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vieillissement démographique : vieillissement de la population
Date 20/11/2008
 
   
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Etude économique Danemark 2008 : Épargne retraite et fiscalité du capital
Document sans titre Le régime de retraite professionnel arrive à maturité…

Le système de retraite professionnel a atteint une large couverture au début des années 90. Fondé sur des accords entre syndicats et employeurs, il a pour but de compléter la pension publique. Les taux de cotisation ayant désormais atteint les niveaux initialement prévus, l’heure est venue de faire le bilan et d’évaluer le système et ses résultats.

Conjugué à la composante de base et à la composante sous conditions de ressources de la pension publique, le régime professionnel s’est traduit par des actifs de fonds de pension, des taux de remplacement et des prévisions de patrimoine qui sont aujourd’hui parmi les plus élevés de la zone OCDE. Le système de retraite dans son ensemble assure une couverture complète et est presque le seul à obtenir des niveaux élevés de prestations privées de retraite sans pratiquement aucun recours à la contrainte réglementaire. Toutefois, les personnes qui n’ont que des liens marginaux avec le marché du travail risquent de ne pas profiter de ces gains.

La meilleure façon de résoudre ce problème serait peut-être de mettre en œuvre des politiques du marché du travail destinées à accroître l’emploi parmi ces groupes. D’un autre côté, des travailleurs à bas revenu ayant des liens étroits avec le marché du travail sont susceptibles d’avoir un revenu à la retraite supérieur à leur revenu d’activité. À cet égard, il y a lieu de réduire le montant des avantages spéciaux et des prestations hors retraite en faveur des personnes âgées.

On pourrait également envisager de développer les choix et la flexibilité pour différents aspects du système de retraite, notamment le profil des cotisations et l’étendue de la couverture d’assurance.

…mais l’imposition des revenus du capital hors pensions appelle l’attention

Il existe des différences sensibles entre les impôts perçus sur différents types de revenu du capital, le produit des fonds de pension étant taxé bien plus légèrement que les revenus des actifs détenus ailleurs. En outre, les allègements fiscaux en faveur des retraites conjugués à une déductibilité fiscale généreuse des paiements d’intérêts peuvent encourager la planification fiscale, par exemple au moyen de nouveaux produits hypothécaires flexibles. Abaisser les taux d’imposition des revenus du capital hors du système de retraite, ainsi que la valeur fiscale des revenus du capital négatifs, aurait pour effet de réduire l’allègement d’impôt en faveur des pensions et, du même coup, d’atténuer les incitations à la planification fiscale.

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Europe : Le travail indépendant passé 50 ans

Par Raquel Fonseca, Pierre-Carl Michaud et Thepthida Sopraseuth - Economie et Statistique - Insee

Dans une économie avec contraintes de liquidité, les individus ont plus de difficultés à créer leur entreprise faute d’un financement suffisant de la part des banques. Nous étudions l’effet de telles contraintes et aussi celle des coûts de création d’entreprise sur la relation entre la richesse individuelle et la proportion de travailleurs indépendants dans l’économie.

Les banques acceptent d’accorder des crédits dès lors que la richesse individuelle est susceptible de constituer une garantie suffisante aux prêts. Dans une telle économie, la probabilité de se mettre à son compte augmente donc avec la richesse individuelle. Le modèle dynamique de choix de création d’entreprise, développé dans cet article, prédit effectivement une relation croissante entre le niveau de richesse et la proportion de travailleurs indépendants dans l’économie.

Il prédit également que cette relation croissante s’affaiblit lorsque nous tenons compte des coûts de création d’entreprise. Trois bases de données (Share, Elsa et HRS) fournissent des informations comparables sur les individus de plus de 50 ans dans neuf pays caractérisés par des niveaux semblant très hétérogènes de coûts de création d’entreprise et de contraintes de liquidité.

Les estimations tendent à confirmer que les contraintes de liquidité pèsent effectivement sur la décision de se mettre à son compte. De plus, les coûts de création d’entreprise affaiblissent la relation entre la richesse individuelle et la probabilité d’être travailleur indépendant : l’influence des contraintes de liquidité sur la création d’entreprise est moins grande quand les coûts de création d’entreprise sont plus importants.

Notre résultat souligne l’importance de l’impact conjoint des contraintes de liquidité et des coûts de création d’entreprise dans la décision de se mettre à son compte. Une politique d’aide financière aux entrepreneurs serait peu efficace si les coûts de création d’entreprise demeurent élevés.

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Financement des retraites : l'avenir s'assombrit
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Les principaux régimes de retraite (CNAV, régime de la fonction publique de l’Etat, CNRACL, ARRCO, AGIRC et IRCANTEC) ont réalisé, avec leurs modèles spécifiques, une projection à long terme de leur situation financière dans le cadre du scénario de base retenu par le Conseil d’orientation des retraites. Pour les autres régimes, les résultats du scénario de base obtenus en 2005 ont été actualisés sommairement en les recalant sur les nouvelles perspectives démographiques. Les résultats agrégés pour l’ensemble du système de retraite ont été obtenus en utilisant la maquette globale de projection élaborée par le secrétariat général du Conseil (voir l’annexe 1).

Cette maquette constitue en fait un cadre comptable, calé sur les comptes de la protection sociale1 élaborés par la DREES. Les dépenses du système de retraite sont supposées progresser comme la masse des pensions servies par les régimes, obtenue par agrégation des masses de prestations projetées par les régimes, et les recettes sont supposées progresser comme la masse salariale, donc comme le PIB en l’absence de déformation du partage de la valeur ajoutée. L’écart entre les recettes et les dépenses constitue l’excédent – s’il est positif – ou le besoin de financement – s’il est négatif – du système de retraite.

Les résultats agrégés pour le scénario de base ont ainsi été élaborés à partir des résultats provisoires des régimes de retraite. Les variantes démographiques (fécondité, mortalité et solde migratoire) sont également étudiées à partir de la maquette globale, avec l’hypothèse simplificatrice que la pension moyenne ainsi que le ratio « nombre de retraités / population des 60 ans et plus » évoluent comme dans le scénario de base, sachant que les hypothèses concernant d’autres champs que la démographie (taux de chômage, gains de productivité, réglementation des régimes…) sont celles du scénario de base. Les régimes n’ont donc pas eu besoin de travailler sur ces variantes.

Pour le scénario de base, le nombre de retraités est obtenu en additionnant les effectifs de retraités de tous les régimes de base corrigés du taux de polypensionnés et la pension moyenne est défini comme le rapport entre la masse des pensions servies par tous les régimes (de base et complémentaires) et les effectifs de retraités.

Sont successivement présentés les résultats agrégés du scénario de base et des variantes démographiques.

Les résultats globaux dans le cadre du scénario de base Rappelons les principales hypothèses du scénario de base :

- la démographie suivrait les évolutions du scénario central de l’INSEE rendu public à l’été 2006 (taux de fécondité de 1,9 enfant par femme, solde migratoire de +100 000 par an et gains d’espérance de vie plus faibles que dans le précédent scénario central) ;
- le taux de chômage diminuerait puis se stabiliserait à 4,5% à partir de 2015 ; - la productivité du travail et le salaire réel moyen par tête augmenteraient de 1,8% par an à partir de 2013 (un peu moins vite au cours des premières années de projection) ;
- le décalage de l’âge moyen de départ à la retraite lié à la réforme de 2003, très progressif en début de période de projection, conduirait à terme à quelques 400 000 actifs supplémentaires ;
- enfin, la réforme de 2003 est intégrée dans la réglementation des régimes, avec le principe de l’allongement de la durée d’assurance en fonction des gains d’espérance de vie à 60 ans et celui de la revalorisation sur les prix des pensions et des salaires portés au compte, jusqu’en 2020 ; au-delà, tous les paramètres sont stabilisés à leur niveau de 2020.

Jusqu’en 2015, dans la phase de diminution du taux de chômage, le nombre de cotisants progresserait vivement, passant de 25,2 millions en 2006 à 26,8 millions en 2015. Au-delà, il suivrait les évolutions de la population active : quasiment stable entre 2015 et 2030, il augmenterait légèrement entre 2030 et 2050 (+ 240 000). Dans l’exercice du Conseil de 2005, le nombre de cotisants évoluait à peu près de façon identique jusqu’en 2015 mais diminuait ensuite fortement pour atteindre en 2050 un niveau plus faible que son niveau actuel.

Le nombre des retraités progresserait rapidement jusqu’en 2050, passant de 13,8 millions en 2006 à 22,3 millions en 20502. Sous l’effet de l’arrivée à l’âge de la retraite des générations nombreuses du baby boom, la hausse serait particulièrement rapide jusque vers 2035. Audelà, la croissance du nombre de retraités, plus modérée, serait tirée par la poursuite de l’allongement de l’espérance de vie aux âges élevés. Ces évolutions sont comparables à celles de l’exercice de 2005.

Au total, le rapport démographique, défini comme le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités, diminuerait très sensiblement, passant de 182 à 121 cotisants pour 100 retraités entre 2006 et 2050. Dans l’exercice de 2005, la baisse était plus marquée ; le rapport démographique en 2050 n’était plus que de 110 cotisants pour 100 retraités. Jusque vers 2020, le rapport démographique serait un peu plus élevé que dans l’exercice de 2005 en raison principalement de la révision à la hausse du nombre de retraités du régime général.La diminution du rapport démographique contribue à dégrader la situation financière du système de retraite par rapport à celle de l’année 2006, point de départ des projections. Or, un besoin de financement existerait déjà en 2006, surtout si l’on retient comme référence l’année 2000 pour calculer les taux de contribution publique implicite aux régimes qui sont équilibrés en dernier ressort par le budget de l’Etat, dont notamment le régime des fonctionnaires de l’Etat. En effet, pour éviter de « remettre les compteurs à zéro » à chaque campagne de projection, le Conseil d’orientation des retraites a souhaité en 2001 que l’année de référence reste l’année 2000 pour les futurs exercices de projection. Cette convention, qui avait été adoptée pour l’exercice de 2005, conduit à ne pas prendre en compte les efforts de
financement supplémentaires que les pouvoirs publics ont pu être amenés à faire depuis 2000 pour équilibrer les comptes.

Avec cette convention, le besoin de financement du système de retraite en 2006 est estimé à 4,2 milliards d’euros, soit un peu plus de 0,2% du PIB4. En tout début de période de projection, la masse salariale et donc la masse des cotisations (les taux de cotisation, explicites et implicites, sont supposés stables) progresseraient un peu plus vite que le PIB car les salaires seraient un peu plus dynamiques que la productivité du travail. Ensuite, en l’absence supposée de déformation du partage de la valeur ajoutée, la masse des cotisations évoluerait comme le PIB. Elle représenterait alors 13,0% du PIB, contre 12,9% en 2006.

La pension moyenne augmenterait en euros constants de +1,1 % par an en moyenne entre 2006 et 2050. De l’ordre de +0,7 à +0,8% chaque année de 2010 à 2020, la hausse accélèrerait progressivement et atteindrait +1,5% par an en fin de période de projection. Elle resterait néanmoins sensiblement inférieure à la croissance du salaire moyen brut (+1,8% par an) sur toute la période projection. Ce résultat traduit en particulier l’impact des réformes de 1993 et de 2003 sur l’évolution des pensions.

Au total, la masse des pensions progresserait plus vite que la masse des cotisations jusque vers 2040, du fait de la très forte croissance du nombre de retraités. Ce ne serait plus le cas en fin de période de projection car le rapport démographique serait quasiment stable et la pension moyenne progresserait toujours moins vite que le salaire moyen. La masse des pensions rapportée au PIB passerait de 13,1% en 2006 à 14,1% en 2020 puis 14,9% en 2040. Elle diminuerait ensuite légèrement (14,8% en 2050).

En supposant inchangée la réglementation actuellement en vigueur, les mesures de la réforme de 2003 entrant progressivement en oeuvre et les efforts budgétaires permettant notamment d’équilibrer le régime des fonctionnaires de l’Etat étant stabilisés à leur niveau de 2000, le besoin de financement du système de retraite se creuserait jusque vers 2040. En pourcentage du PIB, il passerait d’environ 0,2% en 2006 à 1,0% en 2020 puis 1,9% en 2040 ; il s’établirait à 1,7% en 2050. Il s’élèverait en particulier à environ 25 milliards d’euros en 2020 et 72 milliards d’euros en 2050.

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Québec : Les baby-boomers deviennent leur propre patron à la retraite
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Selon le dernier sondage BMO Groupe financier/Ipsos Reid, plusieurs entrepreneurs baby-boomers canadiens n'ont aucunement l'intention de ralentir leurs activités à la retraite; en fait, plusieurs prévoient même exploiter leur propre entreprise jusqu'à leur mort. Parmi les baby-boomers qui ont indiqué avoir pris une retraite hâtive pour lancer leur propre entreprise ou qui prévoient le faire, près de la moitié ont affirmé qu'ils consacraient ou prévoyaient consacrer de 26 à 40 heures par semaine à leur entreprise (48 % des hommes et 39 % des femmes). Certains baby-boomers entrepreneurs prévoient travailler encore avantage, un homme sur sept (14 %), comparativement à une femme sur dix (10 %), affirmant même qu'il consacre ou entend consacrer plus de 40 heures par semaine au travail.

En plus de travailler de longues heures, les baby-boomers canadiens travaillent longtemps après l'âge de la retraite. Un nombre légèrement supérieur d'hommes disent prévoir diriger leur entreprise jusqu'à leur mort (18 % par rapport à 12 % chez les femmes). Un baby-boomer sur cinq entend diriger son entreprise pendant plus de dix ans (21 %) et presque quatre sur dix (38 %) disent vouloir le faire entre 6 et dix ans. "Ces résultats confirment nos recherches qui indiquent clairement que les baby-boomers entendent continuer à travailler pendant leurs soi-disant années de retraite. Plusieurs d'entre eux voient même cette prochaine phase de leur vie comme une opportunité d'entreprendre une nouvelle carrière ou de lancer une nouvelle entreprise, précise Kris Vikmanis, chef du Marché de la retraite de BMO Groupe financier. Chaque baby-boomer a sa propre définition de ce qu'est la retraite. Notre objectif est de fixer ce portrait afin qu'ils puissent adopter les plans appropriés à la réalisation de leurs rêves. Le démarrage d'une entreprise peut s'avérer une aventure périlleuse, ajoute-t-il. Les baby-boomers entrepreneurs ont travaillé tellement fort au fil des années pour épargner en vue de leur retraite que nous voulons, avant toute chose, leur éviter d'exposer leurs épargnes à des risques inutiles. C'est pourquoi il importe qu'ils demeurent très réalistes face aux nouvelles occasions d'affaires et très soigneux dans leur planification. L'une des premières choses qu'ils doivent faire avant de mettre leurs épargnes de retraite en jeu, c'est de s'asseoir avec un professionnel pour peaufiner les détails de ce qu'ils veulent faire et élaborer leur plan d'action."

Les baby-boomers se lancent en affaires pour toutes sortes de raisons. Plusieurs disent vouloir rester "occupés", 46 pour cent des hommes et 34 pour cent des femmes affirmant que c'est la principale raison qui les motive. En deuxième place, vient le fait que "c'est quelque chose dont ils ont toujours rêvé" (hommes : 27 %; femmes : 31 %); le besoin d'argent est la troisième
raison qui les motive (hommes : 26 %; femmes : 25 %).

Des sondages antérieurs de BMO/Ipsos Reid ont révélé que, lorsqu'on les interrogeait sur le travail après l'âge traditionnel de retraite, 58 pour cent des baby-boomers prévoyaient travailler un peu pour un employeur, tandis que 50 pour cent d'entre eux s'attendaient à consacrer du temps à leur propre entreprise ou à l'entreprise familiale à leur retraite.

Le dernier sondage a révélé que la consultation était le choix de type de travail le plus populaire, de nombreux baby-boomers masculins affirmant offrir ou prévoir offrir des services de consultation à la retraite (33 % par rapport à 20 % pour les femmes), tandis que les femmes (17 %) se disaient plus enclines que les hommes (10 %) à vouloir lancer une entreprise au détail. Et
plusieurs de ces entreprises compteront plus d'un exploitant, plus d'un tiers des répondants ayant affirmé que leur famille participait à l'entreprise ou comptait le faire dans l'avenir.

Lorsqu'on leur demande de révéler leur plus grande crainte par rapport à l'exploitation d'une petite entreprise, près d'un quart des répondants affirme craindre de ne pas avoir assez de clients (22 %) et de ne pas avoir assez d'argent (22 %). La plupart ont indiqué qu'ils financent ou financeront leur entreprise à même leurs épargnes (32 %), suivi par ceux qui comptent le faire au moyen d'un prêt ou d'une marge de crédit (19 %) et de leurs revenus de placement (13 %). Fait intéressant, un homme sur cinq (20 %) dit n'avoir aucune crainte, par rapport à 15 pour cent pour les femmes.

Selon Bob Bissett, premier vice-président, Services bancaires Particuliers et entreprises, BMO Groupe financier, "démarrer une entreprise à la retraite n'a rien de très différent que de le faire à une autre étape de la vie. La même approche disciplinée d'évaluation de l'idée d'affaires et de vérification préalable s'applique. Les principales différences peuvent être l'horizon de rentabilité, la stratégie de sortie et la source de financement".

M. Bissett propose cinq trucs aux baby-boomers qui envisagent de lancer une entreprise à la retraite : (i) faites vos devoirs et assurez-vous d'acquérir une compréhension approfondie du secteur économique; (ii) élaborez un plan d'affaires; (iii) faites vos calculs et déterminez de quel montant vous aurez besoin pour commencer; (iv) identifiez vos clients; (v) embauchez les meilleurs employés. Pour plus de détails et pour obtenir des trucs sur le démarrage et l'exploitation d'une petite entreprise, visitez le site www.bmo.com. Vous y trouverez diverses émissions en baladodiffusion portant sur des thèmes spécialement destinés au secteur de la petite entreprise.

BMO Groupe financier et les nouvelles tendances vis-à-vis de la retraite

Compte tenu de l'évolution des attitudes de la plupart des Canadiens par rapport à la retraite, BMO Groupe financier entend faire le nécessaire pour aider ses clients à saisir la portée des nouveaux problèmes et des nouveaux défis qui se présentent à eux avec l'approche de la retraite, tout en leur proposant des solutions souples et personnalisées pour mieux faire face à ces problèmes et à ces défis. Le site de BMO appelé Une retraite à votre image, accessible à l'adresse ww.bmo.com/retraiteavotreimage, expose les nouveaux aspects devant être pris en considération pour planifier la retraite, propose des études de cas et fournit des ressources externes, le tout étant mis à jour régulièrement.

 

Union Mutualiste Retraite : très bonne performance du régime COREM en 2006
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L’UMR, qui regroupe les principaux acteurs du monde mutualiste, annonce, dans le cadre de son Assemblée générale du 10 septembre 2007, les bons résultats de son régime de retraite COREM. Celui-ci a présenté, pour l’année 2006, un taux minimum d’intérêt garanti de 2,95%, auxquels s’ajoute 1% de revalorisation du point.

Par ailleurs, plusieurs mesures renforçant la gouvernance de l’UMR ont été adoptées. Celles-ci vont permettre aux sociétaires de s’impliquer plus directement dans le fonctionnement des institutions de l’UMR.

Ouvert au grand public depuis 2005, la performance du Corem s’explique notamment par le niveau élevé du rendement net comptable des actifs, à 6,13%, avec un rendement financier du portefeuille d’actifs de 11%. Membre du bureau de l’Association Française des Investisseurs Institutionnels, l’UMR est aujourd’hui reconnue comme novatrice et dynamique dans sa gestion financière, faisant appel aux techniques modernes de gestion actif-passif et d’allocation de portefeuille, tout en s’inscrivant dans les valeurs du monde mutualiste.

Par ailleurs, deux principales mesures, adoptées lors de l’Assemblée générale, vont renforcer la gouvernance de l’UMR, en développant plus de proximité avec ses sociétaires :

· Le droit à l’initiative mutualiste : les propositions recueillant la signature d’au moins 100 membres participants seront mises à l’ordre du jour de l’AG,
· Les rencontres régionales : des réunions d’information pédagogiques seront régulièrement organisées entre les sociétaires et les représentants du Conseil d’Administration et du Comité de Direction de l’UMR, dans les principales régions en France.

« A la veille de préparer le bilan de nos 5 ans d’activités, nous sommes très fiers des résultats du Corem. Notre équipe de direction prouve ainsi sa capacité à piloter un fonds de retraite dans un contexte réglementaire en pleine évolution » indique Jean-Philippe Huchet, Président de l’UMR.

A propos de l’Union Mutualiste Retraite :
Créée en février 2002, l’Union Mutualiste Retraite est l’union de composantes de la Mutualité Française, constituée pour proposer une solution retraite solidaire, efficace et ouverte à tous, le Corem. La particularité du Corem est d’être l’unique régime français mutualiste de retraite par points, pouvant ainsi associer efficacité économique et valeurs mutualistes. Il est ouvert depuis le 1er janvier 2005 à toute la population mutualiste (38 millions de personnes) et représente à ce jour 4,7 Milliards € d’actifs sous gestion.

Pour tout renseignement complémentaire : www.corem.com

 

Dépenses de santé : 51% des Français prêts à payer plus cher
Document sans titre Huit mois après la réalisation d’un premier baromètre sur la santé, AG2R a réalisé avec l'institut LH2, en mai 2007, une nouvelle étude « Les Français, la santé et l’argent ». Ce sondage révèle principalement l'importance confirmée de la santé pour les Français, leur attachement croissant à leur système de soins, l'existence d'une proportion croissante de Français prêts à accroître leurs dépenses de santé. Il semblerait que l'on assiste à une periorisation des dépenses.
Les Français estiment que la santé est l’un des facteurs les plus essentiels pour leur qualité de vie. 71 % déclarent que la qualité de vie est associée à une longue vie en bonne santé (+ 2 points/2006). Les considérations matérielles ne représentent que 57 % et l’environnement 38 %. Plus l'âge est avancé, plus la santé est considérée comme prioritaire (87 % pour les 65 ans et plus, contre 54 % pour les 18-24 ans).

Cette préoccupation, et notamment les craintes liées à la vieillesse, se confirme sur la population des 18-65 ans : 61 % des interviewés, soit une large majorité déclare craindre d’abord une maladie pouvant conduire à un état de dépendance, devant les problèmes financiers (13 % concernant le niveau de revenu, et également 13 % concernant le manque d’argent pour se soigner) mais aussi devant la solitude (10 %). Les plus âgés sont plus catégoriques (71 % des 50-64 ans citent la peur de la dépendance, contre 51 % des 18-24 ans).
La détérioration du système de soins français se fait sentir auprès d’une majorité de Français (61%). Cette perception est toutefois en recul (- 5 points). Cette détérioration est perçue différemment selon la catégorie sociale. Ainsi, les cadres sont minoritaires (49 %) à estimer que la qualité des soins se détériore, alors que les deux tiers des catégories modestes appuient cette idée. De même, les Franciliens sont moins critiques que les habitants des autres régions (51 % contre 63 %).

Les personnes interrogées sont satisfaites du système de soins français. Elles l'estiment meilleur que dans d’autres pays. Très important en octobre 2006 se sentiment s'est accentué (86 %, soit +3 points).

Les Français sont désormais majoritairement prêts à prendre personnellement plus en charge certains soins médicaux (57 %). Ceci dans une proportion en forte augmentation par rapport à septembre 2006 (50 %).

51% se disent prêts à augmenter leur contribution financière "pour un système de soins accessible à tous". Les Français prêts à dépenser davantage pour résoudre leurs problèmes de vue (69%) ou dentaires (65%) sont moins nombreux qu'en octobre 2006 (soit un recul respectivement de 7 et de 12 points).

Le baromètre a été réalisé par téléphone les 25 et 26 mai auprès d'un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Source : Agevillage.com

 

 

 

Seulement 10 % des Français ont été incités à investir en actions
Document sans titre La 7e vague de notre Baromètre Épargne réalisée pour La Banque Postale et Les Echos a été menée en France, en Espagne et en Allemagne.

Principaux enseignements

Nécessité d'épargner partout, mais difficulté plus relative en Allemagne

En France : légère baisse dans la nécessité d'épargner (85%). Ce niveau reste légèrement plus élevé en Espagne (90%) et en Allemagne (90%).

Épargner semble plus difficile en Espagne (79%) qu'en France (75%). Les Allemands sont quant à eux plus optimistes: "seulement" 65% estiment que mettre de l'argent de côté est difficile.

Stabilité du comportement d'épargne

Comme en Décembre 2006, et depuis plus de 2 ans, environ 1 Français sur 2 épargne (48% a mis de l'argent de côté au cours des 3 derniers mois). Même proportion en Espagne (48%) et en Allemagne (50%).

Peu d'évolution en France dans les objectifs d'épargne : matelas, investissements et famille restent les principaux postes, suivis des loisirs.

La préparation de la retraite n'est citée que par 37% des Français contre 51% des Allemands , part qui fléchit néanmoins (baisse de 11 points vs. décembre 2006).

Intentions d'épargne : les Espagnols sont les moins « prévoyants » avec 46% d'intention d'épargne (3 prochains mois) contre 52% pour les Allemands et 54% pour les Français.

Préparation financière de la retraite : les Français plutôt attentistes

1 Français (non retraités) sur 3 (32%) « met régulièrement de l'argent de côté » pour préparer leur retraite, alors qu'ils sont 34% en Espagne et 53% en Allemagne. Situation globalement stable depuis 2 ans et demi.

31% ont prévu de le faire. 32% n'ont rien prévu , principalement par manque d'argent

Le contexte boursier : des Français moins « opportunistes »…

Baisse de l'opportunité (« bon moment ») pour investir en Bourse : 27% vs 24% en décembre 2006 pour le Grand Public, 49% vs 42% pour les actionnaires.

Parallèlement, baisse de « l'appétit personnel » par rapport à la Bourse (incitation à acheter des actions) : 13% vs 10% en décembre 2006 pour le Grand Public, 43% vs 29 % pour les actionnaires.

… mais baisse de la notion de risque attaché aux placements :

SICAV/FCP des placements « risqués » pour 53% (vs. 64% en décembre 2006)

Actions : 80% vs 84%

Les principales mesures fiscales du gouvernement Fillon : fort impact médiatique

79% des Français ont entendu parler de la déductibilité des intérêts d'emprunt immobilier, 78% de la suppression des droits de succession pour le conjoint survivant. 2 tiers ont entendu parler des 2 mesures.

Crédit d'impôts sur intérêts d'emprunt immobilier : une mesure relativement incitative (40% seraient incités à investir dans l'immobilier).

Suppression des droits de succession : 6 Français sur 10 pensent que cette mesure pourraient modifier leurs comportements d'épargne ou consommation, en favorisant essentiellement la donation aux enfants

http://www.tns-sofres.com/etudes/finance/200707_baroepargne.htm

 

 

Le vieillissement en Europe : aspects biologiques, économiques et sociaux

En 2050, un Européen sur trois aura plus de 60 ans et un sur dix plus de 80 ans : c’est la plus grande mutation démographique de l’histoire contemporaine du continent. Elle soulève d’ores et déjà nombre de questions sanitaires, économiques, sociales et politiques : comment vieillira-t-on demain ? Dans quel état de santé ? Dans quelles conditions de vie (montants des retraites, prise en charge de la dépendance et des dépenses de santé) ?

La seule notion d’âge calendaire a longtemps prévalu dans l’appréhension du vieillissement démographique. Pourtant, il n’y a pas de définition unique de l’âge de la vieillesse, qui est susceptible de plusieurs approches, sociale, économique, biologique. Des démographes, des économistes, des sociologues et des médecins présentent ici des éléments objectifs – chiffres officiels et résultats d’enquête – ainsi que les théories et opinions de nombreux experts.

Augmentation de l’espérance de vie sans incapacité, « vieillissement actif », nouvelles solidarités familiales ou nécessité d’une stratégie européenne commune : telles sont quelques-unes des pistes de réflexion sur les actions à mettre en oeuvre pour surmonter ce choc démographique.

Ont contribué à cette étude : Joël Ankri, Thomas Barnay, Martine Bovet, Vincent Gourdon, Michel Grignon, Anne-Marie Guillemard, Jean- Claude Henrard, Marie-Ève Joël, Éric Jougla, Alain Le Toullec, Jean-Pierre Michel, Jim Ogg, Alain Parant, Gérard Pavillon, Sylvie Renaut, Stéphane Rican, Jean-Marie Robine, Gérard Salem, Catherine Sermet et Henri Sterdyniak.

La Documentation française
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Téléphone : 01 40 15 70 00
Télécopie : 01 40 15 72 30
www.ladocumentationfrancaise.fr

Sommaire


Avant-propos

Introduction : vieillesse, vieillesses : un regard historique
Situation démographique
- Vieillissement en Europe à l'horizon 2050 : apports et limites des projections
État de santé
- Niveau de la mortalité et causes médicales de décès des personnes âgées dans les pays de l'Union européenne
- Pathologies et facteurs de risque chez les personnes âgées
- Dépendance, incapacités, handicap en Europe
- La recherche d'une théorie générale sur le vieillissement de la population
Vieillissement et société
- Vivre en Europe à l'heure de la retraite : diversités et similitudes
- Solidarités familiales en Europe
- La place des seniors dans l'emploi en Europe
Vieillissement et politiques publiques
- Les systèmes de retraites en Europe face au vieillissement
- Vieillissement et dépenses de santé
- Les différents modèles de prise en charge de la dépendance en Europe

 

Les gens devront épargner davantage car les réformes réduisent les promesses de pension
Document sans titre Les populations des pays de l’OCDE devront épargner davantage en vue de leur retraite suite aux profondes réformes des pensions introduites ces dernières années, d’après un nouveau rapport de l’OCDE. La promesse de pension moyenne dans 16 pays de l’OCDE étudiés a été réduite de 22 %. Pour les femmes, la réduction est de 25 %.

L’OCDE note, dans l’édition 2007 de la publication Les pensions dans les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques, que dans deux pays seulement – Hongrie et Royaume-Uni – les promesses de pension ont augmenté en moyenne. En Allemagne, en France, en Italie, au Japon et en Suède, les prestations futures seront réduites de 15 à 25 % et, au Mexique et au Portugal, elles seront réduites de plus de 30 % par rapport à ce à quoi les gens auraient eu droit avant les réformes.

L’impact sur les travailleurs varie à travers les pays de l’OCDE. Plusieurs pays ont davantage axé leurs prestations sur les retraités les plus pauvres, et tout particulièrement le Mexique, le Portugal et le Royaume-Uni. L’Autriche, la France, l’Allemagne et la Suède ont aussi protégé les personnes à bas revenus.

Les réformes vont dans le sens opposé dans d’autres pays. La Pologne et la République slovaque, par exemple, ont durci le lien entre les droits à pension et les gains durant la vie active, sans mettre en place de nouvelles mesures à titre de filet de protection sociale pour les titulaires de faibles revenus. Une des conclusions du rapport de l’OCDE est que cela peut accroître le risque de pauvreté pour les retraités qui n’ont pas été couverts par le système durant toute leur carrière.

L'élément le plus commun des réformes est un changement de l’âge d’accès à la pension. Lorsque les réformes auront été menées à leur terme, la plupart des pays de l’OCDE auront un âge normal de la retraite de 65 ans, encore qu’en Allemagne, au Danemark, aux États-unis, en Islande, en Norvège et au Royaume-Uni, l’âge d’accès à la pension est d’ores et déjà, ou sera, de 67 ans. Seules la France, la Hongrie, la République slovaque et la République tchèque prévoient d’avoir un âge d’accès à la pension inférieur à 65 ans.

Mais, bien que les réformes des pensions introduites dans l’ensemble de la zone de l’OCDE, aient été importantes et indispensables pour assurer la viabilité financière des systèmes de pension pour les actuels retraités et pour les futurs retraités, il faut faire plus encore.

Dans certains pays, par exemple, les réformes des pensions sont introduites trop lentement – c’est le cas, notamment, en Autriche, en Italie, au Mexique et en Turquie. En Turquie, par exemple, le nouvel âge de la retraite, fixé à 65 ans, ne sera atteint qu’en 2043 pour les hommes, et plus tard encore pour les femmes. Cela signifie que les dépenses qu’il faudra consacrer aux pensions resteront élevées pendant de nombreuses décennies, et ces pressions financières pourraient nécessiter des ajustements à court terme plus difficiles encore à supporter que si les réformes avaient été opérées plus rapidement.

Par ailleurs, le problème des départs anticipés à la retraite demeure dans de nombreux pays, soumettant les budgets publics à un surcroît de tensions. Entre 1999 et 2004, par exemple, l’âge moyen de départ à la retraite, pour les hommes, était inférieur à 60 ans dans huit pays de l’OCDE, notamment en Belgique, en France, en Hongrie et en Italie.

L’édition 2007 de la publication Les pensions dans les pays de l’OCDE : Panorama des politiques publiques, fournit des indicateurs qui permettent de comparer les politiques de pension dans les différents pays de l’OCDE, et inclut un chapitre un chapitre sur le rôle que les pensions privées auront sur les revenus lors de la retraite à venir.

 

 

Swiss Life lance le Pension Award

En plus de constituer un défi, le vieillissement est en effet une chance, portée par des projets dotés d’un intérêt certain
pour la société. Pour permettre à l’une de ces initiatives de se déployer pleinement, le projet lauréat sera récompensé par un prix en espèces de € 12.500.


Dans notre société, le concept de « pension » s’accompagne bien trop souvent d’une connotation négative. Nous nous imaginons souvent que cette phase de notre vie sera préoccupante avec sa cohorte de problèmes : manque d’argent pour vivre selon ses aspirations, pour se divertir, solitude, ennui, lassitude, etc. « La pension doit être une période
positive que l’on doit pouvoir organiser à sa guise en disposant de revenus adaptés tout en préservant sa santé au mieux. Nous savons que c’est possible et nous voulons induire un changement des mentalités. C’est la raison pour laquelle nous entendons mettre en exergue et stimuler toute initiative qui présente le vieillissement et la pension sous un jour favorable »,
indique Tanguy Polet, Chief Market Officer de Swiss Life.


Vieillissement – un défi, certes, mais aussi une chance à saisir
Chez Swiss Life, nous envisageons le vieillissement sous un angle positif. C’est dans ce cadre que s’inscrit le Pension Award. Nos seniors ont tellement d’atouts (connaissances, expérience, coaching, grande disponibilité, main secourable…) Notre société ne les valorise pas ou trop peu. Il existe déjà des projets qui développent aujourd’hui les innombrables avantages et richesses de nos seniors. À titre d’exemple, citons ce projet où des personnes d’une maison de repos prêtent leur concours pour l’accueil des plus petits dans une garderie ou une crèche. Un autre exemple sont les maisons kangourou, la cohabitation entre des couples plus jeunes et plus seniors qui permet aux couples plus jeunes d’alléger leur budget.


C’est précisément le type d’initiatives percutantes et exemplaires recherché par Swiss Life.
Le Pension Award poursuit un double objectif : il entend, d’une part, faire connaître les meilleurs projets au grand public, de manière à initier une saine émulation et, d’autre part, développer plus avant l’initiative gagnante avec une prime d’encouragement de 12 500 euros.

Pour un débat positif et constructif sur la pension
Une initiative qui approche le vieillissement sous un éclairage positif peut se concentrer sur différentes facettes de ce problème de société. « L’intégration sociale de nos aînés, la cohabitation harmonieuse des différentes générations, le rôle social et les responsabilités des plus âgés… Autant de facettes qui jouent un rôle décisif dans un débat positif sur la pension », indique Tanguy Polet. « Nous recherchons des initiatives partageant la même vision ouverte pour aborder le vieillissement comme un défi. »


Déroulement du concours
La recherche de projets sera soutenue par une campagne d’affichage aux quatre coins du pays dans les hôpitaux, maisons de repos et établissements de soins, les universités, associations, les bâtiments d’Administration…
Les candidats peuvent consulter les critères d’inscription et déposer leur candidature jusque fin octobre via www.pensionaward.be. Les 10 meilleures propositions seront ensuite soumises à la sagacité d’un jury professionnel représentant différents segments de la société.


Le Professeur Jos Berghman (Centre d’étude sociologique de la K.U.L.), Marcia De Wachter (Directeur, Banque Nationale), Mia Van Laeken (Collaboratrice VIG, prévention des chutes chez les personnes âgées), Michel Kacenelenbogen (Fondateur, Théâtre Le Public), Dirk De Meirleir (Responsable du service Discriminations non raciales, Centre pour l’égalité des chances), etc., confronteront les candidatures aux quatre critères principaux composés de différents sous-critères. Les voici en ordre d’importance décroissante : « Le projet place le vieillissement dans un contexte positif et constructif », « Le projet est pertinent dans un contexte socio-économique plus large », « Le projet peut être déployé à plus grande échelle » et « C’est un projet créatif ».


Le lauréat final sera dévoilé début 2008 dans le cadre d’une cérémonie officielle.

Daniel RIOT : "Allemagne: les séniors, un 'moteur économique'"
Document sans titre

Par Daniel RIOT, http://relatio.blogspirit.com

En 2035, l'Allemagne aura la population la plus âgée du monde. Un inconvénient ? Non, une chance, estime Ursula von der Leyen. La ministre allemande de la Famille a profité de la publication d'une étude sur l'évolution de la pyramide des âges en Allemagne pour renverser l'image trop exclusivement négative qui colle à la peau des seniors.

On associe souvent l'âgea à la fragilité et à la dépendance, "or, aujourd'hui, il est aussi synonyme de quelque chose d'essentiel : activité, nouveau départ, innovation". Il recèle aussi un potentiel économique considérable auquel le gouvernement veut sensibiliser les entreprises.

Ursula von der Leyen a annoncé que le gouvernement allait débloquer près de quatre millions d'euros entre 2008 et 2010 pour ce faire. "L'Allemagne ne peut pas se permettre de laisser à d'autres cet important marché d'avenir", estime-t-elle.

Berlin veut faire prendre conscience aux entreprises de la chance que représente pour elles le vieillissement. Des structures (une bourse d'information et un forum de dialogue avec les associations) vont se créer pour leur permettre de développer des produits et des services adaptés. Le marché des seniors en est encore "à ses balbutiements", a regretté la ministre. Pourtant, la "génération argentée" (Generation Silber), ces seniors dynamiques à la belle crinière blanche plus éduqués, actifs et en meilleure santé que jamais attendent des innovations, telles que la multiplication de téléphones portables à larges touches.

Pour les entreprises, les seniors sont la cible numéro un pour l'avenir, confirme le cabinet de conseil Roland Berger dans une étude, intitulée "L'âge, un moteur économique". La part des plus de 50 ans devrait passer de 45% aujourd'hui à 58% en 2035. Près d'un Allemand sur deux aura alors plus de cinquante ans. Le potentiel de croissance le plus important se situe chez les plus de 65 ans. Leur part de marché devrait croître d'un peu moins de 18% aujourd'hui à plus de 26% en 2035.

Plus d'informations :www.bmfsfj.de/bmfsfj/generator/Kategorien/Publikationen/P...

www.wirtschaftskraft-alter.de

A voir aussi: L'âge, un facteur économique

L'Allemagne poursuit les débats lancés par la Commission européenne sur le thème du changement démographique en se penchant tout particulièrement sur le thème de « l'âge, un facteur économique ». Nous ne pourrons relever les défis soulevés par le changement démographique que si nous décidons de mettre les potentiels et les savoirs des générations les plus anciennes au service de l'économie et de la société. Au vu de l'évolution démographique actuelle, le potentiel économique de ces générations joue un rôle essentiel pour les économies nationales européennes également en termes de compétitivité internationale. L'approche « L'âge, un facteur économique » a été l'une des priorités des travaux de la présidence allemande du Conseil européen. Les 17 et 18 avril 2007, un congrès s'est tenu à ce sujet sur les thèmes de « L'âge, un facteur économique - utiliser les savoirs - développer des marchés ».

Par Daniel RIOT, http://relatio.blogspirit.com

 

 

Daxon innove et donne de la voix sur le web
Document sans titre

Plus d’un million et demi de personnes sont mal voyantes en France. Pour faciliter l’accessibilité de son site web www.daxon.fr, Daxon propose désormais un assistant vocal révolutionnaire sur son site e-commerce. Celui-ci permet la lecture audio sur demande, par l’intermédiaire de voix réalistes, des textes du site web pointés par la souris de l’internaute.


Cet assistant vocal se présente sous la forme d’une barre d’outils, très simple d’utilisation, positionnée en bas de la fenêtre du site www.daxon.fr. Daxon a également intégré au sein même de son site un bouton d’activation / désactivation de cet outil.


Les principales fonctionnalités de cette barre d’outils sont les suivantes :


• Mise en marche de l’assistant vocal : permet d’activer l’assistant vocal. Celui-ci commencera à lire tout texte survolé par la souris. Le texte peut être un mot, une phrase, un paragraphe, voire la totalité de la page.


• Ecouter ou sauvegarder : vous pouvez écouter ou sauvegarder, au format MP3, les textes de votre choix pour pouvoir les écouter ultérieurement.


• Un Zoom : Cet outil permet d’augmenter ou de diminuer la taille des textes affichés à l’écran.


• Le Surlignage : Cette commande vous permet de déterminer la couleur d’arrière plan désirée et donc un meilleur contraste et une meilleure visibilité des textes.


Ce lancement est couronné de succès : 30% des 225 000 visiteurs uniques qui ont fréquenté le site Daxon en juin ont en effet utilisé l’assistant vocal.


Au-delà de l’accessibilité à Internet, la solution Talklets ouvre de nouvelles perspectives en permettant de diffuser des messages audio promotionnels, en fonction de l’actualité de la marque. Le site Daxon.fr ouvre ainsi la voie à une première étape « multi-sensorielle » de la vente en ligne.

Vieillissement démographique : un défi économique pour la France
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Si depuis le ralentissement de 2001-03 la croissance économique en France a évolué comme dans l’ensemble de la zone euro, elle souffre d’une faible compétitivité. L’emploi augmente et le déficit budgétaire est en baisse, mais la persistance du chômage à un niveau élevé et un taux d’activité bas sont le reflet de problèmes structurels sous-jacents qu’il faut continuer à affronter.

Une augmentation renforcée de l’emploi aurait un effet bénéfique sur la pauvreté et l’exclusion sociale, ainsi que sur les finances publiques. L’un des objectifs clé est d’améliorer l’utilisation de l’ensemble des ressources, en particulier dans le secteur public, pour s’attaquer d’une façon plus efficace aux problèmes sociaux et atteindre une meilleure soutenabilité des finances publiques à long terme. Cette Étude examine certains thèmes essentiels qui devraient être prioritaires dans l’action réformatrice du nouveau gouvernement.

• Le système de protection sociale parvient assez bien à préserver de la pauvreté la plupart des individus, mais il est moins efficace lorsqu’il s’agit d’éviter l’exclusion sociale en facilitant l’intégration sur le marché du travail. Pour atteindre cet objectif, les politiques et l’action des organismes concernés doivent être mieux coordonnées.


• Le système éducatif produit de très bons diplômés dans un grand nombre de domaines, mais il n’est pas suffisamment axé sur le marché du travail. Les résultats ne sont pas à la hauteur des ambitions d’équité du système éducatif.


• Le problème du vieillissement n’a été que partiellement traité. Davantage d’attention doit être accordée à la fois à la participation des seniors au marché du travail et au financement des pensions de retraite et des dépenses de santé et de dépendance.


• La décentralisation a profondément modifié l’élaboration et la mise en oeuvre d’un certain nombre de politiques. Mais le transfert de compétences à un niveau plus local n’a pas toujours amélioré l’efficience et a parfois conduit à une certaine déresponsabilisation.

Par OCDE

 

Un partenariat innovant entre Dexia et le Département du Doubs : personnes âgées
Document sans titre La démarche est novatrice, car elle permet au Département de bénéficier des compétences de Dexia Crédit Local en matière d'analyse financière, mais aussi de ses expertises en lui adossant des études de faisabilité sur chaque projet.

Mise en accessibilité des locaux publics pour les personnes en situation de handicap, évaluation du besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes et faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel (CESU) sont autant de volets de ce partenariat. Les études seront réalisées sur la base d'un état des lieux de chaque projet, réalisé à titre gracieux par Dexia Crédit Local.

Selon Gérard Bayol, Administrateur-Directeur Général de Dexia Crédit Local « les lois sur la décentralisation puis sur l'accessibilité des bâtiment publics aux personnes en situation de handicap ont mis les enjeux sociaux au coeur des priorités du secteur public local. En tant que premier acteur financier du secteur public local, Dexia Crédit Local est particulièrement sensibilisé sur ces problématiques, qu'il a intégrées à sa stratégie en proposant une approche globale allant de l'étude de faisabilité au financement de projet. Ce partenariat est le reflet d'une relation de long terme avec le Département du Doubs, que nous sommes heureux d'accompagner dans cette démarche de longue haleine.».
Selon Claude Jeannerot, Président du Conseil général du Doubs, « dans le cadre du projet Doubs 2010, le Département du Doubs s'est engagé dans une profonde modernisation de son action, tant sur le fond que sur la forme. Le Département réalise ainsi depuis 2004 un effort d'investissement sans précédent et développe fortement les services à la population afin de mieux répondre aux enjeux sociaux et économiques d'aujourd'hui et de demain. Cette modernisation de l'action s'est faite aussi sur la forme, avec la mise en oeuvre d'une démarche participative impliquant les citoyens, nos partenaires institutionnels et les acteurs économiques. Ce conventionnement avec Dexia Crédit Local en est l'une des traductions, conscient de la nécessité pour une collectivité telle que le Département de s'appuyer sur les compétences du secteur économique pour développer une politique dynamique et moderne, au service de tous.»

L'état des lieux de chaque projet comprend :

Etude de mise en accessibilité des locaux publics pour les personnes en situation de handicap
Dexia Crédit Local accompagne le Département du Doubs pour l'aider dans la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en situation de handicap et plus particulièrement l'accessibilité aux bâtiments publics. Les travaux à réaliser sont un axe d'intervention prioritaire pour le Département, l'accessibilité aux P.M.R. figurant dans son référentiel Qualité, certifié par l'AFAQ.

Afin de lui permettre de programmer les éventuels travaux d'adaptation et leur financement, Dexia Crédit Local mettra à disposition du Département une étude réalisée par son partenaire Accessmétrie, qui permettra d'apprécier l'accessibilité d'un bâtiment public du Département, à savoir dans un premier temps le bâtiment d'internat sur le site de Fort Griffon. L'étude détaillera les points suivants : analyse fonctionnelle du lieu et de la construction du schéma d'audit, détermination des obstacles critiques, détermination de l'indice d'accessibilité, préconisations pour chaque obstacle critique repéré, tableaux de synthèse et enfin, niveau global d'accessibilité après mise en oeuvre des préconisations.

Etude sur le besoin d'hébergement des personnes âgées dépendantes

Afin d'accompagner le Département du Doubs en matière d'aide sociale dans le cadre des compétences qui lui ont été confiées par les lois de décentralisation, Dexia Crédit Local réalise une étude sur les Etablissements d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes afin d'évaluer les investissements à réaliser pour répondre à la demande à venir. L'étude présentera un panorama de l'évolution démographique, de l'évolution de l'A.P.A. et de l'offre d'hébergement pour personnes âgées sur le territoire, qui servira de base à une prospective sur les besoins en terme d'offre d'hébergement pour personnes âgées en fonction de 2 hypothèses distinctes : création de nouvelles places ou rénovation de l'existant. Cette étude s'inscrit dans le cadre de la révision du schéma gérontologique qui sera présenté à l'Assemblée départementale avant la fin de cette année. Ce partenariat fait par ailleurs écho à l'engagement pris par la collectivité au travers de son programme d'aide à la pierre de consacrer 4 Meuros par an à l'amélioration des conditions d'accueil dans les établissements d'hébergement pour les personnes âgées.

Etude de faisabilité de la solution Chèque Emploi Service Universel (CESU).

Afin d'apporter son aide au Département dans l'optimisation de la gestion de l'Aide Personnalisée d'Autonomie (A.P.A.) et de la Prestation de Compensation du Handicap (P.C.H.), Dexia Crédit Local propose de réaliser une étude de mise en place de Chèque Emploi Service Universel (CESU). Sa filiale Domiserve réalisera une étude destinée à fournir des éléments d'information lui permettant d'apprécier sous sa seule responsabilité les gains futurs liés à la mise en place du CESU. L'étude s'appuiera sur les chiffres de l'A.P.A. du département pour faire ressortir la faisabilité de la solution CESU en terme notamment d'efficience des dépenses, de gestion et de suivi statistique. Elle mettra également en lumière les améliorations possibles dans la relation entre l'administration et les allocataires grâce au Titre Service Universel.

Les personnes âgées : des tendances encourageantes
Document sans titre La contribution des personnes de 65 ans et plus au financement des dépenses
publiques est de plus en plus forte, la hausse de la dépense sociale par
personne est modeste depuis 1991, les conditions de vie des aînés s'améliorent
sous plusieurs aspects, certains groupes demeureront vulnérables et il faut
s'attendre à des changements dans les caractéristiques sociodémographiques de
la population âgée. Ces résultats proviennent de l'étude Vie des générations
et personnes âgées : aujourd'hui et demain, volume 2.

Une contribution de plus en plus forte des personnes âgées au financement
des dépenses publiques

En 2004, les recettes des administrations publiques représentent 42 % du
produit intérieur brut (PIB) du Québec et les personnes âgées en financent
environ 12 %. La contribution moyenne d'une personne de 65 ans et plus au
financement des dépenses publiques, comparativement à celle d'une personne de
20 à 64 ans, est passée de 50 % en 1981 à 61 % en 2004.
Compte tenu du vieillissement démographique, une part de plus en plus
importante des revenus de l'État dépendra du revenu des aînés. Ainsi, à profil
constant selon l'âge, celles-ci assureront plus de 20 % des recettes de l'État
dans environ un quart de siècle. Pour financer l'écart entre l'ensemble des
dépenses et des recettes engendré par l'effet des seuls changements
démographiques au cours des cinq prochaines décennies (hors le régime de
rentes du Québec), une hausse additionnelle de 0,29 % par année des recettes
des administrations publiques est nécessaire (en dollars constants).

Hausse modeste de la dépense sociale par personne depuis 1991

En 2003, chaque grand groupe démographique reçoit une part importante des
dépenses sociales : 29,2 % pour les jeunes, 36,6 % pour les adultes d'âge
actif et 34,2 % pour les personnes âgées. Toutefois, comme l'effectif de
chaque groupe est très différent, leur dépense moyenne varie beaucoup. La
dépense en faveur d'une personne âgée atteint 2,0 fois en moyenne celle qui
revient à un jeune et 4,4 fois celle dont bénéficie l'adulte d'âge actif.
La dépense sociale par personne a augmenté de 9,2 % depuis 1991, par
rapport à 452 % entre 1961 et 1991. Une autre caractéristique de la période
1991-2003 est la variation bien différente entre groupes d'âge : la dépense
moyenne augmente pour une personne âgée (12,6 %) et un peu plus pour un jeune
(16,4 %), mais diminue chez une personne de 20 à 64 ans (- 4,9 %).
Que ce soit pour les familles, les travailleurs, les défavorisés, les
aînés, ce qui est en place aujourd'hui ne ressemble en rien à ce qui existait
au milieu du XXe siècle. Les personnes âgées actuelles ont connu, à diverses
étapes de leur parcours de vie, l'amélioration des programmes sociaux. De leur
côté, les nouvelles générations profitent dès leur naissance d'un système
parvenu à maturité.

Plusieurs tendances socioéconomiques favorables aux conditions de vie des
personnes âgées

Certaines tendances favoriseront l'autonomie résidentielle des aînés de
demain. Ainsi, la proportion de ménages âgés qui sont propriétaires de leur
résidence devrait augmenter. En effet, 68,5 % des ménages ayant un soutien de
55 à 64 ans sont propriétaires en 2001, soit une amélioration de 3 points par
rapport aux générations précédentes au même âge. Deux autres conditions vont
favoriser leur autonomie : de plus en plus d'hommes et de femmes âgés sont
titulaires d'un permis de conduire et possèdent une automobile.
Le patrimoine moyen a presque doublé pour les unités familiales dont le
soutien a de 50 à 59 ans entre 1984 et 1999. La hausse de la proportion de
propriétaires est de nature à augmenter l'avoir non financier des ménages, car
la résidence principale en constitue l'élément le plus important (26 % de
l'avoir total).
Les travailleurs âgés seront mieux formés et comprendront une proportion
de plus en plus grande de femmes. Chez les hommes de 55 à 59 ans, la
probabilité d'être encore au travail à 60-64 ans s'est accrue de 55 % à 61 %
entre les périodes 1992-1997 et 1997-2002. De leur côté, les femmes dans la
cinquantaine ont fortement participé au marché du travail : elles
bénéficieront à leur retraite de plus de revenus de sources autonomes.

Des groupes vulnérables

Une proportion élevée de ménages locataires doivent assumer un fardeau
plutôt lourd de dépenses liées au logement : 42 % de ces ménages ayant un
soutien de 65 à 74 ans y allouent 30 % et plus de leur revenu. La proportion
est la même chez les ménages locataires ayant un soutien de 55 à 64 ans :
cette situation n'est certes pas favorable à la préparation financière du
troisième âge.
L'étude a ciblé plusieurs groupes socioéconomiques vulnérables chez les
premiers boomers (générations 1946-1955) quant à la préparation financière du
troisième âge : par exemple, les immigrants et les personnes faiblement
scolarisées. On estime qu'environ 5 % des premiers boomers, soit environ
60 000 personnes, présentent un risque sérieux d'insécurité financière à la
retraite.
Chez les unités familiales dont le soutien a 65 ans et plus, 37 % n'ont
aucun avoir de retraite privé. La situation est un peu meilleure chez les
unités dont le soutien est âgé de 55 à 64 ans (27 %). Ces unités, qui gagnent
généralement un faible revenu d'emploi, forment un groupe vulnérable quant à
la sécurité financière au troisième âge.

Des caractéristiques sociodémographiques nouvelles

Toutes les régions du Québec connaîtront une augmentation marquée de la
proportion des personnes de 65 ans et plus. Certaines devront composer avec
des populations comptant plus de 30 % d'aînés en 2026, comparativement à 24 %
dans l'ensemble du Québec. Ce vieillissement est largement inscrit dans la
structure par âge actuelle des populations régionales, dominée par les
cohortes nombreuses du baby-boom dont les premières sont maintenant à l'orée
du troisième âge. Selon la région, les mouvements migratoires viendront
amplifier ou atténuer le phénomène.
Il faut s'attendre à des changements chez les immigrants qui auront
65 ans et plus (personnes ayant obtenu le statut d'immigrant canadien à un
moment ou l'autre de leur vie). Concentrés à 68 % dans l'île de Montréal, les
futurs immigrants âgés (ceux qui ont 45-64 ans en 2001) seront d'origines plus
diversifiées, davantage issus des minorités visibles et connaîtront le
français et l'anglais dans une plus forte proportion.
L'analyse par génération permet d'entrevoir, au cours des prochains
lustres, une vie en couple plus fréquente, une moins grande proportion de
personnes sans enfants et un réseau de frères et soeurs encore important. La
situation sera cependant tout autre pour les générations nées dans la seconde
moitié du XXe siècle qui ont connu une chute importante de la fécondité et de
profonds bouleversements de la vie matrimoniale.
L'étude, consultable sur le site Web de l'Institut, contient des «Faits
saillants», ainsi que la «Synthèse et conclusion», qui permettent d'en
connaître l'essentiel.

L'Institut de la statistique du Québec produit et diffuse une information
statistique pertinente, fiable et actuelle sur l'évolution socioéconomique du
Québec et de la société québécoise. Il constitue le lieu privilégié de
production et de diffusion de l'information statistique officielle pour les
ministères et organismes du gouvernement, et il est responsable de toutes les
enquêtes d'intérêt général.

Etude économique de la France 2007 : Faire face au vieillissement démographique
Les dépenses publiques supplémentaires que la France devra financer à l’horizon de 2050 en raison de l’impact du vieillissement de la population sur les retraites, sur les soins de santé et sur les services liés à la dépendance sont estimées par les autorités à plus de 4 points de PIB, et ce sous des hypothèses relativement optimistes. Après les progrès qui ont été accomplis avec la réforme des retraites de 2003, il est maintenant indispensable d’accroître l’emploi des seniors et de persévérer en 2008 dans cet effort de réduction des coûts en préservant l’indexation de la durée de cotisation sur l’espérance de vie comme prévu par la loi de 2003. Cette solution, et/ou une diminution du taux de remplacement, est préférable à un relèvement des cotisations ; les impôts et cotisations sociales sont déjà trop lourds, ce qui nuit à la production et à l’emploi. L’équité et, dans une moindre mesure, les préoccupations budgétaires exigent d’engager immédiatement un processus d’élimination progressive des privilèges des régimes spéciaux des salariés des entreprises actuellement ou anciennement publiques, épargnés jusqu’à présent par les réformes.

Le faible taux d’emploi au delà de 55 ans tient en partie à une attitude erronée vis à vis du marché du travail. Durant deux décennies, les travailleurs ont été encouragés à prendre une retraite précoce en considérant, à tort, que cela pourrait favoriser l’emploi des jeunes et les employeurs ont également intériorisé ce raisonnement. Ces mesures sont en voie de suppression, mais de nombreux dispositifs demeurent en vigueur dans ce domaine, notamment la dispense d’obligation de recherche d’un emploi pour les chômeurs indemnisés de plus de 57 ans. Il est difficile de modifier de telles mentalités : lors de la préparation de la loi de financement de la sécurité sociale 2007, les discussions visant à abroger l’exonération fiscale des indemnités versées par l’employeur lorsqu’un salarié de plus de 60 ans est mis à la retraite d’office (le plus souvent, il s’agit de retraites volontaires délibérément qualifiées d’obligatoires) n’ont pas abouti et cette exonération a été de facto étendue de façon transitoire à toutes les indemnités de départ à la retraite. Il faudrait abroger les dispositifs qui incitent à une retraite anticipée, et donc mettre fin à la dispense de recherche d’emploi et à l’exonération fiscale des indemnités de départ à la retraite. En dehors du problème des mécanismes d’incitation, la difficulté d’employer des travailleurs âgés pourrait théoriquement s’expliquer par un décrochage de leur productivité par rapport à leur rémunération, même si ce point n’est pas prouvé empiriquement. Par ailleurs, les entreprises sont sans doute tentées d’“acheter” la paix sociale en licenciant en période de difficultés les travailleurs plus âgés. La formation tout au long de la vie est un moyen d’améliorer l’emploi des seniors, sans être suffisante. Les mesures prises notamment dans le cadre du Plan National d’Action Concertée pour l’Emploi des Seniors, comme la suppression de la contribution due par les entreprises licenciant des travailleurs de plus de 50 ans, l’augmentation de la surcote, la mise en place du droit individuel à la formation, et une vaste campagne d’information visant à modifier les mentalités vont dans la bonne direction, même si les effets du nouveau CDD senior sont encore incertai