Document sans nom
vieillissement démographique : vieillissement de la population
Date 20/11/2008
 
   
  ACCUEIL
   
  LES INFOS
  tous les articles
  toutes les interviews
  4ème âge
  alimentation
  associations
  automobile
  baby boomers
  banque - assurance
  démographie
  economie
  habitat - logement
  ressources humaines
  retraite
  santé
  services
  societé
  stratégie marketing
  technologies
 
  RESSOURCES
  Etudes de marché
  Documents de tendances
  Livres
  Base de données Produits
  Chiffres clés
   
  EXPERT
   
experts du vieillissement  démographique
  Frédéric Serrière
  LeBlog
   
  EDITEUR
SeniorStrategic


découvrez les études en souscription
Accueil > Tous les articlesl


Jacques RAVOT : "le nombre d'utilisateurs Seniors du service E-coffrefort est signicatif"
Document sans titre

Présentez nous votre entreprise, son concept et sa cible ?

L’OFSAD (Office Français pour la Sécurité et l’Archivage des Documents) est une SAS au capital de 165 K€. Elle a été crée en 2003. Bâtie sur un modèle « low cost » l’entreprise compte à ce jour 4 personnes.

La Seule activité de l’OFSAD est l’édition et le développement de logiciels dédiés au service de Coffre-fort Virtuel® disponible en ligne sur Internet.

Le service a démarré officiellement en avril 2006 avec la mise en ligne du site de vente directe E-coffrefort.fr. La première marque blanche partenaire (Monabanq) a été mise en ligne en octobre 2006.

3 Modes de commercialisation du service :

- Vente directe avec la marque blanche www.e-coffrefort.fr
- Développement de partenariats en marque blanche dans tous domaines d’activités (Banque, assurance, Immobilier, gestion de patrimoine, voyage, services à la personne, FAI, Telecoms….)
- Réseau de distribution (SSII, intégrateurs, Prescripteurs) pour l’offre récente destinée aux professionnels (TPE/PME, Professions libérales, associations…)

Concept général du service
Le Coffre-fort virtuel® s’adresse d’abord au particulier qui reste notre cible principale. Il permet la centralisation et la sécurisation à valeur probante et à très long terme de tous type de documents, qu’ils soient d’origine papier ou numérique.

L’originalité et l’atout du service résident dans la multiplicité des modes de dépôt au coffre pour les documents d’origine papier et dans l’approche résolument ergonomique du service. En effet, même si notre mode de vie a évolué et si le numérique se répand, le document papier demeure au quotidien le pilier de nos engagements tant personnels que professionnels.

Pour le particulier, la conservation, le classement la sécurité des documents est un vrai besoin, il ne se passe pas une semaine sans qu'un périodique ne traite de tous les aspects liés à l'importance de la conservation dans le temps des documents papier.

Avec le Coffre-fort virtuel®, l'OFSAD a développé une solution innovante pour permettre à l’utilisateur particulier de centraliser et d’accéder à toute heure et en tout lieu à ses papiers, retrouver ses justificatifs en cas de sinistre, gérer son dossier médical, éviter la déshérence des contrats d'assurance-vie, préserver les points acquis pour sa retraite, conserver les actes fondateurs de sa famille, garantir la transmission de son patrimoine ou répondre aux obligations fiscales de conservation des preuves...
Avec un classement des documents par arborescence, un moteur de recherche puissant, des alarmes programmables, le coffre est un outil précieux et vite indispensable au quotidien : visualisation, impression, envoi et alarmes (*) par mail.
(*) Une alarme peut être affectée à chaque document pour prévenir par mail d’une échéance importante (préavis de contrat, échéance de garanties, échéances d’entretien chaudière, voiture…)

Le Coffre-fort Virtuel® permet donc aux utilisateurs de conserver et de gérer en ligne dans un véritable coffre-fort numérique, totalement sécurisé, confidentiel et bénéficiant d’une capacité illimitée une copie de tous leurs documents importants d'origine papier ou numérique, qu'ils auront transmis avec des outils simples, variés et performants:

- par scanner, avec ScanDirect®
- par télécopie, avec FaxDirect
- par création de mémos en ligne avec MémoDirect
- par téléchargement avec TéléDirect
- par CDrom
- par courrier
- ou transférés automatiquement via un SAS « étanche » par des partenaires.

Ils bénéficient alors d'un accès permanent, personnel et confidentiel pour toute consultation, classement, modification ou impression de l'ensemble de leurs documents.
Le Titulaire peut également donner procuration à son coffre ou un accès à d’autres utilisateurs (avec gestion des profils et des accès)

Percevez vous une demande croissante de la clientèle de plus de 50 ans ? Age moyen de la clientèle ?

A ce jour la pyramide des ages de notre clientèle est la suivante :
Clientèle jusqu’à 40 ans : 32%
De 40 à 50 ans : 35%
Au-delà de 50 ans : 33 %

Dans l’absolu, si la tranche d’age de 40 à 50 ans représente la part la plus importante de notre clientèle, le nombre d’utilisateurs au-delà de 50 ans est très significatif.
Nous n’avons pas d’outils nous permettant de mesurer l’évolution de la demande des utilisateurs de plus de 50 ans, mais les retours que nous avons au support semblent montrer une évolution positive de la demande dans cette tranche d’age.
Nos marqueurs montrent une évolution importante des répertoires liés au patrimoine (immobilier, retraite, assurances vie…)
Des retours indiquent une utilisation significative du coffre pour y conserver les actes fondateurs de la famille et nous sommes en discussion avancées avec des éditeurs de logiciels de généalogie.
E-Coffrefort propose d’autres outils spécifiques orientés vers les + de 50 ans :
- Procuration sur le coffre
- Modèle de testament simplifié
- Guide des documents à protéger

Pourquoi ce choix de distribution par Internet ?

Sans Internet, le service E-Coffrefort n’aurait pas de véritable intérêt. La raison d’être essentielle du service pour l’utilisateur est qu’il a la certitude qu’une copie à valeur probante de l’ensemble de ses documents importants, sont centralisés et sécurisés à distance dans des conditions de sécurité optimales chez un opérateur indépendant et tiers de confiance. Le coffre répond aux exigences suivantes :

- Le coffre est totalement personnel et confidentiel
- Accessibilité et disponibilité des documents en tout lieu à partir d’une simple connexion Internet, 24/24 h 7/7 j.
- Conservation et lisibilité trentenaire des documents
- L’utilisateur bénéficie instantanément de toutes les évolutions apportées au service

Quels sont vos objectifs de développement dans les prochaines années?

Tendance forte poussée par tous les acteurs économiques tant publics que privés la dématérialisation cherche à traduire électroniquement la valeur juridique des documents et va connaître un essor très important dans les années à venir. L’OFSAD à l’ambition d’être l’un des leaders sur ce marché en offrant les solutions les mieux adaptées aux besoins des utilisateurs.


- L’évolution de la technologie permet aujourd’hui à E-coffrefort d’offrir, pour un coût très modique, un service de coffre-fort en ligne pour tous types de documents.
- Préparer sa retraite ou reconstituer la carrière de son conjoint décédé sera grandement facilité si, au fil de l’eau tous les documents s’y rapportant ont été sauvegardés.
- La mobilité devient de plus en plus courante et la nécessité d’accéder rapidement à tous ses documents a une importance croissante.
- Le testament simplifié proposé par E-coffrefort permettra au notaire, dans le cadre d’une succession, d’accéder aux documents du coffre.
- Il permet d’éviter la déshérence des contrats d’assurances vie. La FFSA (Fédération Française des sociétés d’assurances) estime à 1 milliard d'euros les capitaux qui ne sont pas réclamés par les ayants droit. Ce chiffre ne tient pas compte de l’épargne salariale.
- La sauvegarde et la conservation de vos principaux documents sont une obligation légale, le service E-coffrefort permet d’y répondre de façon simple et sûre.

Nous souhaitons fédérer au travers de notre site de vente public et de nos partenaires un nombre significatif d’utilisateurs (> 1 000 000) afin d’inciter la profession des notaires à consulter l’OFSAD systématiquement dans le cas d’une succession pour connaître l’existence éventuelle d’un coffre.

Cherchez-vous des partenaires pour vous faire connaître, si oui quel genre ?

Tel que précisé dans la réponse à votre première question, notre modèle de vente privilégie la conclusion de partenariats, soit en mode affiliation avec des éditeurs dont la ligne éditoriale est proche de la notre, la vente en marque blanche (mode ASP/SaaS) ou par l’intermédiaire de distributeurs, intégrateurs, prescripteurs…
http://www.e-coffrefort.fr/liens.htm : liste des partenaires principaux de l’OFSAD

Sur quel secteur géographique êtes-vous présent ?

Ce service accessible par Internet est accessible de n’importe quel lieu géographique. Une version anglaise est à ce jour opérationnelle en marque blanche et prochainement en Allemand.
Le site e-coffrefort.fr sera lui aussi prochainement disponible en anglaisComment se présente votre système, est-il accessible à distance ?

Une simple connexion Internet suffit pour accéder au service, accessible en ligne 24h/24. Dès le processus d'authentification, l'ensemble des communications est crypté par le processus SSL 128 bits, y compris lors de transferts de vos documents. Archivés ensuite sur nos serveurs aux capacités redondantes (Raid 5), vos documents sont cryptés par l'algorithme 3DES et font l'objet de sauvegardes quotidiennes multiples sur une seconde plateforme sécurisée dans les mêmes conditions de sécurité.

Les personnes en mobilité peuvent elle utiliser vos services et comment ?
Comme précisé ci-dessus, E-coffrefort apporte une réponse très adaptée aux personnes en mobilité qui peuvent accéder à tous leurs documents à tout moment et en tout lieu.
Les familles, ou conjoints pourront déposer au coffre tous courriers ou documents importants qui deviendront ainsi accessibles.

Quels sont vos atouts face à la concurrence ?

Le service de l’OFSAD se distingue fondamentalement par rapport aux offres existantes :
Le Coffre-fort Virtuel® n’est pas uniquement un outil de sauvegarde de fichiers, contrairement aux services rencontrés à ce jour sur le marché qui s’intéressent essentiellement à la sauvegarde de documents d’origine numériques, par téléchargement. Le Coffre-fort Virtuel®propose en premier lieu, l’archivage et la protection du document d’origine papier en n’omettant pas bien sûr pas les documents d’origine numériques (bureautiques, images….)

> Pour en savoir plus


Dis grand-père, ça sert à quoi la vie ? par René de Lassus
« J’ose encore ce rêve réaliste d’un monde où les humains emploieraient leurs immenses énergies à leur propre épanouissement et, par là, à celui de toute la planète ».

Ce livre donne les réponses d’un grand-père d’aujourd’hui, spécialiste du développement personnel, à son petit-fils adolescent. C’est dire qu’il est écrit dans une langue accessible à tous.

« Le but de la vie, c'est le bonheur des hommes, mais il y a aujourd’hui  beaucoup de mal-être et d’entraves à l’épanouissement, qui sont dus à deux grandes erreurs depuis des générations: la présence du mode excessivement dépréciatif dans l’éducation, et le formatage de notre seule personnalité au détriment de notre personne profonde et réellement unique ».

René de Lassus nous invite à découvrir les ressources d’intelligence, de créativité et d’amour qui, seules, peuvent nous transformer à chaque instant de notre vie.

« Si vous pensez que pour aller mieux, le monde a besoin de nouveaux chefs, de révolution, de nouveaux messies, c’est qu’on ne vous a pas bien dit que pour aller mieux, il avait d’abord besoin de vous ! »

(Le Grand Souffle Editions, 2007. 9,80 Euros.
En librairie ou directement sur www.legrandsouffle.com).

René de Lassus, 67 ans, psychologue belge, ancien formateur en communication, auteur d’une quinzaine de livres dont certains sont devenus des best-sellers : Oser être soi-même, Analyse Transactionnelle, Efficace et épanoui par la  PNL, l’Ennéagramme.

Dis grand-père, ça sert à quoi la vie ? par René de Lassus
« J’ose encore ce rêve réaliste d’un monde où les humains emploieraient leurs immenses énergies à leur propre épanouissement et, par là, à celui de toute la planète ».

Ce livre donne les réponses d’un grand-père d’aujourd’hui, spécialiste du développement personnel, à son petit-fils adolescent. C’est dire qu’il est écrit dans une langue accessible à tous.

« Le but de la vie, c'est le bonheur des hommes, mais il y a aujourd’hui  beaucoup de mal-être et d’entraves à l’épanouissement, qui sont dus à deux grandes erreurs depuis des générations: la présence du mode excessivement dépréciatif dans l’éducation, et le formatage de notre seule personnalité au détriment de notre personne profonde et réellement unique ».

René de Lassus nous invite à découvrir les ressources d’intelligence, de créativité et d’amour qui, seules, peuvent nous transformer à chaque instant de notre vie.

« Si vous pensez que pour aller mieux, le monde a besoin de nouveaux chefs, de révolution, de nouveaux messies, c’est qu’on ne vous a pas bien dit que pour aller mieux, il avait d’abord besoin de vous ! »

(Le Grand Souffle Editions, 2007. 9,80 Euros.
En librairie ou directement sur www.legrandsouffle.com).

René de Lassus, 67 ans, psychologue belge, ancien formateur en communication, auteur d’une quinzaine de livres dont certains sont devenus des best-sellers : Oser être soi-même, Analyse Transactionnelle, Efficace et épanoui par la  PNL, l’Ennéagramme.

Nous serons toujours jeunes et beaux par Maryse Wolinski

Par Maryse Wolinski, auteur du livre "Nous serons toujours jeunes et beaux"

Vieillir, c’est l’incapacité de l’organisme à régénérer en continu tous ses composants à mesure de leur usure et de leur dégradation. Ainsi, les cellules se renouvellent moins bien, nos systèmes de défense diminuent, hormones, oligo-éléments, neuromédiateurs sont secrétés en moindre quantité. Résultat : le désordre s’installe. Pourquoi ? Nous aurons bien des difficultés à répondre à cette question car, avec l’organisme, nous sommes confrontés à une grande complexité de réseaux qui ont de multiples interactions.

ependant aujourd’hui, une nouvelle médecine, celle de la prévention et du dépistage, permet d’optimiser l’âge en prévenant les pathologies qui rendent vieux. Une médecine qui promet. J’en témoigne dans ce livre, après avoir rencontré les plus grands chercheurs et des médecins conscients que si jusqu’ici, nous avons su rajouter des années à la vie, il est temps de rajouter de la vie aux années.

Une question essentielle se pose aujourd’hui : ces avancées de la recherche scientifique et médicale suffiront-elles à faire de la longévité un âge d’or ? La réponse est oui, à condition tout d’abord de changer notre regard et nos comportements à l’égard de ceux qui ont passé la soixantaine. Nous devons de toute urgence combler le fossé entre les découvertes de la science qui vont nous permettre de faire reculer les symptômes de la vieillesse, et nos mentalités obsolètes, nos idées reçues.

J’ai écrit ce livre pour tous ceux qui voient dans la longévité une nouvelle richesse, une nouvelle façon de multiplier la vie et les expériences de la vie. Il n’y a ni technique miracle, ni pilule miracle, il n’y a que de l’effort de l’harmonie alimentaire, de l’exercice physique et de la prévention.

> En savoir plus sur le livre

 

 

EASYLIFT™, LA NOUVELLE OUVERTURE FACILE DE CROWN
Document sans titre Crown Holdings, Inc a annoncé le lancement d’Easylift™, son nouveau système d’ouverture facile breveté, une invention révolutionnaire en matière d’emballage pour produits de grande consommation. Crown collabore actuellement avec Nestlé Purina Petcare Europe en vue de tester aux Pays-Bas ces nouvelles ouvertures sur les boîtes 400 g d’aliments pour chats et pour chiens. Une fois ces tests achevés, Nestlé Purina souhaite étendre ce nouveau système à toutes ses plus grandes marques européennes.

L’ouverture facile Easylift™ améliore considérablement la préhension de à l’anneau tout en assurant le même niveau de performance à la technologie phare de Crown, Eole™. L’accès facilité à l’anneau permet aux consommateurs - notamment aux personnes âgées, aux enfants et aux personnes handicapées - d’ouvrir les boîtes de conserve sans utiliser d’outils pour soulever l’anneau.

Comme le souligne Tom Buday, directeur Marketing de Nestlé Purina Petcare Europe : “Les ouvertures faciles Easylift™ offrent un avantage simple et important : d’avantage de praticité pour le consommateur. L’innovation de Crown réside dans un large espace entre le couvercle de la boîte et l’anneau, ce qui facilite l’accès au contenu. Ce nouveau système d’ouverture permet de répondre de manière plus satisfaisante aux exigences croissantes des consommateurs pour des emballages pratiques.” 

Les fonds à ouverture facile Easylift™ sont également compatibles avec les équipements des lignes de boîtes déjà existants. Seuls des réglages minimes sont nécessaires ; le passage d’Eole™ à Easylift™ peut s’opérer sans arrêt de la production et sans modification de la chaîne logistique.

Cette dernière innovation de Crown convient parfaitement à un grand nombre d’applications alimentaires, notamment aux plats cuisinés, aux fruits et légumes, aux poissons, aux produits laitiers et aux aliments pour animaux. Ce système, actuellement disponible dans le diamètre 73 mm, est fabriqué en France. La production s’étendra prochainement aux pays d’Europe et d’Amérique du Nord.

Comme le souligne le P.D.G. de Crown Holdings, John W. Conway : “La vocation de Crown est de développer de nouvelles technologies capables d’aider nos clients à consolider leurs marques tout en répondant à l’évolution des besoins des consommateurs. Notre nouvelle ouverture facile Easylift™ aidera des marques comme Nestlé Purina à recruter et fidéliser des consommateurs en améliorant considérablement la fonctionnalité de leurs produits.”


En savoir plus sur Crown Holdings, Inc.
Crown Holdings, Inc., au travers de ses filiales, est l’un des premiers fournisseurs au monde d'emballages pour les produits de grande consommation. Le siège est situé à Philadelphie, PA.
Pour plus d’informations, veuillez consulter www.crowncork.com.

 

5e risque pourquoi et comment ?
Document sans titre Pourquoi se pose la question d’un 5e risque de sécurité sociale ?
Quelques rappels sur notre système de protection sociale et les dispositifs répondant aux incapacités pour effectuer les actes essentiels de la vie :
Les quatre risques (santé, accident du travail, vieillesse, famille) couverts par la Sécurité sociale, ainsi définis en 19451, ne répondaient pas aux problèmes des personnes inactives du fait de handicaps (quel que soit leur âge).
La réponse à ces problèmes avait été laissée, après guerre, à la seule charge des familles (l’assistance publique n’intervenait que sous forme d’aide sociale pour garantir un « minimum vital »).
Face à cette absence de couverture par la sécurité sociale, la protection des personnes handicapées, de tous âges, s’est faite ultérieurement, avec notamment la création, en 1975, de l’allocation pour l’emploi d’une tierce personne (ACTP). Contrôlée par l’Etat, financée par les départements, cette allocation permettait (la PCH a pris sa suite en 2006) d’assurer des aides et soins pour les activités de la vie quotidienne aux personnes handicapées.
Les dépenses d’ACTP n’ont cessé d’augmenter du fait de l’accroissement du nombre des personnes du grand âge2, groupe d’âge où le pourcentage de personnes ayant des incapacités est le plus élevé.
Il en est résulté une pression des conseils généraux pour faire sortir du champ du handicap les personnes âgées qualifiées de « dépendantes ». Les lois sur la prestation spécifique dépendance (PSD, 1997) puis sur l’allocation personnalisée d’autonomie (APA, 2002) réservées aux personnes âgées de 60 ans et plus offrent en effet des allocations moins généreuses.

Plusieurs définitions du handicap
Pour ne pas simplifier les choses, la notion de handicap a donné lieu à plusieurs définitions en fonction du statut du bénéficiaire, du contexte de survenue auxquelles correspondent différents dispositifs de prise en charge. Ainsi, lorsque une personne est incapable d’accomplir certains actes de la vie quotidienne :
- à la suite d’une maladie ou d’un accident, l’assuré relève de l’invalidité ;
- lorsque c’est une déficience congénitale3 ou accidentelle qui en est responsable la personne est reconnue comme handicapée ;
- si le vieillissement (à partir de 60 ans) en est considéré comme responsable, la personne relève de l’APA.
Entre ces trois dispositifs s’élèvent donc des barrières liées à l’âge et à la cause.

En 2005 est crée la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), responsable notamment du « financement des aides en faveur des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées ». Cette création offre enfin un cadre possible au rapprochement des deux secteurs « personnes handicapées » et « personnes âgées ».

Complexité et fragmentation
Il existe aujourd’hui :
Une multiplication des financeurs et des niveaux (par exemple : niveau régional pour le financement et l’organisation des soins techniques médicaux ; niveau départemental pour la prise en charge des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes) ;
D’importants écarts de moyens entre certains secteurs (les services médicaux-sociaux intervenant au domicile sont les plus mal pourvus, les services de long séjour ont des moyens insuffisants);
De graves lacunes de l’APA (montants maximaux très insuffisants pour répondre aux besoins d’aide et de soins des personnes les plus « dépendantes ») ;
Des inégalités géographiques dans les montants et l’accès aux aides et soins ;
Des fragmentations des actions et tâches entre prestataires, rendant très difficile la nécessaire coordination des acteurs (professionnels et aidants familiaux) pour répondre globalement aux besoins médico-sociaux des personnes atteintes de maladies ou problèmes de santé chroniques handicapants.
Bref : prise en charge parcellisée et de qualité inégale, inégalités financières et de moyens au sein de chacun des secteurs des populations qualifiées de handicapées et de dépendantes âgées et entre ses deux populations, tout cela invite à proposer un 5e risque pour pallier ces insuffisances.

Une situation inédite
Ajoutons que l’augmentation récente et continue de la population du grand âge accroît la population handicapée dont elle représente le groupe le plus important. En même temps, on observe que le recours à la famille pour prendre soin des vieux parents devenant incapables d’effectuer seul les actes essentiels de la vie devient plus difficile (moins d’enfants qu’autrefois ; mobilité professionnelle ; familles dispersées, recomposées, femmes travaillant…).
Cette situation, bien différente de celle de 1945, implique donc de ne plus laisser ce risque « autonomie4» à la charge des familles et de l’ajouter aux autres risques de sécurité sociale.

Pour tous les âges
La protection contre ce risque doit concerner tous les âges car :
- les différences de « traitement » selon l’âge (moins de 60 ans et 60 ans ou plus) des personnes ayant des incapacités pour effectuer les actes essentiels de la vie ne sont pas justifiées ;
- dans tous les cas la situation de ces personnes doit être envisagée dans un large contexte permettant d’évaluer globalement leurs besoins médicaux et sociaux ;
- les réponses doivent également être globales (médicales et sociales) et durables (longue durée), visant à préserver chaque fois que possible l’autonomie, tout en étant les plus efficientes possible.

Ce risque doit s’inscrire dans le système de protection sociale.
Il peut reposer sur la solidarité nationale et intergénérationnelle et donner lieu à des prestations universelles pour toute personne handicapée quel que soit son âge ;
Il peut également devenir une nouvelle branche de sécurité sociale. Dans ce cas, ses prestations seront plus ou moins liées à des contributions sociales antérieures. Ceux qui n’ont pas contribués relèveraient de la solidarité nationale mais de façon résiduelle.

La mise en place de ce 5e risque impose une définition de son contenu, des réformes importantes au niveau de l’organisation et de la dispensation des aides et soins, indispensables pour changer les pratiques et des choix quant à son financement, compte tenu de la nécessité de maîtriser l’augmentation des dépenses de prestations sociales.

Quel doit être le contenu du risque ?
Avant tout les mesures de compensation et non les revenus de substitution. Faut-il y inclure, au delà d’une certaine durée (90 jours par exemple, comme en Allemagne), des prestations de soins (par exemple, les séances de rééducation essentielles pour mobiliser les capacités restantes) financées aujourd’hui par les caisses d’assurance maladie ?
Ce choix de dissocier les soins de longue durée pour personne « handicapée » des soins de courte durée permettrait d’augmenter la transparence des sources de financements et de leur attribution. En revanche il risque de séparer arbitrairement deux catégories de malades avec des financements différents.

Qui doit gérer le risque et au niveau de quel territoire ?
Trois fonctions se cachent derrière la gestion du risque : recueillir les fonds provenant de la ou des différentes sources contribuant au financement ; allouer les dotations territoriales et allouer les ressources aux prestataires ; reconnaître les bénéficiaires et planifier les plans d’aide et soins.
Elles ne se passent donc pas aux mêmes niveaux. Il faut bien distinguer le niveau national, le niveau local, le niveau des services et établissements, le niveau individuel.

Niveau national : recueillir et répartir
La CNSA qui regroupe déjà différents financements médico-sociaux issus de plusieurs sources, est chargée de les répartir et de garantir l’égalité de traitement sur tous les territoires. Elle pourrait devenir une 5e branche de sécurité sociale (recevant des crédits provenant entre autres de l’assurance maladie) avec un conseil d’administration remodelé et élargi aux différents partenaires impliqués dans les réponses aux incapacités.

Mais ses différentes missions posent le problème de sa déconcentration et de son rôle par rapport aux acteurs régionaux et départementaux responsables de la planification et de l’allocation des ressources (notamment avec les Agences régionales de santé si elles sont crées).

Niveau local : une triple évaluation (éligibilité, orientation et organisation, mise en œuvre du plan d’aide et de soins).
La définition du bon niveau territorial pour décider de la reconnaissance individuelle du risque (éligibilité, et donc ouverture des droits, aux prestations) peut être le département. Établie par une équipe ou une personne gestionnaire de la prestation, elle doit s’appuyer sur un instrument simple et validé scientifiquement ce qui implique des modifications des grilles utilisées actuellement.

L’organisation du plan d’aide et soins nécessite une évaluation complémentaire conjointement avec un référent professionnel prenant en compte outre les problèmes de santé physique et mentale, le retentissement fonctionnel, les aides reçues de l’entourage et de professionnels et les données de l’environnement.
Cette deuxième évaluation médico-sociale d’orientation permet de définir les types d’aide et de soins nécessaires et de diriger vers les professionnels correspondants du territoire, chargés de la mise en œuvre au quotidien du plan d’aide et soins; de coopérer avec eux dans le suivi du plan d’aide et soins.

Nous pensons qu’il faut envisager de confier la responsabilité de l’élaboration et le suivi des plans d’aide au niveau d’entités territoriales plus locales, toujours avec la présence du référent professionnel et redéfinition du rôle du médecin traitant.

Ce référent doit laisser aux professionnels le soin d’effectuer leur propre analyse des situations individuelles des personnes. Dans les cas complexes, une troisième évaluation prend en compte, les différents problèmes de santé physique et mentale, leur retentissement fonctionnel, les aides de l’entourage et des professionnels, les traitements reçus et les données de l’environnement.

Cette triple évaluation d’éligibilité, d’orientation et d’organisation du plan de soins et de sa mise en œuvre au quotidien, chaque étape étant articulée avec la suivante est le processus nécessaire pour envisager la situation des personnes « handicapées » dans son ensemble et y répondre de façon globale, sans les écarteler entre différents intervenants ne coopérant pas entre eux.

Comment assurer une pérennité du financement ?
Toutes les sources actuelles de financement des prestations d’aide et soins existantes attribuées aux personnes handicapées, quel que soit leur âge, ne suffisent pas.

Trouver de nouveaux financements passe par plusieurs solutions dont le principe et la part respective de chacune font l’objet de discussion :

- faire appel à la solidarité nationale en augmentant les prélèvements telle la CSG qui porte sur l’ensemble des revenus. Solution probablement efficace et juste mais qui augmente la part des prélèvements obligatoires et peut peser sur la consommation des plus modestes
- faire participer les bénéficiaires par un ticket modérateur (dont les modalités restent à discuter).
- utiliser les aides fiscales accordées aux ménages prenant en charge un vieux parent handicapé ;
- faire appel à des prélèvements sur la consommation (TVA sociale) qui risquent de freiner celle-ci ;
- instituer des franchises forfaitaires sur les médicaments et les actes médicaux reviendrait à sortir du principe de solidarité, puisque ne payent que les personnes malades et non plus l’ensemble des assurés ou des contribuables ;
- faire appel à des assurances privées collectives ou individuelles : mais encore faut-il garantir que ces dernières ne soient que complémentaires et mutualisées (offrant à ceux qui y souscrivent un accès égal aux aides et soins nécessaires de par leur situation) ;
- organiser de véritables filières médico-sociales d’aide et de soins de longue durée en leur donnant les moyens nécessaires de façon à éviter le recours à des hospitalisations, des placements, des examens inutiles ;

Quelles institutions et services pour mettre en œuvre les actions d’aide et de soins ?
Le développement expérimental de groupements professionnels de soignants de premier recours, animés par des référents professionnels se coordonnant avec les médecins généralistes, les services de soutien à domicile, les CLIC, des équipes – si possible gériatriques – des hôpitaux est un moyen essentiel pour assurer la continuité des soins.
Le paiement à l’acte des praticiens impliqués dans ces groupes ou réseaux doit être complété par des rémunérations forfaitaires en cas de soins de longue durée de façon à rémunérer par exemple des réunions de suivi des cas.
Si ces groupements diminuent le recours à l’hospitalisation et aux services d’urgence, la redondance des examens et les prescriptions inutiles (grâce à une meilleure circulation de l’information entre les professionnels et les usagers), on peut espérer une diminution des coûts. On disposera alors de moyens financiers supplémentaires pour développer le soutien à domicile et le nombre de professionnels en institution de soins de longue durée.

Conclusion :
Lutter contre l’extrême fragmentation des dispositifs de prise en charge des situations de handicap, implique de concentrer les sources de financement collectif (dans une même caisse), de décentraliser la gestion et la dispensation des soins de longue durée à un niveau très local et à des acteurs rendus responsables. Cela impose des réformes de structure, pour changer les pratiques.
Lutter contre les inégalités d’accès aux aides et aux soins implique de veiller à ce que ce 5e risque, pour les personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge, soit financé principalement, de manière solidaire, par l’ensemble des contribuables ou assurés. Sa gestion doit être organisée de manière à ce que des différences d’âge, de revenus, de territoire, ne conduisent pas des personnes à être moins bien aidées ou soignées. Il en va du maintien des valeurs humanistes de solidarité et d’égalité qui sont le socle de notre modèle social et le garant de notre contrat social.
Signataires :

- Jean-Jacques Amyot, directeur de l’Oareil et secrétaire général de l’UNIORPA (Union Nationale des Instances de coordination, Offices et Réseaux de Personnes Agées)

- Michel Billé, sociologue, écrivain

- Maurice Bonnet, Ancien Vice Président du C.N.R.PA. (Comité national des retraités et personnes âgées), ancien membre du Conseil Economique et Social, 82 ans, Croix de guerre 39-45, Officier de la Légion d'honneur, Commandeur de l'Ordre National du Mérite

- Jean-Michel Caudron , consultant en ingénierie gérontologique

-Pascal Champvert, directeur d’établissement, président de l’AD-PA (Association de directeurs au service des personnes âgées)

- Sylvain Denis, président de la FNAR (Fédération nationale des associations de retraités)

-Bernard Ennuyer, sociologue, directeur de services à domicile

- André Flageul, président de l’UNA

- Jacqueline Gaussens

- Marie-Jo Guisset

- Jean-Claude Henrard, professeur de santé publique

- Murielle Jamot, directrice du centre hospitalier de Puteaux

- Geneviève Laroque

- Paul Maloisel, membre de la FNAR

- Catherine Ollivet, Présidente de France Alzheimer 93

- Jérôme Pellissier, écrivain et chercheur en gérontologie

- Olga Piou, directrice du Cleirppa (Centre de liaison, d'étude, d'information et de recherche sur les problèmes des personnes âgées)

- Serge Guérin, consultant, écrivain

- Alain Villez, conseiller technique à l’UNIOPSS

- Annie de Vivie, fondatrice d’www.agevillage.com

 

 

Easylift : un système d'ouverture pour les Seniors

Crown Holdings announces the launch of its patented Easylift™ easy-open ends, a revolutionary new standard in convenience packaging. Crown is currently working with Nestlé Purina Petcare Europe to trial the new ends on its 400g packages of cat and dog food in The Netherlands. Once tests are completed, Nestlé Purina intends to introduce this new standard across all of its major European brands.

Easylift™ easy-open ends significantly improve tab access, while retaining all the opening performance of Crown's flagship Eole™ technology. The end's improved tab access makes it easier and faster for consumers, including seniors, children and the physically impaired, to open canned food products without using a can opener or other tools.

"Easylift™ easy-open ends offer a simple and important benefit: greater consumer convenience," comments Tom Buday, Marketing Director of Nestlé Purina Petcare Europe. "Crown's innovation features a generous gap between the can lid and tab for easier access to the product inside. With these new ends, we can better meet increasing consumer demands for more convenient packaging."

Easylift™ easy-open ends are also compatible with existing can line equipment. Only one-off adjustments are needed, allowing brand owners to incorporate the innovative ends with no production downtime. They also continue to perform through all levels of the supply chain.

Crown's latest innovation is ideal for a wide range of food applications including ready meals, fruits and vegetables, fish, dairy and pet food. Currently available in 73mm diameter and manufactured in France, production in additional locations in Europe and North America will begin shortly.

"Crown is committed to developing new technologies that help our customers build stronger brands by meeting the evolving needs of consumers," says John W. Conway, Chairman of the Board, President and Chief Executive Officer of Crown Holdings. "Our new Easylift™ easy-open ends will help brand owners like Nestle Purina achieve greater consumer preference and loyalty by significantly improving product interaction and convenience."

 

 

Bonne Assurance : une société de courtage d'assurances spécialisée dans la complémentaire santé ou mutuelle santé

Par Fabrice ROBERT, Gérant de Bonne Assurance

Bonne Assurance est une société de courtage d'assurances spécialisée dans la complémentaire santé ou mutuelle santé. Elle agit en totale indépendance des assureurs et mutuelles.

Sa mission consiste à négocier des conditions de souscription avantageuses pour le compte de ses clients. Ainsi, un audit gratuit et personnalisé est systématiquement réalisé par les conseillers de Bonne Assurance et la ou les garanties sont ensuite proposées.

Le marché actuel

Les offres des assurances complémentaires santé se complexifient avec leur nombre et comparer devient un véritable casse-tête. Les augmentations successives des cotisations d'une part et l'opacité des formules d'autre part légitiment une volonté grandissante de mieux comprendre le fonctionnement et l'environnement des complémentaires santé.

Comment y voir plus clair ?

"Des interlocuteurs formés et expérimentés, un conseil clair concernant des garanties innovantes aux tarifs attractifs, de 9h00
à 20h00 : tels sont les ingrédients de la recette Bonne Assurance. Notre statut de courtier nous permet de segmenter le marché en négociant des prestations spécifiques en fonction du profil de nos clients (jeunes, familles avec enfants, couples, séniors). Grâce à cette méthode, nous pouvons par exmple proposer des frais réels en hospitalisation pour les seniors tout en proposant dans le même temps une garantie basique à 12.90 € / mois pour un jeune célibataire" explique Fabrice ROBERT le gérant.


Eos TV : une chaîne télé des pompes funèbres
Document sans titre La fédération allemande des pompes funèbres l'a fait : lancer une chaîne de télévision consacrée uniquement à la mort, Eos TV.

Comme le dit Kerstin Gernig, porte-parole de la fédération allemande des entrepreneurs de pompes funèbres, "la mort concerne tout le monde". Le calcul est cynique mais convaincant : "L'année dernière, il y a eu 830 000 décès en Allemagne. Si l'on compte les familles, cela fait un large public potentiel", a expliqué un responsable de la chaîne à un journaliste du Figaro.

Qu'y aura t-il au juste sur cette chaîne ? D'après Le Figaro, il y aurait des informations pratiques sur des sujets aussi divers que la réforme en cours de l'assurance-dépendance, les différents rites de sépulture ou des reportages sur les cimetières les plus emblématiques.

 

Sarkozy élu par les Seniors
Document sans titre

L'article publié par le journal 20minutes explique qui a voté pour le nouveau chef de l’Etat :


" D’abord, on peut dire que la somme des vote utile et du «Tout sauf sarko» sont inférieurs au vote d’adhésion. 77 % avaient envie qu’il soit président. C’est 20 points de plus que pour les gens qui ont voté pour Ségolène Royal. Ensuite, l’élection s’est jouée notamment chez les plus de 60 ans. Historiquement, les plus de 60 ans vote à droite, mais pas dans cette proportion.

Les plus âgés se sont hyper-mobilisés : 61% des 60-69 ans, 68% chez les plus de 70 ans. Sur le sexe des votants, pas d’effet Ségolène.

L’hypothèse, assez séduisante au départ, d’un vote des femmes en faveur de la candidate, se contredit par l’attractivité de Sarkozy chez les femmes âgés : les femmes de soixante ans et plus ont voté 64% en faveur de Nicolas Sarkozy. Le vote des 18-24 ans (42% seulement pour Sarkozy) ne suffit pas à contrebalancer le vote des seniors."

Source 20minutes

Sarkozy en tête chez les Seniors, Royal première chez les Baby boomers
Document sans titre

Une étude IFOP montre que Nicolas Sarkozy est majoritaire chez les électeurs âgés de 65 ans et plus alors de Ségolène l'est chez les Baby boomers.

L’enquête menée par IFOP pour le JDD et M6 sur les intentions de vote au deuxième tour donne gagnant Nicolas Sarkozy, avec 52,5% (-1,5%) contre 47,5 (+1,5) pour Ségolène Royal, avec 9% d’indécis.

En effet Ségolène Royal arrive en tête des intentions de votes dans toutes les classes d’âges situées en dessous de 65 ans.

Si le candidat de l’UMP parvient à être en tête chez les retraités, avec 75%.

Vo pour Ségolène par tranche d'âge
- 18/24 ans 53%
- 25/34 ans 54%
- 35/49 ans 56%
- 50/64 ans 51%
- 65 ans et plus 25%

Comme le dit le sociologue, Jean Philippe Viriot-Durandal, auteur du livre "pouvoir gris", le vieillissement de la population tire le corps électoral français vers la droite.

 

Nicolas Sarkozy : "réponse des questions sur le vieillissement du manifeste de "une société pour tous les âges"

Evolution de la société : 5 questions


Il est évident que notre société va devoir inventer le troisième âge de la vie. Aujourd’hui, nos politiques de la vieillesse s’intéressent en fait surtout au quatrième âge. C’est important, mais ce n’est pas suffisant. L’allongement de la durée de la vie, c’est en effet d’abord l’allongement de la durée de la vie en bonne santé. C’est une nouvelle formidable, mais pour laquelle nous devons inventer le modèle de société qui va avec.


Je souhaite tout faire pour que les seniors se maintiennent le plus longtemps possible actifs et bien insérés dans la société. J’observe qu’ils ne nous ont pas attendus pour le faire. Leur contribution est décisive pour aider leurs enfants jeunes adultes, prendre en charge leurs parents très âgés, remplir des missions de bénévolat multiples et variées. Je veux supprimer les droits de donation et de succession, à l’exception des très gros héritages, pour encourager et valoriser la générosité des seniors qui aident leurs proches à démarrer dans la vie. Je veux inciter les seniors à conserver une activité le plus longtemps possible en autorisant le plein cumul entre une retraite et un emploi, en créant des possibilités d’activité rémunérée à temps partiel, par exemple les études dirigées dans les écoles pour les anciens enseignants, et en allouant des droits à ceux qui ont une activité bénévole. Je veux inciter les seniors à avoir une activité sportive régulière.


Je ne crois pas au conflit entre les générations, précisément parce que les quinqua, les sexa et les septuagénaires d’aujourd’hui jouent un rôle pivot dans la société. Mais cela suppose de garantir aux jeunes générations qu’elles auront accès, elles aussi, au système de la retraite par répartition. Je veux dire les choses clairement : si la durée de la vie s’allonge, il faut que chacun accepte de travailler un peu plus longtemps. C’est pourquoi je veux conforter la loi Fillon de 2003 sur les retraites et la compléter par une réforme des régimes spéciaux. Ceux qui disent vouloir abroger ou remettre à plat la loi Fillon prennent une lourde responsabilité en faisant miroiter aux Français un système alternatif qui n’existe pas.


Si chacun devra travailler un peu plus, je suis également conscient qu’il faut améliorer les conditions de travail des seniors. Les entreprises doivent intégrer le fait que les seniors vont devoir travailler plus longtemps et elles doivent leur créer des emplois adaptés à cette fin. Il est certain que l’on ne peut pas travailler de la même façon à 30 et 65 ans. Je souhaite également que nous réfléchissions à des systèmes de retraites progressives. Meilleures conditions de travail pour les seniors, consolidation de la réforme Fillon, et, par-dessus tout, retour au plein emploi, voilà ce qui nous préservera d’un conflit intergénérationnel.


Discrimination par l’âge : 4 questions


Les discriminations selon l’âge sont, comme toutes les discriminations, évidemment inacceptables. Il faut les combattre sur le terrain du droit, et à cet effet que je veux renforcer les moyens de la HALDE, mais il faut aussi créer les conditions pour qu’elles ne soient pas la conséquence de l’échec de nos politiques économiques et sociales.


En ce qui concerne l’emploi, c’est le chômage de masse qui est à l’origine de nos maux. Dans une société où tant de chômeurs cherchent désespérément un emploi, les discriminations les plus arbitraires peuvent avoir libre cours. Rétablir le plein emploi, ce que je crois possible en cinq ans, et ce qui est mon objectif grâce à la valorisation du travail et à la mobilisation de toutes les forces de travail, est donc la meilleure manière de permettre aux seniors de faire valoir leurs droits sur le marché du travail.
En ce qui concerne la santé, le rationnement des soins serait la pire menace qui pourrait survenir. Elle se réalisera si nous ne sommes pas capables d’investir suffisamment dans la santé et d’équilibrer le financement de l’assurance-maladie. Voilà pourquoi je tiens absolument à lutter contre les fraudes, les abus et les gaspillages qui représentent actuellement plus d’argent que le déficit de l’assurance-maladie. Un euro pour la santé est trop précieux pour qu’il soit gaspillé.


Quant à la prise en charge des personnes très âgées, de la dépendance, et la lutte contre l’isolement, de manière égale sur tout le territoire, seule la création d’une cinquième branche de la protection sociale est de nature à garantir que la société y consacre suffisamment d’argent. Voilà pourquoi je souhaite sa création. Notre objectif doit être de veiller à ce que tous nos territoires soient préparés à faire face à cette question et qu’ils puissent garantir à chacun le libre choix entre le maintien à domicile et l’hébergement en maison de retraite. Je le dis avec beaucoup de conviction : je pense que l’honneur d’une civilisation est dans la manière dont elle s’occupe de ses personnes âgées.


Solidarité et financements : 8 questions


La pauvreté de nombreuses personnes âgées est une réalité, notamment pour les femmes. Le minimum vieillesse n’est même pas égal au seuil de pauvreté. C’est dire à quel point notre pays s’est appauvri depuis 25 ans, puisqu’il n’est même pas capable d’assurer un niveau de vie digne à toutes ses personnes âgées. Il n’y a pas de fatalité à cette situation. Notre pays doit créer de nouveau des richesses pour pouvoir entreprendre les grandes politiques de solidarité dont il a besoin.


Si je souhaite réformer les régimes spéciaux de retraite, c’est dans un souci d’équité avec les salariés du privé et du régime général des fonctionnaires. C’est aussi pour dégager les ressources nécessaires à l’amélioration de la situation des personnes âgées pauvres, et en particulier les femmes. Je souhaite notamment augmenter de 25% le montant du minimum vieillesse et faire passer de 54 à au moins 60% le taux des pensions de réversion.


Je n’envisage pas un instant de financer la cinquième branche de la protection sociale que je veux créer par une augmentation des prélèvements obligatoires. Notre pays ne peut pas se permettre de continuer à avoir la fiscalité la plus dissuasive de tous les pays industrialisés. C’est pourquoi je veux transférer des ressources existantes vers le financement de la cinquième branche, ce qui suppose de faire des économies ailleurs. C’est le but de la révision générale des politiques publiques que j’entreprendrai si je suis élu. Elle consiste à examiner, politique publique après politique publique, l’efficacité de nos actions, supprimer les politiques inutiles pour renforcer les politiques nécessaires et créer les politiques nouvelles dont nous avons besoin.


Je veux enfin ajouter que, si la solidarité nationale doit veiller à assurer à toutes les personnes âgées un niveau de vie décent et une prise en charge digne de la dépendance, rien ne remplacera l’implication des familles et des associations pour maintenir du lien social et éviter l’isolement de nos personnes très âgées. Voilà pourquoi je veux « aider les aidants à aider », c’est-à-dire soutenir les familles et les bénévoles qui s’occupent de personnes âgées. Concrètement, je veux que le bénévolat régulier ouvre droit à certains droits sociaux, notamment en termes de formation et de retraite, que la vie quotidienne des actifs, en particulier des femmes, soit facilitée pour leur permettre de dégager du temps pour leur famille, et que chacun d’entre nous puisse prendre un congé de solidarité familiale rémunéré pour s’occuper d’un proche en fin de vie. J’entends faire du service civique obligatoire une occasion pour tous les jeunes de découvrir la richesse du service des autres et de l’intérêt général.

Le programme FLARE
Document sans titre
  1. FLARE financera des projets de recherche portant sur des domaines de la recherche sur le vieillissement de nature interdisciplinaire (ou multidisciplinaire) et se positionnant dans un cadre international.

Le programme doit donner la possibilité à de jeunes chercheurs ayant obtenu leur doctorat en France ou dans un autre pays européen de conduire un projet de recherche dans le cadre d’un cursus post doctoral d’une durée maximale de trois années.

Les chercheurs sélectionnés recevront des fonds - 150 000 € sur trois années - pour conduire une recherche indépendante sur un sujet qui devra s’inscrire dans l’un des champs proposés par les organisations parties prenantes de l’appel d’offre.

Le centre d’accueil (de support) sera soit une Université soit un centre de recherche d’un des pays partenaires de FLARE.

Une partie du cursus - de 6 (mini) à 12 mois (maxi)- devra nécessairement être accomplie dans un ou deux centres de recherche situés dans un autre pays mais faisant partie de l’UE (EU 25 et associés).

2. Qui est à son initiative ?
Le programme FLARE a été défini et engagé en 1984 dans le cadre du projet ERA-AGE, financé par la Commission européenne pour promouvoir le développement d'une stratégie communautaire pour la recherche sur le vieillissement afin de :
- Faciliter la coordination entre les programmes de recherche en cours et la diffusion des savoirs.
- Promouvoir des recherches interdisciplinaires entre les pays.
- Partager les bonnes pratiques dans la coordination et la gestion des programmes de recherche dans le domaine du vieillissement.
- Favoriser la définition - au niveau européen - de priorités pour la recherche dans le domaine du vieillissement et veiller à leur prise en compte par les procédures de financement nationales et/ou régionales.
- Contribuer à casser les barrières entre les programmes de recherche, les politiques et les pratiques sociales de telle sorte que la société puisse bénéficier rapidement des résultats de ces travaux.
Le projet ERA-AGE compte douze pays partenaires qui représentent des institutions publiques ou des organismes qui financent et coordonnent des programmes nationaux de recherche : Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume Uni, Roumanie, Suède.
3. Pourquoi a-t-il été lancé ?

Pour comprendre et traiter les phénomènes d’allongement de la durée de vie et du vieillissement qui en résultera, les compétences de plusieurs champs scientifiques devront être mobilisées.

Le consortium ERA-AGE a considéré que la formation multidisciplinaire de jeunes chercheurs sur une base internationale constituait un objectif prioritaire de manière à former des experts dotés de larges compétences.

Huit pays - Allemagne, Autriche, Finlande, France, Israël, Luxembourg, Roumanie, Royaume Uni, Suède – ont donc décidé de lancer FLARE, avec pour objectifs de :

- Stimuler en Europe les coopérations interdisciplinaires dans le domaine des recherches sur le vieillissement de manière à contribuer à la construction d’un espace de recherche européen.

- Offrir aux jeunes chercheurs des opportunités de développer leur carrière tout en acquérant des compétences pluri ou interdisciplinaires

- Combler les lacunes de la recherche sur le vieillissement européenne en renforçant des équipes inter ou multidisciplinaires et en mettant en relation des chercheurs post doc. avec les équipes scientifiques et les centres de recherche leaders

- Renforcer la communication, la coopération et la mise en réseau de ce domaine de recherche.

4. Les thèmes retenus proposés par les partenaires français de FLARE

La CNAV et la CNSA ont décidé le financement de trois allocations.

Les thèmes de recherche devront porter soit sur les déterminants de l’âge de prise de retraite (une allocation) soit sur la dépendance et la perte d’autonomie (deux allocations).

5. Les critères d’éligibilité des candidats et des projets

- Les candidats doivent être de jeunes chercheurs post-doc travaillant, depuis moins de six ans, dans le domaine du vieillissement ou dans le domaine au sens large de la retraite et des trajectoires de fin d’activité, selon l’appel d’offre.
- Les projets doivent concerner la recherche sur le vieillissement et doivent correspondre à une approche multi ou interdisciplinaire.
- Quelle que soit leur nationalité, les chercheurs devront conduire la majeure partie de leurs travaux dans un pays participant au programme.
- Les projets devront être rédigés en anglais.
- Ils devront être réalisés entre le 1/01/2008 et le 31/12/2010.
- Au cours de ces trois années, le projet doit comporter une période de mobilité de 6 à 12 mois dans une institution d’accueil travaillant sur un domaine de recherche différent (ou une discipline différente) dans un pays différent.
- Les dossiers de candidature devront comporter le nom des institutions de recherche qui l’accueilleront et dont l’une d’entre elle au moins devra être une institution de recherche européenne travaillant dans le domaine du vieillissement (Europe des 25 plus pays associés).
- L’institution d’accueil proposée devra être agréée comme éligible par l’organisme finançant le programme.
- Les candidats doivent présenter leur projet (objectifs de recherche, méthodologie, activités …) dans le cadre des formulaires du programme FLARE (cf. annexes).
- L’Institution d’accueil devra manifester par écrit le soutien qu’il apporte au projet.

- Les établissements d’accueil (national et à l’étranger) devront s’engager à procurer les moyens nécessaires (locaux, équipement, frais de fonctionnement).
- Le sujet de recherche du jeune chercheur devra être cohérent avec les caractéristiques de l’établissement et l’Institution devra prouver qu’il a la volonté et les moyens d’intégrer le candidat dans une équipe de recherche multidisciplinaire travaillant dans le domaine du vieillissement.
Une liste - non-exclusive - des instituts ou organismes de recherche travaillant sur le vieillissement peut être consultée sur le site Internet d’ERA-AGE : www.shef.ac.uk/era-age

6. Critères de sélection des projets.

- Qualité scientifique et intérêt méthodologique du projet et du programme de recherche dans lequel il s’insère.
- Intérêt et originalité du projet et du programme de recherche au regard de l’existant.
- L’excellence scientifique du candidat (travaux antérieurs et distinctions obtenues, publications dans revues scientifiques, …
- Notoriété nationale et internationale des institutions d’accueil.
- Qualité de l’intégration du projet dans le programme de travail des organismes d’accueil.
- Degré d’interdisciplinarité ou de multidisciplinarité du projet.

7. Les dossiers de candidature

Chaque candidat ne peut soumettre qu’un seul dossier.

Les dossiers doivent utiliser les formulaires disponibles (en annexes) :

• Form Main Part : cette fiche doit comporter la description du projet
• Une annexe 1 : à signer par les responsables scientifique et administratif de l’institution d’accueil, elle correspond à la déclaration de l’employeur d’accueillir et soutenir le porteur du projet et énonce les conditions de cette intégration au sein de l’établissement.
• Une annexe 2 : à signer par les responsables scientifique et administratif de l’autre institution d’accueil, elle correspond à la déclaration de l’employeur de recevoir le candidat pour une période de 6 à 12 mois et précise ses conditions de travail.
• Deux lettres (maxi) à de recommandation

Les dossiers doivent comporter une version papier (sans reliure) et une autre électronique.
Le descriptif du projet ne devra pas excéder 15 pages. Vingt copies (format A4), imprimés recto-verso devront être fournies en même temps qu’une version électronique (version PDF - éventuellement RTF - sur CD-ROM).

Afin de faciliter le traitement des dossiers, les éléments du dossier doivent pouvoir être lus, copiés et reproduits sans obstacle.

Les candidats doivent fournir séparément une copie de leur thèse et un CV.

8. Procédure de sélection

L’appel d’offre est ouvert simultanément dans tous les pays partenaires. Les règles générales et le cadre d’ensemble définis dans ce document sont identiques dans tous les pays participants.

8.1. La CNAV collectera les candidatures correspondant aux thèmes de recherches définis ci-dessus (âge de la retraite et dépendance) et, après un premier examen concernant leur éligibilité, transmettra les dossiers au comité de gestion d’administration du programme.
Les candidats recevront un accusé de réception de leur dossier dans délai de trois jours ouvrables après la transmission de leur dossier.

8.2. Traitement des dossiers

- Dans une première étape, l’éligibilité des dossiers sera vérifiée par le comité de gestion du programme FLARE.
- Les candidatures seront ensuite évaluées par un jury international composé d’experts représentant les différentes disciplines qui contribuent aux recherches sur le vieillissement. Le jury appréciera tous les dossiers qui lui auront été transmis. Il explicitera son appréciation pour chaque proposition sur la base de ses discussions et des évaluations préliminaires.
Des représentants des organisations finançant le programme aideront le jury dans son travail, pourront participer à ses réunions et l’assister dans la préparation de ses appréciations finales.
- Tous les candidats recevront un retour écrit à leur projet.
- Les résultats de l’évaluation ainsi que les commentaires relatifs à chacun des projets seront ensuite transmis au partenaire financeur du programme du pays où est localisée l’institution d’accueil du projet. C’est lui qui, en dernière instance prendra la décision de financement au cours de l’automne 2007.

9. Confirmation de l’attribution des allocations

Chaque candidat sera informé des résultats de la sélection durant l’automne 2007, après la réunion du jury et la décision finale des institutions qui financent le programme.

10. Envoi des candidatures

Les dossiers de candidature sur les deux thèmes proposés par la France doivent être adressés - avant le 30 avril 2007 - à l’attention de
Madame Isabelle Loscos
CNAV - Direction des Recherches sur le Vieillissement
49, rue Mirabeau,
F-75016 Paris

Vous pourrez obtenir des informations complémentaires auprès de Michel Tuchman au
01 53 92 50 29 ou 01 53 92 50 20 (michel.tuchman@cnav.fr).

Calendrier?


- 30 avril 2007 : Date limite de dépôts des dossiers.

- Automne 2007 : Réunion du comité de sélection (Berlin).

- 01/01/2008 : Démarrage effectif du programme.

- Eté 2008 : Ouverture de l’Université d’été à Stockholm.

- Octobre 2010 : Conférence conclusive avec présentation des projets et de leurs résultats et évaluation par des experts externes au projet.

- 31/12/2010 : Fin du Programme

Réponse des principaux candidats aux questions des organisations signatiares du manifeste pour tous les âges: Ségolène Royal

Mesdames, Messieurs,


J'ai appris que l’ensemble des fédérations et associations que vous représentez s’était
réuni afin d’élaborer collectivement ce questionnaire à l’attention des candidats à
l’élection présidentielle.


Je tenais à vous féliciter de cette initiative et, dans le même temps, à saluer l’action
que mènent vos organisations au service des personnes âgées.
Plutôt que de répondre point par point aux questions posées, j’ai souhaité en faire la
synthèse et développer à votre intention les grands axes de la politique que je compte
mener en faveur des personnes âgées.


Je commencerai par dire que je suis d’accord avec vous sur un premier point : la
France n’a pas encore tiré toutes les conséquences du vieillissement de sa population.
Au demeurant, plutôt que de parler de vieillissement, j’utiliserai volontiers une autre
notion : celle de l’allongement de la durée de la vie. Car c’est bien là que réside un
des progrès les plus formidables que notre société ait connu au cours du siècle passé.


Il y a 150 ans, un Français vivait en moyenne 40 ans. On vit aujourd’hui en moyenne
80 ans. Or, je refuse que cette évolution, extraordinairement positive, ne se
transforme en autant de sujets d’angoisse pour les personnes âgées et leurs familles.
Je tire de ce constat une première réflexion : il faut que notre société change
profondément le regard qu’elle porte sur la vieillesse et sur le vieillissement.


Je note toutefois un paradoxe : s’il est vrai que notre société véhicule parfois une
image dévalorisante de la vieillesse, nos compatriotes, pris individuellement,
continuent à témoigner une forte solidarité à l’encontre de nos anciens comme l’a
montré le traumatisme qui a suivi le drame de la canicule. C’est aussi sur cette
solidarité intergénérationnelle, vivace dans notre pays, qu’il convient de s’appuyer
pour faire évoluer les mentalités.

Confrontée au vieillissement de la population, notre société est face à plusieurs
attitudes possibles.
- L’indifférence d’abord. Cette tentation est toujours présente notamment en raison
de l’absence d’associations puissantes qui puissent régulièrement rappeler les
pouvoirs publics à leurs obligations.
- Le catastrophisme enfin. Le vieillissement serait alors, selon certains, un signe du
déclin de nos sociétés et un motif de charges nouvelles importantes.
Loin de ces deux discours, je veux au contraire affirmer que le vieillissement
constitue un enrichissement pour la société, une chance pour les individus mais
aussi, avouons-le, un défi pour la puissance publique.


Ce changement de regard sur la vieillesse doit par exemple nous conduire à intégrer
les problématiques liées au vieillissement dans l’ensemble de nos politiques
publiques : politique de santé publique, politique d’aide à domicile, politique
d’accessibilité des transports, politique du logement et de l’adaptation de l’habitat
etc…


Dans cet esprit, j’approuve totalement votre formulation : s’il convient de mener une
politique publique active en faveur du grand âge, il convient parallèlement d’engager
ce que vous appelez vous-même une « politique du vieillissement ». Cela nécessite
non seulement d’appréhender globalement les problématiques liées à l’avancée en âge
mais cela doit nous permettre également de faire prendre conscience à nos
concitoyens que le vieillissement est un processus progressif et qu’en la matière il
existe aussi une politique de prévention.


A ce titre, le départ en retraite ne peut continuer à ressembler dans notre société à une
forme de couperet qui séparerait activité productive et inactivité sociale. Voici encore
quelques dizaines d’années, nous vivions en moyenne une décennie après le départ en
retraite. Aujourd’hui, il n’est plus rare de vivre 20, 30 ans, voire plus après la
cessation de son activité professionnelle. Nous sommes passés d’une époque où la
retraite sonnait le début de la fin de la vie à une époque où la retraite constitue
en réalité le début d’une nouvelle vie. C’est toute notre société qui doit désormais
tirer les conséquences de ce phénomène heureux.


D’ores et déjà, je veux insister sur le rôle crucial que les retraités jouent dans
l’affirmation du lien social. Dans quel état serait notre tissu associatif si les retraités
ne s’y impliquaient autant ? Combien de petites communes seraient en déshérence si
de nombreux retraités ne se consacraient pas aux activités d’élu ? Il convient donc de
valoriser ce qui doit l’être et mener une politique permettant à un plus grand nombre
de retraités de trouver leur place et d’être utiles à une société qui a besoin de leur
expérience, de leur sagesse, de leur expertise. Je veux mettre fin au gâchis social
consistant à se passer de la richesse de nos retraités.


Cette valorisation des retraités passe aussi par la valorisation des organisations les
représentant. Sur ce point, je souhaite repenser le rôle du Comité National des
Retraités et Personnes Agées avec pour objectif que les retraités et personnes âgées
de notre pays soient plus clairement et plus systématiquement entendus.

Pour moi, la démocratie participative n’est pas qu’un slogan de campagne : elle doit
être présente partout dans la société. C’est la raison pour laquelle il conviendra non
seulement d’harmoniser les conditions de fonctionnement et la composition des
CODERPA mais également de redonner vie aux CORERPA qui seront placés auprès
des Conseils Régionaux.


Le CNRPA nourrira ainsi ses réflexions des remontées lui provenant des
départements et des régions. Il n’en sera que de meilleur conseil lorsqu’il sera
consulté par l’Etat. Je sais le poids et la richesse d’organisations comme la C.F.R, la
Fédération Nationale des Aînés Ruraux ou d’autres encore. C’est parce que les
pouvoirs publics donneront aux organisations représentant les retraités et
personnes âgées la voix qui leur revient qu’une politique contractuelle pourra se
mettre en place.


Vous évoquez ensuite ce que vous estimez être les discriminations dont sont victimes
aujourd’hui les personnes âgées. Mon constat sera sur ce point un peu moins alarmant
que celui que vous tirez.


Je pense que le sort des personnes âgées s’est constamment amélioré au cours des
dernières décennies même s’il reste encore beaucoup de chemin à faire.
Afin d’enclencher une dynamique, j’ai proposé, dans le Pacte Présidentiel, la
revalorisation immédiate des petites pensions de 5%. Je souhaite également que la
place des personnes âgées dans le système de santé fasse l’objet d’une réflexion
collective. Les personnes âgées constituent aujourd’hui la population qui a le plus
recours tant aux soins libéraux qu’aux soins hospitaliers : notre système de santé doit
donc s’adapter aux patients âgés et non l’inverse.


Cela entraîne notamment comme conséquence le développement de la gériatrie à
l'hôpital non seulement par la création de filières gériatriques, de court et de moyen
séjours gériatriques mais également par la diffusion d'une culture gériatrique dans les
services hospitaliers.


Je veux en outre que nous puissions mener une réflexion sur les conséquences du
vieillissement sur l'aménagement du territoire. Car nos territoires ne sont pas égaux
face au vieillissement. Certains départements cumulent une population jeune et un
potentiel fiscal important quand d'autres cumulent un taux important de personnes
âgées et de faibles ressources fiscales.


Alors que l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) devait initialement être
financée à 50% par l’Etat et à 50% par les conseils généraux, la droite a laissé dériver
le système de telle manière depuis 2002 que les conseils généraux financent
aujourd’hui 70% des dépenses d’APA limitant d’autant le champ de la solidarité
nationale et la faculté de péréquation entre départements.


Ce constat m’amène à évoquer la question centrale du financement de la
dépendance.

Alors même que l’APA compte désormais plus d’un million de bénéficiaires, je ne
crois pas utile de supprimer un système qui fonctionne. Je pense en revanche qu’il
convient de l’améliorer. Encore faudrait-il que l’Etat puisse, avec les conseils
généraux et les organisations professionnelles et de personnes âgées, en tirer un bilan
d’application. Or, ce bilan, que la loi prévoyait pourtant, n’a jamais été publié par le
gouvernement depuis 2002. Il conviendra do