pourrait créer une situation où les rentes jouent un rôle excessif. Cependant, dans les systèmes qui n'offrent qu'une faible pension publique de base, les décideurs voudront probablement limiter le risque de voir les retraités dépenser tout leur argent et dépendre uniquement du filet de sécurité.
Enfin, le choix est probablement aussi d'ordre personnel. En France, les gens semblent préférer l'assurance-vie au nouveau PERP car l'épargne sous forme de plan d'assurance-vie à régime fiscal avantageux n'est bloquée que pendant 8 ans, après quoi l'argent est accessible, tandis que le PERCO impose la conversion en rente. Pour le moment, c'est sans doute un choix rationnel puisque les taux de remplacement pour les retraités actuels sont encore très élevés. Cependant, les travailleurs plus jeunes doivent s'attendre à des pensions beaucoup plus faibles dans l'avenir, et beaucoup d'entre eux devraient penser à s'assurer dès maintenant un revenu complémentaire sûr pour la retraite.

Q. Dans le système à cotisations définies, comment pouvons-nous concilier stabilité de vie des anciens et stabilité financière ?
Kim, Kun Min, du Ministère de l'administration publique et de l'intérieur, Corée

R. Face à la hausse des coûts des pensions (due à l'augmentation de la longévité et à la diminution des rendements des actifs), de nombreux organismes de retraite à prestations définies ont été contraints de restructurer leurs régimes et ont choisi d'offrir des pensions à cotisations définies. Dans ces régimes, seules les cotisations sont fixes, aucune prestation particulière n'étant garantie - ce qui les rend "plus stables financièrement" pour les prestataires. Cependant, ces régimes transfèrent la totalité des risques, tels que le risque lié à l'investissement et le risque lié à la longévité, sur les bénéficiaires - ce qui soulève la question de savoir s'ils peuvent assurer un revenu stable pour la vieillesse.

Pourtant, le risque n'est pas forcément inhérent aux régimes à cotisations définies et, de fait, les risques liés à l'investissement et à la longévité sont gérables. Pendant la "phase d'accumulation", il est possible d'investir dans des actifs sûrs, à rendement stable, ou les individus peuvent rééquilibrer leur portefeuille en remplaçant des actifs à risque et rendement élevés par des placements plus sûrs lorsqu'ils approchent de l'âge de la retraite. Cette approche dite "du cycle de vie" est le mécanisme utilisé dans de nombreux systèmes de pensions en Amérique latine, par exemple. De même, il existe des produits sous forme de rente pour assurer un revenu stable durant la "phase de versement", lorsque les bénéficiaires commencent à utiliser leur pension. Les décideurs peuvent et doivent être encouragés à veiller à ce qu'il existe une réglementation qui assure la stabilité aussi bien pendant la phase d'accumulation que pendant la phase de versement. Il faudrait aussi souligner l'importance de l'éducation et de la sensibilisation aux questions financières pour aider les gens à comprendre et à gérer le risque avec efficacité.

Par ailleurs, la stabilité peut être encore accrue, dans les systèmes à cotisations définies, par le partage ou la mise en commun des risques. Des régimes "hybrides", par exemple, se développent actuellement dans certains pays de l'OCDE, qui comportent une certaine forme de garantie et permettent aux prestataires de retraite et aux bénéficiaires de partager les risques (le promoteur du plan ou le prestataire garantissant un certain rendement sur les actifs des fonds de pensions, par exemple). Parallèlement, dans des pays comme les Pays-Bas, il existe des régimes "collectifs à cotisations définies" dans lesquels les membres ou le fonds de pensions mettent en commun les risques (en partageant les rendements de l'investissement). Dans les systèmes de rentes offerts par des compagnies d'assurance, le risque lié à la longévité est, de la même façon, mis en commun durant la phase de versement.

L’Italie a la population la plus vieillissante d’Europe
Document sans titre Les démographes ont atteints cette conclusion en comparant les statistiques sur le nombre de personnes dans la tranche d’âge al plus élevée, ceux de lus de 65 ans, avec celle de la tranche d’âge la lus basse, les personnes de moins de 15 ans.

En Italie, il y a à ce jour 141 personnes de lus de 65 ans pour 100 personnes de moins de 15 ans. Ce même ratio pour la population Japonaise est de 154 pour 100, ce qui le place encore bien en avance par rapport à l’Italie.

Un des facteurs clefs qui explique le vieillissement de la population Italienne est le taux très faible de natalité. En 2006, le nombre moyen de naissance par femme Italienne était de 1,35.

Le taux d’espérance de vie est également nettement en hausse, particulièrement en Italie qui détient une moyenne record d’Europe : 84 ans pour les femmes et 78,3 ans pour les hommes.

En travaillant sur les 2 extrêmes des moyennes d’âges en Italie, on remarque que le nombre d’Italien de lus de 65 ans a augmenté de 50 % depuis 1980, ce qui représente aujourd’hui environ 12 millions de personnes sur une population totale de 59 millions.

Le choc des générations
Document sans titre D'après un nouveau sondage de Monster Canada,
environ neuf employeurs sur dix utilisent les services de quatre générations
de travailleurs et près de la moitié des Canadiens qui travaillent dans un
milieu multigénérationnel admettent vivre certains conflits avec des collègues
plus jeunes ou plus âgés.

" Pour la première fois dans l'histoire du pays, la population active est
composée de quatre générations de Canadiens, a déclaré Gabriel Bouchard,
vice-président et directeur général de Monster Canada. Ces générations ont
évolué au rythme d'événements très différents qui ont façonné leurs valeurs et
leurs croyances. Lorsque ces diverses générations se croisent au travail, nous
assistons parfois à un entrechoc des attitudes, de l'éthique, des valeurs et
des comportements pouvant déboucher sur l'incompréhension et mener à des
conflits potentiels. "

Des 1 263 Canadiens qui ont participé au récent sondage en ligne sur
Monster.ca, quatre travailleurs sur 10 ont indiqué qu'un milieu de travail
multigénérationnel complique davantage le travail.

Parallèlement, 22 % des répondants ont précisé qu'un milieu de travail à
générations multiples offrait une occasion d'apprentissage pour tous, tandis
que 27 % sont d'avis que leurs collègues ne prêtent même pas attention à l'âge
des autres. Neuf pour cent ont indiqué que leur milieu de travail n'était pas
constitué de plusieurs générations.

Dans un autre sondage de Monster auquel ont répondu 2 182 personnes, près
de 50 % affirment que les Canadiens plus jeunes, soit ceux des générations X
et Y, éprouvent le plus de difficulté à travailler avec les baby boomers.
Seulement 19 % indiquent que les employés issus des générations X et Y ont de
la difficulté à travailler ensemble, suivi de 17 % qui sont d'avis que les
baby boomers et les traditionalistes peinent à se côtoyer, tandis que 14 %
répondent que la coexistence est difficile entre les membres de la génération
Y et les traditionalistes.

Bien que les périodes précises diffèrent selon certains sociologues, la
répartition la plus courante des quatre générations est la suivante :

<<
Traditionalistes : nés entre 1922 et 1945
Baby boomers : nés entre 1946 et 1964
Membres de la génération X : nés entre 1965 et 1980
Membres de la génération Y : nés entre 1981 et 1999
>>

" La pénurie chronique de main-d'oeuvre et l'élimination progressive de
la retraite obligatoire dans presque tout le pays font en sorte que bien des
baby boomers vieillissants étirent considérablement leur carrière et côtoient
au travail des jeunes qui viennent tout juste d'obtenir leurs diplômes ",
affirme M.Bouchard.

En raison de cette pénurie d'effectifs que connaît le Canada, il devient
de plus en plus important pour les employeurs de mieux comprendre les valeurs
générationnelles. M. Bouchard ajoute qu'il sera essentiel de comprendre ces
différences afin d'attirer et de conserver une main-d'oeuvre productive.

" Maintenant que la main-d'oeuvre multigénérationnelle est une réalité,
les employeurs doivent élaborer une stratégie axée sur les générations, a
indiqué M. Bouchard. Elle devra notamment permettre de comprendre ce qui
dérange leurs employés, de faire ressortir toute l'importance du travail
d'équipe et de la communication efficace, et de favoriser un milieu de travail
" sans âge " où chaque employé est égal peu importe son âge.

Pour consulter les résultats des derniers sondages de Monster et pour
lire l'article de fond intitulé " Le choc des générations ", visitez
http://francais.monster.ca/.

Bruno Larivière "La chasse au marché cible est lancée : les ‘retraités actifs’"
Document sans titre

Par Brunon Larivère, http://geographie.blog.lemonde.fr

Dans le Figaro économique du 17 mai dernier, Eric de la Chesnais annonce une acquisition dans le secteur des villages de vacances et résidences de loisir. Le groupe Pierre & Vacances achète pour 23 millions d’euros une entreprise pourtant non concurrente, spécialisée dans les résidences pour retraités ingambes et bronzés. Si l’on s’en tient à l’article, le nouveau propriétaire découvre brusquement ce secteur. Il trouve là l’occasion de rentrer de plein pied sur ce marché et récupère une équipe affûtée, un carnet d’adresse et des commandes fermes. P. & V. avait déjà étendu la gamme de ses produits en investissant dans l’immobilier urbain, source de confortables bénéfices dans les deux dernières décennies. Cette nouvelle diversification rentre donc dans le cadre d’une stratégie apparemment sans risques. « Le marché des seniors actifs et autonomes croit de 10 % par an grâce à l’arrivée des classes d’âge du baby-boom, soit 800 000 personnes. » explique le co-fondateur de la société rachetée (Les Senioriales).

31 millions d’€ de chiffres d’affaires, 4 millions de résultat opérationnel et 8 millions prévus d’ici au mois de mars prochain : compte tenu de ce bilan flatteur – je laisse le soin aux experts de juger mieux que je ne puis le faire – l’intérêt des vendeurs ne se situait-il pas ailleurs, dans l’indépendance de l’entreprise ? Sans écarter l’hypothèse que les vendeurs cherchent à tirer des dividendes propres, on peut supposer qu’ils se trouvaient dans une sorte d’impasse paradoxale, face à un marché énorme (10 % de croissance) et une concurrence peut-être limitée (?). Dans ces conditions, Les Senioriales ne pouvaient se développer sans partenaires, ou sans apport d’argent extérieur… « Après la construction de neuf résidences dans le sud de la France, onze complexes sont en cours de commercialisation et douze autres à l’étude. » A ce niveau de la réflexion, je ne dispose d’aucune information supplémentaire, et m’en tiens à de simples supputations.

Pierre & Vacances achète donc une Pme qui a bâti sa croissance sur le choix d’une cible (segmentation), l’achat de « résidences réservées aux retraités, mais non médicalisées. Elles accueillent des seniors dits actifs âgés de 55 à 75 ans qui veulent échapper à l’isolement et à la solitude, et recherchent la sécurité tout en étant indépendants. » Le slogan est bien rodé, mais ne doit pas tromper. Les résidences répondent à un vœu plus ou moins assumé d’homogénéisation sociale caractéristique de la société occidentale contemporaine : c’est l’entre soi des quartiers périurbains reproduit un peu plus loin, la réserve de personnes âgées en bonne santé « où chacun se connaît », pour reprendre l’argumentaire de vente. Pour entretenir le rêve (fiction ?), les résidents disposent d’un club-house (sic), d’une piscine et d’une salle de gym, c’est-à-dire des services collectifs propres ; ils sont à ce titre plus onéreux qu’une location des mêmes installations communales, à l’heure ou à la demi-journée.

Sur ce détail des installations sportives, le refus de l’externalisation renforce l’idée d’une homogénéisation des candidats par le prix d’achat : « 3.000 euros le mètre carré. Ce qui correspond à un investissement de 180 000 euros pour un T3 et 270 000 d’euros pour un T3 de 90 mètres carrés. » Le succès financier des Senioriales passe – on le devine – par l’exclusion des retraités modestes, mais aussi des impotents, consommateurs de soins médicaux lourds et onéreux. N’y a-t-il pas également un objectif d’ordre psychologique ? Ces résidences plaisent parce qu’elles désencombrent à l’avance l’espace collectif du spectacle du matériel médical, des vieillards séniles ou déments, de la souffrance et de la solitude. Les retraités résidents manifestent ici l’envie de maintenir un lien social, et veulent accueillir les membres de leurs familles, leurs amis de l’extérieur, sans effaroucher personne. « Ces résidences sont situées de préférence dans le sud de la France, dans des gros bourgs où les services de proximité existent. » Ni maison de retraite – expression honnie – ni hôpital.

Les concepteurs des Senioriales disent s’inspirer des villages méditerranéens. Je ne saisis pas tout à fait la comparaison : elles ne comptent ni pêcheurs, ni cultivateurs, ni viticulteurs, ni éleveurs de chèvres ou de moutons. Si l’on s’en tient aux gazons et à la piscine présentés sur le site, il semble que personne ne songe à économiser l’eau. Dans ces villages méditerranéens atypiques, ne cherchez pas une église, une place, ou un marché. Il faut comprendre l’adjectif méditerranéen comme substitut langagier, à la place d’une périphrase telle que n’importe quel lieu géographique bénéficiant d’un ensoleillement constant. Et si les pluies disparaissent, tendance désert d’Arizona, ce n’est pas plus mal. Aux Etats-Unis, Sun City annonce sans détour la couleur, à tous les sens du terme.

Car l’Afrique du Nord devrait concurrencer le sud de la France et, de façon générale, le nord du bassin méditerranéen, et non pas seulement par l’allongement de la durée de l’ensoleillement. Eric de la Chesnais n’en cache rien « Pour l’instant, les complémentarités avec le groupe Pierre & Vacances se limitent à la recherche de terrains à bâtir, à l’extension de l’offre des Senioriales à l’Espagne et au Maroc, et à l’offre des séjours touristiques Pierre & Vacances à une nouvelle clientèle de troisième âge afin d’allonger la saison. » Au sud de l’Arizona, comme sur le littoral espagnol ou au Maroc, les petites mains mexicaines ou maghrébines bon marché ne manquent pas : personnels employés pour le gardiennage, la propreté et l’entretien, le jardinage, etc.

Entendons-nous bien : nul ne niera raisonnablement l’existence d’une demande. Et si Les Senioriales dégagent des bénéfices, grand bien leur fasse ! Une entreprise ne vise pas d’autres objectifs. Ces résidences prouvent a contrario l’importance cruciale de la question refoulée du vieillissement dans nos sociétés occidentales. Qu’a réussie cette entreprise, dans sa segmentation du « marché des personnes âgées de plus de 60 ans » ? Elle a isolé les clients les plus intéressants, ceux qui disposent des revenus les plus confortables et qui lui permettent de gagner de l’argent. C’est de bonne guerre ! Mais à l’échelle de la société, des comptes publics et du financement du vieillissement, la logique n’est pas la même. Les Occidentaux négligent manifestement les enjeux du vieillissement et s’en tiennent à un non – choix. Les sur – bénéfices réalisés grâce aux retraités actifs vont aux entreprises privées – je le répète, il n’y a aucune raison de s’indigner – alors que les sur – coûts causés par la prise en charge du grand âge, des maladies dégénératives, ou l’impotence plombent d’ores et déjà les budgets de la santé, des Conseils généraux (en charge des maisons de retraite) ou encore des hôpitaux. Un raccordement des deux logiques s’impose.

Par Brunon Larivère, http://geographie.blog.lemonde.fr

 

L'apport des gens âgés se chiffre par milliards
CNW Group

 

Au Royaume-Uni, l'apport global des sexagénaires et des septuagénaires à  l'économie représente 59 milliards de livres(1)
Les septuagénaires sont les nouveaux quinquagénaires, car les gens vivent en bonne santé plus longtemps
Plus vaste enquête sur les personnes âgées à ce jour : 21 pays, 21 000 personnes

Selon la troisième enquête annuelle de la HSBC sur l'avenir de la retraite, la plus importante à ce jour sur le vieillissement et la retraite, les gens âgés, loin d'exercer une ponction sur
la société, représentent un formidable apport économique et culturel. Réalisée par l'Oxford Institute of Ageing de l'université d'Oxford, l'enquête L'avenir de la retraite a donné lieu à un sondage auprès de 21 000 personnes réparties
dans 21 pays et territoires. 

Les résultats de l'étude démentent le mythe voulant que les personnes âgées soient des personnes à charge ayant besoin de soins qui ponctionnent les ressources vitales des sociétés aux prises avec le phénomène de vieillissement
de la population. Dans les faits, la HSBC a constaté que la contribution fiscale, le travail bénévole et la prestation de soins aux membres de la famille par les sexagénaires et par les septuagénaires constituent les bases
sur lesquelles les sociétés s'édifient. 

Au Canada, par exemple, selon les calculs de la HSBC, la contribution fiscale et le travail bénévole des sexagénaires et des septuagénaires représentent respectivement 2,2 milliards de dollars et 3,1 milliards de
dollars par année. "Nous vivons plus longtemps et, dans de nombreuses sociétés, nous vivons mieux que jamais, explique Stephen Green, président du conseil
d'administration du Groupe. Cela devrait être un motif de réjouissance, mais la reconnaissance du phénomène est trop souvent occultée par le sujet de préoccupation que représente le financement de la retraite. Cette étude unique
montre que l'inquiétude ne doit pas nous empêcher de reconnaître l'énorme apport des gens de 60 ans et plus à nos vies à tous."

Clive Bannister, directeur général du Groupe, services d'assurance de la HSBC, poursuit. "A l'évidence, nous devons repenser notre approche des dernières étapes de la vie ainsi que reconnaître et apprécier la valeur du
travail de tous les jours effectué par les personnes âgées. Le vieillissement de la population mondiale qui se produira au cours des vingt-cinq prochaines années entraînera une transformation majeure de nos sociétés. Nous devons
comprendre les problèmes liés à l'évolution des faits sociaux pour pouvoir répondre aux besoins de nos clients et de nos employés." 

Ponction ou apport?

D'après les résultats de l'enquête, un cinquième (19 %) des gens de 60 à 70 ans travaillent bénévolement, et une personne sur six dans ce groupe d'âge (15 %) travaille bénévolement une demi-journée par semaine. Aux Etats-Unis,
les plus de 60 ans font 3,67 milliards d'heures de bénévolat par année. Au salaire minimum fédéral de 5,15 $ US l'heure, cela représente 18,9 milliards de dollars américains par année. Au Royaume-Uni, les plus de 60 ans font 792
millions d'heures de bénévolat par année, ce qui représente, au salaire minimum de 5,35 (pnds stlg) l'heure, 4,2 milliards de livres par année. Au Canada, ils font 416 millions d'heures de bénévolat par année, ce qui
représente, au salaire minimum de 7,55 $ CA l'heure, 3,1 milliards de dollars canadiens par année.

Le phénomène n'est pas propre aux économies avancées. Les gens âgés font également beaucoup de bénévolat dans les économies en transition. En Inde, par exemple, les plus de 60 ans font plus de 1,3 milliard d'heures de bénévolat
par année, ce qui représente un apport de 192 millions de livres (15,8 milliards de roupies) à l'économie. 

A l'échelle mondiale, une importante proportion des plus de 60 ans continue de travailler. Dans les économies avancées, entre 20 %et 50 % des plus de 60 ans sont toujours actifs; dans les économies en transition, un
grand nombre de sexagénaires et de septuagénaires sont toujours actifs. 

Voir à l'annexe 1 les tableaux donnant des chiffres sur l'apport des plus de 60 dans le monde

L'enquête révèle également que la tendance à un départ à la retraite de plus en plus jeune fléchit, sauf en Allemagne. Non seulement les gens prévoient-ils continuer de travailler, mais c'est ce qu'ils veulent. A
l'échelle mondiale, sept personnes sur dix (71 %) actives actuellement, qui prévoient continuer de travailler plutôt que de prendre une retraite anticipée, disent que c'est ce qu'elles veulent. Il n'y a qu'en Russie, en
Inde, aux Philippines et en Corée du Sud que les gens ont le net sentiment qu'ils devront travailler jusqu'à un âge plus avancé que ce qu'ils souhaiteraient.

"L'enquête de la HSBC a révélé que les plus de 60 ans contribuent de manière importante à la famille sur le plan pécuniaire, sur le plan pratique ainsi que sur le plan des soins et du soutien personnels, soutient la
professeure Sarah Harper, directrice de l'Oxford Institute of Ageing. Au Royaume-Uni seulement, la valeur des soins et du soutien apportés à la famille dépasse les 50 milliards de livres, soit environ 3 % du PIB."
    Globalement, les gens âgés sont plus nombreux, sur le plan pécuniaire, sur le plan pratique et même, dans certains cas, sur le plan des soins, à donner qu'à recevoir. Par exemple, pour ce qui est du soutien financier, 16 %
des sexagénaires et près des deux tiers des plus de 70 ans aident financièrement leurs petits-enfants. Dans toutes les économies avancées et dans presque toutes les économies en transition où l'enquête a eu lieu,
exception faite de l'Inde et de la Malaisie, les gens âgés donnent plus, sur le plan pécuniaire et pratique, qu'ils ne reçoivent.

Les septuagénaires sont les nouveaux quinquagénaires

Selon l'enquête, partout dans le monde, on est maintenant en mesure, à 70 ans, de vivre comme les générations précédentes à 50 ans. Sexagénaires et septuagénaires se sentent en bonne santé, et il n'y a que de petites différences entre eux et les gens de 40 ou 50 ans pour ce qui concerne la
maîtrise de l'existence et la qualité de vie.

Dans les économies avancées, les trois quarts (75 %) des sexagénaires se sentent en bonne ou en très bonne santé. Les plus fortes proportions de septuagénaires en bonne santé se trouvent au Canada (76 %), au Royaume-Uni (73
%) et aux Etats-Unis (72 %). Le phénomène n'est pas restreint à l'Occident. De façon générale, les économies en transition connaissent également de bons niveaux de santé.

En outre, pour aller au-delà de l'opinion sur la santé, l'enquête a relevé 11 tâches journalières que la plupart des gens accomplissent et a demandé aux personnes interrogées si elles les accomplissaient sans
difficulté. Globalement, moins de 50 % des personnes interrogées ont dit avoir de la difficulté à accomplir l'une ou l'autre des tâches indiquées.

Les personnes âgées sont le ciment des familles

La morphologie des familles évolue. Dans les économies avancées, la baisse du taux de natalité et l'allongement de la durée de vie ont entraîné une diminution de la taille de la famille en même temps qu'une augmentation du
nombre de ses membres vivants, d'où la formation de familles filiformes. Nous avons maintenant des familles allégées, regroupant de plus en plus souvent quatre ou cinq générations, chaque génération comptant de moins en moins de
personnes. Ces familles filiformes sont souvent regroupées par suite de remariages, ce qui donne des familles reconstituées.

Et d'ajouter : "Nous avons moins de frères, de soeurs et de cousins, mais plus de parents, de grands-parents et d'arrière-grands-parents vivants que  jamais, ainsi que des liens de famille établis par alliance, ajoute le
professeur Harper. Alors que certains observateurs déplorent le déclin de la famille, celle-ci est en réalité florissante grâce à l'augmentation de la longévité, comme l'atteste l'enquête de la HSBC."
    
C'est par la famille que nous nous définissons. Partout dans le monde, sauf en Arabie saoudite, où la réponse est la religion, la majorité des gens disent que c'est par la famille qu'ils se définissent.
Pour de plus amples renseignements, rendez-vous sur le site www.ageingforum.org

    Notes

    1. Leur apport est de 4,2 milliards de livres en travail bénévole, 5,5 milliards de livres en impôt sur le revenu et 50 milliards de livres en soins familiaux. Ces chiffres sont fondés sur le salaire minimum et les
    taux d'imposition de base. Selon les estimations de l'Oxford Institute of Ageing, au Royaume-Uni, les soins non professionnels prodigués par des personnes de 50 ans et plus totalisaient en 2006 de 19 à 75 milliards de
    livres, soit de 1,51 à 5,83 % du PIB. Les soins fournis par des personnes de 60 ans et plus représentent de 11 à 50 milliards de livres, soit de 0,9 à 3,9 % du PIB, selon la méthode de calcul utilisée. En fait, la
    valeur des soins peut correspondre soit au salaire minimum (actuellement de 5,35 (pnds stlg) l'heure), soit au coût unitaire moyen dans une maison de retraite (actuellement de 9,40 (pnds stlg) l'heure), soit encore au
    salaire moyen gagné par les hommes et les femmes (actuellement de 12,11 et de 14,62 (pnds stlg) l'heure, respectivement). Ce calcul dépend également du fait qu'on fasse correspondre le nombre d'heures consacrées
    aux soins à celui qui serait fourni par un professionnel ou qu'on considère ces heures de soins familiaux comme incluant des périodes d'accompagnement sans soins".

    L'avenir de la retraite : le nouvel âge d'or v : consultez le site www.ageingforum.org

    Annexe 1 - International Contribution Tables

    <<
    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------
                                     Heures travaillées
            Personnes de plus de 60   par les personnes        Contributions
      ans dans la population active   de plus de 60 ans             fiscales
     (plein temps et temps partiel)        chaque année        globales (GBP)
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    R.-U.                    3,2 M                4,2 G                5,5 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    E.-U.                   11,5 M               15,3 G                9,6 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Canada                     1 M                1,3 G                  1 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Hong Kong                0,1 M                186 M               81,5 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Brésil                   2,7 M                4,5 G              196,6 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Mexique                    2 M                3,4 G              104,6 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    France                   0,3 M                380 M              782,9 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Japon                    7,7 M               11,1 G                7,6 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Chine                   14,2 M               21,2 G              491,3 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Inde                      17 M               32,4 G                  1 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Singapour                0,1 M                184 M              169,3 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Arabie saoudite          0,2 M                273 M               13,9 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Malaisie                 0,3 M                484 M               93,4 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Allemagne                3,3 M                4,6 G               11,4 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Russie                   4,6 M                7,8 G              425,2 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Turquie                  0,1 M                225 M               70,8 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Danemark                 0,9 M                115 M              272,4 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Philippines              1,8 M                3,1 G              162,4 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Corée du Sud             1,2 M                2,1 G              369,3 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Taiwan                   0,3 M                548 M              162,5 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Afrique du Sud           0,5 M                801 M              191,4 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------




    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
                         Heures de travail bénévole par         Contribution
                                  les personnes de plus   globale en travail
                                 de 60 ans chaque année        bénévole (GBP)
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    R.-U.                                       776,6 M                4,2 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    E.-U.                                         3,7 G                9,5 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Canada                                      415,7 M                1,4 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Hong Kong                                    22,7 M               97,1 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Brésil                                      201,8 M               41,8 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Mexique                                       201 M               36,8 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    France                                      908,3 M                5,1 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Japon                                         1,6 G                4,6 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Chine                                         2,1 G              192,3 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Inde                                          1,3 G                192 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Singapour                                    19,4 M              156,9 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Arabie saoudite                               7,8 M               15,8 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Malaisie                                     59,7 M               75,8 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Allemagne                                     1,3 G               11,3 G
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Russie                                        214 M               89,5 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Turquie                                      83,9 M              108,9 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Danemark                                     58,4 M              953,3 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Philippines                                 207,9 M                 54 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Corée du Sud                                304,1 M                249 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Taiwan                                       86,9 M              117,2 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    Afrique du Sud                               55,1 M               42,4 M
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
    >>

    Annexe 2 - Sommaire de l'enquête L'avenir de la retraite : Le nouvel âge     d'or

    L'accroissement du nombre de personnes âgées semble plus souvent une source de préoccupation que de réjouissance. Nous entendons parler de la crise
du financement, du rapport de dépendance, de la pression exercée sur les services de santé et du relâchement des liens familiaux - tous des facteurs censés découler de la hausse rapide du nombre de gens âgés frêles et
dépendants. Mais à quel point cette fragilité et cette dépendance sont-elles répandues dans la population mondiale vieillissante et devrait-on vraiment s'inquiéter du fait que les gens vivent plus longtemps?
    Le présent rapport représente la troisième enquête mondiale annuelle de la HSBC sur les personnes âgées, le travail et la retraite. Il révèle que les sexagénaires et les septuagénaires sont d'une importance cruciale pour les
familles, les collectivités et le monde du travail. En fait, les résultats de l'enquête montrent que même si les pressions croissantes exercées sur les systèmes de santé par les personnes de plus de 80 ans peuvent susciter un
questionnement, les sexagénaires et les septuagénaires sont plus en forme, plus heureux et plus énergiques que jamais. Peut-être sont-ils plus nombreux, mais ce sont pour la plupart des adultes productifs sans qui les familles, les
collectivités et même, dans certains cas, les milieux de travail ne pourraient pas prospérer.

    Les personnes âgées fournissent un apport important à la société

    L'enquête de la HSBC indique que les personnes âgées sont des collaborateurs importants. Voici ce que les données montrent à propos des personnes de plus de 60 ans.

    <<
    -   Apport à la société - le travail bénévole effectué par les personnes âgées représente des milliards de dollars dans l'économie mondiale.
    -   Participation à la population active - par leur travail et leurs impôts, les personnes âgées apportent leur contribution à la société et à l'économie.
    -   Apport à la famille - nombre de personnes âgées fournissent à leur famille et à leurs amis plus d'argent, d'aide et de soins qu'elles n'en reçoivent.
    >>

Les personnes âgées peuvent faire ce qui précède parce qu'elles sont en meilleure santé et plus actives que jamais. Elles se sentent en pleine possession de leurs moyens, autonomes, et envisagent en général avec optimisme
les 20 à 30 prochaines années de leur vie. Sur le plan du bénévolat seulement, les personnes de plus de 60 ans fournissent un apport considérable à la collectivité. Parmi toutes les personnes sondées, près du tiers font du
bénévolat ou en ou déjà fait. Et chez les personnes qui font du bénévolat, plus de la moitié y consacrent une demi-journée par semaine. Aux Etats-Unis et au Royaume-Uni seulement, le bénévolat représente près de 23 milliards de
dollars par an. Partout dans le monde, d'importantes proportions de gens de plus de 60 ans continuent de travailler. Dans les économies en pleine maturité, entre un cinquième et la moitié des hommes et des femmes font encore
partie de la population active après 60 ans, tandis qu'aux Etats-Unis, un cinquième des personnes de plus de 70 ans travaillent encore. Dans les économies en transition, de nombreuses personnes demeurent actives après avoir
atteint 60 ans, voire 70 ans dans l'économie parallèle, bien qu'elles soient plus rares dans les secteurs modernes des services et de la fabrication. Les gens âgés procurent à leur famille et à leurs amis une quantité appréciable de
soins et de soutien, de même qu'une aide financière considérable aux jeunes membres de leur famille et de leur foyer. L'enquête de la HSBC montre que plus de personnes âgées offrent un soutien à leur famille qu'elles en reçoivent
d'elles. En fait, l'apport des personnes âgées est fondamental quant au soutien et aux soins prodigués dans les familles contemporaines.

    Les familles sont unies et importantes

    L'enquête de la HSBC révèle que malgré l'évolution du concept et de la nature de la famille, celle-ci est encore choisie par une écrasante majorité  des répondants comme étant ce qui les définit. Par ailleurs, la plupart des
gens croient que les familles devraient être responsables de leurs membres.
Dans les économies en pleine maturité, la baisse du taux de natalité entraîne une réduction de la taille des familles. Toutefois, l'allongement de l'espérance de vie fait que chaque famille compte un plus grand nombre de ses
membres toujours vivants. Ce phénomène donne lieu à des familles "allégées" comptant un nombre croissant de générations (quatre ou cinq), lesquelles incluent de moins en moins de gens. Ces familles ont plus de liens verticaux
qu'horizontaux et peuvent être qualifiées de filiformes. On craint parfois que ces nouvelles formes de famille amènent les gens à considérer leur famille comme moins importante et à moins vouloir prendre soin des membres plus âgés
et des moins autonomes. Dans les économies en transition, on pense que la migration et d'autres transformations sociales entraîneront une baisse du soutien familial, laissant ainsi les personnes âgées fragiles plus vulnérables
et dans le besoin. Cependant, l'enquête de la HSBC sur l'avenir de la retraite montre qu'à l'échelle planétaire, les gens maintiennent des liens solides avec les autres membres de leur famille et qu'ils se sentent responsables de leur
bien-être. Partout dans le monde, on considère qu'il incombe à la famille d'offrir un soutien pratique et personnel aux personnes âgées dans le besoin, mais que l'Etat doit également fournir un soutien financier. De plus, les gens
s'identifient fortement aux membres de leur famille et croient en très grande majorité que la famille les définit en tant que personnes.

    Santé, autonomie et contrôle

Partout dans le monde, les gens qui vivent dans des sociétés en pleine  maturité et ceux qui font les tendances dans les économies en transition ne  emblent éprouver qu'un léger déclin, le cas échéant, dans leur qualité de vie lorsqu'ils vieillissent et prennent leur retraite. L'enquête montre que les
sexagénaires et les septuagénaires se sentent généralement en bonne santé et qu'il y a peu de différences entre eux et les quadragénaires et quinquagénaires sur le plan du contrôle et de la qualité de vie. En fait, pour certaines personnes, ces éléments s'améliorent après 60 ans. Dans les pays en
transition, les personnes que nous avons interrogées, celles qui font les tendances, sont en général en meilleure santé que les populations rurales. 

Toutefois, nous constatons encore qu'à l'échelle mondiale les sexagénaires et les septuagénaires mènent souvent une vie autonome et sont optimistes quant à eux-mêmes et à l'avenir. Le fait que les personnes qui vivent dans des milieux
urbains modernes en Asie, en Amérique latine et en Afrique semblent adopter des modèles de santé et de qualité de vie comparables à ceux des citoyens des économies en pleine maturité est un important indicateur de l'avènement du
nouvel âge d'or partout sur la planète. Immédiatement après la retraite, en particulier dans les économies en pleine maturité, les gens semblent éprouver un regain tant sur le plan de la santé qu'au chapitre de la qualité de vie et
des sentiments de contrôle et d'autonomie. C'est ce qu'on appelle "la prime de départ à la retraite".

    Dépassement des attentes

    L'expérience de la vie à la retraite, après 60 ans, dépasse presque partout les attentes, que ce soit au chapitre de la nostalgie du travail, de la sécurité financière ou du niveau de vie. Les données tirées de l'enquête de
la HSBC sur l'avenir de la retraite montrent que, loin d'être une période de misère, de pénurie et de fragilité, la vie de la plupart des sexagénaires et des septuagénaires se caractérise par une bonne santé, l'autonomie, le
contrôle et la qualité de vie. En ce qui concerne la façon dont les gens se sentent et ce qu'ils se considèrent capables d'accomplir, nous croyons que les septuagénaires d'aujourd'hui sont semblables aux quinquagénaires d'hier. De
telles conclusions ont des répercussions considérables : les sexagénaires et les septuagénaires constituent un atout précieux pour la société et non un fardeau. Les politiciens doivent en tenir compte et mettre en place des
politiques qui permettront aux personnes âgées de rester aussi actives qu'elles le désirent et le peuvent. Les employeurs doivent reconnaître la valeur des travailleurs âgés et comprendre qu'ils peuvent jouer un rôle
important sur le marché du travail. Dans les familles et dans la collectivité, les personnes âgées donnent plus qu'elles ne reçoivent. Mais les conséquences sont probablement plus importantes pour les personnes elles-mêmes. Nous
pouvons jouir dans nos vieux jours d'une vie active, saine et productive qu'il nous incombe de planifier.



 

 

Les Français et le grand âge
Depuis plusieurs années, la FHF étudie l’évolution de cette thématique auprès des Français. Cette année cette étude montre une perception positive de la vieillesse mais un jugement critique sur les conditions de prise en charge des personnes âgées dépendantes par les établissements et les pouvoirs publics.

La vieillesse bénéficie d’une image positive dans la société française...

· Elle signifie l’expérience (45%), la sagesse (40%), une richesse pour la société (30%) et dans une moindre mesure, les français associent vieillesse et charge (23%), signe de déclin (18%) et handicap (16%).
· A noter des écarts de perception entre catégories socioprofessionnelles et classes d’âge. Les cadres et professions libérales citent plus souvent que la moyenne des représentations positives.
· Ce sont la dépendance et les maladies que les français redoutent le plus à cette étape de leur vie.


...mais d’une prise en charge jugée insatisfaisante par les Français.

· 68% des Français estiment qu’à l’heure actuelle la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics n’est pas satisfaisante (3 points de plus qu’en 2005). Le déficit de politique publique est aggravé d’un déficit de parole et d’information.
· 71% des répondants jugent qu’on ne parle pas assez des problèmes de prise en charge des personnes âgées et dépendantes (8% de plus qu’en 2005) et 59% déclarent avoir le sentiment d’être mal informés sur les dispositifs d’aide (2 point de plus qu’en 2005).

L’image de la maison de retraite se dégrade en 2007 : cadre de vie imparfait et financièrement inabordable.

· 49% des Français ont une mauvaise opinion des maisons de retraite (11% d’opinion négative de plus qu’en 2005). Cette perception est socialement homogène mais varie selon les classes d’âge. Les plus critiques sont les 35-49 ans et à l’inverse les 65 ans et + sont une majorité à émettre une bonne opinion. Cette opinion est meilleure parmi les français qui déclarent avoir dans leur entourage une personne âgée dépendante.
· La mauvaise image des maisons de retraite s’articule autour des craintes suivantes : tarifs trop élevés (96%), places disponibles insuffisantes (86%), coût d’hébergement inassumable (69%).
· La maison de retraite est une solution par défaut pour les Français. Quelque soit leur âge les Français partagent la même réticence à l’égard de cette solution d’hébergement.


Les Français prêts à s’impliquer dans la prise en charge des personnes âgées selon leurs moyens : du temps ou de l’argent

Le choix des alternatives à l’hébergement en établissement :
· 87% des Français sont prêts à consacrer du temps à une personne âgée de leur entourage.
· 75% seraient prêts à payer une aide à domicile pour favoriser le maintien à domicile de leur proche
· 60% prêts à prendre en charge un parent âgé à leur domicile.

Prise en charge des frais de maison de retraite :
· 44% des Français sont prêts à payer une place en maison de retraite à une personne âgée de leur entourage (17% de moins qu’il y a 2 ans).
· 24% des répondants déclarent pouvoir assumer 1500 € de coût moyen par mois pour cet hébergement et consentent à le payer.
· 14% se disent prêts à accueillir chez eux à titre onéreux une personne âgée qu’ils ne connaissent pas.

Les Français choisissent la solution dont ils ont les moyens : schématiquement les plus aisés sont prêts à dépenser de l’argent et les foyers plus fragiles économiquement à dépenser du temps.

Solution pour l’avenir : les Français favorables à un financement individuel de la dépendance

· 52% des Français estiment qu’il faut laisser à chacun la possibilité de souscrire une assurance qui couvre le moment venu les frais liés à la dépendance.
· 32% des répondants privilégient au contraire l’augmentation des prélèvements obligatoires et des cotisations sociales, en d’autres termes une prise en charge de la dépendance par la solidarité nationale.


En conclusion :
Les Français ne semblent pas prendre conscience de la montée en puissance de la dépendance dans les années à venir mais la considère plutôt comme un risque aléatoire (79% des Français n’ont pas de personne âgée dans leur entourage proche). Pourtant, la France va devoir faire face d’ici 2 ans à une augmentation considérable et sans précédent des personnes âgées dépendantes due à l’arrivée des papy boomer issus du pic des naissances de l’après 1ère guerre mondiale. La position nationale face à cet enjeu crucial de société reste ambivalente, les Français ont une bonne image de la vieillesse mais ne sont pas prêts à la financer ni à faire le pari de la solidarité s’ils ne sont pas directement concernés et pourtant ils vont le devenir…

Détail de l’étude et dossier de presse disponibles sur www.fhf.fr .


* Mention obligatoire : Enquête TNS SOFRES - Fédération Hospitalière de France réalisée les 11 et 12 avril 2007 auprès de 1000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus interrogées en face à face à leur domicile par les réseau des enquêteurs de TNS SOFRES

** GERONT’EXPO-HANDICAP EXPO 2007 - www.gerontexpo.com
Du 22 au 24 mai 2007 - Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 7.2 - Horaires d'ouverture : du mardi au jeudi de 9h à 18h

*** 350 millions d’euros ont été engagés en 2006, pour la modernisation des établissements d’accueil des personnes âgées. En 2007, 180 millions d’euros seront à nouveau investis (sources : Ministère délégué aux Personnes âgées.)

Sondage 2007 les français et le grand âge : images de la vieillesse, de la dépendance, du financement
Document sans titre Ce sont les plus âgés (personnes de plus de 75 ans) qui ont l'image la plus négative de la vieillesse.

Perte d'autonomie, dépendance : c'est la principale crainte des français par rapport à la vieillesse (40 %). On note une grande évolution sur la question de la dépendance par rapport au précédent sondage réalisé en février 2005. Pas étonnant quand on sait que près d'un français sur trois (31 %) a une personne âgée dépendante dans son entourage. Pour 21 %, il s'agit d'un parent proche : père, mère, grands-parents.
La peur de la maladie vient en seconde position (21 %), loin devant la solitude et l'isolement.

Les français sont 71 % à estimer qu'on ne parle pas suffisament des personnes âgées. On note un décalage entre la propre prise de conscience des français et la prise en charge des pouvoirs publics. 68 % des personnes interrogées estiment que la prise en charge des personnes âgées par les pouvoirs publics ne sont pas satisfaisants. Déficit de parole associé à un déficit d'information : 59 % se disent mal informés sur les dispositifs d'aide ou de prise en charge.

Conscients du problème de la prise en charge de la dépendance, les français se disent prêts à s'impliquer. Neuf personnes sur dix donneraient du temps à une personne âgée de leur entourage. Trois sur quatre seraient prêts à payer une aide à domicile, et trois sur cinq à prendre en charge leur parent âgé à leur domicile. En d'autres termers, des alternatives à l'hébergement en établissement. La maison de retraite continue à avoir mauvaise presse malgré les efforts et les améliorations de la qualité des établissements.

En ce qui concerne le financement, l'opinion se prononce majoritairement (52 %) pour un financement individuel des dépenses liées à la dépendance chez les personnes âgées. 32 % sont pour une augmentation des prélèvements obligatoires et des cotisations sociales au titre de la solidarité nationale.

Ce sondage montre l'importance de la prise de conscience en quelques années, en particulier depuis l'été 2003, des français sur la problèmatique de lé dapendance et de son financement . On en appelle aux pouvoirs publics pour y répondre.


(* sondage réalisé le 11 et 12 avril 2007 par TNS Sofres pour la Fédération Hospitalière de France et le Mensuel des Maisons de retraite, auprès de 1000 personnes représentatives de l'ensemble de la population)

Source: www.agevillge.com

Défi démographique : Bruxelles met en garde la zone euro
Document sans titre

La Commission a annoncé, lors de sa déclaration économique annuelle, que la croissance de la zone euro avait atteint son niveau le plus élevé depuis des années, et a conseillé aux gouvernements de tirer profit de cette situation pour consolider leurs finances publiques et mettre en place des réformes structurelles pour se préparer au vieillissement de la société.

La croissance de la zone euro a atteint 2,7% en 2006 - son taux le plus haut depuis 2000, se situant bien au-delà de la moyenne à long terme du bloc. Dans le même temps, le taux de chômage est tombé à 7,5% - son plus bas niveau depuis 15 ans - et 2 millions de nouveaux emplois ont été créés.

Le rapport recommande aux 13 pays de la zone euro de profiter à plein de cette robuste croissance pour poursuivre leurs efforts de réduction de la dette et du déficit public, en allant même au-delà des programmes de stabilité pour mettre en place des réformes structurelles, notamment sur le marché du travail et les systèmes de retarites et de santé.

Selon la déclaration annuelle de la Commission sur l'économie de la zone euro, publiée le 3 mai, ces bonnes performances "reflètent la reprise conjoncturelle des politiques macro-économiques mais illustrent également les premiers effets des réformes structurelles".

Selon le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, "les décideurs politiques doivent battre le fer quand qu'il est chaud".

L'Europe doit notamment trouver le moyen de faire augmenter sa croissance potentielle si elle veut être capable de relever les défis que pose le vieillissement de sa population. Au cours des prochaines décennies, on ne comptera plus que deux actifs par retraité, ce qui implique, au rythme actuel, un plafonnement de la croissance à environ 1% par an sur la période 2031-2050.

Selon les recommandations du rapport, l'adaptation des systèmes fiscaux et l'orientation des dépenses vers les secteurs de l'éducation et de la R&D pourraient contribuer à l'augmentation de la productivité et du potentiel de croissance.

Enfin, le rapport engage vivement les pays de la zone euro à prendre la tête des grandes questions internationales afin d'aborder le problème des déséquilibres croissants des comptes courants à l'échelle mondiale, ce qui selon des experts pourrait conduire à une crise des marchés financiers, entraînant une récession mondiale et perturber gravement le système commercial international.

Source : http://www.euractiv.com

La vie devient-elle plus chère pour nos aînés?
Document sans titre

L’indice des prix à la consommation reflète l’évolution des prix d’un panier de biens et de services qui est censé être représentatif des dépenses des ménages. Ce panier n’est toutefois nécessairement représentatif pour certains groupes de la population comme les personnes âgées. Etant donné que les pensions sont ajustées en fonction du coût de la vie ‘moyen’, il convient assurément d’en tenir compte lors de la détermination des efforts en matière d’épargne.
Cet article se penche sur la question de savoir si la vie n’est pas devenue plus chère plus rapidement pour nos aînés en raison de leurs habitudes de consommation. Pour l’avenir, il semble également important de se faire une idée de la dynamiquedes prix des soins de santé et de choses telles que le coût journalier des maisons de repos.
L’indexation des pensions à l’indice santé ne semble procurer qu’une protection incomplète du pouvoir d’achat.

Le coût de la vie pour nos aînés
Habitudes de consommation différentes


Le coût de la vie de nos aînés peut augmenter plus fort ou plus faiblement que celui de la population totale étant donné que cette catégorie d’âge se distingue par des habitudes de consommation spécifiques. Le tableau 1 montre que ces différences se manifestent déjà pour de très grands groupes de biens et de services. Pourtant, des expériences anecdotiques ainsi que des études de marketing nous apprennent que plus on considère des groupes détaillés (par exemple dans la catégorie ‘alimentation’ : ‘margarine vs beurre’, ‘marque de la margarine’…), plus les différences sont importantes. Les informations que nous procurent les grandes catégories de dépenses (tableau 1) doivent dès lors probablement être plutôt considérées comme une estimation minimale des différences en matière de coût de la vie.
La part de la catégorie ‘alimentation et boissons non alcoolisées’ est ainsi plus importante chez les personnes âgées (18,2%) que pour la population totale (17,1%). Au sein de cette catégorie, il existe indéniablement des différences considérables : les aînés consomment ainsi moins de boissons sucrées et moins de poisson frais et de crustacés. Hélas, des chiffres distincts pour les personnes âgées et la population totale ne sont pas disponibles à un tel niveau.
L’une des différences les plus frappantes porte sur les soins de santé : chez les personnes âgées, la part des soins de santé dans les dépenses est supérieure de 3% à celle de la population totale. Pourtant, le tableau ne contient que la partie payée par le consommateur, le ticket modérateur. Il est clair que les coûts de santé vont augmenter très fortement pendant plusieurs décennies. Cette évolution ne sera pas principalement due au vieillissement de la population, mais bien aux progrès réalisés par la technologie médicale et aux modifications des attentes de la population vis-à-vis du monde médical. Il conviendra dès lors de prendre des décisions difficiles en ce qui concerne la mesure dans laquelle ces dépenses supplémentaires pourront/devront être absorbées par les finances publiques1. Il va de soi que la part de cette catégorie de dépenses augmentera encore fortement, comme elle l’a par ailleurs déjà fait : en 1978, les tickets modérateurs relatifs aux dépenses de santé ne s’élevaient qu’à 408 euros par ménage sur une base annuelle, contre 1435 euros en 2004, soit une augmentation de 251% (voir aussi tableau 2). Durant cette période, les dépenses totales des ménages n’ont crû que de 145%.

Une autre différence notable relative à la structure de la consommation se situe au niveau de la part du logement et des coûts connexes : pour les personnes âgées, cette part atteint 17,4% des dépenses, contre 14,8% pour la population totale. En outre, le coût du logement pour nos aînés est probablement largement sous-estimé dans ces enquêtes. L’un des défauts de l’indice des prix à la consommation est en effet que le prix des maisons de repos et de soins n’y est pas inclus. Les personnes faisant partie de ménages collectifs comme les maisons de repos et de soins n’ont pas été incorporées dans l’enquête sur le budget des ménages non plus. Pourtant, nul n’ignore que le coût de ces institutions ne cesse d’augmenter : en 1992, on payait 790 euros par mois pour une chambre individuelle dans une maison de repos, contre 1250 euros aujourd’hui. La Fédération des Mutualités chrétiennes a encore calculé récemment qu’il valait mieux épargner dès sa vingtième année 111 euros par mois pour être certain de pouvoir payer plus tard la facture de sa maison de repos.


Estimation minimaliste du coût de la vie de nos aînés


Si l’on applique les données relatives à la structure de la consommation des personnes âgées et de la population totale aux augmentations de prix par catégorie entre 2004 (introduction du nouvel indice) et 2006, il apparaît que durant cette période, les prix ont augmenté de 1,9% pour la population totale et de 2,1% pour nos aînés. Cette différence n’est pas négligeable, d’autant plus qu’elle est indéniablement sous-estimée pour les raisons mentionnées ci-dessus. Si les allocations telles que les pensions ne sont qu’indexées à l’indice santé, cela entraîne dès lors une érosion croissante du pouvoir d’achat relatif des personnes âgées vis-à-vis de la population totale.

 

GRANDE BRETAGNE : La génération des baby boomers est plus riche que jamais
Document sans titre

Les résultats de l’enquête menée par Abbaye Survey indiquent que les résidants les plus âgés du R-U ont plus d'argent que le total du produit intérieur brut (PIB) de chaque pays sur la planète en dehors de l'Amérique.


En fait, même si vous combinez le PIB de l'Allemagne, de la France et d l’Angleterre, les plus de 50 ans britanniques une richesse encore supérieure « d'un niveau sans précédent de la richesse personnelle.


« Le segment des 50+ dans nos société transforme déjà la manière dont nous vivons et travaillons. Ils détiennent 60% de toute l'épargne et sont responsables de plus de 40 % de la totalité de la demande des consommateurs, » selon la société Abbaye Survey.


« Si la richesse personnelle et la population continuent à se développer de cette manière, les plus de 50 ans deviendront démographique dominants. »


Abbaye calcule, si les tendances courantes continuent, que le PIB des plus de 50 ans en Grande-Bretagne rattrapera bientôt celle des Etats-Unis d’ici 2012.


Durant ces 5 dernières années la richesse personnelle des ménages de la génération des 50+ a augmenté de 45.6 % soit plus de £5 trillion.


Les plus de 50 ans représentent maintenant 75 % de la richesse du R-U en et 34 % de la population.

La génération Y et les baby boomers ont des attitudes semblables en matière de technologie
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Tandis que les baby boomers rencontrent plus de difficultés avec la technologie que leurs enfants, les deux générations conviennent que l’expérience dans ce domaine est plus importante pour connaître le succès professionnel qu’aucune connaissance en matière de technologie, selon un étude récente.


American Express a publié une partie de l’étude qui montre que 66 % des entrepreneurs de la génération Y se considèrent comme spécialistes des technologies, comparé à 47 % de boomers de bébé.


La génération Y propriétaires de leurs business (86 %) et les baby boomers (76 %) sont d'accord avec l’étude « la technologie est essentielle à mes affaires. » 69% des entrepreneurs plus jeunes ont convenu que la technologie est essentielle à leurs vies personnelles, comparé à 54 % des baby boomers.


Les deux groupes ont convenu qu'il est important de « se déconnecter » de la technologie plusieurs fois dans la journée. 71% des répondants de la génération Y et 74 % des boomers l’affirment.


Plus de la moitié des répondants affirment que la technologie empiète sur leurs vies personnelles, mais est indispensable au sein de leur entreprise (56 % de la génération Y et 58 % de celle des boomers).


Les générations sont globalement en désaccord au sujet de l'innovation en matière de technologie et ce, partout dans le monde. Seulement 38 % de répondants de la génération Y disent que les USA sont le pays le plus avancé technologiquement dans le monde. 57% des boomers pensent que les USA sont à la tête de l'innovation technologique dans le monde.


L'étude, menée par téléphone par la recherche internationale de communications entre les 8 mars et 23 mars, a sondé 602 propriétaires d'entreprises de PME/PMI. La moitié des sondés avait entre 18 et 29 ans, tandis que l’autre moitié se trouvait avoir entre 42 et 64 ans.

Migration de remplacement : est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ?
Document sans titre La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement: est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité.

Les projections des Nations Unies indiquent que, entre 1995 et 2050, la population du Japon ainsi que celles de pratiquement tous les pays d’Europe va probablement diminuer. Dans de nombreux cas, comprenant l’Estonie, la Bulgarie et l’Italie, des pays vont perdre entre un quart et un tiers de leur population. Le vieillissement de la population sera généralisé, élevant l’age médian de la population à des hauts niveaux sans précédents historiques. Par exemple, en Italie, l’age médian augmentera de 41 ans en 2000 à 53 ans en 2050. Le rapport de support potentiel, c’est-à-dire le nombre de personnes en age de travailler (15-64 ans) par personne de plus de 65 ans, diminuera souvent de moitié, de 4 ou 5 à 2.

Le rapport se concentre sur ces deux tendances remarquables et cruciales, et examine en détail le cas de huit pays à basse fécondité (Allemagne, Etats-Unis, Fédération de Russie, France, Italie, Japon, République de Corée et Royaume-Uni) et deux régions (Europe et Union Européenne). Dans chaque cas on considère différents scénarios pour la période 1995-2050, en mettant en relief l’impact que différents niveaux d’immigration auraient sur la taille et le vieillissement de la population.

Les principaux résultats de ce rapport comprennent:

* Les projections indiquent que, dans les prochaines 50 années, les populations de presque tous les pays développés deviendront plus petites et plus vieilles, en conséquence de la faible fécondité et de l’accroissement de la longévité. Par contre, la population des Etats-Unis augmentera de presque un quart. La variante moyenne des projections des Nations-Unies indique que, parmi les pays étudiés dans ce rapport, c’est l’Italie qui subira la plus grande perte relative de population, moins 28 pour cent entre 1995 et 2050. La population de l’Union Européenne surpassait celle des Etats-Unis de 105 millions en 1995, mais sera inférieure de 18 millions en 2050.

* Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible.

* Tous les pays et régions étudiés dans ce rapport auront besoin d’immigration pour éviter que leur population ne diminue. Cependant le niveau d’immigration, relatif à l’expérience passée, varie beaucoup. Pour l’Union Européenne, une continuation des niveaux d’immigration observés dans les années 1990s suffirait à peu près à éviter une diminution de la population totale, tandis que pour l’Europe dans son ensemble, il faudrait deux fois le niveau d’immigration observé dans les années 1990s. La République de Corée n’aurait besoin que d’un niveau modeste d’immigration, mais c’est cependant un changement majeur pour un pays qui jusqu’ici était un pays d’émigration. L’Italie et le Japon auraient besoin d’une forte augmentation de leur nombre d’immigrants. Par contre, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis pourraient conserver leur nombre d’habitants avec moins d’immigrants que ce qu’ils ont reçu dans le passé récent.

* Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations-Unies. La seule exception concerne les Etats-Unis.

* Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en age de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie.

* Relativement à la taille de leur population, l’Italie et l’Allemagne auraient besoin du plus grand nombre d’immigrants pour conserver la taille de leurs populations d’age actif. L’Italie aurait besoin en moyenne chaque année de 6.500 immigrants par million d’habitants et l’Allemagne de 6.000. Les Etats-Unis auraient besoin du plus petit nombre – 1.300 immigrants annuellement par million d’habitants.

* Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population. Maintenir à leurs niveaux les rapports de support potentiel demanderait dans tous les cas des volumes d’immigration sans aucune commune mesure avec l’expérience passée et avec ce que l’on peut raisonnablement attendre.

* En l’absence d’immigration, on pourrait maintenir à leurs niveaux actuels les rapports de support potentiel en augmentant la limite supérieure de l’age actif à environ 75 ans.

* Les nouveaux défis posés par des populations en déclin et vieillissantes exigeront le réexamen fondamental de beaucoup de politiques et de programmes établis, avec une perspective à long terme. Les questions cruciales qu’il faut examiner comprennent: (a) les ages appropriés pour la retraite; (b) les niveaux, types et natures des prestations de retraite et de soins de santé pour les personnes âgées; (c) la participation à l’activité économique; (d) les montants des contributions des travailleurs et des employeurs pour financer les retraites et soins de santé des retraités; et (d) les politiques et programmes ayant trait aux migrations internationales, en particulier aux migrations de remplacement et à l’intégration de grands nombres d’immigrants récents et de leurs descendants.

On peut accéder à ce rapport sur le site internet de la Division de la population du site de l'ONU

(http://www.un.org/esa/population/unpop.htm).

 

Ségolène Royal répond aux questions du manifeste pour tous les âges

Mesdames, Messieurs,


J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations que vous représentez s’était réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à l’élection présidentielle.


Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même temps, à saluer l’action que mènent vos organisations au service des personnes âgées.


Plutôt que de répondre point par point aux questions posées, j’ai souhaité en faire la synthèse et développer à votre intention les grands axes de la politique que je compte mener en faveur des personnes âgées.


Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier point : la France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai volontiers une autre notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est bien là que réside un des progrès les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle passé.


Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui en moyenne 80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive, ne se transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre société change profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le vieillissement.


Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société véhicule parfois une image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement, continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est aussi sur cette solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer pour faire évoluer les mentalités.

Confrontée au vieillissement de la population, notre société est face à plusieurs attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente notamment en raison de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement rappeler les pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un signe du déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles importantes.


Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les individus mais aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.


Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à intégrer les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble de nos politiques publiques : politique de santé publique, politique d’aide à domicile, politique d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat etc…


Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il convient de mener une politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement d’engager ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement ». Cela nécessite non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à l’avancée en âge mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à nos concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en la matière il existe aussi une politique de prévention.


A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler dans notre société à une forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité sociale. Voici encore quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire plus après la cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés d’une époque où la retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque où la retraite constitue en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est toute notre société qui doit désormais tirer les conséquences de ce phénomène heureux.


D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial que les retraités jouent dans l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu associatif si les retraités ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence si de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu ? Il convient donc de valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à un plus grand nombre de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au gâchis social consistant à se passer de la richesse de nos retraités.
Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des organisations les représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité National des Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités et personnes âgées de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.

Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan de campagne : elle doit être présente partout dans la société. C’est la raison pour laquelle il conviendra non seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés auprès des Conseils Régionaux.


Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant des départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur conseil lorsqu’il sera consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est parce que les pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités et personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique contractuelle pourra se mettre en place.


Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations dont sont victimes aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce point un peu moins alarmant que celui que vous tirez.


Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment amélioré au cours des dernières décennies même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.


Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte Présidentiel, la revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également que la place des personnes âgées dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la population qui a le plus recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre système de santé doit donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.


Cela entraîne notamment comme conséquence le développement de la gériatrie à l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques, de court et de moyen séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique dans les
services hospitaliers. Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences du vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne sont pas égaux face au vieillissement. Certains départements cumulent une population jeune et un potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes âgées et de faibles ressources fiscales.


Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) devait initialement être financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé dériver le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux financent aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité nationale et la faculté de péréquation entre départements.


Ce constat m’amène à évoquer la question centrale du financement de la dépendance.

Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million de bénéficiaires, je ne crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes âgées, en tirer un bilan d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié par le gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous verrons alors ce qui a bien fonctionné – et de ce point de vue, je pense que le travail accompli par les conseils généraux a été globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.


Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles vis-à-vis de la survenance d’une situation de dépendance d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver une place en maison de retraite ou une aide à domicile.


Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration de la qualité des services.


En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la durée du quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents. Cette moyenne nous mettra au même niveau d’encadrement que beaucoup de pays européens comparables et améliorera sensiblement le temps de présence auprès des personnes âgées.


L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et le maintien à domicile, toute une série de formules existent et méritent d’être développées (domicile collectif, accueil de jour, petites unités de vie…).


Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle pour le confort des personnes âgées. La fermeture d’établissements anciens et inadaptés sera d’autant plus aisée que chaque fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi que nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.


A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations, l’Etat et les conseils généraux devra s’engager. J’ai dans d’autres domaines évoqué le schéma « gagnant-gagnant ». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.


Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le fonctionnement des Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà encore une belle idée inventée par la gauche et qui depuis 2002 a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier des charges des CLIC sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui, réussissent.


Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin que la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.


L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose de théorique. Ce sont, très concrètement, des salariés qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire et leur humanité au service de nos aînés.

Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur la formation continue.


Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois les formations en alternance et de se doter de diplômes intermédiaires (type BTS) permettant de former des cadres intermédiaires de l’action sociale.


En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir à coeur de soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur social ». Peut-être faudra-t-il dans ce but adapter un certain nombre de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés en profite.


En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler, comme ce fut parfois fait dans le passé, l’aide aux personnes âgées à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi. Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment également par une politique dynamique en terme de rémunération et par une baisse des temps partiels souvent bien plus subis que souhaités.


Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Ségolène ROYAL

Nicolas Sarkozy répond aux questions du manifeste pour tous les âges

Evolution de la société : 5 questions


Il est évident que notre société va devoir inventer le troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge. C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société qui va avec.


Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps possible actifs et bien insérés dans la société. J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de succession, à l’exception des très gros héritages, pour encourager et valoriser la générosité des seniors qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant des possibilités d’activité rémunérée à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les seniors à avoir une activité sportive régulière.


Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès, elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe pas.


Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et, par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera d’un conflit intergénérationnel.


Discrimination par l’âge : 4 questions
Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations, évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit, et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la conséquence de l’échec de nos politiques économiques et sociales.


En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui est à l’origine de nos maux. Dans une société où tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi, les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.


En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui représentent actuellement plus d’argent que le déficit de l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux pour qu’il soit gaspillé.


Quant à la prise en charge des personnes très âgées, de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous nos territoires soient préparés à faire face à cette question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite. Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes âgées.


Solidarité et financements : 8 questions


La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité, notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation. Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.


Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est dans un souci d’équité avec les salariés du privé et du régime général des fonctionnaires. C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à l’amélioration de la situation des personnes âgées pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25% le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60% le taux des pensions de réversion.


Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés. C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies ailleurs. C’est le but de la révision générale des politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons besoin.


Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service des autres et de l’intérêt général.

Le changement démographique : une chance pour l’Europe
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Sous le titre « Faire du changement démographique une chance : le potentiel économique des personnes âgées », le ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse organise, en coopération avec la Commission européenne, les 17 et 18 avril 2007, un congrès européen à Berlin.

La ministre fédérale de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse, Ursula von der Leyen, et le commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’égalité des chances, Vladimír Špidla, soulignent aujourd’hui, à l’heure où s’ouvre ce congrès, l’importance des générations âgées pour l’Europe : « Les personnes âgées peuvent apporter une contribution importante à la croissance et au développement économique grâce à leurs expériences, leur engagement, mais également à leur pouvoir économique. ».

Dans son discours, prononcé devant quelque 400 congressistes venus de tous les pays de l’UE, Ursula von der Leyen a déclaré : « Cet événement doit véhiculer les messages suivants :

* Les personnes âgées sont une richesse pour notre société. Elles ont des compétences et des potentiels.
* Les personnes âgées ont un rôle à jouer dans notre société – nous voulons bénéficier de leur savoir, fruit de l’expérience, pour créer de meilleurs rapports entre les générations, pour la croissance économique et pour le marché de l’emploi.
* Avec la « silver economy », l’Europe peut s’ouvrir à un marché lucratif, en pleine croissance, et créer la tendance au niveau mondial. »

Quasiment tous les États membres de l’Union Européenne enregistrent les mêmes développements : le taux de natalité a baissé depuis le milieu des années 60. En 1970, le taux de natalité dans l’Union Européenne des 25 était de 2,35, il se situe aujourd’hui à 1,52. Le nombre d’habitants, qui est actuellement d’environ 500 millions, va nettement baisser dans les 27 États actuels, au cours des prochaines décennies. La catégorie des personnes en âge de travailler, allant de 15 à 65 ans, va diminuer d’environ 50 millions, tandis que le nombre de plus de 80 ans va plus que quadrupler. Le grand potentiel de cette « silver economy » est attesté par une nouvelle étude de l’Institut allemand d’études économiques (DIW). D’après ce dernier, la génération des plus de 60 ans dispose en Allemagne d’un pouvoir d’achat de 316 milliards d’euros – avec lequel elle réalise près d’un tiers de l’ensemble de la consommation privée. Pour de simples raisons démographiques, cette part atteindra 386 milliards d’euros d’ici à 2050, représentant donc plus de 41% des dépenses totales.

L’objectif de ce congrès de deux jours est de se pencher plus en détail sur les potentiels économiques des personnes âgées et de poursuivre le discours transnational en Europe. Les congressistes, issus de la politique, de l’économie, de l’administration, des sciences et de la société civile, échangeront leurs expériences et s’entretiendront au sujet de stratégies relatives au changement démographique.

Le congrès présentera des exemples pratiques venus de plusieurs États de l’Union Européenne, qui mettent en évidence quelles chances le changement démographique peut représenter pour la croissance économique et l’emploi. Ces exemples montreront comment l’économie peut profiter d’une intégration active des personnes âgées, par exemple lors du développement de produits ou dans le conseil aux entreprises. Ils montreront également comment les personnes âgées peuvent profiter de bons produits et services pour gagner en qualité de vie au soir de la vie, dès lors que les entreprises prennent en compte leurs désirs de consommation et leurs besoins. Des experts de renom de l’économie, de la science, de la politique et de la société, présenteront leurs idées à ce sujet.

Le ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse, place la présidence du Conseil de l’Union Européenne sous l’idée phare : « Percevoir le changement démographique comme une chance et promouvoir l’égalité des chances pour tous dans le travail et la société ». L’axe principal « L’expérience, c’est l’avenir : reconnaître les chances – profiter du savoir tiré de l’expérience – ouvrir des marchés » est soutenu par les initiatives suivantes :

* Le Conseil Emploi, Politique sociale, Santé et Consommateurs a adopté, le 22 février, une résolution proposée par l’Allemagne « Chances et défis du changement démographique en Europe : contribution des personnes âgées au développement économique et social ». La résolution comporte des propositions concrètes sur la manière d’utiliser de manière ciblée les potentiels des personnes âgées pour l’économie et la société, pour plus de coopération et un meilleur rapport entre les générations.
* Dans le cadre de la présidence de l’équipe, l’Allemagne, la Slovénie et le Portugal se sont mis d’accord sur un programme de travail assurant au « sujet du changement démographique » une place durable à l’ordre du jour de l’Europe.
* La Commission européenne a mis en place un groupe d’experts de haut niveau chargés de traiter des questions du changement démographique, notamment avec l’Alliance européenne pour les familles initiée par l’Allemagne.

On trouvera de plus amples informations sur les axes de travail et les événements du ministère fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’UE sur Internet sur : www.bmfsfj.de/eu

 

Epargne pour la génération du baby boom
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Alors que les baby boomers attendent avec intérêt la retraite, la recherche prouve que presque deux tiers d’entre eux (60%), particulièrement les 55 à 64 ans, participent toujours à aider financièrement leurs enfants, et un quart (25%) complètent également la retraite de leurs parents.


L’étude a été menée sur un groupe représentatif de plus de 2.000 adultes sur le thème de l'aide financière qu'elles fournissent aux membres de famille.


Un quart (25%) des baby boomers en Grande-Bretagne, âgés de 55 à 64 ans, ont soutenu leurs parents financièrement au cours de ces six derniers mois. De ces derniers, 11% ont aidé à couvrir les coûts des factures quotidiennes, 12 % ont contribué à payer les factures liées au soins ou à la maison de retraite.


Les Enfants des années 70 se reposent toujours sur leurs parents boomers


Presque 2 parents sur 3(soit 60%) ayant des enfants de plus de 25 ans ont aidé leur enfant financièrement durant ces 6 derniers mois. Arrivent en premières positions les remboursements de dettes (26%) et les frais liés aux petits enfants (21%). 1 couple sur 5 (19%) de 55 à 64 ans ont également aidé leurs enfants à couvrir les frais de liés à leur habitation : remboursement de crédit, rénovation, etc.


Karl Elliott, le porte-parole de 3GB pour EngageMutual annonce: « Les circonstances financières en Grande-Bretagne ont changé considérablement au cours des cinquante dernières années. La génération de baby boom, est concernée par les difficultés économiques d'après-guerre, ils prennent maintenant leur retraite dans un certain confort. Cependant, avec des augmentations continues du coût de la vie, de l’éducation et des soins, la richesse que cette génération a accumulé sera plus importante que celle de leurs parents.


« Avec des enfants qui accèdent maintenant à leur indépendance financière plus tard dans la vie et des parents vivant plus longtemps, il est important que cette génération soient préparées à l'éventualité qu'ils soutiendront leur famille plus longtemps qu'ils l’avaient prévu. Économiser peu mais plus souvent peut aider à accumuler un pécule pour répondre à ces circonstances financières changeantes. »

Nicolas Sarkozy : "réponse des questions sur le vieillissement du manifeste de "une société pour tous les âges"

Evolution de la société : 5 questions


Il est évident que notre société va devoir inventer le troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge. C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société qui va avec.


Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps possible actifs et bien insérés dans la société. J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de succession, à l’exception des très gros héritages, pour encourager et valoriser la générosité des seniors qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant des possibilités d’activité rémunérée à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les seniors à avoir une activité sportive régulière.


Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès, elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe pas.


Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et, par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera d’un conflit intergénérationnel.


Discrimination par l’âge : 4 questions


Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations, évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit, et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la conséquence de l’échec de nos politiques économiques et sociales.


En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui est à l’origine de nos maux. Dans une société où tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi, les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.
En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui représentent actuellement plus d’argent que le déficit de l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux pour qu’il soit gaspillé.


Quant à la prise en charge des personnes très âgées, de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous nos territoires soient préparés à faire face à cette question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite. Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes âgées.


Solidarité et financements : 8 questions


La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité, notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation. Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.


Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est dans un souci d’équité avec les salariés du privé et du régime général des fonctionnaires. C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à l’amélioration de la situation des personnes âgées pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25% le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60% le taux des pensions de réversion.


Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés. C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies ailleurs. C’est le but de la révision générale des politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons besoin.


Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service des autres et de l’intérêt général.

La retraite dans le monde ou le choc des cultures

AXA publie les résultats de son baromètre annuel sur la retraite. Dans seize pays du monde2, 11 590 personnes actives et retraitées ont été interrogées. Les actifs ont donné leur vision de la retraite et les retraités se sont exprimés sur la réalité de leur statut. Des résultats très contrastés.

Même si toutes les nations du monde sont concernées par le vieillissement de leur population (en 2050, le tiers de la population
des pays industrialisés aura 60 ans et plus), toutes n’ont pas le même rapport social et culturel à la retraite.

D’un point de vue financier, en revanche, toutes les populations interrogées sans exception réalisent qu’elles n’ont pas d’autre choix que de se prendre aussi en charge individuellement.

UN RAPPORT CULTUREL A LA RETRAITE DIFFÉRENCIÉ

Les actifs prévoyants s’organisent de 28 à 37 ans

Le pourcentage d’actifs ayant déjà commencé à préparer sa retraite varie considérablement d’un pays à l’autre : 85% aux Etats-Unis, 66% en Allemagne, 49% en France, 37% en Italie et seulement 16% au Japon. Chez ces actifs prévoyants, l’âge de préparation de la retraite varie de 28 à 37 ans. Les plus précoces sont les Britanniques qui s’y consacrent dès 28 ans, soit neuf ans plus tôt que les Chinois. Entre ces deux extrêmes, les Anglo-saxons commencent à épargner en moyenne vers 30 ans, les Européens vers 32 ans et les Asiatiques vers 36 ans.

Néanmoins, l’âge de préparation de la retraite est plus homogène chez les actifs d’aujourd’hui qu’il ne l’a été chez leurs aînés (de 30 ans pour les retraités italiens à 55 ans pour les retraités japonais).

Le montant épargné mensuellement par les actifs représente entre 13 et 64% du revenu actuel des retraités

13% pour la France, 64% pour la Chine : le rapport entre l’épargne retraite constituée par les actifs et le revenu actuel des retraités varie très sensiblement d’un pays à l’autre. En Allemagne, le rapport est de 14%. Dans les autres pays, il oscille entre 17% pour la Belgique et 25% pour le Royaume-Uni. Pour l’Australie, le taux s’élève à 37%.

On aborde la retraite de façon plus ou moins sereine

C’est sans conteste dans les pays anglo-saxons et en France que l’on vit le mieux son statut de retraité : 78% à 82% d’images positives associées.

En revanche, un tiers à un quart des retraités chinois, japonais, espagnols et italiens vivent mal leur nouveau statut social.

UN RAPPORT SOCIAL A LA RETRAITE DIFFERENCIÉ

Un différentiel de 9 ans pour l’âge supposé de départ en retraite

Si les actifs chinois pensent partir à la retraite à 55 ans pour la Chine, les actifs américains s’attendent à prendre leur retraite à 64. En matière d’âge de départ à la retraite, les actifs sont loin d’être logés à la même enseigne. En Europe, c’est en Espagne et en Allemagne que l’on pense devoir travailler le plus longtemps (63 ans) ; en Belgique et en France que l’on suppose devoir travailler le moins longtemps (61 ans).

Aux Etats-Unis, il existe un écart de six années entre l’âge de départ en retraite des retraités et l’âge auquel les actifs pensent réellement pouvoir partir à la retraite. Cet écart est de 4 ans pour l’Italie et l’Australie ; de trois ans pour l’Allemagne et le Royaume-Uni et de 2 ans seulement pour la France et le Canada. Cet écart reflète les politiques plus ou moins interventionnistes développées par les Etats pour minorer les effets du vieillissement des populations et programmer le financement des retraites sur le court terme. La France, le Canada et la Belgique figurent à la marge de cette tendance mondiale.

La retraite avant l’âge minimum légal ?

34% des retraités français sont partis en retraite avant l’âge minimum légal. C’est, avec l’Italie, le plus faible taux de départ par anticipation enregistré. Dans les autres pays du monde, hors Asie, plus d’un retraité sur deux est parti en retraite avant l’heure.

Les plus coutumiers du fait sont les Anglo-saxons, notamment les Canadiens (concernés à 80%), les Américains (68%) et les Australiens (65%).

Un âge limite pour travailler ?

La perception d’un âge limite pour travailler s’échelonne de 56 à 69 ans. En Europe comme en Asie, actifs et retraités pensent que l’on est apte à travailler jusqu’à 63-64 ans en moyenne ; les Anglo-saxons mettent la barre à 67-68 ans en moyenne. En Chine, en Italie et en Allemagne, on est plus critique sur les capacités des plus de 65 ans à fournir un travail de qualité que dans le reste du monde.

Le travail des retraités

Bien que de plus en plus d’actifs envisagent de travailler au cours de leur retraite, c’est en Europe que les retraités travaillent le moins (et que les actifs envisagent le moins de travailler une fois à la retraite), particulièrement en France, où seuls 4% des retraités exercent une activité rémunérée, soit 4 fois moins qu’au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Chine. Le Japon détient le record en matière de travail des retraités avec un taux de 50% !

D’ailleurs, c’est également en Europe qu’actifs comme retraités sont le plus farouchement opposés à l’augmentation de l’âge limite de départ en retraite. Sur ce point, les Français sont les plus nuancés avec un taux d’acceptation de 52 %.

FINANCEMENT DES RETRAITES : COMMENT LES ACTIFS ANTICIPENT L’AVENIR

Il est loin le temps de l’Etat Providence

Plus de 70% des populations interrogées associent la retraite à une baisse de revenu, Français, Allemands et Japonais étant les plus pessimistes (à 85%), en particulier du côté des retraités.

Hors Royaume-Uni et Allemagne, les Européens considèrent à plus de 50% que le montant de leur retraite est ou sera insuffisant. Une situation qui se vérifie quand on compare les revenus de retraite des retraités et les besoins mensuels de leur foyer. En France, en Italie, en Belgique et en Espagne, les retraités estiment qu’il leur manque environ 250 euros pour « boucler les fins de mois ».

Au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne, un tiers des actifs estime que le système de retraite de son pays est en crise.

Vers un équilibre public-privé

Dans tous les pays, les populations s’attendent à une réforme de la retraite ; pour plus de 80% des sondés, elle induira d’abord une augmentation du nombre d’années travaillées, et, pour 70% des personnes interrogées, une réduction du montant de la retraite publique. Sur ces questions, Italiens et Espagnols, qui sont parmi les plus confiants dans le rôle de l’Etat, sont plus optimistes que la moyenne.

Si les Européens restent traditionnellement plus attachés que les Anglo-saxons à la prépondérance de l’Etat sur l’individu dans le financement des retraites, les nouvelles générations tous pays confondus s’accordent à penser que l’avenir des retraites est désormais aussi une question de responsabilité individuelle.

Résultats de l’enquête disponibles sur demande ou sur www.retirement-scope.axa.com

 

Baby Boomers – ils suivent la voie du Télétravail
Document sans titre

Ils méritent pourtant cette retraite, mais l’idée de ne plus rien faire de constructif les désoriente. Pour certains le vide peut être comblé par du bénévolat ou de l’humanitaire. Pour d'autres une rémunération est nécessaire pour satisfaire ce sentiment d’accomplissement.


L’objectif de commencer une nouvelle carrière, de se mettre à son compte, ou de s’intéresser à Internet, commence à devenir de plus en plus séduisant pour la génération des baby boomers et pour certains, le rythme du travail domicile représente un alternative afin de continuer à rester actifs pendant la retraite.


Les personnes peuvent sélectionner et choisir le nombre d’heures travaillées par semaine. Ils peuvent décider de l’effort qu’ils sont prêts à fournir. La plupart activités travaillées du domicile donnent l'avantage de pouvoir voyager tout en continuant à travailler grâce aux ordinateurs portables.


La chose la plus importante n'est pas combien d'argent la nouvelle entreprise dégage ou combien d'heures lui sont consacré, mais le sentiment de l'accomplissement obtenu de produire un nouveau business et d'être une force productive.


Cette alternative oblige à avoir confiance en soi-même. La génération des baby boomers en est dotée, elle croit en ses capacités et représente un force de compétence très importante aujourd’hui dans le monde du travail.

"Inciter" les Français à "s'assurer contre le risque dépendance"
"Le nombre de personnes de plus de 85 ans va passer de 1,1 à 1,9 million en dix ans", rappelle M. Bas, qui doit publier ce mardi un rapport sur le financement de la dépendance rédigé par Hélène Gisserot. Or le coût moyen des prix de journée dans les maisons de retraite "représentent en moyenne 1.500 euros par mois, alors que le revenu moyen des plus de 80 ans se situe à 1.200 euros", souligne le ministre. Face au défi du financement de la dépendance, M. Bas propose "de diminuer de 25% le reste à charge des familles". "Il faut concentrer cet effort de solidarité sur les classes moyennes, qui ne bénéficient ni des systèmes d'aide sociale, ni des exonérations fiscales", précise-t-il, à un mois de l'élection présidentielle.

Parallèlement, ajoute le ministre, "en complément des financements solidaires, nous devons inciter davantage nos compatriotes à s'assurer contre le risque dépendance". Selon lui, il faut améliorer les incitations fiscales à l'acquisition de couvertures complémentaires, mais aussi "mobiliser davantage le patrimoine des personnes âgées, via le nouveau mécanisme du viager hypothécaire ou encore via l'assurance-vie pour financer des prestations dépendance".

source : www.agevillage.com

 

Dans tous les pays, les actifs épargnent de plus en plus tôt
Document sans titre Dans toutes les régions du monde, les actifs qui épargnent pour leur retraite commencent de plus en plus tôt, avec toutefois des écarts considérables selon les pays, l'âge moyen de préparation variant entre 28 et 37 ans, relève un baromètre Axa publié jeudi22 mars.

Les actifs britanniques sont les plus prévoyants, l'âge moyen de préparation à la retraite étant de 28 ans, quand la moyenne européenne est de 32 ans.

Les actifs asiatiques commencent, eux, vers 36 ans, précise l'étude. Les retraités actuels avaient commencé à épargner plus tard, l'âge moyen variant selon les pays entre 30 ans (Italie) et 55 ans (Japon).

85% des actifs américains ont déjà commencé à épargner pour leur retraite, contre 66% en Allemagne, 49% en France, 37% en Italie et seulement 16% au Japon.

Le montant épargné mensuellement par les actifs représente 13% en France, 25% au Royaume-Uni, 37% en Australie, et 64% en Chine. L'étude note par ailleurs que "de plus en plus d'actifs envisagent de travailler au cours de leur retraite". Pour l'heure, c'est en Europe qu'ils travaillent le moins, et notamment en France, où seuls 4% des retraités exercent une activité rémunérée, contre 12% aux Etats-Unis et un taux record de 50% au Japon.

En 2050, le tiers de la population des pays industrialisés aura 60 ans et plus, rappelle l'assureur. Ces données sont issues du 3e baromètre Axa de la Retraite, une étude menée par le groupe GFK du 30 août au 8 septembre, dans 16 pays dont huit pays européens, auprès d'un échantillon de 11.590 actifs et retraités.

Suisse : Le pays de l’héritage
En Suisse, les sommes léguées par les hommes sont supérieures d’un cinquième à celles léguées par les femmes. La fréquence et le volume des héritages y sont supérieurs à ceux de l'étranger. L'héritage y est considéré comme une affaire privée, d’ordre familial, et non comme un problème d’équité sociale. Tels sont les principaux résultats d'une étude sur l’héritage réalisée dans le cadre du Programme national de recherche «L’enfance, la jeunesse et les relations entre générations dans une société en mutation» (PNR 52).

En Suisse, le volume des héritages s’est élevé à 28,5 milliards de francs en l’an 2000. A lui seul, ce chiffre montre l’importance de l’héritage pour l’économie nationale. Mais ce phénomène joue également un rôle essentiel au niveau individuel. En effet, les deux tiers des Suissesses et des Suisses ont déjà hérité ou vont hériter. Cependant, il n’existait jusqu’à présent aucune étude empirique sur cette thématique en Suisse. Heidi Stutz, Tobias Bauer et Susanne Schmugge du Bureau d'études de politique du travail et de politique sociale (BASS) présentent aujourd’hui une analyse socio-économique, réalisée dans le cadre du Programme national de recherche «L’enfance, la jeunesse et les relations entre générations dans une société en mutation» (PNR 52), se fondant entre autres sur des données de l'administration des contributions de Zurich et sur un sondage effectué auprès de la population. Les sommes léguées par les hommes sont supérieures d’un cinquième à celles que lèguent les femmes. De plus, les hommes procèdent plus fréquemment à des donations, dont les montants sont par ailleurs beaucoup plus élevés. Dans la génération qui transmet actuellement son héritage, il semblerait que les anciens règlements discriminatoires du droit matrimonial et du droit du divorce se fassent encore sentir. Du côté des légataires et des donataires, les écarts entre sexes sont faibles. Les fils ne sont pas systématiquement privilégiés. Les différences constatées se situent essentiellement au niveau des transmissions d’entreprises.

En Suisse, la fréquence des héritages et leur volume sont supérieurs à ceux de l’étranger. Le volume global atteint plus de six pour cent du produit national brut. Cette valeur est deux fois plus élevée par exemple qu'en Allemagne. Cet écart ne s'explique pas uniquement par l’existence de fortunes privées plus importantes. Dans la Suisse épargnée par la seconde guerre mondiale, les héritages se sont poursuivis de manière plus continue que dans les pays voisins. Les générations, notamment les plus âgées, dont la fortune a déjà été léguée ou va l’être sont donc plus riches.

L’héritage est une affaire de famille. La majeure partie de la somme léguée demeure au sein de celle-ci: 58 pour cent reviennent aux enfants, 15 pour cent à la conjointe ou au conjoint et à d’autres membres de la famille. Six pour cent sont légués à des personnes extérieures à la famille et quatre pour cent, à des organismes d'utilité publique. Pour les questions d’héritage, les points de vue sont souvent ambivalents, notamment sur la question de savoir si les personnes âgées peuvent dépenser librement leur fortune ou s’il existe une obligation morale de laisser un héritage à ses descendants. La plupart des gens se prononce en faveur de la liberté de dépenser sa fortune: il n'existe pas de droit à l'héritage, bien que parallèlement, le legs soit considéré comme souhaitable. Pour la répartition de l’héritage entre les enfants, c’est la norme qui prévaut, à savoir l’égalité des parts. L’attitude relativement critique à l’égard de l’impôt sur les successions montre que l’héritage est davantage considéré comme une affaire de famille que comme un problème d’équité sociale. Le regard porté sur les écarts de fiscalité importants entre les cantons est lui aussi critique. La majorité de la population pourrait se rallier à une solution unifiée au niveau fédéral.

Du fait de l’allongement de l’espérance de vie, l’héritage entraîne des bouleversements dans la structure des générations. Les fortunes sont de plus en plus concentrées dans la génération des retraités. Alors qu’en 1980 plus des deux tiers des héritages revenaient à des personnes de moins de 55 ans, cette proportion ne sera plus que d’un tiers en 2020. Pour la plupart d’entre elles, les héritages ne contribuent cependant pas à la prévoyance vieillesse. Ils sont répartis de manière bien trop inégale pour cela. La moitié des légataires, auxquels reviennent les plus petits héritages, se partage deux pour cent de la somme totale alors que les dix pour cent qui reçoivent les plus gros héritages s’en partagent les trois quarts. «On donne à ceux qui ont déjà», tel est le principe selon lequel s’effectue de manière générale la répartition. Parallèlement, et même s’ils sont petits en comparaison avec la fortune des personnes les plus aisées, les héritages sont importants pour les couches de population les plus pauvres. Pour elles, ils sont souvent l’unique possibilité d’accéder à un quelconque patrimoine. Exception faite du sommet de la pyramide des fortunes, les héritages ne sont pas le facteur dominant dans le contexte de la transmission de l’inégalité sociale d’une génération à une autre. Le niveau de formation et les attentes, transmises au sein de la famille, à l’égard de sa propre vie jouent ici un rôle beaucoup plus important.

Publication:
Heidi Stutz, Tobias Bauer, Susanne Schmugge: Erben in der Schweiz. Eine Familiensache mit volkswirtschaftlichen Folgen (Hériter en Suisse – Une affaire de famille avec des conséquences sur l’économie nationale). Edition Rüegger, Zurich 2007.

 

Réponse des principaux candidats aux questions des organisations signatiares du manifeste pour tous les âges: Ségolène Royal

Mesdames, Messieurs,


J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations que vous représentez s’était
réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à
l’élection présidentielle.


Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même temps, à saluer l’action
que mènent vos organisations au service des personnes âgées.
Plutôt que de répondre point par point aux questions posées, j’ai souhaité en faire la
synthèse et développer à votre intention les grands axes de la politique que je compte
mener en faveur des personnes âgées.


Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier point : la
France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai volontiers une autre
notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est bien là que réside un
des progrès les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle passé.


Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui en moyenne
80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive, ne se
transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre société change
profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le vieillissement.


Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société véhicule parfois une
image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement,
continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a
montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est aussi sur cette
solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer
pour faire évoluer les mentalités.

Confrontée au vieillissement de la population, notre société est face à plusieurs
attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente notamment en raison
de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement rappeler les
pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un signe du
déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles importantes.
Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement
constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les individus mais
aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.


Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à intégrer
les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble de nos politiques
publiques : politique de santé publique, politique d’aide à domicile, politique
d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat
etc…


Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il convient de mener une
politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement d’engager
ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement ». Cela nécessite
non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à l’avancée en âge
mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à nos
concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en la matière il
existe aussi une politique de prévention.


A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler dans notre société à une
forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité sociale. Voici encore
quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire plus après la
cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés d’une époque où la
retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque où la retraite constitue
en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est toute notre société qui doit désormais
tirer les conséquences de ce phénomène heureux.


D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial que les retraités jouent dans
l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu associatif si les retraités
ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence si
de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu ? Il convient donc de
valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à un plus grand nombre
de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur
expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au gâchis social
consistant à se passer de la richesse de nos retraités.


Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des organisations les
représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité National des
Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités et personnes âgées
de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.

Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan de campagne : elle doit
être présente partout dans la société. C’est la raison pour laquelle il conviendra non
seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés auprès
des Conseils Régionaux.


Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant des
départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur conseil lorsqu’il sera
consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la
Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est parce que les
pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités et
personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique contractuelle pourra se
mettre en place.


Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations dont sont victimes
aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce point un peu moins alarmant
que celui que vous tirez.


Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment amélioré au cours des
dernières décennies même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte Présidentiel, la
revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également que la
place des personnes âgées dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion
collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la population qui a le plus
recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre système de santé doit
donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.


Cela entraîne notamment comme conséquence le développement de la gériatrie à
l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques, de court et de moyen
séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique dans les
services hospitaliers.


Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences du
vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne sont pas égaux
face au vieillissement. Certains départements cumulent une population jeune et un
potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes
âgées et de faibles ressources fiscales.


Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) devait initialement être
financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé dériver
le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux financent
aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité
nationale et la faculté de péréquation entre départements.


Ce constat m’amène à évoquer la question centrale du financement de la
dépendance.

Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million de bénéficiaires, je ne
crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il
convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes âgées, en tirer un bilan
d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié par le
gouvernement depuis 2002. Il conviendra donc dans un premier temps de réunir les
différents partenaires pour mener en toute clarté ce bilan. Nous verrons alors ce qui a
bien fonctionné – et de ce point de vue, je pense que le travail accompli par les
conseils généraux a été globalement bon – et ce qui nécessite d’être amélioré.
Il n’est plus possible qu’à l’angoisse des familles vis-à-vis de la survenance d’une
situation de dépendance d’un parent s’ajoute l’angoisse de ne pas pouvoir trouver une
place en maison de retraite ou une aide à domicile.


Je veux en outre relancer une politique ambitieuse d’amélioration de la qualité
des services.


En établissement, le ratio moyen de personnel devra atteindre sur la durée du
quinquennat le niveau de 8 agents pour 10 résidents. Cette moyenne nous mettra au
même niveau d’encadrement que beaucoup de pays européens comparables et
améliorera sensiblement le temps de présence auprès des personnes âgées.
L’innovation sera encouragée. Entre l’EHPAD classique et le maintien à domicile,
toute une série de formules existent et méritent d’être développées (domicile collectif,
accueil de jour, petites unités de vie…).


Outre la qualité du personnel, la qualité du bâti est essentielle pour le confort des
personnes âgées. La fermeture d’établissements anciens et inadaptés sera d’autant
plus aisée que chaque fermeture sera gagée par une création nouvelle. C’est ainsi que
nous accélérerons la modernisation des lieux d’accueil.


A domicile, une véritable politique contractuelle entre les associations, l’Etat et les
conseils généraux devra s’engager. J’ai dans d’autres domaines évoqué le schéma
« gagnant-gagnant ». Je crois qu’il vaut aussi dans ce domaine.


Enfin, je demanderai au Parlement un rapport d’évaluation sur le fonctionnement des
Centres Locaux d’Information et de Coordination. Voilà encore une belle idée
inventée par la gauche et qui depuis 2002 a été laissée en jachère par la droite. Je
veux là aussi faire la politique par la preuve et établir un cahier des charges des CLIC
sur la base du fonctionnement de ceux qui, aujourd’hui, réussissent.


Je veux lancer par ailleurs un vaste plan de recrutement et de formation afin que
la jeunesse de notre pays embrasse les carrières sanitaires et sociales.
L’aide aux personnes âgées n’est pas quelque chose de théorique. Ce sont, très
concrètement, des salariés qui à domicile ou en établissement mettent leur savoir-faire
et leur humanité au service de nos aînés.

Dans cet esprit, l’urgence commande de lancer un vaste plan de professionnalisation
et de formation qui devra porter tout autant sur la formation initiale que sur la
formation continue.


Concernant la formation initiale, il conviendra de multiplier à la fois les formations en
alternance et de se doter de diplômes intermédiaires (type BTS) permettant de former
des cadres intermédiaires de l’action sociale.


En matière de formation continue, les pouvoirs publics devront avoir à coeur de
soutenir ce que d’aucuns qualifient d’«ascenseur social ». Peut-être faudra-t-il dans ce
but adapter un certain nombre de dispositions en matière de Validation des Acquis de
l’Expérience afin qu’un plus grand nombre de salariés en profite.


En tout état de cause, il n’est plus question d’assimiler, comme ce fut parfois fait dans
le passé, l’aide aux personnes âgées à des « petits boulots ». Ces métiers nécessitent
une formation quand bien même celle-ci serait acquise en cours d’emploi. Mais
l’attractivité de ces métiers passera évidemment également par une politique
dynamique en terme de rémunération et par une baisse des temps partiels souvent
bien plus subis que souhaités.


Espérant avoir répondu à vos interrogations, je vous prie d’agréer, Mesdames,
Messieurs, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Ségolène ROYAL


A l’attention des
Organisations signataires
du Manifeste pour tous les âges

 

source: www.agevillage.com

 

le programme FLARE : Future Leaders of ageing research in Europe
  1. qu'est ce que l e programme FLARE?

FLARE financera des projets de recherche portant sur des domaines de la recherche sur le vieillissement de nature interdisciplinaire (ou multidisciplinaire) et se positionnant dans un cadre international.

Le programme doit donner la possibilité à de jeunes chercheurs ayant obtenu leur doctorat en France ou dans un autre pays européen de conduire un projet de recherche dans le cadre d’un cursus post doctoral d’une durée maximale de trois années.

Les chercheurs sélectionnés recevront des fonds - 150 000 € sur trois années - pour conduire une recherche indépendante sur un sujet qui devra s’inscrire dans l’un des champs proposés par les organisations parties prenantes de l’appel d’offre.

Le centre d’accueil (de support) sera soit une Université soit un centre de recherche d’un des pays partenaires de FLARE.

Une partie du cursus - de 6 (mini) à 12 mois (maxi)- devra nécessairement être accomplie dans un ou deux centres de recherche situés dans un autre pays mais faisant partie de l’UE (EU 25 et associés).

2. Qui est à son initiative ?
Le programme FLARE a été défini et engagé en 1984 dans le cadre du projet ERA-AGE, financé par la Commission européenne pour promouvoir le développement d'une stratégie communautaire pour la recherche sur le vieillissement afin de :
- Faciliter la coordination entre les programmes de recherche en cours et la diffusion des savoirs.
- Promouvoir des recherches interdisciplinaires entre les pays.
- Partager les bonnes pratiques dans la coordination et la gestion des programmes de recherche dans le domaine du vieillissement.
- Favoriser la définition - au niveau européen - de priorités pour la recherche dans le domaine du vieillissement et veiller à leur prise en compte par les procédures de financement nationales et/ou régionales.
- Contribuer à casser les barrières entre les programmes de recherche, les politiques et les pratiques sociales de telle sorte que la société puisse bénéficier rapidement des résultats de ces travaux.
Le projet ERA-AGE compte douze pays partenaires qui représentent des institutions publiques ou des organismes qui financent et coordonnent des programmes nationaux de recherche : Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume Uni, Roumanie, Suède.


3. Pourquoi a-t-il été lancé ?

Pour comprendre et traiter les phénomènes d’allongement de la durée de vie et du vieillissement qui en résultera, les compétences de plusieurs champs scientifiques devront être mobilisées.

Le consortium ERA-AGE a considéré que la formation multidisciplinaire de jeunes chercheurs sur une base internationale constituait un objectif prioritaire de manière à former des experts dotés de larges compétences.

Huit pays - Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël, Luxembourg, Roumanie, Royaume Uni, Suède – ont donc décidé de lancer FLARE, avec pour objectifs de :

- Stimuler en Europe les coopérations interdisciplinaires dans le domaine des recherches sur le vieillissement de manière à contribuer à la construction d’un espace de recherche européen.

- Offrir aux jeunes chercheurs des opportunités de développer leur carrière tout en acquérant des compétences pluri ou interdisciplinaires

- Combler les lacunes de la recherche sur le vieillissement européenne en renforçant des équipes inter ou multidisciplinaires et en mettant en relation des chercheurs post doc. avec les équipes scientifiques et les centres de recherche leaders

- Renforcer la communication, la coopération et la mise en réseau de ce domaine de recherche.

4. Les thèmes retenus proposés par les partenaires français de FLARE

La CNAV et la CNSA ont décidé le financement de trois allocations.

Les thèmes de recherche devront porter soit sur les déterminants de l’âge de prise de retraite (une allocation) soit sur la dépendance et la perte d’autonomie (deux allocations).

5. Les critères d’éligibilité des candidats et des projets

- Les candidats doivent être de jeunes chercheurs post-doc travaillant, depuis moins de six ans, dans le domaine du vieillissement ou dans le domaine au sens large de la retraite et des trajectoires de fin d’activité, selon l’appel d’offre.
- Les projets doivent concerner la recherche sur le vieillissement et doivent correspondre à une approche multi ou interdisciplinaire.
- Quelle que soit leur nationalité, les chercheurs devront conduire la majeure partie de leurs travaux dans un pays participant au programme.
- Les projets devront être rédigés en anglais.
- Ils devront être réalisés entre le 1/01/2008 et le 31/12/2010.
- Au cours de ces trois années, le projet doit comporter une période de mobilité de 6 à 12 mois dans une institution d’accueil travaillant sur un domaine de recherche différent (ou une discipline différente) dans un pays différent.
- Les dossiers de candidature devront comporter le nom des institutions de recherche qui l’accueilleront et dont l’une d’entre elle au moins devra être une institution de recherche européenne travaillant dans le domaine du vieillissement (Europe des 25 plus pays associés).
- L’institution d’accueil proposée devra être agréée comme éligible par l’organisme finançant le programme.
- Les candidats doivent présenter leur projet (objectifs de recherche, méthodologie, activités …) dans le cadre des formulaires du programme FLARE (cf. annexes).
- L’Institution d’accueil devra manifester par écrit le soutien qu’il apporte au projet.

- Les établissements d’accueil (national et à l’étranger) devront s’engager à procurer les moyens nécessaires (locaux, équipement, frais de fonctionnement).
- Le sujet de recherche du jeune chercheur devra être cohérent avec les caractéristiques de l’établissement et l’Institution devra prouver qu’il a la volonté et les moyens d’intégrer le candidat dans une équipe de recherche multidisciplinaire travaillant dans le domaine du vieillissement.
Une liste - non-exclusive - des instituts ou organismes de recherche travaillant sur le vieillissement peut être consultée sur le site Internet d’ERA-AGE : www.shef.ac.uk/era-age

6. Critères de sélection des projets.

- Qualité scientifique et intérêt méthodologique du projet et du programme de recherche dans lequel il s’insère.
- Intérêt et originalité du projet et du programme de recherche au regard de l’existant.
- L’excellence scientifique du candidat (travaux antérieurs et distinctions obtenues, publications dans revues scientifiques, …
- Notoriété nationale et internationale des institutions d’accueil.
- Qualité de l’intégration du projet dans le programme de travail des organismes d’accueil.
- Degré d’interdisciplinarité ou de multidisciplinarité du projet.

7. Les dossiers de candidature

Chaque candidat ne peut soumettre qu’un seul dossier.

Les dossiers doivent utiliser les formulaires disponibles (en annexes) :

• Form Main Part : cette fiche doit comporter la description du projet
• Une annexe 1 : à signer par les responsables scientifique et administratif de l’institution d’accueil, elle correspond à la déclaration de l’employeur d’accueillir et soutenir le porteur du projet et énonce les conditions de cette intégration au sein de l’établissement.
• Une annexe 2 : à signer par les responsables scientifique et administratif de l’autre institution d’accueil, elle correspond à la déclaration de l’employeur de recevoir le candidat pour une période de 6 à 12 mois et précise ses conditions de travail.
• Deux lettres (maxi) à de recommandation

Les dossiers doivent comporter une version papier (sans reliure) et une autre électronique.
Le descriptif du projet ne devra pas excéder 15 pages. Vingt copies (format A4), imprimés recto-verso devront être fournies en même temps qu’une version électronique (version PDF - éventuellement RTF - sur CD-ROM).

Afin de faciliter le traitement des dossiers, les éléments du dossier doivent pouvoir être lus, copiés et reproduits sans obstacle.

Les candidats doivent fournir séparément une copie de leur thèse et un CV.

8. Procédure de sélection

L’appel d’offre est ouvert simultanément dans tous les pays partenaires. Les règles générales et le cadre d’ensemble définis dans ce document sont identiques dans tous les pays participants.

8.1. La CNAV collectera les candidatures correspondant aux thèmes de recherches définis ci-dessus (âge de la retraite et dépendance) et, après un premier examen concernant leur éligibilité, transmettra les dossiers au comité de gestion d’administration du programme.
Les candidats recevront un accusé de réception de leur dossier dans délai de trois jours ouvrables après la transmission de leur dossier.

8.2. Traitement des dossiers

- Dans une première étape, l’éligibilité des dossiers sera vérifiée par le comité de gestion du programme FLARE.
- Les candidatures seront ensuite évaluées par un jury international composé d’experts représentant les différentes disciplines qui contribuent aux recherches sur le vieillissement. Le jury appréciera tous les dossiers qui lui auront été transmis. Il explicitera son appréciation pour chaque proposition sur la base de ses discussions et des évaluations préliminaires.
Des représentants des organisations finançant le programme aideront le jury dans son travail, pourront participer à ses réunions et l’assister dans la préparation de ses appréciations finales.
- Tous les candidats recevront un retour écrit à leur projet.
- Les résultats de l’évaluation ainsi que les commentaires relatifs à chacun des projets seront ensuite transmis au partenaire financeur du programme du pays où est localisée l’institution d’accueil du projet. C’est lui qui, en dernière instance prendra la décision de financement au cours de l’automne 2007.

9. Confirmation de l’attribution des allocations

Chaque candidat sera informé des résultats de la sélection durant l’automne 2007, après la réunion du jury et la décision finale des institutions qui financent le programme.

10. Envoi des candidatures

Les dossiers de candidature sur les deux thèmes proposés par la France doivent être adressés - avant le 30 avril 2007 - à l’attention de
Madame Isabelle Loscos
CNAV - Direction des Recherches sur le Vieillissement
49, rue Mirabeau,
F-75016 Paris

Vous pourrez obtenir des informations complémentaires auprès de Michel Tuchman au
01 53 92 50 29 ou 01 53 92 50 20 (michel.tuchman@cnav.fr).

Calendrier


- 30 avril 2007 : Date limite de dépôts des dossiers.

- Automne 2007 : Réunion du comité de sélection (Berlin).

- 01/01/2008 : Démarrage effectif du programme.

- Eté 2008 : Ouverture de l’Université d’été à Stockholm.

- Octobre 2010 : Conférence conclusive avec présentation des projets et de leurs résultats et évaluation par des experts externes au projet.

- 31/12/2010 : Fin du Programme

Singapour : Rapide profil des seniors actifs
Document sans titre

La participation et le taux d'emploi des hommes de plus de 60 ans à Singapour ont maintenant atteint un taux record. Tandis que le taux des femmes seniors actives augmente également, leur participation et taux d'emploi sont toujours relativement inférieurs à celui d’autres pays développés. Ces chiffres sont les résultats publiés par le ministère du travail et du département des statistiques, rapport intitulé «profil statistique des actifs plus âgés ».


Encouragés par la croissance des offres d'emploi au cours des deux dernières années, une proportion élevée de la population âgée de plus de 55 ans compte parmi la population active. Le taux de participation de main-d'oeuvre pour les hommes et les femmes était beaucoup plus élevé en 2006 qu'il y a 10 ans. Ceci a été accentué également par la prolongation de l'âge de retraite à 62 ans en 1999. Spécifiquement, le taux de participation parmi les hommes âgés entre 60 ans et 64 ans a augmenté de 49% en 1996 à 63% de 2006. Parmi les femmes dans la même catégorie d'âge, le taux a augmenté de 15% à 26%.


le taux de participation de hommes âgés entre 60 et 64 ans à Singapour était de 63% en 2006 (53% en 2005) est plus élevé qu'à Hong Kong (45%), Taiwan (47%), en Allemagne (41%), Pays Bas (31%), en France (19%), au Royaume-Uni (56%) et aux Etats-Unis (59%). Il est battu seulement par le Japon, la Corée du Sud et la Suède où environ 7 hommes sur 10 appartenant au même groupe étaient économiquement en activité. De plus, la proportion des hommes âgés entre 55 et 59 ans à Singapour est plus élevée que dans beaucoup de pays, excepté le Japon et la Suède.


En revanche, en dépit de l'amélioration du taux de participation active des femmes plus âgées à Singapour, leurs taux ne sont toujours pas comparables à plusieurs des pays développés comprenant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suède, la Corée du Sud et le Japon.


Les personnes de plus de 50 ans représentent près d'un quart (24%) de la population active en 2006. La majorité (68%) des ouvriers plus âgés ont été employés dans les emplois manuels.


Plus de trois employés seniors sur quatre (77%) sont actifs dans le secteur de services en 2006, avec une proportion plus haute de femmes seniors (84%) comparées aux hommes (74%). Les services administratifs (42%) et les hôtels et les restaurants (38%) ont eu le taux le plus élevé de salariés seniors en 2006 où environ 4 employés sur 10 avaient 50 ou plus. À l'autre extrémité, le taux de seniors était la plus limitée dans les secteurs de l'information et des communications (8.3%), les services professionnels et les services financiers (les deux 14%).

vieillissement de la population : quel impact en clair?
Document sans titre

Le départ à la retraite, puis la mort des baby-boomers nés après guerre va peser dans les 50 prochaines années sur l'emploi, les besoins liés à la dépendance, les activités autour de la mort, mais de façon différente selon les pays de l'UE, indique une étude de l'Ined ( Institut national des études démographiques) publiée mardi 20 février.


Si le phénomène du baby-boom en Europe, après guerre et jusqu'au début des années 70, n'a pas été la première vague de forte natalité dans l'histoire de la démographie, "aucune n'a eu sa durée ni son ampleur", ni "n'a marqué l'histoire sociale et économique d'un si vaste ensemble humain", souligne Alain Monnier, chercheur à l'Ined.


Mais tous les pays concernés, situés surtout dans le quart Nord-Ouest du continent, ne vont pas vivre de la même façon la fin des baby-boomers.En 2005, il y avait encore dans trois pays (France, Royaume-Uni, Espagne) plus de jeunes entrant dans la vie active que de départs en retraite. Vers 2010, l'Union européenne sera en équilibre de ce point de vue, puis chaque pays va évoluer différemment mais tous seront en déséquilibre en 2030.


La France frôlera cependant l'équilibre, grâce à une fécondité depuis les années 80 relativement élevée, le Royaume-Uni suivra, mais en Allemagne et en Italie, où le baby-boom fut modeste et la fécondité très basse dans les dernières décennies du 20ème siècle, le rapport entre les 20-24 ans et les 60-64 ans sera le plus faible des pays concernés.


La retraite des baby-boomers "peut créer les conditions d'une réduction du chômage mais ne la garantit pas", souligne l'Ined, notamment parce qu'il n'y a pas forcément adéquation entre les emplois laissés vacants et les demandes d'emploi. Le déséquilibre entre pays voisins peut créer des opportunités d'emploi, souligne Alain Monnier, par exemple pour les jeunes Français. Comment accueillir ces nouvelles personnes âgées? Là encore, la situation est très différente, selon les "modèles culturels" mais aussi le manque de structures.


La proportion, parmi les plus de 75 ans, de personnes vivant en institution est la plus forte (au-dessus de 12%) aux Pays-Bas, Luxembourg, Irlande, Belgique et France. Elle est la moins élevée en Pologne (2%), en Espagne et Italie (4%). Entre ces extrêmes, se situent les pays nordiques, l'Autriche, le Royaume-Uni ou le Portugal (entre 6 et 8%). Pour maintenir ce taux d'accueil, la capacité des institutions devrait augmenter de plus de 60%.


A moins que d'autres schémas dominent, comme l'aide au maintien à domicile. Car on vit plus vieux mais aussi en meilleure santé et le nombre d'années vécues sans incapacités tend à augmenter plus vite que l'espérance de vie.Ainsi, si l'entrée en institution se faisait à partir de 80 ans, le nombre de places nécessaires diminuerait de l'ordre de 25% dans l'Europe des 15, plus fortement parmi les nouveaux accédants. Cela correspond d'ailleurs aux souhaits des personnes âgées et à l'orientation des politiques de la vieillesse. Finalement, les baby-boomers vont mourir.


Stable depuis une cinquantaine d'années, le nombre de décès va augmenter dans les pays du baby-boom, de l'ordre de 40% en France ou en Italie par exemple. Les implications socio-économiques seront importantes, souligne l'Ined, concernant le système de santé lié à la fin de vie et le secteur d'activités autour de la mort, dont le chiffre d'affaires est actuellement en France de 1,5 milliard d'euros.

Source : www.agevillage.com


Nexity signe un partenariat avec Emera portant sur un nouveau type de résidences seniors
Document sans titre

Le Groupe EMERA un des leaders français des maisons de retraite médicalisées et NEXITY annoncent leur entrée en négociation exclusive en vue d'un partenariat exclusif portant sur la création d'un produit inédit, regroupant d'un coté Résidence seniors services et Maison de retraite médicalisée de l'autre. L'objectif est d’apporter une réponse novatrice au parcours résidentiel des seniors.


Ces résidences, destinées à la location, offriront des prestations hôtelières haut de gamme et seront principalement situées en centre-ville des principales agglomérations françaises et lieux de villégiatures des seniors.


NEXITY sera responsable de la promotion des nouvelles résidences, le Groupe EMERA en assurera l’exploitation. Le Groupe EMERA et NEXITY seront respectivement actionnaires à hauteur de 60% des structures d’exploitation et de promotion de ces résidences.


Le Groupe EMERA gère et exploite aujourd'hui 18 maisons de retraite médicalisées, regroupant 1.824 lits en France. Il gère également en Suisse près de Lausanne une résidence senior services avec maison de retraite médicalisée de 220 lits.

Services à la personne et chèque emploi service universel
Document sans titre Le Conseil économique et social et les 18 groupes (syndicats, patronats, société civile) qui le composent, a approuvé mercredi 24 janvier, à l'unanimité, l'avis défendu mardi par le rapporteur de la section des Affaires sociales, Yves Verollet. Dans cet avis, le CES fait au total 52 recommandations, dont celle de «faire entrer le Cesu (Chèque emploi service universel - utilisé pour payer un service à domicile) dans les négociations sociales obligatoires dans l'entreprise». Pour "revaloriser les conditions de travail des salariés du secteur".

Le CES propose aussi de :

- "baisser le seuil d'acquisition des droits sociaux",
- "développer les groupements d'employeurs" pour lutter contre le temps partiel subi,
- de renforcer les efforts de formation et de qualification.
- "de créer un crédit d'impôt" pour les personnes à revenus modestes - proposition qui fait déjà l'objet d'un projet de loi soumis au Sénat -,
- "de développer une offre de services collectifs"
- de "renforcer la coordination entre les départements et les services d'aide à domicile" pour améliorer les modes de financement,
- de rendre les "conventionnements plus systématiques" de manière à prendre en "compte les coûts réels de formation et d'encadrement".

ISRAEL : Le rapport sur la situation de pauvreté a montré un déclin de la pauvreté chez les personnes âgées
Document sans titre

Le rapport, qui couvre le deuxième semestre de 2005 et le premier semestre de 2006, reflète des augmentations faites pendant cette période de certains types d'allocations d'état.

Dans le dernier rapport, édité il y a cinq mois, le pourcentage des personnes âgées défini en tant que pauvres a chuté de 25.1 % à 24.4%. Cependant, les prévisions annonçaient une baisse plus conséquente de la pauvreté parmi les personnes âgées.


Le nouveau rapport devrait également refléter, en partie, l'ajustement fait de toutes les allocations attribuées en janvier 2006.
Les allocations pour les personnes âgées et pour les veuves et les veufs ont augmenté de 1.8 %, alors que toutes les autres allocations augmentaient de 2.7 %.


Fin 2005, le nombre d'Israéliens vivant sous le seuil de pauvreté avait atteint 1.630.500 million de personnes, représentant 24.7 % de la population totale. Parmi ces derniers, 768.000 étaient des enfants, représentant 35.2 % de tous les enfants israéliens.

La mise en œuvre du plan "solidarité-grand âge"
Document sans titre Les personnes âgées de 85 ans et plus sont aujourd’hui 1,1 million. Dans dix ans, elles seront près du double. L’espérance de vie des Français croît chaque année de plus d’un trimestre. Anticiper le vieillissement et agir en faveur des personnes âgées constituent l’une des grandes priorités du Gouvernement.

1. L’action en faveur des personnes âgées repose sur des moyens financiers sans précédent.
Grâce aux efforts de tous les Français à travers la journée de solidarité, le financement de l’allocation personnalisée à l’autonomie est assuré. Les deux milliards d’euros récoltés permettent de créer chaque année des places supplémentaires dans les services et établissements pour personnes âgées.
Pour la deuxième année consécutive, l’effort de l’assurance maladie pour les personnes âgées est accru de plus de 13 % en 2007 ; celle-ci consacre ainsi 5,6 milliards d’euros au soin et à l’accueil des personnes âgées.
Pour financer durablement la dépendance et pour préserver notre haut niveau de protection sociale, une mission de réflexion sur les financements complémentaires qui pourraient être mobilisés à long terme a été confiée à Mme Hélène Gisserot ; les conclusions de cette mission seront rendues prochainement.

2. Les services et les capacités d’accueil pour les personnes âgées sont développés.
Pour faire face au défi de la longévité, notre système de prise en charge, au domicile, en établissement et à l’hôpital, doit être adapté. C’est tout l’enjeu du plan "solidarité-grand âge" présenté en juin 2006.
Les personnes âgées doivent être libre de choisir de rester chez elles si leur état de santé le permet. En 2006, 6 000 places supplémentaires de services de soins infirmiers à domicile ont été créées et, en 2007, 6 000 places nouvelles le seront. L’objectif de 8 000 places d’hospitalisation à domicile a été atteint. Cette année, davantage de services à la personne seront exonérés de charges sociales et bénéficieront d’un taux réduit de TVA.
Pour les personnes les plus dépendantes qui ne peuvent plus rester chez elles, 5 000 places en maisons de retraite médicalisées ont été créées en 2006 ; 5 000 le seront en 2007 et cet effort se poursuivra sur cinq ans.
A l’hôpital, l’Assurance maladie consacrera 80 millions chaque année, à partir de 2007, au développement d’une filière gériatrique (court séjour, soins de suite et de réadaptation, hôpitaux de jour, équipes mobiles). Le patient âgé bénéficiera ainsi d’une prise en charge personnalisée.

3. Les conditions d’accueil des personnes âgées en établissement sont améliorées.
Grâce au plan de modernisation doté de 350 millions d’euros, engagé en 2006, les établissements ont pu améliorer leur cadre de vie. En 2007, 100 millions d’euros seront investis. Des prêts à taux zéro sont autorisés pour leur permettre d’investir à hauteur de 400 millions d’euros.
Des moyens nouveaux ont été prévus pour accroître le nombre de personnels soignants dans les établissements qui accueillent les personnes âgées les plus dépendantes, pour parvenir, dans cinq ans, à un professionnel pour un résident. La professionnalisation des métiers du grand âge a été renforcée et la validation des acquis de l’expérience est ouverte depuis 2006 à un grand nombre d’entre eux.
L’Agence nationale des services et de la qualité des établissements et des services sociaux et médico-sociaux sera créée au premier trimestre 2007.
Enfin, pour lutter plus efficacement contre la maltraitance, la formation des professionnels va être renforcée. Les inspections seront intensifiées, les pratiques abusives sévèrement sanctionnées. Le réseau d’écoute téléphonique sera renforcé.

4. L’effort de prévention et de recherche est amplifié.
Début 2007, la consultation de prévention, proposée à toutes les personnes de plus de 70 ans, sera expérimentée dans trois départements et généralisée au second semestre.
Le programme national "Bien vieillir" est reconduit en 2007, avec plus de trois millions d’euros consacrés aux projets qui favorisent une alimentation saine, l’activité physique et le maintien des liens sociaux.
Le plan recherche sur les maladies du cerveau donne par ailleurs toute sa place à la maladie d’Alzheimer, grande cause nationale 2007, ainsi qu’aux pathologies apparentées.

« Services à la Personne : créer et développer son entreprise »
Document sans titre Destinée aux porteurs de projets, créateurs et entreprises de services à la personne en
développement, cette journée réunira les grands intervenants du secteur autour de plusieurs
temps forts:

Stands d’information (ouverts de 9h à 18h) sur la création d’entreprise, les possibilités d’aide
au financement, les spécificités juridiques, l’emploi et la formation des salariés, les normes
qualité, les possibilités de référencement par les grandes enseignes, la gestion informatique
spécialisée dans le secteur…

Ateliers techniques*
- « Services à la personne : état des lieux et perspectives » (9h30-11h et 11h-12h30)
- « Créer son entreprise de services à la personne » (9h30-11h et 11h-12h30)
- « Aspects juridiques et formalités » (14h30-16h et 16h-17h30)
- « L’emploi et la professionnalisation des acteurs : un enjeu pour votre entreprise » (14h30-16h et
16h-17h30)

Conférence de clôture* (de 18h à 19h30) en présence de Jean-Louis Borloo, Ministre de l’Emploi,
de la Cohésion sociale et du Logement, Laurent Hénart, Président de l’Agence Nationale des
Services à la Personne, Pierre Simon, Président de la CCIP.

La dynamique d’épargne tend à s’émousser avec l’âge
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La dynamique d’épargne tend à s’émousser avec l’âge de l’épargnant , dès lors que ses besoins fondamentaux sont couverts (immobilier et éducation des enfants). La baisse des revenus à la retraite, les nouveaux investissements de loisir des premières années de la retraite, ainsi que la solidarité intergénérationnelle expliquent probablement en partie la diminution de la part épargnée au- delà de 55 ans.

La part des revenus consacrée à l’épargne est plus importante chez les épargnants dans la première partie de leur vie active.

Source : Étude I.D.A. 2006 - Les Investisseurs Decideurs Actifs et les réseaux bancaires. Copyright TLB, 60 rue de Londres 75008 Paris

 

 

 

Internet : Pas seulement pour les enfants !
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La seule chose, c’est que Sue n'est pas une adolescente ou une étudiante d'université - elle est une historienne d'art de 58 ans. Et le site qu’elle parcours, Eons.com, est pour les baby boomers (et plus vieux) seulement : Vous devez avoir au moins 50 ans pour s’inscrire. Les « sites spécialisés sont merveilleux pour les personnes de ma génération, » dit Sue, qui habite dans le Maryland. « Nous avons toujours été vraiment friands d’échanges humains, et c’est une excellente manière de développer notre communauté. »


Plus d’ 1 million des 215 millions d’internautes réguliers a aujourd’hui plus de 50 ans. Mais d’ici la fin de l'année, ce nombre pourrait éclater à 20 millions, selon une nouvelle étude de Deloitte. Les « surfers argentés » pourraient s'avérer être un groupe d’Internaute bien plus convoité que leurs prédécesseurs adolescents. « Ils sont le futur de la gestion sociale des réseaux » affirme Paul Lee, directeur de recherche des technologies chez Deloitte.


L’augmentation significative des boomers Internautes a quelque chose à voir avec la saturation du marché des adolescents. En Irlande par exemple, 90 % des adolescents utilisent déjà activement Bebo ; aux Etats-Unis, il est difficile de trouver un étudiant d'université sans page « MySpace » ou de Facebook. La « future croissance doit venir des personnes plus âgées » dit le fondateur de Bebo, de Michael Birch. « Il n'y a plus le choix. »


Les baby boomers, d'une part, ont le temps et l'argent. Ils sont également plus raffinés dans les messages qui les touchent, qui font appel aux annonceurs. Jeff Taylor, l'entrepreneur qui a fait des millions grâce à Monster.com qu'il a fondé en 1993, semble être sur un autre « bon coup », des sites pour les « 50 ans et plus et heureux de l’être ». Il a commencé en Juillet avec $10 millions de capitaux à risques, et maintenant revendique plus de 100.000 membres et a accueilli presque 1 million de visiteurs uniques. En seulement quelques mois, se sont connectés de nombreux annonceurs, y compris les hôtels de Hyatt, la radio de Verizon, etc... Au delà de cela, la nouvelle étude de Deloitte sur l’augmentation des internautes plus âgées prévoit que les boomers, à la différence de ceux de la génération de MySpace, seront disposés à payer des frais d'abonnement aux sites qui offrent une technologie adaptée à eux, des services et l'intimité qu'ils désirent.


Pendant que les nouveaux sites connaissent un vrai succès, les sites exisatnts les plus populaires du monde adaptent leurs stratégies de développement afin de cibler le marché des plus de 50 ans. Six millions de personnes de plus de 55 ans visitent maintenant MySpace chaque mois - contre 1.5 million il y a 1 an, selon une nouvelle étude de comScore.


Le site le plus populaire du Japon, mixi, qui compte presque 7 millions d'utilisateurs, a annoncé le mois dernier mois dernier qu'il renforçait son effort d'augmenter la cible des plus de 35 ans, y compris les baby boomers. Bebo, le site le plus populaire en Grande-Bretagne, en Irlande et en Nouvelle Zélande, avec 29 millions d'utilisateurs, observe l'âge moyen de ses visiteurs augmenter chaque mois, tiré vers le haut par un nombre toujours croissant des 50 ans et plus.


Qu’est ce qui fait que les boomers s’intéressent de plus en plus à Internet et aux sites qui leurs sont dédiés ? Une chose est sûre, les boomers les plus anciens - qui ont eu 60 ans l’année dernière – prennent leur retraite. Cela signifie qu'ils ont le temps de se balader sur les sites Internet. À la différence de leurs parents, les boomers ne recherchent pas une retraite tranquille. Ils veulent rester actifs, avoir une vie sociale et être reliés à leurs proches, pendant leur retraite dans laquelle ils sont susceptibles de vivre jusqu’à plus de 80 ans.


Aux Etats-Unis, il y a 44 millions de personnes au-dessus de l'âge de 50 ans qui utilisent fréquemment internet.
Si vous êtes intéressé(e) par cette problématique, n’hésitez pas à nous contacter et télécharger la plaquette de l’étude de marché «le Marketing Online et les seniors », Mai 2005 : http://www.lemarchedesseniors.com/Strategie_Marketing/marketing_internet_seniors_etude--111-2.html

 


USA: Les générations se mixent au travail
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Les entreprises veulent que leurs ouvriers plus âgés et plus jeunes se mélangent bien, et ont trouvé quelques nouveaux moyens de les aider à le faire, selon un étude réalisée par ClearRock, entreprise spécialisée dans la réinsertion professionnelle :


- 6 entreprises sur 10 emploient des salariés plus âgés qui occupent une place de « mentors » pour les plus jeunes salariés.


- 1/3 des entreprises soutiennent la « retraite active » et gardent des places pour obliger les employés d’âges différents à continuer à travailler après l’âge de la retraite, avec un temps aménagé.


- 44% des entreprises disent que les relations entre les générations sont excellentes, alors que 46 % les évaluent comme bonnes. Seulement 10% ont déclaré qu’elles étaient « tendues »


- 15 % des entreprises ont l'habitude de sensibiliser les salariés afin d’aider à établir les liens entre générations.
Les « plus jeunes et plus âgés peuvent s'aider mutuellement à se développer professionnellement, » affirme le gérant-associé de Clearclock, Greg Gostanian.


Être prêt pour plus de diversité


Presque un quart de sociétés augmentera son attention sur cette problématique


23 % des employeurs Américains projettent de se pencher encore plus sur ce sujet durant le premier trimestre de cette année:


- 28 pour cent des entreprises ont affirmé qu'ils augmenteraient leur budget d’un quart, et jusqu'à 31% , ce qui était le pourcentage le plus élevé de l’année dernière


- 11 % des compagnies comptent réduire l'emploi durant le premier trimestre, alors que 60 % ne s'attendent à aucun changement. 6% des compagnies sont incertaines de leurs plans.


- Dans le sud, 25 % des compagnies projettent d’augmenter les niveaux de recrutement, contre 30 % l’année dernière.


Il est trop tôt pour indiquer si cet pobjectif se transformera en tendance, a dit Jonas Prising, président de ManPower en Amérique du Nord. Les entreprises dans l'ensemble semblent toujours être stables, a-t-il dit.


« Ils n'ont pas de plans de croissances étendus, mais ils ne s'engagent pas non plus dans des licenciements impromptus » dit Prising.

Estimer le montant de votre rachat au titre des années d’études ou années incomplètes
Document sans titre La réforme des retraites d’août 2003 permet de racheter des trimestres (dans la limite de 12) pour les années d’études supérieures validées par un diplôme ou pour les anné